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Qu'il est bon d'être futile !

Samedi 22 septembre 2012 à 14:47

Aujourd'hui, je vais vous parler rapidement de La cloche de détresse, écrit par Sylvia Plath. Merci à Cydre qui m’a prêté ce livre. Il l’avait présenté au club de lecture lillois, et il avait réussi à m’intriguer. L’histoire est contée par Esther Greenwood, jeune fille qui au début du roman, au début des années 50, est à New York après avoir gagné un concours. Avec d’autres jeunes filles, elle assiste à des défilés, travaille pour un grand magazine, participe à des fêtes. Mais très vite, elle se sent enfermée dans une cloche de verre qui déforme la réalité, et qui la plonge dans la dépression.
 
En tout cas, j’ai mieux compris ce roman que La transparence des choses, de Vladimir Nabokov, que Cydre m’avait prêté auparavant. J’ai apprécié certaines tournures de phrases poétiques, on sent bien que Sylvia Plath était plus poétesse que romancière. Elle a les mots justes pour dépeindre la morosité, le spleen, l’ambiance étouffante d’une vie et la désillusion de ces années. Le roman démarre lentement (et même de façon ennuyeuse pour ma part) mais monte en intensité. Seulement, l’explosion finale n’est pas celle que j’attendais. A la place, une note d’espoir, aussitôt anéantie à la lecture de la notice biographique qui suit le dernier chapitre. A la limite, si vous voulez ne pas être trop déprimé après ce roman, ne lisez pas les annexes.
 
Les défauts de ce roman tiennent surtout à son manque de construction. Je crois qu’il y en avait une, l’auteure a écrit chapitre après chapitre en sachant ce qu’elle allait y mettre, mais l’ensemble est assez, voire très décousu. La narratrice s’éparpille avec ses anecdotes et perd notre attention, du moins la mienne en tout cas. Et surtout, il serait temps de faire une nouvelle traduction, parce que « college » (qui veut dire université) traduit par « collège », ça me gonfle sérieusement, sans compter les phrases mal tournées et les fautes de syntaxe.
 
Oui c’est un roman assez dur puisque c’est l’histoire d’une chute, mais il n’a pas su me toucher, et je pense que je n’en garderai qu’un vague souvenir sans lumière.

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Choses � dire

Dire quelque chose

Par Cassie le Dimanche 23 septembre 2012 à 11:04
Les histoires déprimantes ne sont pas pour moi. Et vu ce que tu en as pensé, ça confirme mon opinion.
 

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