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Qu'il est bon d'être futile !

Vendredi 8 février 2013 à 15:28

Nominé aux Oscars (pour meilleure actrice je crois), Happiness Therapy fait beaucoup parler de lui ces temps-ci. J’ai vu la BA plusieurs fois au ciné, ça s’annonçait comme une comédie romantique assez classique. Je voulais surtout voir Jennifer Lawrence dans un autre rôle que Katniss (que j’avais bien aimé, contrairement à la Katniss du livre !) et je crois bien que je n’avais jamais vu jouer Bradley Cooper, c’était l’occasion. Après avoir revu Le Monde de Nemo (et être passés à Oxfam et en être ressortis avec trois livres), nous nous sommes installés pour Happiness Therapy.

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De quoi ça cause ? Pat sort d’un hôpital psychiatrique. Il vaut se reconstruire et reconquérir sa femme. Il retourne vivre avec ses parents. Il va rencontrer Tiffany, une jeune femme veuve aussi perdue que lui. Chacun peut apporter son aide à l’autre d’une certaine façon, mais cela va-t-il marcher ?
 
Le film est présenté comme une comédie romantique, Dawn a plutôt parlé d’une comédie dramatique (Allociné aussi), pour moi ce n’est même pas une comédie. Je ne crois pas que le film soit fait pour nous faire rire, en tout cas je ne l’ai pas du tout ressenti comme ça. Je n’ai vraiment pas ri beaucoup, seulement un peu à la fin. J’ai trouvé ce film très poignant, très vrai, plein de tensions. Les deux héros sont « messed up », « fucked up » comme ils le disent eux-mêmes, et ça se sent. Ça crie, la pression est partout, la plupart des personnages sont dans la mouise d’une façon ou d’une autre. J’étais vraiment très tendue pendant le film, presque stressée. On se doute bien que ça ne peut pas finir « mal », mais je craignais quand même une péripétie malheureuse.

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Je n’ai rien remarqué de particulier sur la musique. Par contre, j’ai trouvé tous les acteurs très bons. J’aime beaucoup Jennifer Lawrence, avec sa voix un peu cassée et son corps tout en formes (j’adore Keira Knightley, mais ça fait du bien d’avoir une actrice avec des formes !). Bradley Cooper était très touchant, j’avais de la peine pour lui. Les parents sont aussi très convaincants, perdus pour aider leur fils. Je n’ai vu De Niro que dans la série des Mon beau-père et moi, et le voir dans un rôle plus sérieux, un peu « messed up » lui aussi, m’a plu. C’était un film intéressant, qui change de ce qu’on voit sans cesse, néanmoins je n’ai pas adoré. J’ai bien aimé, mais pas suffisamment pour avoir envie de le revoir bientôt. Je le reverrai un jour cependant, parce que je me demande quelle sera mon impression au revisionnage.
 
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Lundi 13 février 2012 à 17:51

Pouah c'est dur la vie. Je ne sais même pas si je suis ironique ou pas, là. Je commence encore un article sans savoir dans quelle catégorie je vais le mettre. Vais-je finir par vous parler d'un film, ou juste faire du blabla ? Nous verrons bien ! D'abord du blabla en tout cas. Samedi soir, c'était notre pendaison de crémaillère (enfin). Ce qui fait que j'étais très angoissée les jours d'avant. Angoissée parce que j'allais rater France-Irlande. Finalement non, puisque le match a été reporté. C'est très bien pour moi, mais nettement moins pour les 80000 spectateurs qui l'ont appris deux minutes avant le coup d'envoi. Bon. Je les plains. Surtout qu'on ne sait toujours pas à quand il est reporté. Angoissée ensuite parce que les délibérations de jury de troisième année avaient lieu jeudi après-midi, les résultats étaient donc attendus pour vendredi matin. Et ouais. Je n'en avais pas reparlé, hein ? Vous vous demandez si je suis une loque et tout ? Une fois n'est pas coutume, mais pour le coup je me suis bien sous-estimée, puisque j'avais fini par sérieusement douter d'avoir mon semestre, or j'en sors avec une mention assez bien, obtenue avec un 12,4 de moyenne générale. Au S6, je vous promets, je la ferme. Angoissée encore parce que nous attendions au plus fort de la soirée pour samedi 25 personnes, et notre salon est loin d'avoir la capacité d'accueillir tant de monde. Ce fut effectivement le cas, mais rien de négatif à déplorer, sinon une grande fatigue depuis hier, entre le stress qui retombe et la nuit de sommeil un peu décalée et entrecoupée de diverses choses. Angoissée enfin parce que la semaine prochaine, les TD commencent, et le week-end prochain, donc juste avant, nous sommes censés terminer la peinture dans l'appart', avec les parents de chéri, et cette opération-là, je ne la sens pas trop non plus. Bref, à suivre.

Dans un autre registre, je suis repartie dans Harry Potter. Vivement que j'aie terminée, et que je sois calmée, parce que c'est impérieux comme caprice ! Il me manque deux films à voir et les bonus de trois opus, et les deux derniers bouquins à relire. J'ai commencé le 6 au lieu de continuer La Horde du Contrevent. C'est très bien, mais il faut se concentrer pour bien suivre, alors quand je suis crevée le soir, j'ai la flemme...

Bon allez, je vais quand même vous parler de The Descendants, parce que ce serait bien dommage que vous le ratiez. Pour ce qui est de l'histoire, nous sommes à Hawaï et Elisabeth King, après un accident de bateau, est dans le coma. Son mari, Matt (George Clooney), est perdu. Avocat, il travaille beaucoup et essaie de s'occuper au mieux de ses deux filles, Scottie la cadette et Alexandra l'aînée. En même temps, il est chargé dans sa famille de s'occuper de terrains ancestraux qu'ils possèdent sur l'une des îles hawaïennes. Mais tout ça, peut-être, ne serait rien si Alex ne lui avait pas appris qu'Elisabeth a un amant.

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Je ne m'attendais pas du tout à tellement plonger dans ce film. Au tout début, je m'ennuyais un peu. Le film pose quelques bases, Scottie qui est en pleine crise, incapable de gérer la situation difficile qui lui enlève sa maman, Matt bosse comme un fou pour trouver la meilleure solution quant au bout de paradis que sa famille possède depuis des temps immémoriaux dans une région encore vierge de buildings. On nous présente quelques personnages sans grande importance, puis Matt décide d'aller chercher Alex dans son internat, mais elle aussi est perdue. Sa révélation (que sa mère trompait son père avant l'accident) va changer beaucoup de choses, tout même. Je ne veux pas trop en dire (même s'il n'y a pas vraiment de suspense), je pense vraiment qu'il faut le voir. On ne voit pas les minutes passées, nous sommes restés scotchés. Dès l'arrivée d'Alex et jusqu'à la fin du film, je n'ai pas cessé d'être émue, sans toutefois verser une seule larme. C'est pour ça que le film est sublime. Il ne tombe jamais dans le larmoyant, le pathétique, le niais. Tout semble tellement vrai.
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/TheDescendants02.jpg[Shailene Woodley, qui joue le rôle d'Alex, est au milieu. Je la trouve super belle, très naturelle.]

Les acteurs sont vraiment bons. Je me souvenais bien avoir vu Shailene Woodley quelque part, mais je ne retrouvais pas tout. C'est l'actrice principale d'une série pour ado américaine, qui s'appelle très justement The Secret Life of the American Teenager. Je n'avais vu que le premier épisode, parce qu'elle était trop pleine de clichés, déjà très avancée et les épisodes durent 45 minutes, mais je vais essayer de m'y remettre, car j'ai véritablement adoré son jeu dans ce film. J'espère qu'elle continuera dans cette voie. La musique est très sympathique, très bien insérée et hawaïenne bien souvent (j'aime beaucoup cette musique). J'ai envie de découvrir d'autres films du réalisateur, Alexander Pyne. La vision qu'il donne d'Hawaï est très intéressante. En effet, on imagine un paradis sur terre, mais là il a pris le parti de montrer que sur ces îles aussi, il y a du vent, des nuages, il ne fait pas toujours beau, et la vie n'y est pas plus belle qu'ailleurs. J'ai également mis dans ma liste d'envies le livre hawaïen dont est tiré le film.  Je me rends compte que je ne vous dis pas grand-chose d'intéressant, mais franchement, alors qu'il ne se passe que très peu de choses, le film possède une force qui m'a profondément touchée. Golden Globes amplement mérités, le foin qu'on fait autour du film et de Clooney aussi. J'ai hâte de le revoir. Ce n'est que mon avis, mais je vous engage à le regarder !


Fiche :
The Descendants, de Alexander Pyne
Sorti en France le 25 janvier 2012
Avec notamment George Clooney, Shailene Woodley
Musique d'artistes hawaïens


Bande-annonce :

Lundi 12 décembre 2011 à 20:54

Voici un film que je suis allée voir seule, après avoir lu le livre cet été. Je m'y suis intéressée après avoir vu Le premier jour du reste de ta vie du même réalisateur, Rémi Bezançon, qui m'a beaucoup plu. J'ai vu que son nouveau film allait bientôt sortir, alors j'ai acheté le livre d'Eliette Abécassis, Un heureux évènement donc, dont s'inspire le film. L'article portera à la fois sur le livre et sur le film en fait. L'histoire m'intéressait car j'aime beaucoup les enfants, et c'est bien le sujet d'Un heureux évènement : l'arrivée d'un petit être dans la vie d'un couple.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/UnheureuxevenementJyvaisJyvaispasmodeune.jpgLa lecture du roman m'avait laissée un peu (voire complètement perdue). Je m'y attendais pourtant, mais cela n'a pas suffi. L'histoire porte sur l'envers du décor, la façon dont cet "heureux évènement" aux dires de notre société peut s'avérer une véritable calamité pour le couple. Est abordée toute une facette de la maternité dont on ne parle jamais, ou peu, et à mots couverts. Il y a une phrase dans le livre qui dit clairement (même si les mots ne sont pas exactement les mêmes, je ne me souviens plus) "l'enfant tue le couple". Ce n'est pas toujours vrai bien sûr, mais ça arrive, et c'est tu, parce qu'un enfant, c'est censé être la plus belle chose au monde, il n'est pas supposé apporté une quelconque souffrance (oui l'accouchement ce n'est "qu'un mauvais moment à passer", vite oublié apparemment, et le pire c'est que je pense vraiment que les femmes ont une sorte de capacité d'oubli pour ce type de souffrance, elles ne s'en rappellent que périodiquement, parce que ça vient dans la conversation !). Pourtant il y a effectivement des parents qui rompent après la naissance d'un enfant, ou qui se perdent eux-mêmes, oublient leur couple dans l'amour absolu et infini qu'ils portent au petit bout de chou. Il y a également de très beaux moments dans le film, plein d'amour et de tendresse, et de l'humour parfois aussi. Je regrette un peu que la grossesse soit assez mise de côté, comme s'il n'y avait pas de bons
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 moments. L'accent est trop mis sur les côtés négatifs qui en découlent, ce qui n'est pas fait après la naissance de la petite. Ça aurait rendu le film encore plus réaliste de mettre à chaque fois les bonnes et les mauvaises choses, tout en insistant bien sûr sur les aspects négatifs puisque c'est
 le but. C'est plutôt un film "de fille", je n'ai vu aucun homme dans la salle qui ne soit accompagné d'une femme, les personnes venues seules voir le film était des femmes.

Le livre m'avait réellement heurtée malgré mon désir de le lire. En même temps, j'étais très seule à ce moment-là, et comme c'est un tout petit roman je l'avais lu d'une traite, un après-midi, ce qui a peut-être accentuée mon malaise. J'étais restée longtemps à réfléchir après l'avoir fini, et je pense que c'est tout  fait le but de l'auteure. La narration est faite par la mère, qui saute d'un moment à un autre, créant ainsi une confusion propre à nous faire comprendre ce qu'elle ressent. Les mots sont clairs, l'auteure va droit au but pour nous montrer cette facette ignorée (dans les deux sens du terme) des parents et futurs parents. Je ne pense pas que l'objectif est de dégoûter d'avoir des enfants, mais de prévenir, de prendre soin tout à la fois des différents membres de la famille qui se construit, et pas que de l'enfant. L'écriture est simple à suivre, ce qui la rendrait ennuyeuse si le texte n'était pas si court. Certains sentiments pourraient également être plus étudiés, mieux approfondis pour toucher davantage.

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C'est bien le même genre que Le premier jour du reste de ta vie, mais je ne suis pas sûre qu'Un heureux évènement plaira à ceux qui avait aimé le premier film, car ce n'est tout de même pas un sujet identique, et ce n'est pas abordé de la même manière, bien que j'aie retrouvé le style de réalisation de Rémi Bezançon. Pio Marmai ne me convainc décidément pas. Son jeu est exactement le même dans Le premier jour du reste de ta vie et dans Un heureux évènement, alors que les deux rôles sont très différents. En revanche, Louise Bourgoin retranscrit tout à fait le malaise que j'avais ressenti à la lecture, dans ce récit d'une mère qui aime profondément sa fille, mais qui voit toute sa vie se déliter à caused e son nouveau centre du monde. Le film est en cela une très bonne adaptation, même si certains aménagements ont été pris par rapport au roman. Tout comme lui, il laisse mal à l'aise, à se demander si avoir un enfant est une si bonne idée, malgré tout le désir qu'on puisse ressentir.

Fiche livre :
Un heureux évènement de Eliette Abécassis
Collection : Le Livre de Poche
160 pages
Prix : 5€

Fiche film :
Une heureux évènement de Rémi Bezançon
Sorti en France le 28 septembre 2011
Avec notamment Louise Bourgoin, Pio Marmai, Josiane Balasko


Vale.
 

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