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Qu'il est bon d'être futile !

Lundi 10 novembre 2014 à 15:40

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Rem a entrepris de transposer en manga l’excellente série de Gail Carriger, Le protectorat de l’ombrelle. Il y a peu et pour mon plus grand plaisir, le tome 3, Sans Honte, est sorti.
 
Lady Maccon est rejetée par toute la bonne société de Londres. Très en colère contre son imbécile de mari, elle est bien décidée à lui prouver qu’il a TORT, quitte à se rendre en Italie pour le prouver.
 
Encore un excellent tome ! Avec chéri, on ne se lasse pas, c’est limite si on ne se bat pas pour savoir qui va l’engloutir en premier ! Malgré quelques changements bien compréhensibles afin de ne pas faire un manga de 700 pages, je reste agréablement surprise de la fidélité de cette adaptation. Encore une fois je suis retombée tête la première dans cette histoire, avec ses personnages hauts en couleur. Je dois dire qu’Akeldama m’a un peu manqué, on le voit toujours trop peu à mon goût !
 
J’ai encore ri à plusieurs reprises, et malgré ma connaissance de l’histoire, je m’extasiais comme la première fois, mon cœur s’est serré devant le destin de Biffy, j’ai A-DO-RÉ voir Connall tout piteux, et la fin est très chouette. Les indices sont bien semés pour permettre l'arrivée d'un nouveau personnage, et l'installation du grand final.
 
Mon regret ? Que la suite n’existe pas… Pourquoi, ô monde cruel ? Mais je veux y croire, Rem s’y remettra un jour ! Je veux tellement voir certains passages des deux derniers tomes, je ne pourrais pas être frustrée à vie, si ?
 
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Dimanche 26 octobre 2014 à 13:12

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N’en pouvant plus de ne pas voir paraître chez Milady le reste des journaux d’Amanda Grange, j’ai pris mon parti de continuer en VO, avec le titre que j’attendais le plus : Henry Tilney’s Diary. En effet, s’il n’y avait pas parmi les héros austeniens le Colonel Brandon et Mr Darcy, je pense que Tilney remporterait haut la main la première place dans mon cœur.
 
Henry Tilney est le deuxième fils du Général Tilney et de son épouse. Son frère aîné, Frederick, est cause de désappointement éternel pour leur père. Eleanor, sa petite sœur, est aussi férue de romans que lui, goût qu’ils tiennent de leur mère. Ils se délectent des aventures des héros de romans gothiques, mais Henry et sa sœur trouveront-ils eux aussi leur héroïne et leur héros ?
 
‘You will never make a good villain,’ she said. ‘You will have to resign yourself to being a hero.’ ‘I have been thinking just the same thing, for I have the necessary dark eyes and rather dark hair. Alas, honesty compels me to mention that I do not have a hero’s height, nor his noble mien nor his wounded heart.’
 
Juste avant de commencer ce livre, j’avais le nez dans la version originale de Raison et sentiments. Aussi, en débutant ma lecture, j’ai remarqué presque avec violence la différence de qualité d’écriture entre Jane Austen et Amanda Grange (avec les auteurs para-austeniens en général en fait, même si certains se débrouillent beaucoup mieux que d’autres). J’avoue que ça m’a gênée au début, parce que je ne m’en rendais pas tant compte avec les traductions. Mais au fil des pages, la plume s’affirme davantage, et lorsque se mêlent des passages du roman original, Northanger Abbey, la différence étonnamment s’estompe un peu. Bref, c’est loin d’être extraordinaire, mais il y a de vrais efforts faits sur le vocabulaire et le tout est plaisant à lire.
 
‘When I marry – if I marry – my wife must love to read. I shall make it the one condition. Her dowry is unimportant, her family is irrelevant, but she must be a lover of novels, or else no wedding will take place!’
 
À part ces remarques au niveau du style, je n’ai que des choses positives à dire de ce roman. C’est pour l’instant mon préférée de cette auteure. Cher Mr Darcy était franchement bof bof, Le Journal de Mr Darcy n’apportait pas grand-chose, celui de Knightley non plus, celui de Wentworth m’avait légèrement réconciliée avec cette histoire, et celui du Colonel Brandon m’avait davantage plu (mais je suis partiale). Mais là, je suis obligée de mettre le coup de cœur même si le livre n’est pas parfait.
 
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"To be able to tease a woman is surely as important as a part of love as being able to like her or respect her."
 
Je trouve que l’auteure a parfaitement saisi et rendu le caractère d’Henry Tilney. Dès le début, j’ai adoré le suivre avec sa sœur, son équilibre entre la fiction et la réalité (il adore les romans mais sait avoir les pieds sur terre, son humour est extrêmement bien rendu et ce bien avant sa rencontre avec Catherine. D’habitude dans ces journaux, on trépigne un peu en attendant l’apparition de l’héroïne, mais là je restais chez les Tilney avec délectation et avançait sans me presser, en savourant autant que possible. Toutes les entrées de journal avant 1799 sont intéressants car elles éclairent les différents personnages secondaires, notamment la famille Tilney et Mr Morris. Amanda Grange a très bien exploité les détails que Jane Austen n’avait pas pu ou pas voulu approfondir.
 
"In the meantime I am winning the respect of my parishioners, who were at first bemused by my sermons but, I flatter myself, now find them refreshing. Certainly attendance has gone up since I was ordained and took over the living, and it cannot all be because I am young and unmarried."
 
J’ai deux petits bémols : la péripétie qui arrange les choses pour Eleanor (mais je dois dire que ça m’a bien fait rire, donc c’est pardonné !) et l’explication de Frederick à la fin, mais ce sont des broutilles qui ne m’ont aucunement gâché mon plaisir. Ce livre est plein d’humour et de satire, on retrouve les sujets qui avaient tenu à cœur à Jane Austen, éclairés sous un autre aspect puisque les Tilney font partie plutôt de la haute société, ce qui n’est pas le cas de Miss Morland.
 
"I smiled, for Miss Morland certainly had all the hallmarks of a heroine. She was sweet and innocent and honest and loving."
 
Enfin bon bref je ne vais pas m’étendre davantage, j’ai passé un excellent moment avec cette réécriture de Northanger Abbey, que je vous conseille de tout mon cœur !
 
The person, be it a gentleman or a lady, who has not pleasure in a good novel, must be intolerably stupid […].’
 
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Lundi 13 octobre 2014 à 20:23

Oulalala, j’accumule le retard dans les chroniques... Aujourd’hui, je vous propose mon avis sur les deux premiers tomes du manga Le Maître des livres de Umiharu Shinohara.

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La bibliothèque pour enfants "La rose trémière" accueille petits et grands dans le monde de la littérature jeunesse. Le bibliothécaire, Mikoshiba, est connu aussi bien comme « le Champignon » que comme l’homme capable de retrouver n’importe quel livre, et de vous trouver LE livre dont vous avez besoin.
 
Cette découverte (que je dois à Scarlett !) est une belle surprise et un joli coup de cœur. Mon seul regret, peut-être, est que le manga se cantonne à la littérature pour enfants, quand tant de romans dits « adulte » mériteraient aussi leur place dans cette série qui constitue un ode à la littérature.
 
Le dessin m’a plu immédiatement (sinon je n’aurais pas acheté, c’est vraiment rédhibitoire pour moi). On pourrait croire qu’il serait enfantin vu le sujet, mais pas du tout, il est soigné, précis, mignon quand il le faut (les petits sont trop choupis !) et change de style quand on est dans la narration d’un livre (qui sert toujours le chapitre concerné).
 
La construction est originale : chaque chapitre (parfois plusieurs d’affilée) est consacré à une petite histoire, souvent liée à un usager de la bibliothèque ou à l’une des personnes qui y travaille, et est mise en parallèle avec un livre pour enfants. Les références sont donc nombreuses et variées. Il y a bien sûr beaucoup de titres japonais dont je n’avais personnellement jamais entendu parler, mais aussi des grands classiques européens ou américains, comme du Oscar Wilde (j’ignorais qu’il avait écrit des contes !), Louisa May Alcott ou encore Lucy Maud Montgomery. Un glossaire à la fin nous dit quelques mots de l’auteur et de son œuvre, c’est très intéressant.
 
Les personnages principaux sont les trois bibliothécaires et un homme qui prend l’habitude de fréquenter très régulièrement "La rose trémière". Petit à petit, des liens forts se tissent entre eux, et on en apprend plus sur leur passé mais aussi leur vie actuelle. Il y a aussi beaucoup de personnages secondaires comme des enfants et leurs parents, des libraires, la propriétaire de la bibliothèque... Tous ou presque sont attachants et facile à identifier (ce qui n’est pas toujours gagné dans certains mangas !).
 
J’ai vu des lecteurs déplorer le manque de trame principale. Certes, dans le premier volume le manga apparaît comme une suite de petits épisodes sans lien, mais je trouve que dès le tome 2 des recoupements se font, et une histoire plus globale, celle des quatre personnages principaux dont je parlais plus haut, se dégage. Et même si ce n’est pas le cas (à voir avec le tome 3 quand il paraîtra), je ne vois pas le problème tant le manga est bien fait et agréable.
 
En conclusion, je ne vois aucune raison de ne pas lire ce manga !

Dimanche 12 octobre 2014 à 18:27

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Oui, je suis fan de Keira Knightley. Je n’ai pas encore vu tous les films où elle a joué mais dans ceux que j’ai vus, je les ai presque tous apprécié et plusieurs figurent parmi mes préférés. Donc, quand j’ai vu la BA de Begin Again (New York Melody pour le titre français), je me suis dit qu’il fallait absolument que je le vois (malgré la présence de Mark Ruffalo dont je ne suis pas fan du tout. Notamment, je n’ai pas apprécié Insaisissables ni Avengers).
 
Dan (Mark Ruffalo donc), un producteur de musique mis sur la touche par sa boîte et ancien grand dépêcheur de talents, voit renaître un espoir quand il entend dans un bar chanter Gretta (Keira Knightley), une jeune Anglaise qui vient de se faire larguer par son petit ami Dave (Adam Levine) suite à son tout récent succès dans la musique. Elle s’apprête à repartir en Angleterre, mais Dan lui propose un projet fou qui va la retenir à New York quelques semaines de plus.
 
Vraiment, le méga coup de cœur de la mort qui tue que c’était trop bien et que je me retiens de revoir déjà le film (je ne veux pas prendre le risque de m’en dégoûter alors qu’il est si génial !). J’avais écouté la BO avant, sur les conseils de Books and Words dont l’enthousiasme sur Facebook m’avait contaminée. J’avais déjà été charmée par les chansons et la voix de Keira Knightley, que je découvrais pour la première fois sous cet aspect. Contrairement à Fanny, je ne suis pas une admiratrice d’Adam Levine en tant que lui, mais j’aime assez sa voix et certaines de ses chansons, avec Maroon 5 ou en solo. Ici aussi, ses titres m’ont plu. Bref, j’étais en partie convaincue avant de voir le film, ou en tout cas j’étais (très) bien disposée.
 
Et dès le début, j’ai été conquise. Par la justesse et la douceur de Gretta, par le désarroi de Dan, par leurs douleurs. Le film est tellement vivant, tellement vrai. On commence par suivre Dan, pour comprendre comment il en est arrivé à se saoûler dans ce bar où il entendra Gretta jouer et chanter pour la première fois. Son histoire, que je pensais lisse au départ, se révèle bien plus intéressante qu’il n’y paraît au premier abord. Suit un passage consacré à Gretta, qui m’a énormément plu. Avec peu de mots (surtout les paroles des chansons) et peu de scènes, le réalisateur réussit à nous faire entrer dans sa vie, à nous mettre à sa place en assistant, impuissants, au premier succès commercial de Dave.
 
On comprend beaucoup de choses à peine effleurées, tout juste sous-entendues, c’est vrai ; mais parfois on comprend mal aussi. La fin du film jette un jour nouveau sur certaines scènes qu’on avait volontiers interprétées à travers le prisme des comédies romantiques habituelles. Sauf que ce n’est pas une comédie romantique, c’est un film indépendant sur la musique et sur le chemin qu’on prend dans nos vies. Il ne faut donc pas s’attendre aux happy ends vues et revues, et c’est tant mieux ! Après le film, je me sentais lumineuse, pleine d’espoir. Au final, la vie est belle. Je n’ai pas une grande culture cinématographique, mais pour ma part je n’avais jamais vu un film comme celui-là.

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Vous l’aurez compris, j’ai adoré le personnage de Gretta. Keira Knightley signe l’une de ses plus belles performances, tout en retenue et en simplicité, sans larmoiements et autres geignardises. En plus d’être une excellente actrice, c’est aussi une très bonne chanteuse, qui a appris à utiliser sa voix sans forcer, sans essayer d’en mettre plein la vue. Les chansons écrites pour le film lui correspondent parfaitement et deviennent, au fur et à mesure que l’histoire se déroule, un personnage à part entière, le narrateur omniscient ou le confident. Il y a toujours ou presque un fonds sonore, et toutes les chansons (les originales comme les autres) sont super. L’ambiance ainsi créée est unique je trouve. Sur Mark Ruffalo, j’ajouterai seulement qu’il correspond bien à son rôle. Je ne l’apprécie pas plus qu’avant, mais il s’en tire bien. Adam Levine est une bonne surprise, il incarne parfaitement le jeune type qui se laisse tourner la tête par la perspective d’une carrière de pop star. C’était agréable d’avoir des personnages matures et pas des gamins, mais qui se présentent à nous avec leurs fragilités et leurs défauts d’êtres humains.

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Je vais m’arrêter là, parce que sinon je vais commencer à vous saoûler et vous ne voudrez pas voir le film, ce qui En bonus, je vous mets les paroles de la chanson que je préfère en ce moment (mais elles sont toutes géniales hein, j’insiste).
 
Like a fool
 
We take a chance from time to time
And put our necks out on the line
And you have broken every promise that we made
And I have loved you anyway
 
Took a fine time to leave me hangin' out to dry
Understand now I'm grieving, so don't you waste my time
Cause you have taken all the wind out from my sails
And I have loved you just the same
 
We finally find this then you're gone
Been chasin' rainbows all along
And you have cursed me when there's no one left to blame
And I have loved you just the same
 
And you have broken every single fucking rule
And I have loved you like a fool
 

Samedi 4 octobre 2014 à 18:14

Je le disais dans cet article sur le premier tome de Ceux qui ont des ailes, j’adore Fruits Basket, série de la mangaka Natsuki Takaya. Je n’ai pas relu les 23 tomes récemment, en revanche j’ai revu l’anime, aussi je vous propose aujourd’hui un petit article sur le sujet !

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[Shiguré, Yuki, Torû et Kyô] 
 
Torû est en première au lycée. L’année précédente, sa mère est décédée, renversée par une voiture. Elle devait vivre chez son grand-père paternel mais celui-ci a dû entreprendre des travaux dans sa maison et n’a pas été en mesure de l’accueillir longtemps. Ne voulant pas lui causer de soucis, Torû lui assure qu’une de ses amies va la loger, alors que ni l’une ni l’autre ne sont en mesure de le faire. Qu’à cela ne tienne, Torû sort sa tente et s’installe dans une forêt proche de la ville. Elle ignore qu’elle est sur la propriété des Sôma, famille riche dont l’un des élèves de sa classe, coqueluche de toutes les filles du lycée, est justement membre. Après une nuit de tempête, la tente de Torû est ensevelie et elle se voit obligée d’accepter l’offre de Yuki Sôma de rester chez Shiguré, autre membre de la famille chez qui il vit. Torû va rapidement découvrir que certains membres de cette famille sont « maudits » : lorsqu’ils sont trop faibles ou qu’ils se retrouvent dans les bras d’une personne du sexe opposé, ils se transforment en un animal du zodiaque chinois...
 
Le manga étant constitué de petits épisodes qui permettent de suivre la trame plus longue de la série, il est particulièrement bien adaptable en anime, et je dois dire que je le trouve très réussi. L’humour déjà bien présent dans le manga est particulièrement bien rendu, j’éclate très facilement de rire devant les épisodes. Les personnages sont conformes aux originaux et les images sont souvent plus jolies que dans le manga (surtout dans les premiers tomes qui n’étaient pas terribles du tout de ce point de vue !). La musique n’est pas mal non plus, alternant entre des airs très légers et « familiaux » et des passages oppressants, en lien avec le côté dramatique de l’histoire.

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[Hatori, Momiji et Torû] 
 
Car il s’agit bien d’une malédiction que vivent les Sôma. Outre les inconvénients évidents qui viennent à l’esprit, on se rend rapidement compte que ces jeunes gens (le plus âgé a 27 ou 28 ans je crois) ont été marqués psychologiquement et souvent aussi physiquement par les conséquences qu’a cette malédiction au sein de leur propre famille. Les « Douze » (qui sont en fait 13, vous verrez) sont des personnages touchants et auxquels il est très difficile de ne pas s’attacher, ou au minimum qu’on peut comprendre et pour qui on peut éprouver de la compassion. Sous couvert de cette malédiction, le manga aborde des questions qui peuvent toucher n’importe qui : le deuil, le passage à l’âge adulte et tout ce que ça induit (notamment d’être en paix avec son passé et son entourage), la différence (physique, ou concernant l’orientation sexuelle, le choix des vêtements ou n’importe quoi d’autre), l’échec, l’amour... L’anime est court (26 épisodes) mais réussit à aborder ces sujets sous des angles très différents et en mettant en scène des personnages tout aussi diversifiés. Malgré des passages affreusement tristes, il y a aussi beaucoup d'humour, et des moments très... bizarres. Disons que certains personnages rajoutés pour l'anime sont un peu spéciaux (la maman de Ritsu...) et vous n'accrocherez pas forcément à ceux-là, mais ils ne sont pas "majoritaires".
 
Nul doute que vous aurez votre chouchou, ce personnage qui vous broiera le cœur tant sa situation vous paraîtra injuste,et croyez-moi vous avez l’embarras du choix. À la maison, on a un faible pour le trio Hatori-Shiguré-Ayamé. Leurs relations comme leur personnaltié et leur passé en font des personnages complémentaires et attachants, hilarants pour deux d’entre eux, plus réservé et calme pour l’autre. Au final, le personnage que j’aime le moins, c’est l’héroïne. Certes, elle est très gentille et sans elle l’histoire n’aurait pas lieu d’être, et elle fait tant pour eux tous qu’on ne peut la détester, mais ce qu’elle est énervante parfois ! Il y a longtemps eu un débat parmi les fans sur Yuki et Kyô. Lequel est le plus mignon, avec lequel Torû devrait finir, tout ça tout ça. Difficile de se faire une opinion avec les seuls épisodes de la série, mais il est vrai que Natsuki Takaya a créé deux héros antagonistes et pourtant proches qui sont propres à déchaîner les passions ! Cela dit, mon chéri adore cette série, et les histoires d’amour qui s’y glissent ne l’ont jamais particulièrement intéressé. De toute façon, ce n’est pas le cœur de cette histoire.

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[En bas Kagura, Kisa, Torû et Saki ; en haut Ayamé et Alisa] 
 
L’énorme défaut de cette série c’est en fait qu’elle couvre approximativement les 6 premiers tomes. Sur 23, c’est léger. Il est donc affreusement frustrant de se lancer dans l’anime, de l’adorer, et de se retrouver avec une fin qui n’en est pas une. Je n’ai jamais trouvé pourquoi il a été arrêté, mais quand j’étais ado ça m’a poussée à commencer les mangas. Après des premiers tomes difficiles (notamment à cause de Torû et des dessins, qui se sont heureusement améliorés par la suite, le perso comme les images), j’étais complètement accrochée et je trépignais d’impatience d’avoir la suite.
 
Je ne peux pas faire autrement que vous conseiller ce bel anime qui permet de se plonger une première fois dans cette histoire magnifique, pleine de questionnements sur la vie, d’amour et d’amitié, qui m’a fait rire aux larmes et pleurer à torrents à chaque lecture et relecture. Tous les épisodes ne se valent pas mais certains sont si géniaux que je ne vois pas comment passer à côté. Vous verrez, après vous voudrez la suite et vous plongerez avec délice dans les mangas.
 

Mardi 23 septembre 2014 à 20:14

J’ai fait un article « combo » à la fois sur La communauté du sud et True Blood il y a plus de deux ans, mais entre-temps la saga s’est achevée (voici mon avis sur le dernier tome et sur le bonus qui raconte ce qui se passe après la fin et qui sort bientôt en français) et la série télé aussi. Cette fois, je ne vous parle que de la série.
 
Allez, je suis sympa, je refais le pitch de départ. Si vous connaissez, sautez ce paragraphe ! À Bontemps, la vie est toujours la même pour les habitants de ce petit coin paumé de Louisiane. Engoncés dans leurs préjugés et leur quotidien, ils ne suivent que de loin la plus grosse affaire du XXIème siècle : les vampires sont sortis de l’ombre grâce à un sang synthétique, le « Tru Blood », et prétendent vivre parmi les humains. Lorsque Bill, vampire transformé pendant la guerre de Sécession, revient habiter sa demeure à Bontemps, il va entraîner des changements pour nombre de ses habitants, à commencer par Sookie. Cette serveuse de 25 ans a la particularité d’être télépathe, ce qui a toujours mis le b*rdel dans sa vie. Elle va se rendre compte qu’elle ne peut entendre les pensées des vampires, ce qui est très reposant... et aussi qu’il n’y a pas que les vampires qui se cachent depuis des millénaires.

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J’ai commencé par regarder la série. Je me souviens que ma voisine à l’époque m’en avait parlé en bien. Je n’avais pas grand-chose à faire et je commençais à peine à regarder des séries, alors je me suis dit pourquoi pas. On devait en être à la saison 3 à ce moment, et j’ai dévoré les trois saisons, avant de me jeter sur les livres pour compenser l’attente de la saison suivante (et de constater, très étonnée, que le créateur de la série Alan Ball était partie très loin !). Comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas de préférence entre les livres et la série. Pour le coup, le support fait une grosse différence, et au final je trouve que la série n’est plus « basée sur » les romans de Charlaine Harris mais « inspirée » de ces romans, ce qui n’est pas plus mal, car cela a apporté une grande diversité, malgré des saisons inégales.
 
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Au départ axée sur Sookie, héroïne et narratrice des romans, la série a rapidement pris un tour différent en mettant en avant des personnages secondaires. Même si Sookie reste le lien entre tous, elle n’est plus le centre de la série, et c’est tant mieux parce qu’il est vrai qu’elle peut se montrer très irritante. On a donc rapidement droit à des arcs narratifs où la blondinette n’a pas grand-chose à voir. En cela, Alan Ball et son équipe ont vraiment exploré à fond les personnages secondaires de Charlaine Harris et l’univers qu’elle a créé, en le respectant sur le fond mais en y mettant leur propre patte. L’ambiance de la série est d’ailleurs très différente de celle qui ressort des livres, en tout cas à mon avis. Cela tient à ce que la série n’a pas de narrateur, donc pas de Sookie aux commandes, on n’est pas dans ses pensées (en revanche les passages où elle entend celles des autres sont très bien rendus je trouve) ; mais aussi à l’esthétique retenue, sombre même en pleine lumière, avec une atmosphère souvent dangereuse, à l’effusion de sexe et de sang quasiment à chaque épisode (GoT est plus soft !) et à la musique qui m’a envoûtée dès les premiers épisodes.
 
La série est riche en rebondissements, à tel point que c’en est parfois excessif. Plus d’une fois, les scénaristes sont allés trop loin dans une idée, ou le réalisateur est allé trop loin dans l’hémoglobine ou le glauque. De ce fait, il y a des passages à vide, des moments où l’épisode se laisse regarder sans réel intérêt, mais pour toujours rebondir, et je crois pour bien finir, j’y reviendrai. Par contre j’ai toujours aimé les scènes de rêve et/ou cauchemar (notamment celles liées à la prise de V mouhahaha) et les flashbakcs, c’est sympa de voyager dans le temps de cette façon.

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Outre les créatures surnaturelles, leurs modes de vie et leurs propres complots et trahisons (même si les humains y sont souvent part), True Blood se distingue aussi par les messages qu’elle tente de véhiculer, et qui reviennent souvent à l’incapacité de l’homme (surnaturel ou pas) à être tolérant et à prendre les bonnes décisions. Les personnages se retrouvent souvent dans des impasses qui les forcent à commettre des crimes pour sauver leur peau, ou à trahir une personne chère pour en sauver une autre. Et ensuite, il faut apprendre à vivre avec. Tous les persos passent par des moments très difficiles et essaient de s’en remettre – ou pas là aussi. Même si les morts sont moins nombreuses et moins choquantes que dans GoT, elles surviennent tout de même, et peuvent vous laisser chagriné ou frustré ou extatique (je vous laisse rayer la mention inutile). La série explore également beaucoup des questions familiales, sociales et de vie privée : liens fraternels, relation parent/enfant, alcoolisme, violences sexuelles, sexualité (il y en a pour tous les goûts), racisme...
 
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Contrairement à d’autres, je supporte Sookie sans trop de mal (je n’aurais jamais lu tous les livres de la saga sinon !), mais il est certain qu’elle m’horripile parfois et qu’elle est loin d’être mon perso préféré. Néanmoins, je suis souvent les arcs narratifs qui lui sont consacrés avec intérêt parce qu’elle est une sorte de point de ralliement pour les autres et que les intrigues autour d’elle sont souvent plus développées et impactent d’autres persos. Dans les « gentils », il n’y a pas vraiment de personnages que je déteste. Le perso qui m’a saoûlée très longtemps, c’est Tara, mais ça s’améliore sur la fin. Je n’ai jamais pu supporter sa mère en revanche, à aucun moment, mais je ne la considère pas comme l’un des persos principaux. J’ai plus d’une fois eu du mal avec Jason, parce qu’il est bête et fait de grosses âneries, mais au final il a bon fond et se rattrape pas trop mal.
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 J’aime Billou et Eric, mais pas autant qu’on pourrait le croire. Enfin, Eric est quand même vachement drôle (tout le temps) et trop chou (dans la saison 4, si je me souviens bien). Alcide me plaisait au début (et me plaît tout du long si on reste sur un plan strictement physique AHEM) mais a chuté dans mon estime peu à peu. Sam ne m’a jamais trop convaincue, c’est un mec bien et tout mais au final il se révèle assez ennuyeux. Je crois que je l’ai préféré dans les livres. À l’inverse, je préfère largement Arlene dans la série télé. Mes petits favoris sont Lafayette (quelle bonne idée de l’avoir gardé et développé ainsi !), Jess (j’aime les rousses, que voulez-vous, et puis son évolution m’a plu) et Pam (comment ne pas l’aimer ??? Elle est excellente !).
 
Parlons un peu de la fin de la série à présent (sans spoil bien sûr). Pour ma part, je suis satisfaite. C’est bien entendu différent, très différent même, de ce qui a été fait dans les romans, et je crois que je préfère en fait. Je comprends les frustrations sur certains couples, mais si on suit la logique des caractères et des espèces, les choix de la série me paraissent cohérents. Et puis le dernier épisode a livré quelques moments très intenses !
 
Donc voilà, j’ai déjà un coffret comprenant les trois premières saisons de True Blood à la maison, et je ne manquerai pas d’acheter la suite quand l’occasion se présentera. Ce n’est pas une série qui peut plaire à tout le monde parce qu’elle est tout de même assez spéciale, mais mon chéri n’aimait pas au début, mais il a fini par se poser avec moi quand je regardais et à me demander des explications sur les saisons précédentes, et finalement il était bien accroché ! Je vous conseille de vous laisser tenter par la première saison et de donner une chance à cette série qui va me manquer.
 

Lundi 15 septembre 2014 à 18:22

Si comme moi vous aimez bien de temps à autres sortir des sentiers battus de la littérature française et aller toquer du côté des petites maisons d’édition, ou en tout cas ces éditeurs moins connus du grand public, vous avez certainement déjà entendu parler des L’Homme Sans Nom (ou HSN pour les intimes). Plusieurs de leurs titres m’intéressent depuis très longtemps maintenant, et enfin, grâce au premier numéro de Pick me a book avec Miss Elody, j’ai enfin pu découvrir l’un de leurs livres : Rose Morte, tome 1 : La floraison de Céline Landressie.
 
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Eileen, qui préfère son surnom Rose, est la fille de lord Greer, un aristocrate anglais spolié de ses biens et qui a dû fuir l’Angleterre parce qu’il est catholique. En 1598, Rose a 28 ans et son père essaie encore une fois de la marier, mais elle est bien plus intéressée par ce qu’il lui cache, une chose qui a un rapport avec d’étranges inscriptions dans un carnet, elle en est certaine. Lors du bal où doit lui être présenté son nouveau prétendant, Rose fait la connaissance de comte de Janlys, Artus d’Holival. Rose finira par comprendre que les meurtres perpétrés dans la capitale ne sont peut-être pas issus du conflit religieux qui embrase la France depuis des années.
 
Oh ! Que ça fait plaisir de lire un roman vraiment différent ! Déjà, cette époque n’est pas la plus exploitée lorsqu’on en vient à du fantastico-historique. Ensuite, impossible (pou moi en tout cas) de deviner où l’histoire allait me mener. J’ai dû (de très bon gré !) me laisser porter par l’auteure vers l’inconnu. J’ai été saisie, dès le début, par la précision historique dont fait preuve Céline Landressie. Ses recherches ont porté leur fruit, on s’y croit tout à fait. Le vocabulaire, les tournures de phrases, l’ambiance, les convenances de l’époque, le contexte religieux… Je ne pense pas que grand-chose y manque ! J’ai adoré cet aspect, et sachant que le deuxième tome se déroule à la fin du XVIIIème, période très intéressante aussi, j’ai plus que hâte de me procurer ce second tome et de le lire ! L’écriture est totalement au service de l’histoire, lui donne un beau relief et captive facilement le lecteur. Très peu de coquilles et quelques petites maladresses n’entachent pas la qualité globale.
 
Ensuite, on n’est pas dans un texte où il faut à tout prix de l’action, dans des manœuvres littéraires faciles pour accrocher le lecteur. On prend le temps de découvrir la situation de Rose et du royaume, les personnages, et peu à peu les éléments se dévoilent, entraînant de nouvelles questions. L’univers fantastique mis en place par l’auteure m’a beaucoup intriguée et plu. Je ne veux pas développer pour ne pas vous gâcher le plaisir si vous ne l’avez pas lu, mais sachez que Rose Morte n’a pas à rougir face à d’autres, bien au contraire ! C’est bien mieux construit et beaucoup plus intéressant que beaucoup d’autres livres du même genre. Je dois dire qu’il y a même un petit côté Anne Rice quelque part… On fait les découvertes en même temps que Rose, et je suis sûre que comme elle nous avons encore de nombreuses choses à apprendre !
 
La narration au passé à la troisième personne est très réussie car elle permet d’avoir une « vue d’ensemble » tout en suivant de près l’héroïne, jeune femme différente de ses contemporains. Nul désir de se marier, une croyance en la religion toute relative, un caractère bien affirmé (voire un peu trop !)… Rose est une héroïne que j’ai aimé suivre et que j’espère connaître davantage dans les tomes suivants. Les autres personnages ne sont pas en reste. Artus, bien sûr, retient l’attention, mais je crois que j’ai préféré Adelphe. Je dois dire que la dynamique qui s’instaure entre ces trois-là compte pour beaucoup dans le plaisir de la lecture !
 
Enfin, concernant l’intrigue, il y en a deux à mon sens. L’une porte sur ce que le père de Rose dissimule, et l’autre sur les meurtres, liés à une mystérieuse petite statuette. On passe de l’une à l’autre avec aisance. Les réponses apportées à la première intrigue sont dans la lignée des grands romans de complot. Quant à la deuxième, il faudra attendre encore un peu pour obtenir plus de détails !
 
En conclusion, une excellente lecture qui m’a complètement satisfaite. C’est un roman comme on aimerait en lire plus !
 
"Il y avait dans ses iris un étrange chatoiement, une sorte de lent miroitement donnant l'impression saisissante qu'ils étaient en mouvement. Comme si elle eût contemplé la surface d'un lac caressé par la brise. Un lac de montagne, au printemps, qui refléterait les verts pâturages alentours. Un lac isolé où seuls viendraient boire les loups à la nuit tombée... Un lac serein. Insondable. Éternel..."

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Vendredi 29 août 2014 à 17:53

J’ai entendu parler de Soie par le film d’abord. Je fais partie de ces personnes qui apprécient beaucoup Keira Knightley, et ce film fait partie de sa filmographie. Quand j’ai vu qu’il s’agissait d’une adaptation d’un roman d’Alessandro Baricco généralement très apprécié et en plus très court, je me suis dit que je ferai l’effort de le lire avant de voir le film. Le voilà lu, j’espère voir le film bientôt, même s’il est apparemment un peu différent.
 
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Dans les années 1860, un homme nommé Hervé Joncour voyage une fois par an pour aller acheter des œufs de vers à soie. Lorsqu’il devient impossible de passer par le fournisseur habituel en raison d’une épidémie, il est envoyé au Japon par les sériciculteurs de Lavilledieu pour rapporter des œufs sains. Ces voyages à l’autre bout du monde vont changer sa vie.
 
Il est vraiment difficile de faire une chronique d’un livre si court et si bon. Je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant ce roman, et j’ai été très agréablement surprise. L’écriture et le héros semblent liés : ils se laissent aller, coulent leurs jours sans y prêter attention. Comme le dit l’auteur, Hervé Joncour est un homme qui ne vit pas sa vie mais qui y assiste, en tout cas au début. Baldabiou lui demande d’aller chercher des œufs, il va chercher des œufs. Il ne se pose pas de question, il n’est pas prise de tête. Il a une femme, Hélène, alors il l’aime.
 
Seulement, le Japon ce n’est pas n’importe quel pays. À cette époque, il commençait seulement à s’ouvrir au monde extérieur, et ce avec mille précautions. Les différences culturelles étaient encore plus énormes qu’aujourd’hui. Alessandro Baricco fait passer cela très finement, sans en faire des tonnes et sans dire de bêtises. Quelque part, il reste assez prudent. Je pense aussi que s’il n’a pas creusé davantage (il aurait pu décrire dans le détail les vêtements, les lieux, la nourriture…), c’est pour garder ce côté évanescent du roman qui participe grandement de sa poésie et de sa pureté, qui en fait un livre inoubliable. Je pense vraiment m’en souvenir pendant longtemps et je le relirai avec plaisir.
 
Et voir cela, rencontrer Hara Kei et sa concubine, change Hervé Joncour. Le désir, la passion s’immiscent en lui, malgré son autre vie, loin de l’autre côté du globe. Il se perd un peu, se reprend aussi, puis retombe. L’auteur nous mène avec sa plume, nous fait voyager et instaure une sorte de complicité avec le lecteur par des répétitions qui font penser à un doux conte (la citation reproduite au bas de l'article revient chaque fois que Hervé Joncour fait le voyage jusqu'au Japon, avec une légère variante). Cette douceur côtoie la violence du désir, sexuel mais pas que, mais si je poursuis cette analyse je vais vous raconter la fin, que j’ai trouvée poignante, magnifique, inattendue en plus, car elle change notre regard sur les personnages. Le passage de la lettre est véritablement sublime.
 
Je ne peux que vous encourager à lire ce roman, il prendra peu de votre temps tout en vous procurant une magnifique expérience de lecture. Pour ma part, il m’a vraiment marquée.
 
"Il passa la frontière près de Metz, traversa le Wurtemberg et la Bavière, pénétra en Autriche, atteignit par le train Vienne puis Budapest et poursuivit jusqu’à Kiev. Il parcourut à cheval deux mille kilomètres de steppe russe, franchit les monts Oural, entra en Sibérie, voyagea pendant quarante jours avant d’atteindre le lac Baïkal, que les gens de l’endroit appelaient : mer. Il redescendit le cours du fleuve Amour, longeant la frontière chinoise jusqu’à l’Océan, et quand il fut à l’Océan, resta onze jours dans le port de Sabirk en attendant qu’un navire de contrebandiers hollandais l’amène à Capo Teraya, sur la côte ouest du Japon."
 
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Jeudi 28 août 2014 à 21:59

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La série Charley Davidson se confirme comme l’une de mes préférées, voire ma préférée, en urban fantasy. J'ai de moins en moins de patience avant de lire le tome suivant à chaque fois !

Dans ce troisième opus, Charley et Reyes ne sont plus en très bons termes depuis qu’elle a lié son être éthéré à son être physique pour l’empêcher de laisser mourir son corps, ce qui le rend furax. En plus, elle ignore comment défaire ce qu’elle a fait… Dans le même temps, elle a des soucis avec son père qui lui demande une chose du genre « c’est hors de question que je fasse ça », et un homme vient la voir pour qu’elle retrouve sa femme, sauf que Charley est certaine qu’il est responsable de la disparition.
 
Je n’ai rien à reprocher à ce tome, ce n’est que du bonheur pour moi. L’intrigue prend place peu de temps après la fin du tome 2 que j’ai lu il y a  mais Darynda Jones fait tout ce qu’il faut pour ne pas nous perdre, sans avoir l’air de nous faire un bis repetita. Du côté de Charley et de ses pouvoirs, les choses avancent doucement mais sûrement, pareil avec Reyes. Darynda Jones nous donne des miettes de réponse, fait monter la pression quant à l’avenir. J’ai encore eu de grands éclats de rire et de grandes émotions, surtout à la fin pour cette seconde catégorie.
 
Quant au mystery, il m’a vraiment bien accrochée ! Grâce à ses pouvoirs de Faucheuse, Charley sent bien que le type n’est pas net, mais qu’a-t-il fait et comment le prouver ? Les différentes intrigues se mêlent et m’ont tenue jusqu’à la fin du livre, où se trouvent plein de beaux moments. Vu le final époustouflant, j’aurais aimé avoir la suite sous la main !
 
J’ai hâte de poursuivre cette série que j’aime à la folie, sexy à mourir, drôle à s’étouffer de rire et émouvante à plus d’un titre !
 
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Vendredi 8 août 2014 à 17:51

Je le disais dans mon bilan du mois de juillet, Kate Quinn est extraordinaire ! Les héritières de Rome est le troisième roman que je lis d’elle et le troisième coup de cœur ! Je ne me lasse pas de ses personnages et de ses histoires, et je n’ai qu’une hâte : en lire d’autres !
 
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Dans Les héritières, nous suivons quatre jeunes patriciennes du clan Corneli. Cornelia et Marcella, qui sont sœurs, ainsi que leurs cousines, Lollia dont le grand-père est richissime et Diane, dont le père est sculpteur. Après le prologue, l’histoire commence alors que Galba vient d’être fait empereur suite au suicide de Néron. L’année 69 après J.-C. va être des plus dramatiques pour Rome et les quatre cousines.
 
Quel plaisir de découvrir une nouvelle galerie de personnages et de voir nos impressions envers eux évoluer en même temps qu’ils le font ! Au début, je n’accrochais pas du tout à Cornelia, avec ses airs de pimbêche et son plan pour devenir impératrice. Marcella au contraire me plaisait bien, avec sa manie de tout observer pour être historienne. Lollia m’exaspérait un peu avec son côté superficiel. Il n’y a que Diane qui est restée fidèle à elle-même du début à la fin et qui m’a plu tout du long. Toutes n’ont pas évolué dans le meilleur sens, mais à la fin on les comprend toutes, à défaut de pouvoir toutes les aimer (j’hésite encore à ce sujet…).
 
Dans les personnages secondaires, on en découvre et pour ceux qui ont déjà lu les deux autres romans de l’auteure traduits en français, on en retrouve aussi quelques-uns, ce qui n’est pas toujours agréable. J’ai adoré revoir Marcus Norbanus, entendre parler de Flavie et Julie, et surtout apprendre d’où vient l’impératrice Domitia… (C’est évident dès le début du roman, mais je ne voulais pas y croire ! J’espérais qu’on n’en arriverait pas là. C’est en tout cas un point qui m’a grandement bouleversée !) Concernant les nouveaux, ce sont surtout les hommes qui gravitent autour de nos quatre héroïnes ou qui sont au pouvoir à Rome. Des empereurs, patriciens, militaires, éleveurs de chevaux et autres astrologues… Même si on s’attache au prétorien et à l’esclave, on tourne plutôt notre affection vers leurs amantes.
 
Quant à l’histoire, difficile de lâcher prise une fois plongé dedans ! Ce que j’adore avec Kate Quinn, c’est qu’on apprend des choses tout en passant un excellent moment de lecture. Je connaissais l’Année des Quatre Empereurs, mais je mélangeais facilement tout. C’est à présent beaucoup plus clair. Avec le roman, les explications de l’auteure en fin de livre et son glossaire des personnages fictifs et réels, plus mes propres recherches ensuite, je pense que je vais mieux me souvenir de cette période à présent.
 
La narration est un peu différente de celle des deux autres romans de la saga de Rome, où on alternait entre des passages à la troisième personne et à la première. Dans Les héritières, tout est à la troisième personne, toujours en focalisation interne. On suit tour à tour les quatre cousines et on a ainsi une vision globale de cette année 69 où se concentre la majeure partie de l’intrigue. L’épilogue fait le lien avec La Maîtresse de Rome, qu’il précède, et je me dis que lorsque je relirai cette saga en anglais, je le ferai en suivant l’ordre chronologique. L’écriture se concentre davantage sur l’intrigue, il y a un peu moins de descriptions que dans les autres romans que j’ai lus, mais cela se justifie pleinement par le contexte. Tout est allé vite cette année-là, il y avait comme une urgence dans tout (je trouve qu’on le sent particulièrement du point de vue fictif avec les mariages de Lollia !), et ça se retrouve dans le style, plus direct.
 
Je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience avant la sortie de Lady of the Eternal City, la suite de L’Impératrice des sept collines
 

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