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Qu'il est bon d'être futile !

Mardi 26 mars 2013 à 12:44

Ça faisait un moment que j’entendais parler de Vivants, le roman d’Isaac Marion, quand je suis tombée sur la BA de Warm Bodies, le film qui en est tiré. C’est comme ça que j’ai eu envie de découvrir le roman (ma chronique ici) et que je suis ensuite allée le voir au cinéma.

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Synopsis : R. est un zombie. Pas toujours facile. Ça le gonfle, en plus, d’être si limité. Quand il mange le cerveau de Perry et qu’il rencontre Julie, une chose étrange se produit… Sans comprendre pourquoi, R. sauve la jeune fille et l’emmène avec lui à l’aéroport où il vit en compagnie de dizaines d’autres zombies.

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J’avais beaucoup aimé le roman, presque un coup de cœur. Le film m’a plu également, mais quelques petites choses me chagrinent… Commençons par le positif : les deux acteurs principaux étaient pas mal du tout. Nicolas Hoult a très bien interprété R, ses mimiques de zombie et sa façon de parler sont plus que convaincantes. J’ai aussi beaucoup aimé Nora, qui n’est pas exactement la même que dans le roman, mais qui m’a bien fait rire. Les maquillages sont très bien aussi, rien à redire sur les effets spéciaux, et la bande-son moderne et dynamique nous met bien dans le film. J'ai trouvé le couple R./Julie aussi mignon que dans le film.

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Par contre, j’ai trouvé que tout allait un peu trop vite. L’ami de R., M., est interprété par un acteur que j’aime bien, mais qui ne m’a pas convaincue du tout. Pas assez zombie. Dès le début, il fait des phrases bien trop longues ! John Malkovich m’a aussi beaucoup déçue, je l’ai trouvé d’un fade… L’histoire a été simplifiée pour toucher le public le plus large possible, résultat : même la fin a été changée. Un élément qui me paraissait très important a été enlevé, et ça retire beaucoup de l’originalité et du charme de cette histoire selon moi.

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En bref, un film très sympathique que je reverrai avec plaisir, mais malheureusement pas assez fidèle au roman pour devenir l’un de mes incontournables…
 

Vendredi 27 juillet 2012 à 18:29

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Je vous l’avais dit : j’étais énervée parce que Jane Eyre est sorti aux États-Unis en mars 2011, et qu’il nous a fallu attendre jusqu’à cette semaine pour voir ce film. Je ne trouve pas ça normal. On connait et on apprécie bien mieux cette histoire que les Ricains, mais que voulez-vous. Je n’étais donc pas très motivée pour aller le voir, parce que j’avais l’impression qu’on se foutait un peu de ma gueule. Puis je me suis raisonnée, et je me suis dit que ce serait vraiment bête de boycotter ce genre de film, et en plus j’apprécie vraiment de voir les films au cinéma, même si je suis quasi-systématiquement mal installée (enfin pas assez bien à mon goût). Alors hier matin, j’ai dit hop !, j’y vais. Direction Le Métropole, seul ciné de Lille qui diffuse le film. Autre surprise : vu le casting, je m’attendais quand même à l’UGC ! Ben quoi, Michael Fassbender on le voit partout en ce moment (je n’ai pas vu Prometheus, mais je l’ai bien aimé dans A dangerous method, et je reste très perturbée par Shame, ce qui montre que son jeu était convaincant), Mia Wasikowska (je ne sais pas si j’ai bien orthographié) est de plus en plus connue (bah ouais hein, elle a joué pour Burton, peu importe que le film était naze, ça compte quand même ! Et puis ce n’est pas sa faute à elle si c’était nul. Restless, dans lequel elle a joué aussi, était très bien.), il y avait aussi Judi Dench, et pour moi ma petite Holliday Grainger chérie.

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Donc un casting qui avait beaucoup pour m’attirer, mais ce qui comptait le plus, c’est qu’il s’agit d’une adaptation d’un roman que j’ai lu il y a quelques mois et que j’ai adoré. Allez voir ici. Le réalisateur a pris parti de faire commencer le film au milieu de l’histoire, lorsque Jane Eyre ne voit pas d’autre solution que de fuir loin de Thornfield (mais ça on ne l’apprend qu’un peu avant la fin). On commence donc dans des paysages désolés, elle marche, il y a du vent, les images sont sublimes. Elle arrive chez les Rivers, puis les flashbacks commencent, de plus en lus long, jusqu’à ce qu’on soit immergé complètement dans l’histoire, avant de revenir à la fuite de Jane. Ce choix n’a pas affecté la fidélité du film à l’histoire et a en plus donné un certain dynamisme : en effet, dès le début on se demande comment elle en est arrivée à frapper à la porte des Rivers, presque morte de froid et de faim. J’ai retrouvé l’histoire presque telle quelle, c’était un vrai bonheur. J’ai vraiment ressenti l’atmosphère du roman. On est triste pour Jane à cause de toutes les misères qu’elle subit, surtout enfant. Puis les passages durant la nuit à Thornfield retranscrivent très bien l’impression gothique et un peu macabre que j’avais eue. Les images, paysages, bâtisses, intérieurs, sont vraiment sublimes. Les costumes également collaient très bien avec l’idée que je m’en faisais. La musique au début est très discrète. Elle nous accompagne dans l’histoire sans se faire remarquer, elle ne détonne pas, puis au fur et à mesure que l’histoire gagne en intensité, un thème poignant apparaît, et s’amplifie avec différentes variations jusqu’à la fin. J’ignorais qui avait composé pour ce film, je suis donc restée au générique de fin pour voir : évidemment, Dario Marianelli, mon chéri, compositeur pour Orgueil et préjugés et Reviens-moi de Joe Wright. Il signe également la musique de Anna Karenina, qui sortira en fin d’année.
 
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Sur les acteurs, je me suis demandé s’ils étaient américains. Il me semblait que oui, mais sans certitude. En réalité,  Michael Fassbender est irlandais et Mia Wasikowska est, comme son nom ne l’indique pas, australienne. Le réalisateur en revanche est américain. Je n’ai pas entendu dans le film l’accent britannique tellement particulier et que j’aime entendre dans les films de ce genre. Je pense que ça aurait été un pas de plus vers la perfection, mais ça ne gâche pas le film. J’avais peur de la prestation des deux acteurs principaux et j’ai été agréablement surprise. Lui fait un Mr Rochester plus que convaincant, et je me suis même fait la réflexion qu’il ferait un Darcy pas désagréable ! Quant à elle, son physique colle parfaitement, ce n’est ni une beauté ni une laideron, et son jeu m’a paru tout à fait cohérent avec le personnage. Judi Dench, actrice que j’admire de plus en plus, m’a beaucoup plu en Miss Fairfax. J’ai eu envie de frapper Miss Ingram, normal. Le petite actrice qui incarnait Jane enfant m’a paru très bien, elle a même une certaine ressemblance avec l’actrice plus âgée.

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J’en ai assez dit ou… ? Allez voir ce film, c’est une petite merveille. Vivement que je vois d’autres adaptations ! J’en ai une en mini-série qui date d’il y a quelques années seulement, il faut que je vois ça.

Jeudi 21 juin 2012 à 17:58

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Vous le savez peut-être : j'adore Disney. Enfin les dessins animés Disney, les grands classiques, qui vont actuellement de Blanche-Neige et les sept nains à Raiponce si je ne me trompe. Je les connais tous par cœur, ou presque. Quand on est une enfant plutôt solitaire et rêveuse mais avec peu d'imagination, il n'y a rien de mieux que ces films d'animation. Et mon préféré, c'est La Belle et la Bête. En plus, il est sorti aux États-Unis l'année de ma naissance, en 1991, le 22 novembre.

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Le conte existe depuis très longtemps, c'est une histoire populaire telles que celles dont a pu s'inspirer Perrault. Mais dans le cas de celui-ci, ce sont deux femmes qui en ont fait les versions les plus connues. D'abord Madame de Villeneuve en 1740, puis Madame Leprince de Beaumont en 1757. Je n'ai lu que la version de la seconde, il y a quelques années. C'est celle sur laquelle se sont basés les studios Disney et bien entendu, ils en ont fait tout autre chose. Il faut dire que cette version est extrêmement moralisatrice, et même ennuyeuse. Je n'ai toujours pas vu le film de Jean Cccteau de 1946 avec Josette Day et Jean Marais, mais ça viendra.



Belle est jeune et évidemment très jolie. Constamment plongée dans les romans, elle se sent décalée par rapport au monde qui l'entoure, et n'a personne à qui parler. Lorsque son père est retenu prisonnier dans un mystérieux château, lugubre et où les objets sont vivants, elle vole à son secours et prend sa place, devient à son tour la prisonnière de l'effrayante Bête.

La chose que j'aime peut-être le plus dans ce film, c'est sa musique. Alan Menken, le compositeur, a d'ailleurs été récompensé de l'Oscar de la meilleure musique originale et de l'Oscar de la meilleure chanson originale. C'est lui qui fait le prologue dans la version originale du film, et sa voix rend vraiment très, très bien. En français aussi c'est classe bien sûr. "Il était une fois, dans un pays lointain..."



L'histoire est magnifique. L'héroïne n'est pas une princesse, pas au départ, elle est juste une jeune fille qui se rêve une autre vie. J'aime aussi beaucoup la Bête, rustre, grognon, mais très bon au fond. Le thème de la malédiction, avec la rose, est sublime. Tous les personnages secondaires sont sympathiques, voire très drôles ! Le méchant, Gaston, est bien barje, et le gars avec sa maison de fous est carrément flippant.
Les décors dans lesquels l'histoire se déroule sont toujours très beaux. J'ai envie de dire que c'est normal, car pour les scènes du début, autour de la maison de Belle et de son père, les dessinateurs ont pris pour modèle la Vallée de la Loire. Le château a tout du bâtiment romantique comme on les aimait au XIXème, un peu en ruines, sinistre et correspondant à l'âme torturée du maître des lieux. La remasterisation et le passage au Blu-Ray valent vraiment le coup sur ce film, je peux vous le dire je l'ai ! Le son comme les images sont magnifiques, à se pâmer.
Je pleure quasiment à chaque fois. La fin est bien trop belle pour me laisser insensible, même si je connais chaque passage dans tous ses détails.

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Petite démonstration des effets de la remasterisation avec ma future bibliothèque (on peut tous rêver) :

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Et parce que ce passage est romantique à mourir, je vous le mets en vidéo en plus.



Je rajoute des photos d'Annie Leibovitz sur le thème :

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Beaucoup d'images et de vidéos et peu de texte pour une fois ! C'est-à-dire qu'à mon sens, ce film parle de lui-même, inutile de le vendre ! Si vous aimez Allociné, et plus particulièrement l'émission Merci qui ?, allez voir ici ! Vous aimez ce Disney ? Est-ce aussi votre préféré ?
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Vendredi 18 mai 2012 à 14:40

Qui c'est qu'a encore craqué son slip (ou plutôt son portefeuille) ? Bah oui c'est moi. Je suis une victime de la société de consommation faut croire. Hier j'ai passé ma première commande sur Chapitre.com, je vais donc recevoir la semaine prochaine Juvenilia (que je suis en train de lire. Mais je devais le rendre après, alors que je le veux, et qu'il est difficile à trouver !) et Jane Austen à Scargrave Manor, un roman style policier avec Jane Austen en enquêtrice... Pas pu résister. Et ce matin, visite poussée de La Porte des mondes, et comme annoncé, j'ai acheté un livre d'une petite maison d'édition, en l'occurence Le ballet des âmes de Céline Guillaume. On pouvait me le prêter, mais j'avoue que c'est celui qui me tentait le plus, même si un ou deux autres m'avaient l'air pas mal. J'ai failli craquer pour Les Insoumis T1, mais il dépassait les 20€. J'aurais bien aimé Absinthe et démons, mais il n'y était plus... Ce soir, j'échange ou je vends, mais surtout, il faut que j'évite d'acheter !! Je termine mon introduction hors-sujet avec une petite question pour vous mes lecteurs : trouvez-vous que je suis trop agressive dans mes critiques ? Je m'efforce d'être objective et d'argumenter quand j'aime et quand je n'aime pas, mais il paraît que je suis peut-être un peu violente quand le livre, le film ou la série en question n'est pas à mon goût...

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Venons en au cœur du sujet. Ça va saigner ! Mais non je plaisante. Quoique. J'ai vu Becoming Jane peu après sa sortie en DVD, donc certainement en 2008. J'avais bien aimé mater James MacAvoy (ça, il est beau dans ce film !) mais déjà quelque chose m'avait gênée, et j'avais laissé le film de côté en me disant que je ne pouvais pas juger puisque je ne connaissais pas la vie de Jane Austen. Mais voilà, maintenant que je la connais mieux, j'ai entrepris de revoir ce film. Ça a été une catastrophe. Chéri a regardé avec moi, et lui n'y connait rien à Jane Austen, mais il a trouvé que c'était un très mauvais film. Je ne peux que lui donner raison.Je vais commencer par les points positifs, nettement moins nombreux, mais ainsi on ne pourra pas m'accuser de ne voir que le côté négatif des choses ! En positif donc, il y a la musique, qui est assez sympathique en elle-même, classique pour ce genre de film mais agréable. Il y a aussi quelques plans qui sont jolis, la nature, la maison de Lady Gresham (Maggie Smith, que je trouve toujours bonne dans ses rôles !)... Et le personnage de son neveu, Mr Wisley, que j'ai trouvé très attachant avec sa maladresse. On voit également au début du film Jane lire un texte pour sa sœur qui vient de se fiancer, devant la famille et les amis. Tous les enfants Austen étaient encouragés à faire ce genre de choses, et je trouve ça bien que ça ait été représenté à un moment. Et c'est tout.

Le film se présente comme une "vraie" version d'une période de la vie de l'auteure, en légèrement romancée. Si le parti avait été pris de déclarer clairement qu'on s'éloignait des faits, ça aurait pu être pas trop mal (mais en fait non, même comme ça, je vous dirais pourquoi après). C'est ce qui avait été fait pour le film Molière, avec Romain Duris. Il n'est pas terrible, mais au moins le film ne se prend pas au sérieux et ne prétend pas imposer une vérité. Becoming Jane ne reprend quasiment aucun fait réel. Les caractères des personnes ne sont même pas respectés, sans compte que des personnages ont carrément été inventés. Vous trouvez ça normal pour un film qui se prétend un biopic ? Moi pas, et ça me révolte. Ensuite, il y a une analogie quasi-parfaite qui est réalisée entre le personnage fictif d'Elizabeth Bennet et son auteure. Certes, il y a un peu de Jane en Elizabeth, mais jamais Jane Austen n'a écrit sa propre histoire ! Je n'ai pas non plus supporté la naïveté, la crédulité nunuche dans laquelle elle est représentée. On la croirait presque sotte. Sa mère également n'est pas Cassandra Austen née Leigh, c'est Mrs Bennet, avec son souci de l'argent et du bon mariage au point d'en être ridicule, et surtout très chiante. Or c'est faux. Les Austen n'ont jamais roulé sur l'or, mais quand Jane avait 20 ans, ils n'étaient pas dans le besoin. Cette période de sa vie a commencé plus tard, surtout après le décès de son père.

Parlons un peu des acteurs. Anna Hathaway était un choix catastrophique. Elle est américaine, déjà. Et on entend bien quand elle parle qu'elle n'a pas cet accent anglais (que j'apprécie). C'est une très mauvaise actrice. Je l'ai vue dans Alice, c'était un véritable massacre. J'ai cru mourir d'ennui dans Le Diable s'habille en Prada. Et je l'ai détestée en Jane Austen. Elle joue comme si elle était faible, coincée, ce qui tranche beaucoup dans les scènes où on aurait pu reconnaître Jane (le coup du cricket, par exemple, a pu arriver je pense). On ignore à quoi ressemblait exactement l'auteure, mais en tout cas Anne Hathaway était un choix désastreux. Son jeu est fade, sans attrait, ennuyeux. J'ai le film Un jour, mais je veux absolument lire le bouquin d'abord parce que je risque de ne plus vouloir le lire après avoir vu cette actrice pendant deux heures, ça pourrait me dégoûter de l'histoire ! James MacAvoy a fait de très bons rôles, celui-ci n'est pas du tout à son honneur. Nan mais franchement, comparez par exemple avec The Last King of Scotland ou même avec Atonement ! Un mot sur ses cheveux dans le film. Le gel n'avait pas été inventé à l'époque... Cette coiffure "décoiffé par le vent" n'existait certainement pas ! Elle lui va bien, je suis tout à fait d'accord, mais niveau respect de l'époque c'est zéro. J'ai bugué aussi avec les scènes de baisers... Ça ne correspond pas du tout aux réalités conventionnelles de la fin du XVIIIème siècle, et n'oublions pas que le Mr Austen était révérend ! Pas bégueule, mais homme d'Église tout de même ! Sa fille ne se serait jamais comportée ainsi avec un homme qu'elle connaissait depuis peu et auquel elle n'était pas fiancée.

Amusons-nous avec les dates à présent. Tom Lefroy a rencontré Jane Austen aux environs de décembre 1795 et est reparti en janvier 1796, il est ensuite certain qu'ils ne se sont jamais revus (selon Claire Tomalin, et je ne vois pas de raison de douter de ses propos). Cassandra a perdu son fiancé en 1797. Or le film fait concorder les deux évènements. Y'a un hic ou c'est moi ? Pareil avec Eliza de Feuillide (le film n'explique même pas ce qu'elle fait là, on se demande qui c'est, à quoi elle sert...) et Henry Austen, ils se sont mariés en 1797, le film situe ça au même moment que l'aventure Lefroy. Je ne parle même pas de l'impossibilité de la fuite. C'était une honte qu'on ne lui aurait jamais pardonné, et elle était bien trop sensée pour prendre des risques pareils. Je n'ai pas compris non plus pourquoi on voyait beaucoup son frère George, alors que sa famille n'alalit lui rendre visite que très rarement. C'est plutôt le fils d'Eliza qu'il aurait été logique de voir, mais non plus. Je ne comprends vraiment pas les choix scénaristiques de ce film.

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Ensuite, le film sous-entend très clairement que Jane est devenue la grande auteure qu'elle est dans nos esprits aujourd'hui grâce à Tom Lefroy. Je ne suis absolument pas d'accord. Elle écrivait déjà très bien avant de le connaître, il est même probable qu'elle avait déjà fini Elinor and Marianne dans sa première version. Quant à First Impressions, il fut commencé après leur idylle il me semble. Cette rencontre en a donc été l'impulsion, et les premiers émois amoureux ont certainement inspiré l'auteure, mais pas grand chose de plus ! Sans compter qu'elle a ensuite continué sur ce qui deviendra Northanger Abbey, puis elle a arrêté d'écrire pendant de longues années. Donc pour l'influence de Lefroy, on repassera. J'ai bien ri aussi quand Tom Lefroy lui recommande de lire Tom Jones. Elle n'a pas eu besoin de lui pour découvrir cette œuvre de Henry Fielding. Parlons de Lefroy justement. Ce qui est le plus drôle, c'est qu'il est décrit comme ami de Henry (mouais, j'ai pas le souvenir), et comme menant une vie dissolue pendant ses études, puis devenant sage avec l'âge (bah oui, le film précise à la fin qu'il est devenu Lord Chief Justice !). Dans la réalité, il semble plutôt avoir été agréable étant jeune. Il n'a jamais proposé Jane en mariage, même s'il l'avait voulu, trop conscient qu'il ne pouvait épouser une fille sans le sou. Elle en eut l'espoir, sans trop se faire d'illusion non plus. Mais en vieillissant, il devint une vraie pourriture je trouve ! En tant que Chief Justice, il a entrepris de faire persécuter des catholiques. Pas sûr que Jane aurait apprécié, toute protestante qu'elle était. Lefroy a effectivement nommé sa fille aînée Jane. Mais pourquoi, on en sait fichtre rien ! peut-être que son épouse aimait ce prénom. Et il faut dire que la palette disponible était assez réduite, ça peut donc être un parfait hasard, une coïncidence, et c'est ce que je pense. Pour finir (je crois avoir épuisé mon venin pour le moment, mais je n'ai pas tout dit, seulement l'article fait déjà trois plombes, alors j'arrête), je dirais que le film est d'un romantisme fleur bleue écœurant qui ne rend pas du tout hommage aux romans austeniens. Mon chéri a vu plusieurs adaptations avec moi et il a bien aimé, mais alors ce film-là, plus jamais. (Bravo à ceux qui ont tout lu !)

Bande-annonce VOST :

Mardi 10 avril 2012 à 12:31

J'ai décidé de faire un article sur Titanic après tout. Sur ma p'tite vie en ce moment, je n'ai pas grand-chose à dire. Toujours peu de motivation pour bosser, j'espère que je vais bientôt reprendre du poil de la bête parce que les examens approchent rapidement. J'ai un peu avancé dans mon cas pratique en PEDH mais j'ai l'impression d'avoir fait de la merde. Et évidemment, je n'ai pas commencé à réviser. Par contre j'ai bien avancé dans la lecture du livre prêté par mon professeur d'histoire de la justice, et également dans L'Aîné. J'ai hâte d'en avoir fini pour passer à d'autres lectures. Bon allez, sans plus tergiverser, je vous parle de ce film.

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D'abord, pourquoi suis-je allée le voir ? Je ne l'ai pas vu à sa sortie en 1998, j'étais trop petite. Je l'ai vu quand mes parents ont acheté la cassette, et je n'avais pas aimé. En même temps, 3h de film à mon âge, si c'était pas un Disney c'était mort ! Et puis je l'ai vu plus grande, au lycée je crois. Et là, badaboum, coup de cœur. Si vous me pardonnez le jeu de mot pourri, je ne connaissais que le face immergée de l'iceberg, du film : je ne connaissais que l'histoire d'amour dramatique, le gars qui meurt à la fin. En regardant le film avec des yeux plus adultes, j'ai vu qu'il est infiniment plus que ça. Et donc je voulais le voir au ciné. Et j'ai rapidement compris son succès, ses millions d'entrée. J'ai décidé d'arrêter de me moquer de ma mère. J'vous raconte : mon beau-père l'avait emmenée le voir, puis ils devaient aller au restau. Le film se termine, évidemment elle est en larmes, ils sortent du cinéma, ils montent en voiture, ils arrivent au restaurant, ils commandent, l'entrée arrive, et elle pleurait toujours. Elle ne s'est calmée qu'à ce moment. Mais sur un grand écran, dans une salle pleine d'un silence religieux, happé par l'histoire, et sans savoir comment cette histoire va s'achever (oui on sait que le bateau coule, mais on ne sait pas dans quelles conditions atroces pour les passagers !), je comprends complètement qu'elle ait été aussi bouleversée. Je l'aurais été encore bien plus. Déjà que j'avais mis un sacré bout de temps à me remettre de Lovely Bones, pour Titanic ça aurait été pire.
La 3D m'embêtait un peu évidemment. À part sur Avatar et quelques bons films d'animation, elle est catastrophique la plupart du temps, et ça fait mal aux yeux, ça fatigue. Je ne regrette pas vraiment finalement. Elle n'est pas parfaite, notamment dans les scènes où la caméra bouge un peu et pour les objets sur le côté de l'écran, mais sinon c'était très beau grâce au travail de remasterisation fait sur les images et le son. Chaque fois que Kate Winslet apparaissait à l'écran, je me disais "qu'est-ce qu'elle est belle !" encore plus que d'habitude. Le fait de voir ce film au cinéma vous perd complètement. On est dedans, c'est tout. Même mon chéri, qui n'est pas un fan du film, était vraiment pris dans l'histoire. Évidemment je n'ai pas vu les 3h passer. Je n'ai pas trop pleuré parce que je le connais par cœur, même si j'ai toujours des larmes qui coulent à la fin, lorsque Rose âgée dit que Jack l'a sauvée de toutes les manières possibles et qu'il n'existe plus que dans sa mémoire, et qu'on voit la scène de fin où ils auraient pu être tellement heureux ensemble.

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Bien sûr l'histoire d'amour me transporte, mais il n'y a pas que ça. La longue vie de Rose, et toutes les choses qu'elle a faite en s'affranchissant du monde où elle était née montrent qu'on peut changer, et qu'on est tous maître de notre vie. Malgré la profonde douleur qui a dû l'accabler, elle a continué, et ça c'est un magnifique message pour toutes les personnes qui ont perdu un être cher. Il y a également tout l'aspect catastrophe qui est très fort en émotions. Les êtres humains devraient s'entraider dans ce genre de situation, mais ils redeviennent des animaux quand leur peau est en jeu. Chaque fois je me pose la question ; qu'aurais-je fait à leur place ? Aurais-je su rester calme, aider du mieux que je peux les autres autour de moi ? Certains personnages sont odieux et me mettent en rage. Mr Ismay, qui a eu l'idée de construire ce paquebot, est un vrai bâtard. Caledon Hockley aussi bien sûr, qui réussit à monter dans un canot en se faisant passer pour le père d'une petite fille perdue. Et pourtant, il s'en sort. Mais Mr Andrews, qui s'en veut de l'avoir écouté en ne faisant installer que la moitié des canots nécessaires à tous les passagers, reste sur la paquebot jusqu'à la fin et meurt noyé, ainsi que le commandant, affligé d'avoir écouté Mr Ismay en poussant les moteurs au point que le Titanic, trop lourd, n'a pu évité l'iceberg. Molly aussi fait de son mieux, elle insiste pour que le canot où elle se trouve retourne près des naufragés et les aide, mais on refuse de l'écouter. Beaucoup d'images sont dures mais il n'y a pas de scènes gore comme on en voit dans d'autres films sur les mêmes types de sujet. Il y a ce couple âgé réfugié sur son lit qui attend la mort, cette maman qui raconte une histoire du folklore irlandais à ses enfants pour qu'ils ne paniquent pas alors que le bateau sombre et qu'ils ne pouvaient monter dans les canots parce qu'ils sont de la 3e classe. Et cette mère dans l'eau si froide, avec son bébé mort entre ses bras, quand le canot revient. Comment ne pas être retourné par tout ça ? Moi c'est tous cet aspect-là qui me bouleverse le plus. Je me mets à la place des amants aussi, parce que je peux imaginer la douleur que ce serait de perdre mon chéri, encore plus de cette manière.

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La musique, dans ce film, est également somptueuse (en dehors de la chanson de Céline Dion, qui est effectivement assez énervante, mais heureusement elle ne figure qu'au générique). J'adore tout particulièrement les morceaux joyeux, notamment la danse irlandaise en 3e classe. L'histoire, les images, la musique... Tout est parfait. Petit bémol : quelques passages romantiques qui peuvent paraître gnangnan, mais ça ne me dérange pas. Effectivement vu de l'extérieur, c'est bof, mais quand on est l'une des personnes du couple on dit ce genre de choses, ça arrive, parce qu'on les pense, sans se rendre compte qu'on est ridicule. Je trouve ces scènes d'autant plus fortes et réelles que leur histoire va être coupée court par la naufrage.
Cette catastrophe a entraîné des changements important dans le droit international maritime pour empêcher que ça ne se reproduise. Je vais aller voir une conférence sur le RMS Titanic mercredi prochain qui traitera cet aspect, je vous en parlerai peut-être. Je comprends que cette histoire ne passionne pas tout le monde, et que certains n'aiment pas le film, mais il faut reconnaître qu'il a mérité tous ses Oscars et sa ressortie, pour tous ceux qui ne l'avaient pas vu en 1998.

Fiche :
Titanic, de James Cameron
Sorti le 7 janvier 1998 en France et ressorti le 4 avril 2012
Avec notamment Kate Winslet, Leonardo DiCaprio
Musique de James Horner

Bande-annonce :

Dimanche 5 février 2012 à 14:46

Comme je vous le disais hier, j'ai vu France-Italie au Stade de France. On m'avait dit que je serai hallucinée par la taille du truc, par le nombre de gens et tout, mais pas plus que ça en fait. Mais c'était très bien hein ! Déjà c'est un beau stade, bien foutu (bah oui, on était 79 563 spectateurs, et on était pas serrés !), on n'a pas galéré du tout (on en avait peur de ça !), et surtout c'était quand même un beau match. Skoliro je te vois venir, chut ! Si si, on a quand même bien joué, on est bien partis, j'attends de voir la suite, j'espère qu'ils continueront de belles actions et que l'équipe va achever de bien se coordonner. J'ai adoré suivre le XV lors de la Coupe, avec leurs hauts et bas, et là je les suivrai tout autant. Bref, une très belle expérience, que je renouvellerai très volontiers, mais plus par ce temps. On a réussi à se protéger contre le froid de tous côtés, sauf concernant nos pieds. On peinait à marcher en sortant tant le froid nous avait brûlé et engourdis, mais on a encore tous les deux nos dix orteils, donc tout va bien ! Les plus à plaindre, ce sont sûrement les pauvres joueurs... J'ai commencé La Horde du Contrevent, pour l'instant je n'y comprends rien, mais bon je n'ai lu que trois pages. Le livre est paginé à l'envers : on commence à la page 700 et on finit à la page 0. Ne vous étonnez pas de voir ça dans le module "Lecture en cours", j'ai voulu respecter l'idée de l'auteur, que je trouve pratique pour la lecture par ailleurs !

Tout à l'heure, on va aller voir Millenium, enfin. On espère avoir le temps d'aller voir The Descendants lundi ou mardi. Et avant-hier soir, nous avons regardé, bien calés dans notre canap', Blue Valentine. Depuis Drive, je suis très curieuse de voir les différentes performances de Ryan Gosling. Ce qui tombait bien, c'est que l'actrice qui joue avec lui, c'est Michelle Williams, qu'on verra bientôt dans My week with Marilyn. Je voulais donc savoir ce qu'elle valait. Je vous mets le résumé d'Allociné parce que je ne sais pas comment faire un synopsis de ce film. "A travers une galerie d’instants volés, passés ou présents, l’histoire d’un amour que l’on pensait avoir trouvé, et qui pourtant s’échappe… Dean et Cindy se remémorent les bons moments de leur histoire et se donnent encore une chance, le temps d’une nuit, pour sauver leur mariage vacillant."

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J'ai du mal à dire ce que j'ai pensé de ce film. Il n'était pas mauvais, loin de là, mais je ne pense pas que je le reverrai. On ignore exactement ce qui s'est passé entre leur mariage et le moment où se situe les scènes présentes du film. On suppute, on imagine, on échafaude des théories, sans pouvoir dire laquelle est la bonne. Même si j'avais tendance à dire que c'est la faute de Cindy (bah oui, Dean est joué par Ryan Gosling, je le défendais plus volontiers !), on ne peut pas vraiment dire. Ce film pose le triste constat de nombreux couples : au bout d'un certain temps, l'amour peut partir, et ne laisse que les engueulades, les reproches, les insultes. J'étais mal à l'aise chaque fois qu'on assistait à une scène présente, alors que j'étais toute adoucie par leurs premiers instants de couple. Evidemment, leur histoire est particulière, un évènement spécifique l'a profondément marquée, loin sous la surface, et resurgit sans qu'ils le veuillent. Mais on se sent concernés aussi. Qu'adviendra-t-il si un jour on cesse d'aimer l'autre, alors qu'on est aujourd'hui persuadé de l'aimer toujours ? Faut-il systématiquement prendre ce risque lorsqu'on se marie ? Que des questions que personnellement je n'aime pas me poser, mas là j'y ai été forcée, et on en a discuté ensuite. Aucune solution miracle n'en est ressortie, mais je pense tout de même que c'est une bonne chose.

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J'ai trouvé Michelle Williams un peu fade. La petite qui jouait leur fille n'était pas très convaincante, on voit qu'elle regarde la caméra, et sûrement ses parents qui se tenaient à côté lors du tournage. J'ai apprécié de voir Ryan Gosling dans un rôle encore radicalement différent des rôles dans les deux autres films où je l'ai vu jouer (Drive et Crazy stupid love). Ils l'ont bien mal arrangé pour les parties "présent" du film ! Ses cheveux étaient horribles, mais c'était voulu, ça collait à son personnage. Par contre, dans les scènes du passé, wahou... En fait, les deux acteurs ont su distiller à leurs personnages dans le passé une énergie, une sorte de fureur d'avancer, qu'on ne retrouve pas du tout avec leurs personnages au présent, et le contraste heurte, ou en tout cas m'a heurtée. Je m'explique très mal, mais qu'importe, je voulais en parler. En tout cas je conseille ce film, c'est une claque nécessaire pour se rappeler cette réalité dans le couple. En fait, j'aime ce genre d'histoire, j'aime ce genre de films. Celui-là ne m'a pas fait verser de larmes, mais m'a marquée tout de même. Je dis que je ne le reverrai pas, mais comme je suis un peu masochiste, ce n'est pas exclu.


Vale.

Mardi 31 janvier 2012 à 11:08

D'abord je vous remercie d'avoir participé aux sondages d'hier, ça m'aide vraiment ! Concernant les habillages, "Brave" est en tête, alors il reste habillage par défaut. Aucun vote pour "Colors", qui pique trop les yeux je pense, alors je vais l'enlever. J'en ferai un autre plus tard ! Je laisse les sondages, si vous n'avez pas eu le temps de voter vous pouvez toujours le faire. Apparemment mes modules vous plaisent en général, alors pour ceux qui aiment l'histoire et voir ce que j'ai blablaté récemment, je les laisse ! Et je suis très fière de moi, je viens de réussir à mettre de la musique sur mon blog pour la première fois !! Vous en pensez quoi ?
Vous serez ravis (ou vous n'en aurez rien à faire, ce qui serait tout aussi logique) d'apprendre que ma crève se guérit lentement mais sûrement, je sens une amélioration par rapport à hier ! Par contre je ne suis pas vraiment contente de ma tête en sortant de chez le coiffeur. En même temps, de toute ma vie je n'ai été extatique à ce sujet qu'une fois, donc je ne m'attendais à rien. Je commence à me dire qu'il faut vraiment que j'apprenne à me foutre de la tronche que j'ai, parce que ce n'est jamais joli. Donc non, je ne vous montre pas... Hier petite soirée sympathique, mais le lever a été rude ce matin. Cet après-midi énième passage chez Ikea, pour récupérer une armoire, ça va être costaud à faire encore ça. Pis ce soir, ciné normalement, pour Millenium. Il neige un tout petit peu. Argh. Même un peu c'est trop. Bref, samedi je suis allée au cinéma pour m'occuper un peu, et j'ai vu L'amour dure trois ans.

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Hum. Je "ris" en lisant l'affiche ci-dessus, parce que c'est marqué "Le meilleur film de Frédéric Beigbeder". Mouais, il a pas trop de mérite puisqu'apparemment c'est son premier film. Ce n'est pas son seul livre en revanche, mais j'ai entendu de ses lecteurs que ce n'était pas son meilleur. Au club de lecture, le bouquin avait été présenté par quelqu'un qui en avait dit beaucoup de bien, et s'il ne me tentait pas énormément, c'était suffisant pour me pousser à aller voir le film qui en est adapté. D'abord, il faut préciser que le réalisateur est également l'auteur du livre, Frédéric Beigbeder, mais il n'a pas souhaité apparemment coller à son texte. Il a mis en scène Marc Marronnier (joué par Gaspard Proust), un homme qui vient de divorcer et qui, dépité sur l'amour, écrit ce roman sous le pseudonyme de Feodore Belvedere (je trouve que les sonorités de ce pseudo et du nom de l'auteur sont bien proches). Cette sorte de mise en abîme n'est pas en soi une mauvaise idée, mais vraiment, même si je n'avais aucun a priori sur ce film, qu'est-ce que c'était... euh... nul ? Je n'ai pas ri une fois, à peine souri deux fois, la fin est archi-prévisible. Marc, dont le couple marital se délite, va rencontrer Alice (Louise Bourgoin), la copine de l'un de ses cousins. Il va divorcer, être désespéré par la traîtrise de son ex partie avec Marc Lévy (oui oui, le vrai, on le voit à la fin !) et son histoire avec Alice va se révéler "compliquée" (quelle histoire d'amour ne l'est pas un peu ?). A un moment, il est reçu dans le grand journal, et ce sont les véritables animateurs de l'émission que l'on voit, tout pareil. C'est un film qui se veut très ancré dans notre réalité, mais ça n'apporte rien à l'histoire. Les seules choses positives que je trouve à dire sont que Joey Starr se diversifie et vu son rôle, il n'a pas peur de se mouiller en tant qu'acteur et je trouve ça très bien, et que Louise Bourgoin est véritablement sublime tout le long (je veux absolument savoir où ils l'ont habillée, c'était de très bon goût !). Mais à part ça, c'était désespérant. Rempli de clichés, des personnages pas du tout intéressants, les principaux comme les secondaires, et au final un ennui profond. J'étais contente que le film ne dure qu'une heure et demi (d'habitude je regrette plutôt que ce soit déjà fini), et je pensais à autre chose au bout d'un quart d'heure parce que j'avais déjà compris comment allait se dérouler le film et que je n'y voyais aucun intérêt. Il y a même parfois des blagues d'assez mauvais goût j'ai trouvé, mais bon ça c'est peut-être parce que je suis une fille. Cet avis n'engage que moi, néanmoins je ne vous conseille pas ce film ! Pour le livre je ne peux pas dire, j'attends l'occasion de le lire. Sur ce, je vous laisse, j'ai faim.

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Fiche :
L'amour dure trois ans de Frécédric Beigbeder
Sortie en France le 18 janvier 2012
Avec notamment Gaspard Proust, Louise Bourgoin, Joey Starr
Musique de Martin Rappeneau

Bande-annonce :


Vale.

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