sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Mercredi 2 octobre 2013 à 17:31

La dernière réunion du club de lecture a vu triompher mon amie Dawn et le livre qu’elle a proposé, Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson. Ça tombait super bien vu que j’avais envie de le lire depuis longtemps. D’ailleurs, je l’ai offert mais je n’avais pas eu l’occasion de l’emprunter pour le lire.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/81h0BjHYpjLSL1500.jpg
Allan Karlson va avoir cent ans. Une fête est même prévue à la maison de retraite, avec Sœur Alice et l’adjoint au maire, et même quelques journalistes. Mais voilà, Allan n’est pas un vieux grabataire. Il a toute sa tête et la perspective de passer son anniversaire avec des séniles et des imbéciles n’est pas pour lui plaire. Alors il prend la tangente et s’échappe par la fenêtre de sa chambre. Il se dirige vers la gare et attend un bus en partance de loin d’ici, quand un jeune voyou lui demande de lui garder sa valise pendant qu’il se rend aux toilettes. Le bus arrive justement quand l’autre est occupé et Allan prend le bus avec la valise, plus ou moins volée. Commence alors une course-poursuite pour retrouver Allan, par les voyous mais aussi par la police.
 
Le ton est donné dès le début : un sacré pragmatisme et une bonne dose de cynisme, voire d’humour noir qui servent un périple loufoque. Le livre débute en 2005, jour du centième anniversaire d’Allan, mais nous fait aussi voyager dans le temps, à travers les aventures rocambolesques du personnage principal. Il est très sympathique, cet Allan. Son dégoût pour la politique fait tout à fait écho en moi (non pas que je n’aie pas d’opinion ni de valeurs, mais ça me saoule tellement…). Sa philosophie de vie lui a permis de tout traverser sans se prendre la tête. Certains autres personnages sont également sympathiques et le tout fait bien souvent sourire, voire rire. L’écriture de Jonas Jonasson est très entraînante et les 500 pages passent réellement vite. C’était une bonne lecture de détente, facile à lire n’importe où (j’en ai lu beaucoup dans le métro ou en salle d’attente) et qui fait penser à autre chose. J’ai apprécié les références nombreuses et parfois complètement folles, ainsi que l’imagination de l’auteur, qui semble avoir pris sacrément son pied en écrivant ce roman.
 
J’ai tout de même quelques points négatifs à soulever. Rien de grave, mais ce sont les raisons pour lesquelles j’ai apprécié la lecture sans l’adorer. D’abord, certaines péripéties sont vraiment trop « grosses », et de la même façon certains persos sont vraiment incroyables, au sens propre du terme. On n’y croit pas, c’est exagéré, et parfois ça me gênait un peu. Quand j’ai vu la direction que prenait le livre (côté passé d’Allan), j’espérais apprendre des choses. Mais en fait, non, car à faire de la surenchère, rien n’est développé. Chaque lieu et chaque personnage historique sont survolés. A un moment, j’ai bondi, me disant « je ne savais pas qu’il avait un frère comme ça ! » et en fait c’est parce qu’il n’en avait pas (je ne dis pas de qui je parle volontairement, hein). C’était une bonne idée, mais ça m’a refroidie que ce soit faux. Je pense que le livre aurait été meilleur s’il y avait moins de retournements de situation hautement improbables et autres trucs du genre, pour laisser plus de place à des développements sur les personnages secondaires, par exemple. Certains dialogues sont vraiment savoureux aussi, et plus dans la même veine, ça aurait été chouette.
 
"Il tourna la tête, jeta un dernier regard à la maison de retraite, dont il pensait, il n’y a pas si longtemps encore, qu’elle serait sa dernière demeure sur terre. Tant pis, il pourrait toujours mourir ailleurs plus tard."
 
"Et voilà, dit Allan e regardant le soldat chinois sans connaissance à ses pieds. Ça t’apprendra à faire un concours de boisson avec un Suédois alors que tu n’es ni finlandais ni russe."
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/clipboard01.jpg
 

Choses � dire

Dire quelque chose

Par dasola le Vendredi 11 octobre 2013 à 0:03
Bonsoir, j'ai trouvé ce roman "Le vieux qui..." assez savoureux. L'histoire est complétement invraisemblable mais quelle verve dans l'écriture. C'est le genre de roman qu'on lit d'une traite. J'attends avec intérêt le roman suivant de cet écrivain qui doit paraître sous peu. Bonne soirée.
 

Dire quelque chose









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/trackback/3251765

 

<< Je l'ai dit après... | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ... Et ça je l'ai dit avant. >>

Créer un podcast