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Qu'il est bon d'être futile !

Vendredi 15 février 2013 à 18:34

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Enfin un article ! J'en ai plein à faire (notamment un pour mon inscription au challenge austenien d'Alice), j'espère rattraper ce week-end. J’ai lu Les contes de crimes dans le cadre de la LC du club de lecture pour février. C’est mon amie Dawn qui l’avait proposé. C’est un recueil de contes/nouvelles (difficile de décider entre les deux pour moi) de Pierre Dubois qui reprend des contes, notamment des frères Grimm, mais on a aussi du James Matthew Barrie et du Perrault, et qui mélange tout ça avec du policier, à la limite du thriller parfois. A chaque début de conte, l’auteur nous met un petit extrait du conte original, ce qui était très sympa. Dans chaque nouvelle, on est frappé par le style de l'auteur, plein de mots et de phases tarabiscotées qui ne m'ont cependant pas dérangée. Quand je ne suivais plus son délire, je laissais couler, et pour le reste je suis habituée à lire des styles assez lourds, ça ne m'a donc pas dérangée !
 
La Belle au bois dormant : C’est cette nouvelle qui ouvre le recueil, sur un conte célébrissime de Perrault. Ici pas de prince et de princesse mais un couple tout ce qu’il y a de plus banal. Monsieur s’ennuie et pour occuper Madame – et pour qu’elle lui fiche la paix – il l’emmène fréquemment à la fête foraine. Une idée machiavélique lui vient alors à l’esprit… Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette histoire nous met dans l’ambiance du recueil ! J’attendais vraiment de savoir la fin, et sur les dernières pages je lisais beaucoup plus vite (ça vaut pour tous les contes ça). Je pressentais un peu la chute, mais sans l’avoir complètement cernée. J’ai bien aimé cette première histoire.
 
Riquet à la Houppe : Encore du Perrault, avec un conte moins connu que le précédent. Nous avons bien un Riquet, qui naît à une bosse de chair au lieu d’une houppe de cheveux roux. Il y a aussi une princesse dont il est amoureux, mais elle en aime un autre, un prince de pacotille. Alors, Riquet finira-t-il avec la Belle ? Cette histoire est l’une des plus longues du recueil. La tension monte quasi-imperceptiblement au début, et explose à la fin. Là aussi, j’avais deviné quelques éléments de la chute, mais il y en a un qui m’a vraiment surprise ! J’ai beaucoup aimé celle-ci.
 
Cendrillon : Conte ultra-connu là aussi. Le début est vraiment un copier-coller de l’original, avec la « Cucendron », toute sale à force de travailler pour son affreuse belle-mère et ses horribles belles-sœurs, le côté pervers en plus. Après, ça se barre en cacahuète, notamment avec la marraine-fée et le Prince… Je n’ai pas beaucoup aimé celui-là, mais il a le mérite d’introduire C. Marmaduke Perthwee, détective des contes !
 
Le conte de l’amandier : Alors apparemment, c’est à la base un conte des Grimm, mais lequel… « Le conte du genévrier » je crois, mais je n’ai pas encore eu le temps de le lire pour voir si c’est bien celui-là. Nous suivons un nouveau couple, composée d’une Française et d’un Anglais. Madame s’ennuie profondément et se trouve très en colère contre son mari qui passe tout son temps dans son jardin à bichonner son amandier. Elle aussi va construire un plan très fourbe… Cette histoire-ci est assez développée et se passe entre France et Angleterre. Suivre cette dame était agréable, mais la fin était très facile à deviner, l’histoire n’est pas vraiment originale.
 
Rapunzel : Conte de Grimm que j’aime beaucoup tant dans sa VO que dans sa récente adaptation Disney, Raiponce ici prend un sacré lifting. C’est presque dommage que la nouvelle soit intitulée ainsi, parce que ça donne la clé de l’énigme, du meurtre mystérieux survenu dans une tour close… Mais ici, on découvre plus avant Marmaduke Perthwee et son associé joueur de cornemuse, Roger Ackroyd. Ils m’ont bien plu ces deux-là, ils m’ont fait rire, mais je n’ai pas beaucoup aimé la fin, que j’ai trouvé un peu facile.
 
Barbe de Grive : Conte complètement inconnu au bataillon, mais c’est du Grimm ! Il faut que je le cherche aussi. Nous suivons une jeune femme vénale et sotte, qui se marie sous la contrainte de son père, mais lorgne bientôt sur les possessions de celui qu’elle a méchamment surnommé « Barbe de Grive ». Cette nouvelle-ci a été difficile à lire, parce qu’il y a un passage très gore (pour moi en tout cas). Par contre, là aussi la fin se devinait assez facilement.
 
Peter Pan : Le voilà James Matthew Barrie ! Nous voici dans le Londres sale de la fin du XIXème siècle, lorsque Jack l’Eventreur fait rage… Marmaduke Perthwee est sur l’affaire, avec Ackroyd bien sûr ! Là aussi, avoir choisi de donner ce titre donne un peu trop d’information sur la résolution du mystère. Je pense que Pierre Dubois a dû faire beaucoup de recherches sur l’affaire de Jack l’Eventreur, car on a beaucoup de détails qui ne m’ont pas mise à l’aise du toute ! J’étais toute seule quand j’ai lu cette nouvelle, et je ne faisais pas la fière, et la fin m’a étonnée ! Je l’ai trouvée très bien cette histoire-là.
 
Petite table couvre-toi : Un homme désespéré raconte à un commissaire de police l’affreuse découverte qu’il a faite en rentrant chez lui… Ce qui m’a plu dans cette histoire, c’est la narration entièrement à la première personne qui nous emmène dans une fausse direction, mais aussi le fait qu’on n’ait pas vraiment de fin ! On ne sait pas au final ce qu’il s’est passé…
 
Le Petite Chaperon rouge : Un homme vient de se faire virer de chez lui et roule sans savoir quoi faire, quand il voit au bord de la route le Petit Chaperon rouge. J’ai vu venir la fin de très loin, et en même temps cette histoire m’a mise très mal à l’aise. Un Perrault revisité et retourné. Un peu creepy quand même.
 
Blanche-Neige : C. Marmaduke Perthwee est à son club un peu particulier et à la demande générale commence à raconter l’une des enquêtes sur laquelle il a travaillé : l’affaire « Blanche-Neige ». Qui était donc le meurtrier de ces petites filles retrouvées mortes avec une pomme empoisonnée à la bouche ? Là aussi, c’est surtout le personnage de Marmaduke que j’ai apprécié, et j’ai regretté qu’Ackroyd ne soit pas plus présent. On ne se demande pas vraiment qui, mais plutôt pourquoi, et la solution m’a au final un peu déçue. C’était tout de même une petite histoire agréable.

J'ai apprécié le recueil, plus que la majorité des gens du club en tout cas, et je en cracherai pas sur Comptines assassines, autre recueil de l'auteur sur le même principe apposé aux comptines ! Vous connaissiez cet auteur et ses livres ?
 
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Par Se1ena le Samedi 16 février 2013 à 15:55
Je ne connaissais pas, mais j'adore les contes remaniés!
Par Catherine La culture le Mardi 19 février 2013 à 0:20
Je ne connaissais pas ! Merci pour cet intéressant recueil dans le challenge Des contes à rendre !
 

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