sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Mardi 26 mars 2013 à 12:44

Ça faisait un moment que j’entendais parler de Vivants, le roman d’Isaac Marion, quand je suis tombée sur la BA de Warm Bodies, le film qui en est tiré. C’est comme ça que j’ai eu envie de découvrir le roman (ma chronique ici) et que je suis ensuite allée le voir au cinéma.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/WB4.jpg

Synopsis : R. est un zombie. Pas toujours facile. Ça le gonfle, en plus, d’être si limité. Quand il mange le cerveau de Perry et qu’il rencontre Julie, une chose étrange se produit… Sans comprendre pourquoi, R. sauve la jeune fille et l’emmène avec lui à l’aéroport où il vit en compagnie de dizaines d’autres zombies.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/WB.jpg  
J’avais beaucoup aimé le roman, presque un coup de cœur. Le film m’a plu également, mais quelques petites choses me chagrinent… Commençons par le positif : les deux acteurs principaux étaient pas mal du tout. Nicolas Hoult a très bien interprété R, ses mimiques de zombie et sa façon de parler sont plus que convaincantes. J’ai aussi beaucoup aimé Nora, qui n’est pas exactement la même que dans le roman, mais qui m’a bien fait rire. Les maquillages sont très bien aussi, rien à redire sur les effets spéciaux, et la bande-son moderne et dynamique nous met bien dans le film. J'ai trouvé le couple R./Julie aussi mignon que dans le film.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/WB5.jpg  
Par contre, j’ai trouvé que tout allait un peu trop vite. L’ami de R., M., est interprété par un acteur que j’aime bien, mais qui ne m’a pas convaincue du tout. Pas assez zombie. Dès le début, il fait des phrases bien trop longues ! John Malkovich m’a aussi beaucoup déçue, je l’ai trouvé d’un fade… L’histoire a été simplifiée pour toucher le public le plus large possible, résultat : même la fin a été changée. Un élément qui me paraissait très important a été enlevé, et ça retire beaucoup de l’originalité et du charme de cette histoire selon moi.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/WB6.jpg  
En bref, un film très sympathique que je reverrai avec plaisir, mais malheureusement pas assez fidèle au roman pour devenir l’un de mes incontournables…
 

Vendredi 8 février 2013 à 15:28

Nominé aux Oscars (pour meilleure actrice je crois), Happiness Therapy fait beaucoup parler de lui ces temps-ci. J’ai vu la BA plusieurs fois au ciné, ça s’annonçait comme une comédie romantique assez classique. Je voulais surtout voir Jennifer Lawrence dans un autre rôle que Katniss (que j’avais bien aimé, contrairement à la Katniss du livre !) et je crois bien que je n’avais jamais vu jouer Bradley Cooper, c’était l’occasion. Après avoir revu Le Monde de Nemo (et être passés à Oxfam et en être ressortis avec trois livres), nous nous sommes installés pour Happiness Therapy.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Happiness.jpg

De quoi ça cause ? Pat sort d’un hôpital psychiatrique. Il vaut se reconstruire et reconquérir sa femme. Il retourne vivre avec ses parents. Il va rencontrer Tiffany, une jeune femme veuve aussi perdue que lui. Chacun peut apporter son aide à l’autre d’une certaine façon, mais cela va-t-il marcher ?
 
Le film est présenté comme une comédie romantique, Dawn a plutôt parlé d’une comédie dramatique (Allociné aussi), pour moi ce n’est même pas une comédie. Je ne crois pas que le film soit fait pour nous faire rire, en tout cas je ne l’ai pas du tout ressenti comme ça. Je n’ai vraiment pas ri beaucoup, seulement un peu à la fin. J’ai trouvé ce film très poignant, très vrai, plein de tensions. Les deux héros sont « messed up », « fucked up » comme ils le disent eux-mêmes, et ça se sent. Ça crie, la pression est partout, la plupart des personnages sont dans la mouise d’une façon ou d’une autre. J’étais vraiment très tendue pendant le film, presque stressée. On se doute bien que ça ne peut pas finir « mal », mais je craignais quand même une péripétie malheureuse.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Happiness2.jpg  
Je n’ai rien remarqué de particulier sur la musique. Par contre, j’ai trouvé tous les acteurs très bons. J’aime beaucoup Jennifer Lawrence, avec sa voix un peu cassée et son corps tout en formes (j’adore Keira Knightley, mais ça fait du bien d’avoir une actrice avec des formes !). Bradley Cooper était très touchant, j’avais de la peine pour lui. Les parents sont aussi très convaincants, perdus pour aider leur fils. Je n’ai vu De Niro que dans la série des Mon beau-père et moi, et le voir dans un rôle plus sérieux, un peu « messed up » lui aussi, m’a plu. C’était un film intéressant, qui change de ce qu’on voit sans cesse, néanmoins je n’ai pas adoré. J’ai bien aimé, mais pas suffisamment pour avoir envie de le revoir bientôt. Je le reverrai un jour cependant, parce que je me demande quelle sera mon impression au revisionnage.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Happiness3.jpg

Dimanche 20 janvier 2013 à 17:14

Quand étaient sorties les deux nouvelles adaptations de Blanche-Neige et les sept nains, j’avais voulu les voir toutes les deux mais je n’avais pu voir que Blanche-Neige et le Chasseur avec Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth et Sam Clafflin, j’avais raté Mirror Mirror avec Julia Roberts, Lily Collins et Armie Hammer, un peu volontairement en fait, parce que je ne suis pas fan de Julia Roberts et la BA du premier me tentait nettement plus. Malgré tout, je tenais à le voir. Après tout c’est une adaptation d’un conte, et ça tombe très bien vu que je viens de m’inscrire au challenge « Des contes à rendre ! ». Hier soir, nous avons enfin visionné ce film.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Mirror2.jpg

Je partais sur un a priori assez mauvais, j’avais peur qu’on tombe dans un truc complètement absurde. Le début du film nous plante le décor habituel : il était une fois un royaume prospère (attention, tout le monde chante et danse toute la journée et toute la nuit !) où vivaient un roi et une reine qui furent comblée par la naissance d’une petite princesse, Blanche-Neige. Malheureusement, la reine mourut peu après l’accouchement. Toutefois le roi éleva parfaitement sa fille pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’il songe à se remarier pour qu’une femme puisse apprendre à sa fille à devenir une reine. C’est ici qu’arrive la méchante belle-mère… Peu après, le roi disparaît dans la Forêt sombre. Le royaume tombe dans la misère, plus personne ne chante ni ne danse. Tout ça se passe très vite, en quelques minutes, et est raconté sous forme animée, ce qui était plutôt sympathique. Puis le film commence : on est frappés immédiatement par l’esthétisme particulier choisi pour le film. Le concept est assez intéressant, tout paraît irréel. Ça ne m’a pas déplu. Les costumes et le château sont également très particuliers, ils reflètent la personnalité fantasque de la méchante reine. Les robes et les vêtements en général son assez immondes, avec des couleurs criardes.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Mirror.jpg  
Puis on voit Blanche-Neige. Rappelons tout de même qu’elle est censée être belle, magnifique, sublime, tout ça. Je ne dirais jamais ça de Lily Collins… Mais oui elle est pâle come la neige et ses cheveux étaient noirs comme l’ébène. Mais engoncée dans ses fringues affreuses, naïve comme pas deux, c’était vraiment pas génial. Heureusement, lorsqu’elle se retrouve paumée dans la forêt, elle se lâche un peu, apprend à se défendre et ça va nettement mieux une fois les cheveux ébouriffés. N’empêche que je n’ai pas aimé cette Blanche-Neige, même si je la supportais un peu mieux après la première moitié du film. Par contre, le Prince m’a bien plu ! Décalé lui aussi, il est franchement pas désagréable à regarder et j’adore sa voix. J’avais déjà beaucoup aimé Armie Hammer dans J. Edjar, ma bonne impression sur cet acteur se confirme. Surtout qu’effectivement, il ne porte pas souvent de haut… Je ne suis pas fan de Julia Roberts, mais elle était pas mal en reine déjantée et farfelue qui veut se taper le petit jeune. Par contre, niveau méchanceté, c’est un peu limite. Niveau beauté, pareil (je ne l’ai jamais trouvée jolie). Les nains étaient plutôt marrants. Et nous avons eu une bonne surprise avec un certain acteur qui apparaît à la fin, mais je ne vous en dis pas plus.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Mirror3.jpg  
Un petit mot sur la musique, qui est de l’un de mes compositeurs préférés, Alan Menken : elle n’était pas mauvaise (sauf la chanson de la fin, j’en reparle après), collait bien avec le film, mais elle n’était pas géniale. Ce compositeur a fait tellement mieux, et pour des films tellement meilleurs que c’est très décevant pour moi. Sur l’histoire, eh bien c’est une réécriture intéressante, avec quelques bonnes idées (« la Bête » par exemple, le coup du chien ou encore le miroir…). Tout était cependant assez prévisible, et je me suis un peu ennuyée. Pour un film qui se veut décalé et drôle, je n’ai pas beaucoup ri. L’esthétique était particulier mais pas vraiment beau ni bluffant. Il y avait pas mal d’éléments positifs mais un élément négatif de la fin m’a tuée. Je n’ai pas du tout, du tout aimé le final. Je l’ai même détesté. SPOIL : Le Bollywood, ce n’est vraiment pas mon truc, je trouve ça affreux. Et les costumes relèvent de cette inspiration là aussi. Je suis peut-être vieux jeu ou pas assez ouverte d’esprit, mais pour moi ce genre de choses n’avait rien à faire dans une adaptation de Blanche-Neige. Donc au final, c’est un film que j’ai vu une fois et que je ne reverrai sans doute jamais, alors que j’ai adoré Blanche-Neige et le Chasseur : une vraie méchante qui fout la trouille et qui est très belle, une jolie Blanche-Neige innocente mais pas trop non plus, deux beaux gosses (chasseur + fils de duc), des images sublimes, une musique qui claque pas mal… Je ne vous conseille donc pas ce film, mais mon appréciation dessus est vraiment très subjective. Pour finir, un petit gif qui me fait rire quand même :

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Gifs/GifMirror.gif
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ContesLogo1.jpg

Vendredi 14 décembre 2012 à 13:18

Je vous fais un article spécial dessins animés, avec deux pour le prix d’un : Les Cinq Légendes et Les mondes de Ralph !
 
Avec Les Cinq Légendes, nous suivons Jack Frost, qui a le pouvoir de faire tomber la neige, déchaîner des vents glaciaux, givrer le sol. Ce qu’il aime le plus, c’est s’amuser, alors quand les autres légendes, qui sont les Gardiens du bonheur et de l’innocence des enfants, lui demandent de les rejoindre, il n’est pas très motivé. Mais le retour d’une grande menace ne lui laisse guère le choix. En effet, le Croque-mitaine est bien décidé à distiller la peur dans tous les cœurs !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/riseoftheguardiansposter04.jpg

Celui-là, ça a été un gros coup de cœur, justement. Des personnages extrêmement attachants, beaucoup d’humour, de belles images, une histoire qui nous rappelle notre âme d’enfant… Pour moi, c’est du tout bon. En plus, c’est l’un de ces excellents dessins animés qui peuvent être vus à deux niveaux, enfant et adulte. Il convient à merveille pour cette période de l’année. Quelques bémols : la musique, trop banale (j’ai envie de dire : normal, c’est du Desplat) et les images, qui ne sont pas extraordinaires (par rapport à Dragons c’est du caca presque !). Par contre, la 3D était sympathique. Et quand il sortira, le visionnage se fera pour nous en VO, car les accents sont mal reproduits dans la VF et la traduction des noms n’est pas des plus agréables.
 
Disney offre avec Les Mondes de Ralph un dessin animé très moderne, complètement dans l’ère du temps. Ralph est le méchant de son jeu : il passe ses journées à casser un immeuble, que le joueur doit réparer avec Félix et son marteau magique. Y’a un moment où ça le saoule d’être catalogué méchant et exclu des fêtes des gentils, alors qu’à cela ne tienne, il va gagner une médaille comme les gentils et se faire une place au soleil ! Mais pas facile quand on a des mains énormes et que sans faire exprès, bah on casse tout…

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/WreckItRalphpost3.jpg

Beaucoup d’humour ici aussi (ah, ce Félix !) et une BO qui déchire tout. Ce sont les principaux atouts de ce film, que je ne destinerais pas aux petits, contrairement à Les Cinq Légendes qui peut être vu dès le plus jeune âge. Ici, je dirais qu’il vaut mieux attendre que les gamins aient 7 ans. Enormément de clins d’œil faits aux grands classiques des jeux vidéos, et une histoire somme toute universelle qui passe très bien dans cette ambiance toute technologique. Un bon Disney, qui ressemblerait au final plus à un Pixar à la limite (oui, dans mon esprit Disney rime avec conte de fées, et là ce n’est pas vraiment le cas). J’ai beaucoup aimé l’ambiance propre à chaque jeu vidéo, très bien rendue dans le film, notamment grâce à la BO (j’avais peur moi ans le jeu où il faut buter les monstres !)
 
En bref, deux dessins animés à ne pas rater, qu’on ait des enfants ou pas !
 

Lundi 22 octobre 2012 à 15:34

Hop, je fais d'une pierre deux coups avec cet article qui vous donne mes impressions sur les deux films que j'ai vus samedi (finalement nous ne sommes pas retournés au cinéma dimanche).

Dans la maison :

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Danslamaison1.jpg

Dans la maison
, de François Ozon, est un film particulier. Je crois que c’est le premier film de ce style (que je qui incapable de définir ou d’expliquer) que je vois, et ça m’a plu, même si je sens que ça risque d’être difficile de dire pourquoi !
 
Germain (Fabrice Luchini) est professeur de français dans un lycée qui expérimente le retour du port de l’uniforme chez les élèves. Dans la classe de seconde où il enseigne, il y a Claude (Ernst Umhauer). La première rédaction de Claude retient l’attention de Germain. Ce gamin a un don pour raconter. Mais les rédactions, qui se multiplient, parlent de la famille d’un autre gamin de la classe, Rapha, de ce qui se passe « Dans la maison » où Claude réussit à entrer de plus en plus souvent par l’intermédiaire du fils.
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Danslamaison2.jpg  [ Yummy !]
 
Ce film aborde entre autres thèmes la façon d’écrire les histoires, d’être auteur en somme, vous comprenez pourquoi ça m’a intriguée ! Mais c’est aussi le côté un peu glauque qui m’a attirée. Le gamin (hum, l’acteur est plus âgé que moi) s’immisce dans la famille, les observe longuement à leur insu, les manipule… Seulement eux ? Où est la vérité, où commence l’imagination ? Germain se laisse fasciner, le spectateur aussi. Impossible de détacher les yeux et les oreilles, il faut savoir, il faut être voyeur aussi. J’ai beau réfléchir au film, à sa fin surtout, je crois que je n’ai pas tout compris, il faudra que je revoie le film. Ernst Umhauer, que je ne connaissais pas, m’a proprement bluffée. J’étais scotchée par son regard. Il a un tel aplomb ! Ma critique n’est pas très claire, mais ce qu’il faut en retenir c’est que j’ai vraiment trouvé ça bien, je le conseille !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Danslamaison4.jpg
[Cette scène était... Pertroublante, pour reprendre l'expression d'une amie !]

 
Ted :

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/TEDfilmcinemaavispreview.jpg
Cette critique sera rapide, je trouve qu’il n’y a jamais grand-chose à dire sur les comédies, en particulier américaines. Ted, c’est l’histoire de John Bennett (Mark Wahlberg) et de son ours en peluche, Ted, rejoints ensuite par Lori (Mila Kunis), la copine de John. Il se trouve que John a fait un vœu à Noël, quand il avait huit ans. Se sentant très seul, il a souhaité que l’ours qu’il venait de recevoir parle vraiment, et reste son ami à jamais. Et c’est ce qui se passa. A 35 ans, John vit toujours avec Ted, bien qu’il ait emménagé avec Lori. Les deux potes passent l’essentiel de leur temps libre ensemble, à regarder Flash Gordon et à fumer des bangs, ce qui va finir par exaspérer Lori.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/MarkWalhbergMilaKunisTed.jpg  
Ce film est à mon avis à la fois une comédie et une comédie romantique. Par conséquent, tout se déroule et se termine exactement comme on l’imagine, et j’avoue que ça m’a un peu lassée, malgré quelques bonnes blagues (notamment la toute dernière !) qui m’ont vraiment fait rire. Même Mila Kunis m’a paru moins belle et moins drôle que d’habitude. Pour une bonne comédie romantique avec elle, je vous conseille très fortement Friends with benefits (le titre français était Sex friends je crois), avec Justin Timberlake. Revenons à nos oursons. Ted est une peluche. Pour moi, une peluche, c’est innocent, tout gentil et tout ça. Or, le réalisateur a joué sur ce postulat en faisant de Ted un trentenaire rentre-dedans, qui ne pense grosso modo qu’à la picole et aux filles. De ce fait ça choque, et ça déclenche les rires. Beaucoup de mots vulgaires, d’argot américain. Pour l’humour est assez facile, assez lourd, mais les nombreux « guest stars » du film (je ne vous dirai pas qui, il ne faut pas gâcher la surprise) contrebalancent bien cet aspect. Beaucoup de passages creepy quand même.
 
En résumé, Ted fait passer un bon moment, mais une seule fois. A ne pas revoir pour moi, et payer la place de ciné quand on n’a pas de carte illimitée n’est pas utile je trouve, dans le canap’ à la maison c’est aussi bien.
 

Jeudi 18 octobre 2012 à 18:54

Dernier article de la journée (enfin je pense), sur Le Magasin des Suicides, version film de Patrice Lecomte. J'avais beaucoup aimé le roman (critique ici), et la BA me tentait bien ! Dès le premier coup d'oeil, j'aimais les choix visuels, notamment la ville toute grise et sombre, et le magasin tout coloré, ainsi que le design des personnages. Je pense que ma critique va beaucoup ressembler à celle des autres. Il faut être honnête, il y avait quelques bonnes idées (le coup des PV est bien glauque, ça m'a plu), mais le parti pris d'ensemble était vraiment désastreux. Faire un film d'animation-comédie musicale, pas un bon plan. Surtout avec les voix criardes, au point que souvent on ne comprenait pas les paroles. Le réalisateur a choisi d'être résolument optimiste, et je ne peux pas lui reprocher vu que moi-même j'interprète positivement la fin du livre. Mais trop c'est trop, et on perd du sarcasme que j'ai tant aimé chez Teulé. Pour être vraiment drôle et décalé, il aurait fallu pousser le glauque jusqu'au bout, quitte à interdire le film aux moins de 12. D'ailleurs, il y avait quelques enfants dans la salle quand nous y sommes allés, et je me demande à quoi pensaient les parents... A cet âge, on ne peut pas bien comprendre le second degré. Sans compter cette scène voyeuriste à la limite de l'inceste. C'est vraiment dommage de l'avoir présentée comme ça, parce que je l'avais trouvée très bien dans le roman. Je ne comprends pas non plus le choix fait pour le physique d'Alan. Un petit angelot aurait bien mieux convenu ! Et il est où son cheveu sur la langue ? C'était trop mignon !

Bref, je suis déçue, déçue, déçue. Je relirai et conseillerai toujours le bouquin, mais le film, plus jamais.

Dimanche 29 juillet 2012 à 20:05

Ah, je me suis fait plaisir, je suis allée voir Rebelle (VF 2D) en avant-première ce matin. Il le fallait. J’avais trop envie de le voir, depuis trop longtemps. Et c’était génial (mais qui en doutait ?) ! Merida se hisse facilement au rang de mes princesses préférées, et Rebelle prend la tête de mes Pixar préférés et rentre en très bonne place dans le classement Disney !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Brave1.jpg

Petit résumé : Merida est la fille du roi Fergus et de la reine Elinor. Elle adore chasser à l’arc, parcourir les bois sur son cheval Angus et escalader des falaises, ce qui ne plait guère à sa mère, qui estime que ce n’est pas là le comportement d’une princesse. Quand elle organise un tournoi pour lui trouver un futur époux, Merida dit stop. Il faut absolument que sa mère change d’avis, mais quelles seront les conséquences de ce choix ?
 
On est dans l’ambiance dès le début, immergés dans de magnifiques contrées sauvages, au cœur de la vieille Écosse. Beaucoup ont critiqué la musique du film, signée Patrick Doyle. J’admets qu’elle n’a rien d’extraordinaire, thème à la cornemuse, quelques chants légèrement « barbares », mais elle colle parfaitement avec l’histoire et les images, et puis les chansons sont très agréables, j’ai hâte d’avoir la version française de Touch the sky (je préfère chanter en anglais pour éviter de me ridiculiser !). Je n’ai rien à reprocher à la VF (elle est toujours soignée chez Disney et Pixar), si ce n’est que malheureusement, il est très difficile voire impossible de retranscrire l’accent écossais en français. La bande-annonce en VO promettait des doublages savoureux, et je souhaite vraiment entendre ça, j’espère que mercredi au moins une version originale sous-titrée passera à l’UGC, sinon j’attendrai le blu-ray pour découvrir ça. La 3D ne m’a pas fait mal aux yeux, elle est très naturelle, ce qui est agréable, mais elle rend toujours les images floues quand la caméra défile rapidement. Là encore, le blu-ray me rendra heureuse !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Brave.jpg

Pixar a extrêmement bien géré son affaire. En créant un conte de toute part, le studio nous surprend encore. J’ignorais autour de quoi aller tourner le film, quelle était l’intrigue principale, et elle m’a surprise ! Elle n’est pas sans rappeler celle d’un autre Disney dont je vous tairai le nom, mais en mille fois mieux. Comme souvent chez Pixar, pas d’histoire d’amour romantique entre prince et princesse, mais histoire d’amour tout court. Ici, on se penche sur la relation mère-fille, et je dois dire que j’ai été émue, moi qui n’ai pas une relation exceptionnelle avec la mienne… Le film nous apprend également que si l’on souhaite que notre destin change, c’est à nous de le faire, les autres ne peuvent le faire à notre place. Comme toujours, Pixar se démarque de Disney avec une histoire originale. À partir d’un certain moment, j’ai prévu la fin, mais ça n’a en rien gâché mon bonheur (j’ai même versé ma larme de joie).
 
[Touch the sky, chantée par Julie Fowlis.]

Merida m’a vraiment énormément plu. Pleine de caractère, elle ne se laisse faire par personne, et refuse qu’on lui dicte sa conduite, mais ne se rend pas compte qu’elle ne prend pas les choses en main elle-même. Elle fait des erreurs dont elle n’a aucune idée, elle est jeune et ne réalise pas qu’elle a beaucoup à apprendre, mais son évolution au cours du film révèle une jeune fille courageuse et aimante, en plus de toutes ses autres qualités. Et puis elle est tellement jolie ! Regardez-moi cette chevelure, ce visage rond, ces petites taches de rousseur toutes mignonnes ! J’aime beaucoup sa robe également, et pour une fois le fait qu’on ne la voit qu’avec deux tenues différentes est justifié, puisque l’action se déroule sur deux jours ou trois seulement. Les vêtements des personnages en général sont parfaitement adaptés au contexte. Le roi Fergus m’a beaucoup fait rire, ainsi que les petits monstres de triplés. La reine Elinor est agréable aussi, les chefs de clan sont bourrus et rigolos, leurs fils m’ont fait m’écrouler de rire, j’ai aussi aimé la sorcière et son corbeau… Bref, tous les personnages sont attachants ! Même le cheval, Angus, il est trop beau !
 
Un film sublime, rempli d’émotions, que je reverrai des dizaines de fois avec plaisir, dont j’ai déjà écouté la BO de très nombreuses fois, et qui a comme unique défaut d’être un peu court ! Ça passe trop vite, j’en aurais voulu plus. À ne rater sous aucun prétexte !
 
[Extrait officiel du film.]

Dimanche 8 juillet 2012 à 13:03

Je ne vais vous parler que brièvement de L'Âge de glace en fait. Je vous l'avais dit, hier soir c'était la Nuit des Livres à Esquelbecq. Et bah c'était super chouette. Avec ma copine Janéite, nous sommes arrivées là-bas à 18h (c'est à une petite heure de Lille), après avoir affronté une pluie démentielle. Sur place, les gens arrivaient seulement, attendant la fin de la pluie. On a vu les amis de ma copine, et l'une d'elle, organisatrice, nous a expliqué que beaucoup de bouquinistes avaient remballé, effrayés par autant d'eau. Les autres, plus courageux, avaient bâché, et ont fait de bonnes affaires puisqu'au final il y a eu pas mal d'affluence. Le livre le plus cher que j'ai payé, il était à 4€, en état quasi-neuf. Et j'en ai acheté 8, pour un peu plus de 20€, avec en plus un magnifique marque-page en cuir, que j'ai oublié de photographier donc vous le verrez une autre fois. J'adore les bouquinistes. Il y en avait un (c'est à lui que j'ai pris le plus de livres) qui connaissait par cœur tout son stock, et qui avait lu à peu près tout ce qu'il vendait ! Il y avait aussi des tentes montées sur la petite place devant l'église (je n'aime pas fort ces bâtiments, mais celle-là est jolie) où se trouvaient nombre d'auteurs, la plupart totalement inconnus pour moi. Mais il y avait notamment Franck Thilliez et il devait y avoir Anthelme Hauchecorne, mais il a dû partir. [EDIT : aiguillée par les paroles d'autrui et peut-être par une vague de mauvaise humeur, j'ai cru que l'auteur Anthelme Hauchecorne avait jugé La Nuit des Livres indigne de sa présence, d'où la phrase acerbe dans la première version de l'article, à présent supprimée, mais son gentil commentaire ci-dessous rétablit la vérité. Merci !] Les années précédentes, quand le temps était clément, ça durait de 16h à 1h environ. Nous sommes restées jusqu'à presque 22h, et nous comptons bien y retourner l'an prochain ! Place aux acquisitions...

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DSCN3864.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DSCN3867.jpg
Un Jean d'Aillon, le premier (ou le deuxième, dur de savoir) de la saga des Louis Fronsac. J'avais bien aimé La conjuration des Importants, donc voilà ! Un Ken Follett, parce que j'aimerais en lire un autre après Les Piliers de la terre. J'avance bien, by the way, même si j'ai encore plus de la moitié du roman à lire. Un P.D. James, un polar donc. J'en achète rarement, mais comme c'est l'auteure de La mort s'invite à Pemberley, je me suis dit que je pouvais faire un effort. Et puis chéri devrait bien aimer. Le premier tome des Chroniques de San Francisco, qui m'a tapé dans l'œil chez 10-18 il y a quelques jours. Les Chutes, de Joyce Carol Oates. Ce roman m'intrigue. J'ai enfin trouvé Entretien avec un vampire ! Pour moi ! Je l'ai ! Ce qui fait que je me trouve en possession des quatre premiers tomes des Chroniques des vampires. Faut vraiment espérer que je vais aimer ! Et un Stefan Zweig repéré chez Jamestine, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. J'ai vu aussi Le joueur d'échecs, proposé au club de lecture et qui me tentait bien, mais il était à 2€ au lieu de 2,75€ neuf, alors bon faut pas pousser non plus. Si vous avez bien suivi, j'ai annoncé 8 livres, mais il n'y en a que 7. C'est parce que mon amie m'a immédiatement emprunté Le Mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti. Voilà !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/7750070424laffichedelagedeglace4.jpg
Quelques mots sur L'Âge de glace tout de même. J'ai vu les trois premiers. Le tout premier reste mon préféré, je le trouve parfait. Je n'ai pas du tout, du tout aimé le deuxième, par contre le trois m'avait beaucoup fait rire. Le quatre suit tout à fait le trois. Scrat, encore une fois, a fait une bêtise en poursuivant son gland : il a mis en route le dérive des continents. Manny, Diego, Sid et la mémé de celui-ci se retrouvent sur un gros morceau de glace à voguer loin de la côté, séparés d'Elie et Pêche (qui est en phase adolescente). Manny jure de tout faire pour les retrouver, mais c'est sans compter sur l'équipage de pirates qu'ils vont rencontrer sur l'océan. Je me demandais pour Dawn et Liltih parlait beaucoup de "Mémé" ces temps-ci. Maintenant je sais ! C'est elle qui porte le film, elle est absolument hilarante. Dans le trois, c'était Buck le comique, ici c'est Mémé. La recette reste efficace, les nouveaux personnages sont sympathiques quoique prévisibles (Shira notamment), l'aventure est au rendez-vous, le rire aussi, bref, c'est un bon divertissement de famille, mais je vous en prie, si vos gosses ne savent pas se tenir, ne les sortez pas ! On a dû changer de place tellement ceux qui se trouvaient autour de nous étaient insupportables  Et les parents laissent faire, ne disent rien... Normal quoi. La 3D n'était pas mauvaise du tout, on avait un bel effet de profondeur et même pendant les scènes d'action ça restait beau. Je suis contente de l'avoir vu, et si un cinquième est prévu (?), j'irai surement le voir aussi.

Dimanche 1er juillet 2012 à 13:44

Avant de vous parler de Starbuck, vu hier, je vas quand même vous dire quelques mots de cette rencontre/dédicace avec Henri Lœvenbruck qui avait lieu à Lille, librairie Les 4 Chemins, vendredi à partir de 17h30. Déjà, c'était la première fois que j'allais rencontrer un auteur. Ça fait un moment que je veux me rendre sur des salons et festivals dédiés à la littérature, mais ou ça tombe mal, ou il n'y a vraiment pas un auteur que je connaisse ou veuille connaître. L'année prochaine il faut vraiment que j'aille au Salon du Livre et aux Imaginales... Et en plus, Henri Lœvenbruck, ce n'est pas n'importe quel auteur pour moi. J'ai dévoré sa trilogie La Moïra quand j'étais au collège. Une amie me les avait prêté, j'ai tellement aimé que je les ai rachetés lors de leur sortie en poche. Ils font partie des livres qui m'ont ouvert l'horizon de la fantasy et de la littérature en général, après ma découverte d'Harry Potter. C'était donc très important pour moi. J'y suis donc allée la boule au ventre, seule, avec le premier tome de La Moïra et Le Syndrome Copernic, que chéri avait beaucoup aimé. J'y étais à 17h30, j'ai eu mes dédicaces, mais je ne savais pas trop quoi dire, je n'ai pas osé posé de question. Ensuite j'ai fait le tour de la librairie que je ne connaissais pas du tout, et je suis restée en tout une petite demi-heure. J'ai écouté Henri Lœvenbruck parler de Sérum, en réponse aux questions d'une personne qui était là. Je ne pouvais pas rester plus longtemps, j'avais d'autres choses à faire ensuite. Je n'ai pas pu vraiment me faire une idée de la personne qu'est cet auteur, mais en tout cas il a répondu sans hésiter aux questions en agrémentant le tout d'anecdotes, et il m'a fait mes dédicaces, donc voilà ! Ça m'a surtout permis de me faire une première expérience et de démystifier les auteurs d'aujourd'hui. En tout cas maintenant j'ai envie de me replonger dans ses livres... Il m'en manque encore pas mal. Je vous mets quelques photos, avec nos noms floutés parce que je n'aime pas mon prénom, et qu'en soi vous n'avez pas besoin de les savoir, hein. Et merci à Elise de  Les petits livres de Lizouzou pour m'avoir permis de prendre ses photos, car comme une cruche j'avais oublié mon appareil.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DSCN3838.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DSCN3841.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DSCN3842.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/3193521015100882273426568878955n-copie-1.jpg

À présent, passons à Starbuck. J'ai vu la BA au Majestic, en allant voir Couleur de peau : miel. J'avais vu les affiches sans savoir ce que c'était, mais la BA m'avait carrément donné envie ! C'est David Bozniak qui, pendant deux ans, a donné son sperme à une clinique au Canada plus de six cents fois. Des années plus tard, un avocat vient lui annoncer qu'il a un sperme d'une excellente qualité, au point qu'il est le père biologique de 533 enfants, et 142 d'entre eux souhaitent faire lever son anonymat et le rencontrer. Évidemment les médias s'emparent de l'affaire, et lui, avec sa vie de loser on pourrait dire, n'a pas vraiment envie de se faire connaître.

Ça a l'air de rien comme ça, un film québécois, comique laisse penser la BA, mais en fait c'est tellement plus. Je remercie beaucoup les gens qui se sont chargés de faire passer le film en France, parce que s'ils n'avaient pas mis des sous-titres à certains endroits, on aurait du mal à suivre et à comprendre toutes les blagues. Tout le monde connait le ton du légendaire accent belge, mais l'entendre parler pendant tout un film, c'est autre chose ! La base de la langue est bien le français, mais ils ont mis tellement de mot anglais dedans que je trouve qu'on devrait appeler ça du franglais, surtout que leur accent ne ressemble à aucun de ceux qu'on a en France. Évidemment leurs expressions m'ont fait rire, mas il y avait également un vrai sens de l'humour qui ne doit rien à leur façon de parler. C'est un film léger, résolument optimiste, mais qui touche aussi à des questions graves et qui a su se montrer très fort et très émouvant. Le personnage de David est en effet un "raté". Il a quoi, bientôt quarante ans, il travaille comme livreur pour la boucherie de son père, boulot qu'il ne fait même pas bien, il foire sa relation avec Valérie... Mais malgré tout ça, il est impossible de le voir comme un loser. Il a tellement de bonté, de gentillesse, il veut toujours bien faire. Je l'ai trouvé très attendrissant et plus humain que bien des personnages de la littérature et du cinéma.

Le film pose également, de façon très délicate, la question de l'anonymat des donneurs de sperme. Question qui se pose aussi beaucoup en droit français et qui soulève énormément de problèmes. Faut-il suivre la volonté des donneurs, qui ne souhaitent pas forcément rencontrer leur progéniture biologique, ou celle des enfants nés de PMA, qui cherchent à construire leur identité ? Mais le film ne prend pas parti, non. Il pose le problème et nous peint un tableau tantôt dur, tantôt doux de cette situation. J'ai même lâché ma larmichette à la fin (que j'ai essuyé bien vite, je ne voulais pas que le copain de chéri me voit pleurer !). Je m'aperçois que j'ai vraiment du mal à bien parler de ce film. Peut-être pas le bon jour pour faire une chronique ! Mais vraiment, si vous le pouvez, allez le voir, je l'ai trouvé génial, c'est un coup de cœur.

Lundi 28 mai 2012 à 19:05

D'abord, sachez que demain je passe mon premier oral (sur quatre) et que j'ai les pépètes, même si le prof est sympa. Ensuite, je tiens à remercier du fond du cœur Dawn pour son concours, le sort m'a été favorable cette fois ! Il faut aussi que je vous dise que j'ai bien essayé d'éviter de jeter un œil au programme des Imaginales. Vraiment, parce que je savais que cette année ce ne serait pas possible. Mais j'ai craqué, et je regrette, parce que maintenant j'ai envie d'arracher la tête de tous les chanceux qui vont pouvoir s'y rendre. Mais 140€ d'essence pour l'aller-retour, dix heures de route en tout, sur une journée, ce n'est pas possible. Et pour me dégoûter encore plus, voilà les auteurs que j'aurai voulu voir et de qui j'aurais essayé d'avoir une dédicace : Stéphane Beauverger (j'aurais acheté Le Déchronologue), Pierre Bordage (j'aurais acheté le premier tome de L'enjomineur), Mireille Calmel (j'aurais peut-être acheté le premier tome de Lady Pirate, ou un autre), Jean-Philippe Jaworski (j'aurais apporté mon Janua Vera d'amour, et j'aurais acheté Gagner la guerre), Erik L'Homme (j'aurais apporté mon premier tome du Livre des Étoiles l'un des romans de mon adolescence), Olivier Peru (j'aurais acheté Druide) et Bernard Werber (ne possédant pas Les Thanatonautes, je pense que je serai venue avec L'arbre des possibles). L'année prochaine j'espère vraiment pouvoir y aller... Enfin, hier soir je suis allée au cinéma, et c'était une bien bonne idée.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/moonrisekingdomaffiche.jpg

Résumé Allociné : "Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté." Ce résumé est pourri, mais tous les synopsis de ce film le sont, car aucun ne parvient à en donner la réelle mesure, tous sont trop réducteurs. Et j'ai bien l'impression que ma chronique va avoir le même défaut. En fait, Sam est chez les Scouts, mais comme il est un peu différent, les autres garçons ne l'apprécient pas beaucoup. Quant à Suzy, elle est encore plus différente si je puis dire, et ne se sent pas à place dans sa famille, entre ses parents et trois petits garçons. Mais quand Sam va démissionner des scouts et s'enfuir, puis Suzy fuguer, toute l'île va être en ébullition. Le chef scout et le capitaine vont partir à leur recherche, ainsi que tous les petits scouts. Avec tout leur harnachement, nos deux jeunes héros vont parcourir l'île ensemble, apprendre à se connaître en face à face, vivre leurs premiers émois, découvrir aussi bien l'amour que l'amitié sincère. Sam est ingénieux, il a bien retenu toutes ses leçons de scoutisme. Quant à Suzy, elle m'a vraiment foutu une claque. Je ne sais pas pourquoi. Elle se barre avec un petit sac en osier en bandoulière dans lequel s'agit le plus mignon de tous les chatons, une valise jaune à la main couverte de livres qu'elle adore, un petit sac à main à motif écossais et ses jumelles autour du cou. Elle rêve, elle aime la magie. Je m'en suis sentie proche, et très loin à la fois.
Malgré que la bande-annonce et l'affiche mette plutôt en avant les acteurs connus du casting, ce sont bien les enfants que l'on suit le plus et qui m'ont davantage plu. Le rôle de Tilda Swinton n'était pas très intéressant, contrairement aux autres adultes. Je n'aime pas fort cette actrice, mais il faut que je vois d'autres de ses films, notamment We need to talk about Kevin.J'ai complètement adoré la maison des parents de Suzy, je veux la même. Je veux également vivre sur la même île, c'est tout simplement magnifique (en plus il y avait des Indiens qui y vivaient auparavant !). Les plans sont toujours intéressants, et visuellement magnifiques. En soi, il ne se passe pas grand-chose, à part quelques scènes, et pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde, j'étais captivée et je ne voulais pas voir la fin arriver. On rit pas al, on sourit encore plus, avec tendresse pour ma part. C'est léger, et légèrement loufoque. Et pour une fois j'ai vraiment apprécié la musique d'Alexandre Desplat. Je commençais sérieusement à en avoir marre de la voir composer pour plein de films et faire toujours du fade. Là, ses thèmes collent au film et y apportent un bon soutien. J'ai donc bien découvert le cinéma de Wes Anderson, j'espère que d'autres de ses films me plairont autant. En somme, ce film fut une excellente surprise que je n'osais pas attendre. Si tous les films pouvaient me surprendre aussi agréablement, ce serait génial ! Mon seul regret ? Que pour une fois, ce ne soit pas adapté d'un livre, sinon j'aurais pu faire durer le plaisir !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/MoonrisekingdomWesAnderson.jpg
Fiche :
Moonrise Kingdom de Wes Anderson
Sorti en France le 16 mai 2012
Avec notamment Jared Gilman, Kara Hayward, Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Frances McDormand, Tilda Swinton
Musique d'Alexandre Desplat

Bande-annonce VOST :

<< Je l'ai dit après... | 1 | 2 | 3 | ... Et ça je l'ai dit avant. >>

Créer un podcast