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Qu'il est bon d'être futile !

Lundi 16 septembre 2013 à 7:05

Pendant la dernière opération 300k de Bragelonne, j’avais craqué pour plusieurs titres au hasard, juste parce que le titre et la couverture me plaisaient en me baladant sur Amazon, qui relayait les promotions. J’avais ainsi acheté La Voleuse sans ombre d’Emily Gee. J’ai appris en commençant ma lecture que cette auteure est néo-zélandaise. Ça tombait bien, je crois que je n’avais jamais lu d’auteur de cette nationalité. C'est aussi ma première participation au challenge de Maia (cliquez sur le logo en bas de l'article pour accéder à l'évènement sur Facebook), qui consiste à lire chaque mois au moins un ouvrage de notre PAL numérique.
 
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L’histoire commence lorsque Melke essaie de fuir l’homme à qui elle vient de dérober un précieux collier. Elle est un spectre, c’est-à-dire que la magie de sa famille lui permet de disparaître. A présent, c’est aussi une voleuse. Son forfait va à l’encontre de tous ses principes, mais elle aurait fait pire encore pour sauver son frère, Hantje, captif des salamandres. Elle parvient finalement à leur remettre le bijou et récupère son frère presque mort. L’homme, qu’elle a volé Bastian sal Vere, la retrouve à cet instant-là. Ils n’ont d’autre choix que de passer un marché : Melke viendra voler le collier aux salamandres si la sœur de Bastian, Liana, sauve Hantje.
 
Le début du roman est assez mystérieux. On nous parle de salamandre (ça on voit à peu près ce que c’est), de psaaron (inconnu au bataillon), de malédiction… Je m’attendais donc à des explications un peu « renversantes », à m’étonner de ce nouveau monde de fantasy, mais en fait ces aspects sont très peu développés. Dans cet univers, les humains et les créatures magiques vivent séparées, chacun s’occupant de ses propres affaires. Il est inhabituel et dangereux d’avoir affaire à ces humanoïdes aux pouvoirs terribles, mais les quatre personnages principaux du roman ont dû, malgré eux, s’y frotter. La culture, l’histoire du monde… Rien ou presque n’est exploité, et c’est un vrai manque, qui m’a gênée et empêche de s’investir dans la lecture. J’avais cru rencontrer la même chose dans Graceling, mais en fait c’était déjà bien creusé et je m’aperçois à présent qu’il est possible de faire de la fantasy vraiment très légère ! La magie est très peu présente et il en va de même pour l’aspect « médiéval » qu’on retrouve généralement dans ces romans. Les sal Vere sont une famille noble, propriétaires terriens, mais ils travaillent la terre comme tout fermier. Au village du nom de Thierry, on trouve une auberge, un poste de garde, une boulangerie… Rien de bien original.
 
Il y a tout de même de bonnes choses. L’histoire n’a rien d’exceptionnel : réparer sa faute, lever une malédiction… L’action est d’ailleurs assez redondante, avec des allers-retours à l’antre des salamandres, les personnages blessés un à un, leur convalescence, leur rétablissement… Néanmoins, j’ai fini par m’attacher à leur destin et à espérer – sans douter de comment ça allait se passer – que leur histoire finisse bien. Les personnages, comme l’univers, ne sont pas très développés mais sont chacun différent et trouvent leur place dans l’histoire. Le chien, Endal, que l’on voit tout au long du roman, a su me faire rire et m’attendrir plus d’une fois. De plus, c’est un roman qui se lit très facilement, à l’écriture simple, avec des phrases, des paragraphes, des chapitres courts. Ce n’est pas de la grande littérature ni de la grande fantasy, mais en se laissant prendre au jeu on peut ressentir quelques émotions et y prendre plaisir.
 
Ce n’est donc pas une découverte inoubliable, et je ne conseillerais pas d’acheter ce roman, mais je dois dire que je n’ai pas passé un mauvais moment au final, alors que je m’ennuyais un peu au début, et si j’ai l’occasion de lire un autre roman d’Emily Gee, j’essaierai peut-être, car après tout celui-là n’était que son premier, il n’est pas exclu qu’elle s’améliore par la suite !
 
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