sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Mardi 29 avril 2014 à 18:56

J’ai lu Graceling l’année dernière, premier roman de Kristin Cashore que m’avait très gentiment offert Cassie. Sans être extraordinaire, ce livre m’avait fait passer un bon moment. J’ai donc voulu continuer avec Rouge, son deuxième roman, qui n’est ni une suite ni un prequel à Graceling, mais qui n’est pas sans lien. Néanmoins, je pense que vous n’êtes pas obligés de commencer par Graceling, cette série peut se lire dans le désordre.
 
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Rouge est un monstre humain femelle. Les monstres animaux sont très courants au pays de Dells : des ours violets, léopards bleus, moustiques fuchsia… Mais Rouge est unique, et sa nature même en fait un objet de fascination et de convoitise, tant pour les humains que pour les monstres. Elle a une chevelure flamboyante dont elle tire son nom (« feu » en anglais) et le pouvoir de contrôler les esprits. Le royaume de Dells est au bord de la guerre, deux seigneurs s’étant plus ou moins officiellement rebellés contre le roi. Rouge a toujours vécu dans une région reculée, à l’écart, mais la situation va nécessiter qu’elle s’implique.
 
J’ai enfin réussi à « qualifier » les romans de Kristin Cashore et à comprendre pourquoi l’auteure, volontairement comme elle l’explique dans une note après Graceling, ne va pas très loin dans la description de son monde. A mon avis, ses romans sont essentiellement des histoires d’amour s’approchant des romances et la fantasy est un prétexte pour écrire des histoires différentes. Ça me fait un peu penser à la série de Maria V. Snyder Les Portes du Secret, mais pour le coup j’apprécie vraiment les livres de Kristin Cashore alors que je n’avais pas trop apprécié la trilogie de Maria V. Snyder. Dans ce cadre, inutile de créer tout un univers détaillé et cohérent, il suffit que le lecteur en comprenne les enjeux tout en s’identifiant aux personnages.
 
Il n’en demeure pas moins que cette auteure a de bonnes idées et crée des protagonistes attachants. J’avais beaucoup apprécié Katsa et Po et l’idée des gracelings me plaît toujours beaucoup. On ne voit en fait qu’un seul graceling, qui ouvre d’ailleurs le roman avec le prologue. Il s’agit de Leck, ce nom ne vous est pas inconnu si vous avez lu le premier livre. Ce roman se concentre davantage sur les caractéristiques des monstres et sur l’histoire personnelle de Rouge, seule représentante humaine des monstres depuis la mort de son père Cansrel. La quatrième de couverture peut paraître complètement ridicule (évitez de la lire autant que possible) et ne donne pas envie, mais le thème est bien traité par l’auteure. La beauté irréelle, surhumaine de Rouge est une source de problèmes sans fin et on en vient rapidement à se mettre du côté de Rouge, à la comprendre et à la plaindre.
 
Il y a assez peu de rebondissements et ils sont généralement très imbriqués les uns dans les autres. Pourtant, on dit « je n’ai pas vu le film passer », eh bien là je n’ai pas vu le livre passer. Les pages se tournent vite, sans effort, grâce à un style fluide et l’envie de connaître tous les tenants et aboutissants de cette histoire. Les personnages secondaires sont assez nombreux et tous ou persque sont mis en lumière à un moment donné, car leur chemin croise celui de Rouge et leur histoire permet d’éclairer certains aspects de la situation. Parmi les plus importants, je peux citer Archer, que je n’ai pas trop aimé, ses défauts étant plutôt rédhibitoires pour moi ; Brocker et Roen, de la génération précédente et qui nous apprennent les évènements importants des années passées ; Nash, Clara, Garan et surtout Brigan, de la famille royale, chacun avec un positionnement différent vis-à-vis de Rouge ; Musa et Mila, les gardes féminines de Rouge ; et Hana, la petite fille pleine de vie. J’ai l’impression que Kristin Cashore aime la parité dans ses romans. Son monde, quoique plutôt médiéval, fait la part belle aux femmes, qui ont souvent les moyens et les opportunités de faire face aux hommes. C’est agréable de trouver cet aspect un peu moderne dans ce type de roman.
 
Il me reste Bitterblue à lire, qui se passe dans le même univers et où l’on retrouve pour sûr certains personnages de Graceling, et de Rouge j’espère aussi ! il va donc atterrir dans ma PAL bientôt, car même si les livres de Kristin Cashore sont loin de figurer au Panthéon des romans de fantasy, je prends un plaisir véritable à les lire.
 

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Par Matilda - Caprices le Mercredi 30 avril 2014 à 14:39
J'ai beaucoup plus aimé Fire que Graceling pour le coup :) Et même si ses univers ne sont pas hyper développé, je trouve ça quand même plus intéressant et cohérent que ceux de Maria V. Snyder (dans la série des Poison par exemple). Bitterblue est aussi top je trouve, peut-être même encore plus parce que les problématiques développées sont intéressantes. Et je suis d'accord avec toi c'est cool cette part belle faites aux femmes et puis tant qu'à faire quand on créé un univers on peut très bien choisir de ne pas nous coller du sexisme à toutes les pages.
Par Demoiselle-Coquelicote le Mercredi 30 avril 2014 à 18:29
Je pense que j'ai plus aimé Graceling, mais vraiment ça se joue à peu de choses ^^ C'est de cette série-là de Maria V. Snyder que je parle, je crois que c'était le premier titre donné par les éditions Harlequin. En même temps j'avais vraiment eu du mal avec cette série parce que j'avais dû me farcir les trois tomes à la suite alors que j'avais pas envie x)
 

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