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Qu'il est bon d'être futile !

Dimanche 17 février 2013 à 20:04

Après avoir vu le biopic Lincoln, après avoir enfin regardé Psychose, je suis allée voir le biopic Hitchcock, et ça a été une bonne surprise ! Ici nous suivons vraiment Hitchcock, pas sur toute sa vie, mais à un moment important et cette fois le sujet du film est vraiment ce personnage, contrairement à Lincoln (cliquez pour ma chronique). Le film commence lorsque "Hitch" cherche un sujet pour son prochain film. Sa femme lui propose le roman d’un ami, mais il le dédaigne au profit d’un petit roman inspiré de faits réels qui semblent obnubiler le « maître du suspens »…

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J’ai beaucoup aimé être plongée dans la tête d’Hitchcock à plusieurs moments. On comprend son obsession, et ce n’est pas trop rassurant ! Je n’ai pas compris toutes les références à son « monde », vu que je n’ai vu que deux de ses fims, mais c’était très intéressant à voir, à ressentir. Ses relations avec les autres sont également développées : avec les acteurs (actrices surtout), avec ses employés, avec sa femme Alma… La performance d’Anthony Hopkins est là aussi impressionnante, je ne le reconnaissais pas du tout ! Il ne ressemble pas autant à Hitchcock que Day-Lewis à Lincoln, mais la transformation de l'acteur reste assez bluffante, je ne l'aurais pas reconnu immédiatement si je n'avais pas su que c'était lui. Il m’a un peu fiché les jetons lorsqu’il perd son sang-froid. Un autre bon point, pour une fois j’ai supporté Scarlett Johansson. D’habitude je ne peux pas la regarder sans m’énerver, mais là j’ai trouvé qu’elle était bien dans son rôle, même si elle ne ressemblait pas vraiment à Janet Leigh. Jessica Biel en Vera Miles n’était pas non plus très ressemblante, mais son rôle était vraiment très secondaire. Par contre, James d’Arcy en Anthony Perkins était... wah ! C’est dommage qu’on ne l’ait pas plus vu. La musique colle bien au film, je n’ai rien à dire sur les costumes…
 
En résumé, c’était un film très sympathique, que je reverrai avec plaisir dans quelques temps. A voir au moins une fois, ne serait-ce que pour l’envers du tournage de Psychose !
 
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Mercredi 6 février 2013 à 9:14

Lincoln, encore un film qui était très attendu ! Nous sommes allés le voir rapidement, on était quand même bien curieux et en plus quand ça touche à l’Histoire, ça nous intéresse. La conclusion est : déception…

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Le film commence en 1865, nous sommes au début du deuxième mandat d’Abraham Lincoln. La guerre de Sécession fait rage depuis presque 4 ans, et le président a décidé de faire adopter le treizième amendement, qui interdira l’esclavage, principale source de clivage entre les Etats du Nord et les Etats du Sud, mais les représentants à la Chambre ne sont pas très motivés, or il faut réunir la majorité des 3/5ème pour que l’amendement soit retenu. Le film tourne donc autour de ce qu’il s’est passé en janvier et février 1865, les semaines qui ont précédé le vote à la Chambre.
 
Je m’attendais à un film sur le personnage de Lincoln, un vrai biopic. Le film aurait plutôt dû s’appeler « The Thirteenth Amendment ». Au détour d’une phrase, on apprend qu’avant d’être président il a été avocat itinérant, on en apprend un peu sur sa famille, mais tout ça reste très vague et ce n’est clairement pas l’essentiel du film. Son assassinat ne semble avoir aucune importance, on ne voit rien, on ne sait rien à ce propos (pourquoi ? qui ?). Néanmoins, je dois applaudir la performance de Daniel Day-Lewis. Si le film mérite un Oscar, c’est celui du meilleur acteur, et aucun autre. Pour moi, c’est lui Lincoln : le ton de voix, la démarche, l’allure, les cheveux, les vêtements… (évidemment je ne sais pas comment parlait ou marchait Abraham Lincoln, mais je l'imagine comme ça désormais) Je pense que tout est très bien reproduit. De ce que je sais de cet homme, ça me paraît très fidèle. En règle générale, je pense que le film est une belle peinture au niveau des costumes et des décors. Par contre, niveau objectivité, je pense que ce n’est pas tout à fait ça. J’ai vraiment ressenti un courant pro-américain dans ce film, une sorte de propagande dans le genre « regardez ce qu’on est bien comme mecs, on a aboli l’esclavage !! » Il n’est pas du tout mis en avant que, par exemple, un siècle plus tard, l’égalité n’était toujours pas établie entre les personnes noires et les personnes blanches (voir la polémique à la sortie de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee). Sans compter qu’aujourd’hui encore, les Etats du Sud restent particulièrement racistes (je ne dis pas que tous les Américains habitant un Etat du Sud sont racistes, mais lisez par exemple 16 Lunes et suivants, on le voit bien). Certes, cet amendement est historique et c’était un beau premier pas, mais voilà, ce n’était que le début, faudrait voir à pas trop se jeter des fleurs.
 
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[Je ne voulais pas mettre une si grande image... Pas grave. La ressemblance est quand même bien là ! Magnifique travail des maquilleurs et de l'acteur.]

Ensuite, je dois bien dire que je me suis pas mal ennuyée. Le film est lent, il ne se passe pas grand-chose, il faut vraiment attendre la toute fin pour avoir un peu de tension. Ça c’était bien fait, car même si je savais bien que l’amendement allait être voté, on suit avec empressement le vote à la Chambre. J’ai aussi été très déçue par la musique, qui n’avait rien d’extraordinaire. Elle sonnait très patriotique, là encore très pro-américaine. John Williams m’a habituée à mieux ! C’est un film pour les Américains, qui tourne un peu le dos aux spectateurs des autres pays. On n’y apprend vraiment pas grand-chose sur l’époque et surtout sur Lincoln. C’est donc pour moi une déception. Ce n’est pas un mauvais film, mais je pense que je ne le reverrai jamais, parce que j’en attendais beaucoup plus. Il y avait beaucoup de potentiel et pourtant Spielberg nous propose un film plat et dénué d’un véritable intérêt.
 

Vendredi 18 mai 2012 à 14:40

Qui c'est qu'a encore craqué son slip (ou plutôt son portefeuille) ? Bah oui c'est moi. Je suis une victime de la société de consommation faut croire. Hier j'ai passé ma première commande sur Chapitre.com, je vais donc recevoir la semaine prochaine Juvenilia (que je suis en train de lire. Mais je devais le rendre après, alors que je le veux, et qu'il est difficile à trouver !) et Jane Austen à Scargrave Manor, un roman style policier avec Jane Austen en enquêtrice... Pas pu résister. Et ce matin, visite poussée de La Porte des mondes, et comme annoncé, j'ai acheté un livre d'une petite maison d'édition, en l'occurence Le ballet des âmes de Céline Guillaume. On pouvait me le prêter, mais j'avoue que c'est celui qui me tentait le plus, même si un ou deux autres m'avaient l'air pas mal. J'ai failli craquer pour Les Insoumis T1, mais il dépassait les 20€. J'aurais bien aimé Absinthe et démons, mais il n'y était plus... Ce soir, j'échange ou je vends, mais surtout, il faut que j'évite d'acheter !! Je termine mon introduction hors-sujet avec une petite question pour vous mes lecteurs : trouvez-vous que je suis trop agressive dans mes critiques ? Je m'efforce d'être objective et d'argumenter quand j'aime et quand je n'aime pas, mais il paraît que je suis peut-être un peu violente quand le livre, le film ou la série en question n'est pas à mon goût...

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Venons en au cœur du sujet. Ça va saigner ! Mais non je plaisante. Quoique. J'ai vu Becoming Jane peu après sa sortie en DVD, donc certainement en 2008. J'avais bien aimé mater James MacAvoy (ça, il est beau dans ce film !) mais déjà quelque chose m'avait gênée, et j'avais laissé le film de côté en me disant que je ne pouvais pas juger puisque je ne connaissais pas la vie de Jane Austen. Mais voilà, maintenant que je la connais mieux, j'ai entrepris de revoir ce film. Ça a été une catastrophe. Chéri a regardé avec moi, et lui n'y connait rien à Jane Austen, mais il a trouvé que c'était un très mauvais film. Je ne peux que lui donner raison.Je vais commencer par les points positifs, nettement moins nombreux, mais ainsi on ne pourra pas m'accuser de ne voir que le côté négatif des choses ! En positif donc, il y a la musique, qui est assez sympathique en elle-même, classique pour ce genre de film mais agréable. Il y a aussi quelques plans qui sont jolis, la nature, la maison de Lady Gresham (Maggie Smith, que je trouve toujours bonne dans ses rôles !)... Et le personnage de son neveu, Mr Wisley, que j'ai trouvé très attachant avec sa maladresse. On voit également au début du film Jane lire un texte pour sa sœur qui vient de se fiancer, devant la famille et les amis. Tous les enfants Austen étaient encouragés à faire ce genre de choses, et je trouve ça bien que ça ait été représenté à un moment. Et c'est tout.

Le film se présente comme une "vraie" version d'une période de la vie de l'auteure, en légèrement romancée. Si le parti avait été pris de déclarer clairement qu'on s'éloignait des faits, ça aurait pu être pas trop mal (mais en fait non, même comme ça, je vous dirais pourquoi après). C'est ce qui avait été fait pour le film Molière, avec Romain Duris. Il n'est pas terrible, mais au moins le film ne se prend pas au sérieux et ne prétend pas imposer une vérité. Becoming Jane ne reprend quasiment aucun fait réel. Les caractères des personnes ne sont même pas respectés, sans compte que des personnages ont carrément été inventés. Vous trouvez ça normal pour un film qui se prétend un biopic ? Moi pas, et ça me révolte. Ensuite, il y a une analogie quasi-parfaite qui est réalisée entre le personnage fictif d'Elizabeth Bennet et son auteure. Certes, il y a un peu de Jane en Elizabeth, mais jamais Jane Austen n'a écrit sa propre histoire ! Je n'ai pas non plus supporté la naïveté, la crédulité nunuche dans laquelle elle est représentée. On la croirait presque sotte. Sa mère également n'est pas Cassandra Austen née Leigh, c'est Mrs Bennet, avec son souci de l'argent et du bon mariage au point d'en être ridicule, et surtout très chiante. Or c'est faux. Les Austen n'ont jamais roulé sur l'or, mais quand Jane avait 20 ans, ils n'étaient pas dans le besoin. Cette période de sa vie a commencé plus tard, surtout après le décès de son père.

Parlons un peu des acteurs. Anna Hathaway était un choix catastrophique. Elle est américaine, déjà. Et on entend bien quand elle parle qu'elle n'a pas cet accent anglais (que j'apprécie). C'est une très mauvaise actrice. Je l'ai vue dans Alice, c'était un véritable massacre. J'ai cru mourir d'ennui dans Le Diable s'habille en Prada. Et je l'ai détestée en Jane Austen. Elle joue comme si elle était faible, coincée, ce qui tranche beaucoup dans les scènes où on aurait pu reconnaître Jane (le coup du cricket, par exemple, a pu arriver je pense). On ignore à quoi ressemblait exactement l'auteure, mais en tout cas Anne Hathaway était un choix désastreux. Son jeu est fade, sans attrait, ennuyeux. J'ai le film Un jour, mais je veux absolument lire le bouquin d'abord parce que je risque de ne plus vouloir le lire après avoir vu cette actrice pendant deux heures, ça pourrait me dégoûter de l'histoire ! James MacAvoy a fait de très bons rôles, celui-ci n'est pas du tout à son honneur. Nan mais franchement, comparez par exemple avec The Last King of Scotland ou même avec Atonement ! Un mot sur ses cheveux dans le film. Le gel n'avait pas été inventé à l'époque... Cette coiffure "décoiffé par le vent" n'existait certainement pas ! Elle lui va bien, je suis tout à fait d'accord, mais niveau respect de l'époque c'est zéro. J'ai bugué aussi avec les scènes de baisers... Ça ne correspond pas du tout aux réalités conventionnelles de la fin du XVIIIème siècle, et n'oublions pas que le Mr Austen était révérend ! Pas bégueule, mais homme d'Église tout de même ! Sa fille ne se serait jamais comportée ainsi avec un homme qu'elle connaissait depuis peu et auquel elle n'était pas fiancée.

Amusons-nous avec les dates à présent. Tom Lefroy a rencontré Jane Austen aux environs de décembre 1795 et est reparti en janvier 1796, il est ensuite certain qu'ils ne se sont jamais revus (selon Claire Tomalin, et je ne vois pas de raison de douter de ses propos). Cassandra a perdu son fiancé en 1797. Or le film fait concorder les deux évènements. Y'a un hic ou c'est moi ? Pareil avec Eliza de Feuillide (le film n'explique même pas ce qu'elle fait là, on se demande qui c'est, à quoi elle sert...) et Henry Austen, ils se sont mariés en 1797, le film situe ça au même moment que l'aventure Lefroy. Je ne parle même pas de l'impossibilité de la fuite. C'était une honte qu'on ne lui aurait jamais pardonné, et elle était bien trop sensée pour prendre des risques pareils. Je n'ai pas compris non plus pourquoi on voyait beaucoup son frère George, alors que sa famille n'alalit lui rendre visite que très rarement. C'est plutôt le fils d'Eliza qu'il aurait été logique de voir, mais non plus. Je ne comprends vraiment pas les choix scénaristiques de ce film.

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Ensuite, le film sous-entend très clairement que Jane est devenue la grande auteure qu'elle est dans nos esprits aujourd'hui grâce à Tom Lefroy. Je ne suis absolument pas d'accord. Elle écrivait déjà très bien avant de le connaître, il est même probable qu'elle avait déjà fini Elinor and Marianne dans sa première version. Quant à First Impressions, il fut commencé après leur idylle il me semble. Cette rencontre en a donc été l'impulsion, et les premiers émois amoureux ont certainement inspiré l'auteure, mais pas grand chose de plus ! Sans compter qu'elle a ensuite continué sur ce qui deviendra Northanger Abbey, puis elle a arrêté d'écrire pendant de longues années. Donc pour l'influence de Lefroy, on repassera. J'ai bien ri aussi quand Tom Lefroy lui recommande de lire Tom Jones. Elle n'a pas eu besoin de lui pour découvrir cette œuvre de Henry Fielding. Parlons de Lefroy justement. Ce qui est le plus drôle, c'est qu'il est décrit comme ami de Henry (mouais, j'ai pas le souvenir), et comme menant une vie dissolue pendant ses études, puis devenant sage avec l'âge (bah oui, le film précise à la fin qu'il est devenu Lord Chief Justice !). Dans la réalité, il semble plutôt avoir été agréable étant jeune. Il n'a jamais proposé Jane en mariage, même s'il l'avait voulu, trop conscient qu'il ne pouvait épouser une fille sans le sou. Elle en eut l'espoir, sans trop se faire d'illusion non plus. Mais en vieillissant, il devint une vraie pourriture je trouve ! En tant que Chief Justice, il a entrepris de faire persécuter des catholiques. Pas sûr que Jane aurait apprécié, toute protestante qu'elle était. Lefroy a effectivement nommé sa fille aînée Jane. Mais pourquoi, on en sait fichtre rien ! peut-être que son épouse aimait ce prénom. Et il faut dire que la palette disponible était assez réduite, ça peut donc être un parfait hasard, une coïncidence, et c'est ce que je pense. Pour finir (je crois avoir épuisé mon venin pour le moment, mais je n'ai pas tout dit, seulement l'article fait déjà trois plombes, alors j'arrête), je dirais que le film est d'un romantisme fleur bleue écœurant qui ne rend pas du tout hommage aux romans austeniens. Mon chéri a vu plusieurs adaptations avec moi et il a bien aimé, mais alors ce film-là, plus jamais. (Bravo à ceux qui ont tout lu !)

Bande-annonce VOST :

Dimanche 8 avril 2012 à 14:42

Avant de vous parler du dernier film que je suis allée voir, je crois que je vais pousser un petit coup de gueule. Je vois ou j'entends de temps à autres des propos qui m'énervent beaucoup sur le fait d'avoir des enfants ou pas. Je défends les personnes qui n'en veulent pas et qui sont pressées par leur entourage et par la société en général d'en avoir juste pour rentrer dans le moule. J'ai une amie qui est dans ce cas, on en a discuté et je trouve ça tout à fait normal. Elle ne voit pas sa vie avec des enfants, elle n'en a pas besoin pour être heureuse, et si ça lui convient ainsi, c'est parfait. Par contre, les gens qui disent que "ces parents débiles avec leurs chiards sont complètement cons" ou des choses de ce genre, je trouve ça insupportable. Sans vouloir d'enfants, on peut quand même être heureux pour ses proches quand ils annoncent une future naissance, ou quand ils parlent de leurs enfants. En quoi est-ce pire que d'écouter telle personne se plaindre de son boulot ? Bien sûr il y a des parents qui exagèrent et qui sont trop gagas avec leurs gosses, mais ce n'est pas une raison pour être condescendant comme cela ! Chacun ses envies et ses opinions, il faut les respecter, point barre ! Personnellement, j'en veux des enfants, avec l'homme que j'aime, et ça me fait énormément souffrir de devoir attendre d'avoir un boulot stable et tout le reste plutôt que d'attendre qu'on soit prêts. Sans parler de dire des méchancetés sur le fait d'être parent quand des couples ne peuvent pas avoir d'enfants. Est-ce que ces connards se rendent compte de la souffrances de ces personnes ? Bien sûr que non, parce que ce ne sont que des égocentriques de merde. Voilà, c'est dit. J'effacerai peut-être cette partie de l'article plus tard, mais là j'avais vraiment besoin de le dire. Vivement que chéri rentre, je suis vraiment triste sans lui.
Depuis avant-hier je suis à fond dans la série Downton Abbey. Je n'avais vu que les épisodes 1 et 2, là j'ai terminé la saison 1 qui compte 7 épisodes. Il faut que je me réfrène un peu parce que la saison 2 ne compte pas beaucoup plus d'épisodes et que la troisième ne commencera qu'en septembre. Je vous ferai sûrement un article dessus bientôt. Et j'ai commencé L'Aîné, ça se passe mieux qu'avec Eragon.

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My Week with Marilyn, c'est donc un biopic sur Marilyn Monroe, mais le film ne retrace pas toute sa vie, seulement les souvenirs d'elle qu'a gardé Colin Clark, troisième assistant réalisateur sur le tournage de The Prince and the Showgirl. Il est jeune et fait ses débuts dans le monde du cinéma. C'est lui qu'on suit tout au long du film, et on voit Marilyn à travers ses yeux. La vision de la star n'est pas tout à fait objective mais elle est très douce, très intime, très fraîche, parce que Colin va tomber fou amoureux d'elle, comme tant d'autres hommes. Le film ne couvre donc que quelques semaines de la vie de Marilyn.
Premier constat : Michelle Williams est plus jolie que ne l'était Marilyn. En rentrant j'ai comparé les photos des deux femmes et je préfère Michelle Williams. La ressemblance n'est pas aussi frappante qu'entre Jérémie Rénier et Claude François, mais je pense qu'elle a très bien réussi à retranscrire certains aspects de la star, sans essayer toutefois de devenir une copie conforme. On voit son sentiment d'insécurité, d'infériorité même, son besoin d'être aimée et soutenue, son comportement avec un homme qui lui plaît, sa gentillesse, sa douceur, ses changements d'humeur qui la font sauter de la joie pure à la mélancolie et l'apathie.

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Il y a pas mal de personnages puisque tout le film se déroule sur le tournage. Il y a donc le réalisateur et acteur principal, Laurence Olivier (Kenneth Branagh), une autre actrice (Judi Dench), le staff de Marilyn (notamment Dominic Cooper, que j'ai vu dans The Duchess en Charles Grey et dans Sense and Sensibility de la BBC en Mr Willoughby) et Lucy, une costumière, jouée par Emma Watson. C'était très agréable de la voir dans un autre rôle que Hermione Granger, et je trouve qu'elle s'en est très bien tiré, j'ai hâte de la voir dans autre chose encore. En tout cas je maintiens qu'elle est bien plus belle les cheveux longs, j'espère que sa lubie de la coupe garçon va lui passer. Sur le coup j'avais un peu de mal à suivre tous les perso, surtout les hommes qui sont nombreux, mais en fait ce n'est pas important. Mais surtout, j'ai adoré Eddie Redmayne, qui joue Colin Clark. Je l'avais découvert dans Les Piliers de la Terre, et je l'avais beaucoup apprécié. Cette impression s'est confirmée. Je trouve dommage qu'il ne soit pas plus présent au cinéma ou dans les séries. Petit mot sur la musique : Alexandre Desplat ! Décidément il est partout en ce moment. En tout cas, là il n'a pas raté son coup, elle est pas mal.

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Je ne me suis pas du tout ennuyée malgré que je n'apprécie pas vraiment Marilyn Monroe. Elle ne fait pas partie des personnes qui peuvent me fasciner. Je n'ai jamais vu un des films où elle a joué, je vais essayer de regarder au moins Some like it hot, Gentlemen prefer blondes et The Prince and the Showgirl. C'est un bon film, pas larmoyant, pour ma part j'ai plutôt trouvé qu'il était positif. Les scènes où Marilyn est heureuse sont très joyeuses et suffisent à effacer les scènes plus tristes. Avoir choisi de ne montrer qu'un instantané de l'actrice permet d'éviter le côté tragique de la vie de l'actrice puisque l'action se situe 5 ans avant sa mort si je me souviens bien. Bref, je le conseille !

Fiche :
My Week With Marilyn de Simon Curtis
Sorti en France le 4 avril 2012
Avec notamment Eddie Redmayne, Michelle Williams, Kenneth Branagh, Judi Dench, Emma Watson
Musique de Alexandre Desplat

Bande-annonce :

Mardi 20 mars 2012 à 17:30

Bien le bonjour ! Avec cette entrée en matière, vous allez croire que je suis toute guillerette ou un truc du genre, mais en fait je suis pas mal dans les choux. Je suis toujours malade : la toux a amené avec elle ses copains glaires et nez-qui-coule. Je dors à peine la nuit, entre ça, bébé chat qui miaule dès que je tousse parce qu'il se dit "hey, si elle tousse, c'est qu'elle ne dort pas, donc elle devrait s'occuper de moi !" et le gosse du dessus qui chiale et hurle à partir de 6h. Donc je suis fatiguée, ce qui n'aide jamais beaucoup. La semaine prochaine ce sont les DS, donc je devrais être en train de bosser assidûment, mais à la place je vous fais un article en attendant d'aller chez le médecin. Je m'étais dit que je n'irai pas, ce n'est qu'une crève après tout, ça te fait chier une semaine et puis ça passe. Sauf qu'à la crève s'est ajouté un truc totalement inédit pour moi. Je ne sais même pas ce que c'est. Une sorte de conjonctivite peut-être, mais je ne pense pas, parce qu'on dit toujours que c'est hyper contagieux et que donc si j'avais ça je l'aurai au moins refilé à chéri. Mais j'ai les yeux très rouges, une sorte de gêne à la vue et je vous passe les autres détails qui deviennent vraiment peu ragoûtants. J'espère que la dame ne va pas me dire que je dois absolument aller chez un ophtalmo', parce que sinon je vais devoir me battre au téléphone pour obtenir un rendez-vous rapidement, ou aller à l'hôpital. Non non non non non. Je peux vous dire aussi que j'avance bien dans mes deux bouquins (j'ai mis Les Piliers de la terre entre parenthèses, je ne sais vraiment pas quand je pourrai reprendre ce pavé, si excellent soit-il !), ce qui me fait très plaisir même si ni l'un ni l'autre ne sont ce que j'attendais. Je vous en reparlerai quand j'aurai fini.

http://media.rtl2.fr/online/image/2012/0313/7745378604_cloclo.jpgPour causer d'autre chose et parce que je l'ai vu hier, parlons de Cloclo. Après La Dame de fer (qui n'était pas si mal, roh, c'est juste que j'en espérais bien plus !), je n'étais plus très motivée pour voir un autre biopic, genre qui pullule en ce moment d'ailleurs. Mais en fait, je suis très contente d'y être allée. Voilà un bon biopic, qui plaira indépendamment de ce qu'on pense de Claude François et de sa musique (moi je ne connaissais pas le bonhomme et j'aime bien sa musique, mais chéri n'aime ni l'un ni l'autre). Le film est bien tourné, les acteurs sont très convaincants et si Jérémie Renier ressemble énormément au défunt chanteur, les autres acteurs et surtout actrices ne sont pas en reste. Je pense notamment à la mère de ses enfants, Isabelle, et à France Gall, qu'on reconnaît facilement. J'ai appris plein de choses sur cet homme, et vu que dans l'ensemble ce n'est pas très positif, et vu ce que j'ai lu sur le film et vu d'interviews dessus, je pense que le film est très objectif. On n'a pas un panégyrique de Claude François, ni une attaque personnelle (de toute façon ses enfants et des Claudettes étaient associés au film, impossible de le descendre irraisonnablement !). On voit juste l'homme, son sens du spectacle, des affaires, de la famille, ses tendances colérique, possessive, un peu paranoïaque et mégalo aussi. Tout ça, depuis son enfance près du Canal de Suez, jusqu'à sa mort le 11 mars 1978. On ne reconnaît pas du tout Benoît Magimel dans son imprésario, son jeu est vraiment excellent. Bon et puis faut le dire, avec les chansons de Cloclo soutenant les plus grands moments de sa vie, ça pète pas mal ! Je dois bientôt y aller et puis de toute façon je n'ai pas grand-chose de plus à en dire, allez le voir et faites-vous votre avis ! Mes seules critiques négatives seraient que la musique composée pour le film n'est pas utile (et puis c'est quoi cette tendance à nous mettre Alexandre Desplat partout ?) et que le film est un tantinet trop long. Deux heures et demi ça finit par être beaucoup, surtout quand on a besoin d'aller aux toilettes !

Fiche :
Cloclo, de Florent Emilio-Siri
Sorti en France le 14 mars 2012
Avec notamment Jérémie Renier, Benoît Magimel
Musique de Alexandre Desplat

Bande-annonce :

Jeudi 15 mars 2012 à 14:27

Avant de me lancer brièvement dans la critique de La Dame de fer que j'ai vu la semaine dernière, je vais vous parler d'un article de journal que j'ai lu aujourd'hui et qui parlait de la bibliothérapie. J'avais déjà vu que cette "discipline" commence à fleurir en France, en particulier à Paris, après son importation des États-Unis et de Grande-Bretagne. Ça consiste en gros à aller voir un bibliothérapeute à qui vous parlez de vos problème (baisse de moral, déprime passagère...) et qui vous "prescrira" un certain nombre de livres. A une séance ultérieure, vous parlerez de l'effet qu'ont eu ces lectures sur votre mental. Le but est bien évidemment de se soigner par des lectures qui nous touchent. Et je me suis dit : il leur a fallu tout ce temps pour s'en rendre compte et en faire une discipline ?? C'est un remède que j'utilise depuis que j'ai commencé à lire pour la première fois ! D'ailleurs, dès que je passe un long moment sans lire, je deviens triste et morose. Ce qui m'a embêté avec cet article aussi, c'est que ça faisait très "bobo", genre il faut absolument donner ans les lectures prescrite un essai de psychologie ou de philosophie. Je crois que les romans touchent bien plus facilement les gens. Les spécialistes interviewés dans l'article ne parlaient pas non plus des préférences des gens. Parmi toutes ces personnes, il y en a qui lisent sûrement déjà, ne vaut-il pas mieux leur prescrire des livres qui correspondent à leurs goûts ? Je ne sais pas, je ne me suis pas assez renseignée et pis la bibliothérapie n'en est encore qu'à ses balbutiements. Mais franchement, ils en parlaient comme d'une révolution, alors que c'est évident, en particulier sur la toile avec tous les forums et blogs de lecteurs.

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http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/LADAMEDEFER120x160.jpgLa Dame de fer, je voulais le voir, je ne sais même pas pourquoi. Parce que le seul film que j'ai vu avec Meryl Streep était un désastre ? Peut-être. J'adore ABBA, mais Mamma mia ce n'est vraiment pas passé. Puis après qu'elle ait reçu (encore) un Oscar, je me suis dit c'est l'occasion où jamais. Je crois que le film est "mal tombé", parce que je l'ai vu juste après Extrêmement fort et incroyablement près, qui m'a vraiment beaucoup marqué. A côté, La Dame de fer avait l'air un peu palotte. Les Britanniques me fascinent pas mal, pourtant je n'ai pas particulièrement accroché. Je me suis dit "personne ne devrait finir comme ça" en voyant cette femme devenir sénile, avec ses hallucinations, son Alzeihmer. Dans l'ensemble tous les acteurs jouaient bien, au niveau du contexte politique je pense que c'est assez fidèle même si je ne m'y connais pas assez bien pour l'affirmer. Ce qui m'a dérangée, c'est que je n'ai pas trouvé que la performance de Meryl Streep valait un Oscar. On dispose de beaucoup, beaucoup de documents sur Margaret Thatcher, et notamment des vidéos. Il est facile de la copier, la mimer. Il n'y a donc pas grand mérite à l'interpréter. Son caractère est facilement cernable, où en tout cas on le voit comme tel dans le film. Je n'ai pas non plus apprécié comment était édulcoré ses relations personnelles. Une seule fois son mari s'emporte contre elle, en disant qu'elle est trop ambitieuse. Pour moi, les relations familiales devaient être bien moins au beau fixe. D'ailleurs, le film nous dit que son fils vit en Afrique du Sud avec sa femme et ses enfants. Pourquoi ? Y'a-t-il eu une dispute, quelque chose de particulier qui ait justifié ce départ ? Je crois que ce dont ce film souffre, c'est du moment où il a été fait. La dame est encore en vie, et quand elle mourra, il faudra "respecter sa mémoire" pendant un long moment, au détriment d'une vérité plus crue. Bref, vous l'aurez compris, une petite déception quand même ! Je ne le déconseille pas, j'ai juste trouvé que ce n'était pas passionnant. J'ai bien aimé tomber sur le professeur Slughorn (Harry Potter) et Ser Jorah Mormont (Game of Thrones) par contre, en mari et père de Mme Thatcher. J'aime bien voir des acteurs qu'on ne voit pas souvent et faire le rapprochement avec d'autres de leurs rôles.

Fiche :
The Iron Lady de Phyllida Lloyd
Sorti en France le 15 février 2012
Avec notamment Meryl Streep, Jim Broadbent
Musique de Thomas Newman

Bande-annonce :

Vendredi 20 janvier 2012 à 13:01

Je vous l'annonce, mes amis, là c'est vraiment la Crise. Le département de la justice américain a fermé le site Megaupload. Mais comment va-t-on survivre ?? C'est vrai, le téléchargement illégal c'est pas bien et tout ça, mais par ce site on pouvait trouver des trucs qu'il est juste impossible d'acheter en France ! Des trucs sur lesquels il n'y avait pas forcément de droits d'auteurs et tout ça, bref de la culture qu'on ne pouvait avoir autrement. Ça ne va pas être simple sans lui... Mais de nouveaux sites naîtront, je ne pense pas que ça suffira pour réellement mettre un frein au téléchargement. Enfin, il doit être fiers d'eux les Ricains ! En parlant de ricains, hier soir je suis allée voir J. Edgar.

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J'avais forcément un très bon a priori sur ce film : Clint Eastwood fait des films magnifiques (il m'en reste plein à voir...), j'aime beaucoup DiCaprio et je trouve Naomi Watts adorable. Le film se situe peu avant la mort du directeur du FBI, son créateur aussi, J. Edgar Hoover. Il a pris un nègre pour écrire son histoire, de ses débuts au Bureau d'Investigation jusqu'à présent. Entouré de Miss Gandy et de Clyde Tolson, il en fera le FBI, respecté de tous. Le film saute du présent au passé et d'une affaire criminelle à une autre constamment, les présidents changent sans cesse (il en a vu passer six quand même), et pour quelqu'un comme moi qui connait mal l'histoire des Etats-Unis et ses grands bandits, j'ai dû me concentrer pour suivre.

Je ne suis pas déçue du tout, j'avais entendu dire que Hoover était un personnage controversé, je ne m'attendais donc pas à l'apprécier. En revanche, j'ai éprouvé beaucoup de tendresse pour Miss Gandy et Clyde. Tous deux restent aux côtés d'Edgar, peu importe qu'il les traite mal ou qu'il soit en tort, et il ne s'en rend pas assez compte. La performance de Leonardo DiCaprio est tout bonnement incroyable. J'ai été très perturbée par ses lentilles de couleur marron, il a des yeux bleus tellement magnifiques d'habitude ! Il a vraiment su faire véhiculer toute l'ambiguïté du personnage, et avec la mise en scène de Clint Eastwood, on devine entre les images les problèmes inavoués : une mère trop exigeante, la peur de n'être pas respecté, le besoin d'être admiré, et cette homosexualité dont on ignore au juste si elle exista ou non. D'ailleurs, je trouve vraiment très idiot que certains critiques américains soient durs envers ce film uniquement parce que le réalisateur a pris le parti des historiens qui pensent que Hoover et Tolson furent effectivement amants. D'abord parce que le film le suggère plus qu'autre chose. On comprend qu'ils s'aiment, mais aussi qu'ils refusent de se livrer à cet amour. Il n'y a aucune scène crue ou je ne sais quoi... J'imagine que dans leur conception du monde, le directeur du FBI ne peut pas être "de la jaquette". Bref.

Malgré ses deux heures et quart, le film ne m'a pas semblé long. Je cherchais où Clint Eastwood voulait en venir, et on peut le comprendre à la fin. Il amène tout avec beaucoup de délicatesse, pas de scènes choquantes, pas d'émotions dures, tout est expliqué en douceur. De ses films, ce n'est pas mon préféré, mais vraiment j'applaudis des deux mains et des deux pieds la prestation des trois acteurs principaux et surtout de DiCaprio, qui le mérite son Oscar. Je vais me fiche en boule s'il ne l'a pas ! (à mon avis il le méritait déjà au moment de Titanic, comme Kate Winslet, mais ça ce n'est qu'un avis tout à fait personnel) Il mérite d'être récompensé pour toute sa carrière et en particulier pour ce rôle. Comme d'habitude avec Clint Eastwood, je suis contente. Juste un mot sur la musique : elle colle au film, pas de dissonances ou autre, mais elle n'est pas de celle dont on se souviendra, comme souvent dans ses films. Mais bon, on lui pardonne à Clint, c'est lui qui la compose. Il sait tout faire cet homme-là !

Fiche :
J. Edgar, de Clint Eastwood
Sorti en France le 11 janvier 2012
Avec notamment Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie hammer, Judi Dench
Musique de Clint Eastwood

Bande-annonce :





Vale.

Dimanche 6 novembre 2011 à 22:34

Vous connaissez peut-être (sûrement) les cinémas UGC. Eh bien, ils font plusieurs choses bien ces cinémas : ils proposent un abonnement à des cartes illimitées, seul ou à deux, et qui sont très vite rentables en plus, même si comme moi on paye normalement le tarif étudiant (qui est BEAUCOUP moins cher que le tarif plein...) ET ils font le label des spectateurs UGC. C'est-à-dire qu'ils invitent des gens à venir voir un film dont le titre est gardé secret (pour éviter les a priori) qui sortira plusieurs semaines après. a la fin du film, il faut rendre un questionnaire retraçant nos impressions. J'ai essayé ça pour la première fois la semaine dernière. On avait un peu peur de tomber sur un truc pas terrible, mais on a vite compris de quel film il s'agissait puisqu'on voulait le voir dès qu'on a appris qu'il allait sortir :  The Lady, de Luc Besson, avec Michelle Yeoh (Aung San Suu Kyi) et David Thewlis (Michael Aris).

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Thelady2.jpg
[L'affiche du film. Les décors sont splendides, on en prend plein les yeux dès la première minute.]

Allez, je vous fais quand même un petit synopsis : ce film retrace la vie de Aung San Suu Kyi, une femme d'origine birmane dont le père a été assassiné alors qu'il venait juste de parvenir à mettre à bas une dictature abominable. Ses meurtriers mettent en place une nouvelle dictature, reposant sur des généraux impitoyables et inhumains. Devenue adulte, elle revient en Birmanie en 1988 pour rester au chevet de sa mère mourante et voit où en est arrivé son pays pendant qu'elle était au Royaume-Uni, avec son mari Michael Aris et leurs fils, Alexander et Kim. Le film retrace sa vie personnelle et son combat politique jusqu'à nos jours.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/TheLady.jpg[Emprisonnée dans sa propre maison durant des années, Aung San Suu Kyi s'occupe en regroupant ses études, notamment sur des philosophes comme Gandhi.]

C'était tout simplement sublime. Les acteurs sont d'une justesse irréprochable, la réalisation est parfaite. Je retrouve le Luc Besson que j'aime, celui de Léon, du Grand Bleu. Je doutais quelque peu de lui depuis Arthur et les Minimoys (j'avais beaucoup aimé les livres, mais les films ne m'avaient pas beaucoup plu), mais là il m'a scotchée. Le film a de nombreux mérites : il est émouvant sans tomber dans le pathétique ou le larmoyant, il est tellement vrai, il permet d'apporter son soutien à cette femme extraordinaire qui m'a semblé être très bien dépeinte par la fantastique Michelle Yeoh (qui m'avait déjà subjuguée dans Mémoires d'une geisha) et il permet de mieux faire connaître la situation de ce pays à part sur la scène internationale. Ce n'est pas la même chose que de se plaindre de nos politiques. On est remis à notre place, l'échelle des valeurs retrouve un sens.
Si le film vous intéresse, je vous invite à cliquer ici pour voir l'interview réalisée par Allociné.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/MichelleyeohetLucBesson.jpg [C'est Michelle Yeoh qui, après avoir lu le script, a décidé de produire le film. En demandant une aide financière à Luc Besson, s'attendait-elle à ce qu'il propose carrément d'en être le metteur en scène ?]
 
Un excellent film à montrer à tous, mais à éviter en période de grosse déprime. Personnellement, j'ai pleuré à en avoir la migraine. Je ne sais pas s'il a eu le label des spectateurs UGC puisqu'il ne sortira que le 30 novembre. En tout cas je suis heureuse d'avoir eu la chance de le voir ainsi en avant-avant-première !

Et la bande-annonce :



La petite fiche de récap' :

The Lady
, de Luc Besson
Sorti le 30 novembre 2011 en France
Avec notamment Michelle Yeoh et David Thewlis
Musique d'Eric Serra

Vale.

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