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Qu'il est bon d'être futile !

Vendredi 10 janvier 2014 à 18:37

Après avoir lu et vu (et beaucoup apprécié !) Vivants (Warm Bodies), j’ai voulu continuer ma découverte de l’univers zombie, en tapant dans un livre plus « classique » dans le genre, avec World War Z de Max Brooks. En fait, j’ai commencé l’Intégrale, et j’ai remis à plus tard la lecture des nouvelles (Closure et Limited si je ne me trompe pas) et du Guide de survie en territoire zombie.
 
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Comme le titre l’indique, ce roman raconte la guerre mondiale contre les zombies (aussi appelés Z, Zack, goules, ou encore G). Il est rédigé comme un immense reportage, qui se tiendrait juste après la fin officielle des hostilités. Un homme ne veut pas attendre d’avoir le recul de l’histoire sur ces événements terribles, et prend le parti d’aller recueillir sur le terrain les impressions de différents individus partout dans le monde, « à chaud ». Chaque chapitre porte le nom d'un lieu, puis un passage entre crochets en gras nous plante le décor et l'interlocuteur.
 
Le roman se situe après la guerre mais suit un ordre chronologique, en commençant aux premiers cas d’infection jusqu’à la fin. Les personnes interviewées racontent leur souvenir de la période traitée (le roman est divisé en plusieurs périodes comme « Premiers symptômes », « La Grande Panique »…). Il n’y a donc pas de personnage principal, même si certains personnages sont mentionnés ou interviewés plusieurs fois. On ne sait quasiment rien du narrateur/journaliste non plus. Et ça manque vraiment je trouve. Comment s’intéresser à cette histoire, s’accrocher et encore plus s’attacher si on ne suit personne en particulier ? Max Brooks a pris le parti de suivre l’humanité dans son ensemble, mais pour moi ça a introduit une distance malvenue avec les événements, qui n’ont pas su éveiller longtemps mon intérêt. Il n'y a aucune émotion, juste des trucs un peu dégueus de temps à autres.
 
C’est bien dommage, car au début j’étais plutôt à fond. C’est tellement bien pensé ! Chaque détail renforce le côté réel de l’histoire. L’auteur a fait ses recherches et connaît son sujet : la géographie, l’histoire, la politique, la géopolitique, les relations internationales… Il maîtrise très bien le monde tel qu’il est aujourd’hui, et la façon dont il le fait basculer est tout à fait vraisemblable (bon, ce n'est pas parfait, il y a quelques erreurs, mais globalement c'est très impressionnant). Ça ne m’étonnerait pas que ça se passe exactement comme ça si les zombies débarquent demain ! Le développement de l'histoire est extrêmement précis et la forme reportage avec des sortes de témoignages des interviewés rend le tout très réaliste, on s'y croirait vraiment. C’est donc très accrocheur au début, mais une fois qu’on a intégré le principe, il perd de son attrait. Les développements sur les zombies – les différentes études et interprétations dont ils font l’objet – sont également bien pensés, mais je n’ai pas eu l’impression que c’était particulièrement original. C’est du zombie classique, mais là encore les doutes exprimés par les interlocuteurs dans le roman les rendent très plausibles. En effet, comment expliquer l’inexplicable ?
 
Je m’attendais à ce que ce soit plus « dur », et/ou plus gore, plus effrayant. Je me considère comme une grosse peureuse, je ne supporte pas les films d’horreur, dans les Tarantino je ferme souvent les yeux… Mais là c’est passé tout seul. Je ne sais pas si ça veut dire quelque chose sur ce livre, mais en tout cas ça m’a interloquée. La seule chose que ça m’a fait, c’est que ça m’a un peu déprimée. L’homme n’est pas une créature très agréable. Max Brooks a raison de le souligner, mais voilà, c’est tout de même bien triste. Le style est oral, donc très simple, et beaucoup des interviewés sont des rentre-dedans au franc parler.
 
Le rythme du livre est lent. Les chapitres ne sont pas trop longs, mais on voit le même événement, la même « étape » de la guerre des zombies, plusieurs fois, de points de vue variés. C’est rapidement lassant et l’ennui s’est vite fait sentir. J’étais à peine au quart du livre que j’en avais assez. C'est pour cela que j'ai arrêté ma lecture avant les nouvelles et le Guide.
 
J’ai poussé jusqu’au bout, et je ne peux pas dire que je regrette d’avoir découvert ce roman, mais il est clair qu’il n’entrera pas dans mes préférés et qu’il ne me viendra pas à l’esprit quand je conseillerai un livre à quelqu’un.
 

Choses � dire

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Par Cassie le Vendredi 10 janvier 2014 à 18:50
Je note, lorsque je le lirai, je ferai ça en parallèle d'un autre plus dynamique et festif ^^
Par Demoiselle-Coquelicote le Vendredi 10 janvier 2014 à 19:02
Vaut mieux oui ;)
 

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