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Qu'il est bon d'être futile !

Mercredi 12 février 2014 à 18:53

Entre Matilda et Jamestine’, je ne pouvais pas faire genre d’ignorer Virginia Woolf. En plus c’était une fan de Jane Austen. Donc quand j’ai vu que Matilda avait lu une nouvelle de cette auteure qui précède l’un de ses romans les plus connus, Mrs Dalloway, je me suis dit que c’était le moment de me lancer ! J’ai donc lu il y a quelques temps à présent (vu que j'ai été malade tout ça tout ça) Mrs Dalloway in Bond Street, une nouvelle écrite dans l’entre-deux guerres si je ne me trompe pas.
 
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Mrs Dalloway, femme d’âge mûr, est sortie dans Londres avec l’intention d’aller acheter des gants. Mais avant, elle se promène dans les rues, au gré des monuments et des rencontres, et ses pensées défilent pour nous pendant ce temps.
 
J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le texte. J’ai voulu y aller directement en anglais vu que Matilda louait fortement le style de Virgina Woolf. Force m’est de constater qu’elle a raison, c'est un très beau style, mais très complexe pour moi ! Ça ne simplifie pas la lecture au début. Sur le coup je n’arrivais pas à me situer, je me perdais dans les phrases, avant de comprendre le sens de la technique du stream of consciousness, dont parlait aussi Matilda. C’est exactement ça, le "flux de conscience". Proust fait de très longues phrases pour montrer le déroulement de sa pensée ; la sienne est construite, suivie, réfléchie ; celle de Mrs Dalloway (enfin, décrite par Virginia Woolf) est erratique, revient sur ses pas, saute d’un sujet à un autre… Ce que j’ai vraiment trouvé extraordinaire, c’est la façon dont le discours indirect libre est amené. C’était difficile de se dire que la narration était à la troisième personne ! On dirait que Mrs Dalloway nous parle directement tellement le narrateur la suit dans ses réflexions.
 
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Je ne vais pas vous mentir : je n’ai pas tout compris. L’auteure nous propulse dans la peau de Mrs Dalloway, elle ne prend donc pas la peine de nous expliquer qui est cet homme qu’elle rencontre, quel est cet endroit qu’elle regarde. Comme en plus je n’ai jamais visité Londres, j’avoue que je n’ai pas tout bien suivi. Et je manquais clairement de vocabulaire, j’ai dû regarder le dictionnaire de ma liseuse bien plus souvent que de coutume. Tout ça ne m’a pas empêchée d’apprécier réellement cette découverte et d’être subjuguée par le style de Virginia Woolf, et par les premiers éléments qu’elle nous donne sur cette Mrs Dalloway. Au début, elle semble dire que tout va bien. Elle est heureuse de se balader dans Londres, à une heure un peu particulière, elle revient sur sa vie déjà bien avancée, et puis à force de réfléchir, certaines pensées l’obsèdent, la hantent presque.
 
En bref, je pense qu’il était encore un peu prématuré de me lancer là-dedans. Je vais donc attendre encore un peu avant de lire le roman Mrs Dalloway, et je relirai cette nouvelle juste avant, car je m’interroge encore sur sa fin.
 
"For all the great things one must go to the past, she thought. From the contagion of the world’s slow stain… Fear no more the heat o’ the sun… And now can never mourn, can never mourn, she repeated, her eyes straying over the window; for it ran in her head; the test of great poetry; the moderns had never written anything one wanted to read about death, she thought; and turned."
 

Choses � dire

Dire quelque chose

Par Ptyx le Mercredi 12 février 2014 à 19:15
J'aime beaucoup la technique du flux de conscience, mais ça demande effectivement de s'habituer. Impossible de tout comprendre, de toute façon, il faut apprendre à se laisser porter, accepter le lâcher-prise. De Woolf, j'ai beaucoup aimé Mrs Dalloway et le Phare. Après ça, tu pourras t'attaquer à Joyce, Faulkner et Claude Simon!
Par Demoiselle-Coquelicote le Mercredi 12 février 2014 à 19:21
J'ai envie de dire : minute papillon ! Je ne me sens déjà pas prête à attaquer Mrs Dalloway, alors certainement pas un autre monstre de la littérature ^^ Surtout que la VO ça me prend quand même plus de temps que les traductions françaises.
Par Matilda - Caprices le Mercredi 12 février 2014 à 19:41
Je n'ai aussi pas tout compris dans cette nouvelle et dans le roman je te rassure :)
Et si j'ai peut-être pu abordé cette nouvelle un peu plus facilement c'est qu'elle sert de mouture à Mrs Dalloway du coup les personnages évoqués je savais de qui il s'agissaient et j'ai pu comprendre sa route puisque c'était la même.

Bref je suis contente que tu l'ais découverte et que tu aies aimé l'écriture de l'auteure ! Après je te conseille ses essais en français (La mort du phalène notamment), ça déchire sa mamie.
Par Demoiselle-Coquelicote le Jeudi 13 février 2014 à 13:57
D'acc', je note.
 

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