sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Mardi 10 juin 2014 à 19:08

Il y a quelques mois, j’avais entendu parler de l’adaptation en manga du Protectorat de l’ombrelle. La couverture, assez japonisante (je n'ai rien contre le Japon, au contraire, mais ça ne me semblait pas vraiment correspondre à l'esprit de la série), ne m’avait pas donné envie d’y jeter un œil. Mais le week-end dernier, je suis tombée dessus à Cultura et par curiosité j’ai feuilleté le début... pour aussitôt le caler sur mon bras avec la pile de livres qui s’y trouvait déjà.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Sansame.jpg
Petit rappel du pitch : Alexia Tarabotti, jeune femme non mariée et bas-bleu, est une paranaturelle : dès qu’elle entre en contact avec un surnaturel (vampire ou loup-garou), celui-ci « redevient » humain, le temps que dure ce contact. Après avoir été obligée de tuer un vampire fort mal élevé au cours d’une soirée mondaine, Alexia n’a d’autre choix que de travailler avec le BUR (Bureau des surnaturels) pour comprendre ce qu’il se passe dans le monde nocturne, quitte à se coltiner l’insupportable Lord Maccon.
 
Ce qui m’a immédiatement fait acheter ce manga, c’est que j’ai retrouvé, dès les premières pages, l’humour de Gail Carriger. Les dialogues, déjà, saisissent tout son mordant, mais en plus le dessinateur, REM, a su par son coup de crayon l’accentuer. Contrairement à la couverture qui me laissait présager un style auquel je n’adhérerais pas complètement, l’intérieur m’a très vite convaincue. Les dessins sont très jolis, et savent aller à l’essentiel tout en fournissant des détails. On identifie bien les différents personnages et globalement je les trouve très réussis, à part peut-être le professeur Lyall, à voir avec les prochains tomes. Évidemment (pour moi), j’ai adoré les passages avec Lord Akeldama. On a à peine vu Biffy, mais il me plaît déjà beaucoup et j’ai vraiment hâte de le voir davantage (mais j’ai peur qu’on n’arrive pas jusque là vu que REM n’a adapté que les trois premiers tomes de la saga, à quand la suiiiiiiiiiiiiite ?).
 
Si ce tome est très drôle et m’a fait rire à de nombreuses reprises, je dois dire que les passages au club Hypocras ont quand même réussi à me donner des frissons ! L’ambiance et la folie de ses « scientifiques » sont très bien rendue. Certes, les nombreuses explications – passionnantes – de Gail Carriger sur son univers victorien steampunk sont réduites au profit des scènes d’action et de la relation entre Alexia et Conall. Cela n’empêche pas que le dessinateur a réussi à recréer une ambiance très proche de celle des romans d’origine, que c’était un plaisir à lire et que le message de fond de ce premier tome passe comme une lettre à la poste. J’ai même été émue comme tout à la fin. J’ajoute aussi que mon chéri l’a dévoré, et qu’aussitôt fini, il m’a demandé : « il est sorti le tome 2 ? » (achat prévu la semaine prochaine, je l'ai commandé...)
 
Bref, cette adaptation en manga de la première série de Gail Carriger est à mon sens une vraie réussite. Je ne regrette pas du tout son prix, qui au départ me rebutait un peu (près de 13€). Je me plaignais d’avoir terminé la saga et d’avoir quitté l’histoire et les personnages (surtout mon Akeldama chéri), et voilà qu’ils revivent et me procurent un grand plaisir, quoique différent de celui de la lecture des romans. Je vous conseille donc fortement ce manga, véritable coup de cœur pour moi, et ce que vous ayez lu les livres ou non ! (même s’il faut les lire !)
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/tumblrlp06grO8YB1qfhhf3o1500.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeXIXeme2.jpg
 

Lundi 26 mai 2014 à 19:19

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/LeChateaudesetoilesn1.jpg
Au rayon BD du Furet, je suis tombée sur une sorte de journal imprimé en couleur, qui m’a tout de suite rappelé les journaux feuilletons du XIXème et un peu les illustrés du XXème, auxquels ont pouvait s’abonner ou qu’on achetait quand on avait un peu d’argent de poche. La première page joue beaucoup sur le côté vieux journal en tout cas, avec une mise en page tout à fait dans cet esprit. En l’ouvrant, j’ai vu la date pour le début de l’histoire : 1868. Il n’en fallait pas plus pour me donner envie, et le petit prix (2,95€) a achevé de me convaincre. Le titre de ce journal-BD est Le Château des étoiles, n° 1 : Le Secret de l'éther.
 
Marie Dulac, aéronaute reconnue, souhaite à tout prix prouver l’existence de l’éther. Elle entreprend donc de monter en ballon à 11 000 mètres pour faire une expérience dans ce sens. Malheureusement, quelque chose tourne mal et elle disparaît, tandis que son journal de bord chute vers le sol. Un an plus tard (1869), son fils Séraphin est tout aussi intéressé que sa maman par l’éther. Un étrange courrier venu de Bavière somme son père de venir récupérer le journal, mais les choses ne vont pas être si simples.
 
C’est un petit coup de cœur pour cette BD au format original, qui renoue avec les traditions des feuilletons d’aventure et propose une histoire classique mais accrocheuse, dans la lignée de Jules Verne. Le dessinateur (et scénariste il me semble)  Alex Alice offre un dessin dans de beaux tons clairs ou pastel, avec une ambiance légèrement steampunk par certains vêtements et la mise en scène de machines dans les tons dorés, cuivre et bronze, mais surtout résolument XIXème (les théories sur l’éther existaient effectivement à cette époque). Séraphin et son père vivent à Lille, et ça a vraiment été chouette de voir la vision du dessinateur sur cette ville que je commence à bien connaître. L’industrialisation de l’époque est bien rendue, et on touche à des thèmes forts, notamment la mine...
 
La partie en Bavière est également pleine de surprise, et l’ancrage dans l’Histoire est très satisfaisant pour une enthousiaste comme moi. Je ne veux pas en dire trop, mais pensez au monarque de la Bavière à cette époque, et au contexte historique européen, vous verrez que ce premier numéro recèle de références intéressantes ! Il s’achève sur un petit cliffhanger et une bonne touche d’humour, qui me rend impatiente pour le numéro 2.
 
La dernière page fait vraiment page de journal, avec des articles sur un incident produit en gare de Lille et sur un opéra, qui donne un côté vraiment réaliste à cette BD-journal déjà très plaisante. Le numéro 2 doit paraître pour début juin, et 3 numéros sont pour l’instant prévus (mai – juin – juillet). Je trouve cette idée vraiment intéressante, surtout que je suis dans un période où mes lectures doivent se ralentir et que la meilleure façon de continuer à lire que j’ai trouvée est de choisir des petits ouvrages. Bref, je vous conseille très fortement cette BD plus que sympathique !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/LeChateaudesetoilesn11-copie-1.jpg
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeXIXeme2.jpg

Lundi 12 mai 2014 à 19:11

J’ai acheté le manga Celui que j’aime de Clamp sur un coup de folie, mais vraiment. Il y a quelques mois, je l’ai vu aux enchères sur eBay, et j’avais mis 30€ dessus, mais il était monté jusqu’à plus de 50, et je ne l’avais pas eu. Mon chéri l’a revu sur Le bon coin récemment, et là pas de prix, il fallait voir avec le vendeur, alors j’ai reproposé 30€ plus les frais de port pour un colis suivi, donc 37. Je n’en reviens toujours pas d’avoir dépensé autant pour un manga qui n’est pas exceptionnel, simplement il est devenu rare, et pis comme je suis fan des Clamp, bon, j’ai perdu la tête.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/101555227452902721603423621640245243152617n.jpg
Ce manga comprend 12 histoires, des tranches de vie qui portent toute sur un thème en rapport avec le couple. Ce sont des réflexions de la scénariste, soit qu’elle ait vécu elle-même les situations qu’elle nous présente, soit qu’elle les ait vues dans entourage. Les titres de ces historiettes sont Différente, Jolie, Je veux te voir, Plus jeune que moi, Soudain, Avec lui, Belle, Inquiétude, Courage, Ordinaire, Loin et Mariage.
 
Ce sont des nouvelles en dessins, mais il n’y a pas véritablement le temps d’être frustré puisqu’on est au courant dès le début que les histoires sont conçues de cette façon. Ces petites histoires ont été écrites à partir de 1993, ça a donc plus de vingt ans, et en plus ça se déroule au Japon. C’est donc un mode de vie et de pensée différent de celui des Occidentaux, et il faut garder ça en tête car certaines réflexions peuvent paraître un peu « archaïques ». Par exemple, à propos du mariage, on nous parle de choses qu’on ne peut faire qu’avant le mariage et de celles qui ne se font qu’après le mariage. Avec la généralisation de la vie conjugale hors les liens du mariage, je ne suis pas sûre de la pertinence aujourd’hui de cette remarque. Vous me direz, je me trompe peut-être vu que je ne suis pas mariée, mais ça fait plus de deux ans que je vis en concubinage et je ne crois pas que nous marier changerait quoique ce soit à notre façon de vivre (un enfant ce serait une autre problématique par contre !). Au Japon, les mariages arrangés restent fréquents, par conséquent j’imagine que pour beaucoup de couples le mariage change radicalement leur façon de vivre, sans compter qu’il y a encore beaucoup de familles traditionnelles ou de situations avec de s contraintes financières telles que les jeunes adultes ne quittent le nid familial que lorsqu’ils se marient. Bref, c’était ma petite réflexion perso.
 
On retrouve la sensibilité des Clamp et les sujets qui leur tiennent à cœur (la différence dans le couple par exemple, ou les obstacles dans l’amour). En revanche, leur humour est moins présent. Il y a des situations ou des dessins qui prêtent à sourire mais ce n’est clairement pas l’orientation du manga, ce qui n’empêche pas qu’il soit léger et optimiste.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/celuiquejaimepl.jpg
 
Je suis contente de l’avoir lu et je ne suis pas déçue, Celui que j’aime est conforme à l’idée que je me faisais d’un one-shot du collectif dans les années 1990, au début de sa carrière.
 

Mercredi 7 mai 2014 à 19:06

Je ne sais plus exactement quand j’ai découvert la série en 5 tomes de Clamp intitulée en français Angelic Layer. Je crois que ça doit être peu de temps après ma découverte de Card Captor Sakura et  de Chobits. C’est une série qui met en scène Mizuki Suzuhara, collégienne qui vient vivre à Tokyo chez sa tante après avoir été élevée par ses grands-parents à la campagne suite au décès de son père et au départ de sa mère pour la capitale où elle devait travailler. Dès son arrivée à la Gare Centrale, elle voit diffusé sur un écran géant un match d’anges dans le layer. C’est le plus petit des anges qui bat à plates coutures son adversaire. Mizuki est petite elle aussi et admire cet ange blanc qui surpasse cette difficulté. C’est alors qu’un énergumène qui se présente sous le nom de Monsieur It’chann propose à Mizuki de créer son propre ange, qu'elle appellera Lumina. C’est l’entrée de Mizuki dans le monde de l’Angelic Layer.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/AL5.jpg
 
C’est un manga résolument jeunesse, très léger et plein d’humour. Pas d’inquiétude à avoir donc, votre cœur ne sera pas brisé (on ne peut pas en dire autant de Chobits qui me lamine à chaque relecture). Les personnages principaux sont tous hauts en couleur et attachants, à commencer par l’héroïne qui possède un optimisme et une joie de vivre incroyables. J’aime beaucoup son amie Tamayo, adepte de combats et particulièrement violente avec le troisième membre de la bande, Kotaro, le mec calme et mignon par excellence. Monsieur It’chann est absolument hilarant et me fait rire à quasiment chaque apparition (je plains de tout mon cœur son pauvre assistant, obligé de se soumettre à ses caprices à n’importe quelle heure du jour et de la nuit !). J’apprécie aussi beaucoup Shoko, la jeune tante qui adore taquiner son entourage, à commencer par son innocente nièce.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/AL1.jpg
 
Le concept de l’Angelic Layer est vraiment super. J’adorerais que ça existe ! Chaque « combattant » façonne son propre ange, il n’y en a donc pas deux identiques, et on peut les faire en privilégiant la force, la souplesse, la rapidité ou n’importe quelle autre caractéristique. Ce jeu n’a de limite que l’imagination des créateurs, et cela vaut aussi pour ce qui se passe dans l’arène. On peut inventer n’importe quelle technique de combat et la force de l’ange dépend de la concentration et du mental de celui qui le dirige. Bref, c’est très chouette !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/AL2.jpg
 
Les dessins sont jolis, presque mignons par moments, avec pas mal de passages où les personnages sont en mode chibi. C’est un manga de Clamp assez vieux puisqu’il date de 1999, et pourtant elles ont donc déjà leur beau coup de crayon qui a donné tant de magnifiques séries. Les illustrations en couleur au début de chaque tome sont vraiment très belles.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/AL3.jpg
 
Il faut vraiment lire cette histoire avec les yeux d’un enfant, car les sujets ne sont pas « sérieux » et on est loin de la profondeur des mangas pour adultes du collectif. Il traite néanmoins de l’amitié, de la difficulté de vivre avec les autres, du courage et de la persévérance, autant de thèmes qui peuvent nous toucher à tout âge. L’intrigue est suffisamment prenante pour avoir envie de lire les cinq tomes à la suite et il y a de nombreux rebondissements, même s’ils restent assez prévisibles et que la trame est très linéaire.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/AL4.jpg
 
Comme pour toutes les séries de ces mangakas, les relectures répétées ne parviennent pas à me lasser. Angelic Layer est le manga parfait si vous souhaitez initier vos enfants (filles ou garçons) à ce genre très particulier, à condition qu’ils ne soient pas déjà trop grands (dans l'âge ingrat quoi) pour trouver que cette saga fait « gamin ». Vous pourrez également l’apprécier en tant qu’adulte pour son joli coup de crayon et son humour. Toutefois, si vous ne connaissez pas les Clamp, je ne vous conseillerai pas Angelic Layer en premier, car vous risqueriez d’avoir une fausse idée des talents de ces quatre femmes.
 

Samedi 5 avril 2014 à 12:19

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/PlumT1.gif
Voici l’histoire de cette lecture (j'aime bien le côté plein d'emphase de cette première phrase, héhé). En avril 2009, je suis allée au Japon, et parmi d’autres merveilles, j’avais vu un manga choupinissime. Je l’ai acheté et offert à quelqu’un à mon retour, regrettant fort de ne pas en avoir acheté deux. Rentrée en France, je me renseigne : aucune traduction en vue, très peu de chances de le voir arriver un jour. Des mois plus tard, je rencontre mon chéri et je lui parle de ce manga. Il a réussi à le retrouver et à me l’offrir, en l’important du Japon. Et voilà qu’il y a deux semaines, en me baladant sur le net, je tombe sur ce manga, qui vient de paraître chez Soleil ! Devant le succès de la série Chi, de nouvelles séries dédiées à nos amis félins sont traduites. Je suis super contente d’avoir enfin pu découvrir l’histoire de Plum, en plus des magnifiques dessins.
 
Plum est un chat femelle qui mène la belle vie chez la famille Nakarai, composée de la maman professeure de danse et du fils lycéen, Taku. Un jour, Plum découvre un chaton en piteux état et le ramène à la maison. Ce nouveau venu s’avère épuisant pour Plum !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Plum2.jpg
Ce n’est précisé nulle part dans le manga, mais je pense qu’il est destiné aux enfants. C’est tout mignon (comme dirait Sakura : « hanyaaaaaan ! ») mais ce n’est pas très poussé en termes d’intrigue. Les deux personnages principaux humains sont complètement gagas des chats, et l’auteure, Hoshino Natsumi, a volontairement exagéré l’intelligence de ces petites bestioles (ma théorie est la suivante : les chats sont en effet intelligents, mais ils font comme s’ils ne comprenaient pas ce qu’on leur dit, alors que dans ce manga Plum écoute ses maîtres). En tant que colocataire d’un chat, je me suis tout de même bien retrouvée dans ces deux personnages qui parlent sans arrêt à leurs animaux. Et puis c’est vrai quoi, ils sont tellement mignons !
 
Les dessins sont magnifiques je trouve, tant ceux des chats que des humains. Il n’y a que les décors qui ne sont peut-être pas suffisamment exploités (les Nakarai vivent dans une très belle maison japonaise traditionnelle, j’aimerais en voir plus). Ce que j’ai adoré avec les chats, c’est qu’en plus d’être particulièrement adorables, ils ne parlent pas. Ils miaulent très souvent, mais ne se parlent pas entre eux, ni aux humains. On voit parfois leurs pensées, mais c’est rare, et ça me convient très bien ainsi, je trouve ça plus intéressant de voir ce que la mangaka arrive à faire passer dans les dessins plutôt que par des paroles. C’est aussi plein d’humour et de jolis moments.
 
J’essaie de réduire mes achats de mangas au minimum, mais pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, je n’ai pas le choix, Plum entre dans mes indispensables ! Je vous le conseille tout particulièrement si vous aimez les chats et/ou si vous avez des enfants. Vivement la suite !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Plum.jpg

Jeudi 30 janvier 2014 à 13:42

L’année dernière, j’avais lu les deux premiers tomes de la saga Zombillénium d’Arthur de Pins, mais je n’avais pas fait d’article dessus parce que 1° je n’avais pas grand-chose à en dire et 2° c’était sympa mais sans plus. Entre-temps, le tome 3 est sorti est j’ai voulu relire les trois tomes à la suite pour me refaire une meilleure idée.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2014partie8.jpg
 
Dans le premier tome, nous découvrons le parc d’attraction Zombillénium (situé près de Valenciennes dans l’imaginaire du dessinateur !) à travers l’embauche d’Aurélien par le patron du parc. Aurélien a découvert que sa femme la trompe et est bien décidé à descendre l’amant. Lorsqu’il se fait renverser par une voiture où le conducteur est Francis Von Bloodt, directeur du Zombillénium, celui-ci le mord et il se retrouve de facto immortel (je ne vous dirais pas quelle créature il est !) – et employé pour l’éternité du parc. Seulement, il n’est pas facile de s’adapter à cette nouvelle « vie », et puis les monstres ont eux aussi leurs problèmes…
 
Si j’avais bien aimé ma première lecture sans la trouver extraordinaire, c’était parce que je n’avais pas vu de lien entre les deux premiers tomes. Certes, on était toujours à Zombillénium, on recroisait les personnages du premier tome, mais c’était une petite histoire complètement différente. Il n’y avait pas de fil conducteur. Or, le tome 3 établit ce lien qui m’avait manqué, et là l’intrigue a démarré, on voit se dessiner une trame de fond extrêmement intéressante. Les secrets et intérêts des uns et des autres se mêlent, et je me demande bien qui parviendra à tirer son épingle de ce jeu quasi-politique ! Car les enjeux sont vraiment nombreux à Zombillénium… Ce tome 3 est tellement bien fichu que je trépigne en attendant le 4 ! L’idée de départ est bien tournée, de façon originale.
 
Parlons un peu des personnages. Le tome 1 nous laisse croire (en tout cas ça avait été mon impression) qu’il y a un personne principal, et que c’est Aurélien. En fait, il ne sert qu’à nous introduire dans l’univers d’Arthur de Pins, que nous découvrons en même temps que lui. Il n’y a pas de personnage principal mais un groupe de personnages principaux. On y trouve Aurélien, Gretchen (humaine mais sorcière, « stagiaire »), Francis (vampire et directeur), Sirius (squelette), Aton (momie)… J’en oublie. Tous sont intéressants, et tous ont une certaine forme d’humour ! Que ce soit dans les jeux de mot pourris, les blagounettes plus pratico-pratiques, les situations cocasses, l’humour noir et/ou décalé. Arthur de Pins glisse également plein de références amusantes et détourne des marques, des logos… C’est bien fait, c’est drôle, et ça me plaît infiniment plus que ce qui est fait dans La petite mort par exemple, qui est dans un registre similaire mais que j’avais trouvé très mal fait. Les persos sont sympas et beaucoup sont blasés, on s’y attache je trouve, et personnellement j’ai été déçue d’en voir certains quitter la série.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Zombi1.jpg
 
Concernant le style d’Arthur de Pins, et bien je le connaissais déjà, et je l’ai retrouvé avec plaisir, pour avoir lu une autre série où il était dessinateur, Péchés mignons (que je relirai et dont je vous parlerai un jour !). Les planches sont majoritairement faites par ordinateur (pas de magifiques aquarelles comme Patrick Prugne, mais en même temps on n’est pas dans le même genre !), et Arthur de Pins choisit très bien les couleurs, les formes, pour nous faire une ambiance bien Zombillénium. J’adore la façon dont il crée ses personnages, qui sont très reconnaissables, au premier coup d’œil. Le style est plus mature que dans Péchés mignons, où les personnages ont d’énormes yeux et têtes et de petits corps tout mignons. Ici, ils sont bien proportionnés mais conservent un côté choupi, combiné pour certains au côté flippant !
 
Et donc, Zombillénium c’est vraiment une BD très sympa, que je vais continuer à suivre avec plaisir. Au départ, je pensais qu’elle n’était pas développée, mais au final on voit que le scénario est travaillé, ainsi que la psychologie des personnages et l’univers fantastique. Si vous voulez passer un bon moment dans un univers loufoque et pourtant qui tient parfaitement debout, cette BD vous attend !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Zombi2.jpg

Dimanche 19 janvier 2014 à 12:52

Comme j’avais eu un méga coup de cœur pour les deux premiers tomes de Bride Stories que Cassie (toujours elle !) m’avait prêtés, je n’ai pas hésité longtemps avant d’utiliser mon chèque-cadeau Amazon reçu à Noël pour acheter les trois premiers tomes. Et la semaine dernière, je suis passée au Furet, comme ça, l’air de rien, et bien sûr j’ai acheté le tome 4, et cette semaine je suis repassée au Furet, et hop le tome 5… Me voilà à jour !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/BDT345.jpg
 
Nous retrouvons au début du tome 3 l’anglais Mr Smith, qui a quitté (à mon grand regret) la famille Eyhon. Nous allons le suivre dans son périple vers Ankara, mais bien vite il se trouve embêté car son guide n’est pas au rendez-vous. Il fait alors la connaissance de Talas, une jeune veuve qui vit avec sa belle-mère.
Dans le tome 4, Smith a débuté son trajet vers Ankara, mais là encore il est arrêté près de la mer d’Aral et rencontre des jumelles très dynamiques. Forcé de rester sur place, il assiste à d’autres coutumes.
Et enfin dans le tome 5, Smith a vu ce qu’il voulait, et reprend la route. Le lecteur retourne alors vers Amir et Karluk.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/BD2.jpg
Le tome 3 m’a autant plu que les deux premiers, il était génial. J’ai été complètement happée par l’histoire de Talas, qui m’a beaucoup émue, et les nombreux retournements de situation dans le tome m’ont bouleversée. J’espère que cette histoire se résoudra au mieux et j’ai hâte de revoir Talas. En plus, on revoyait Amir, Karluk et Pariya, et on découvre un nouveau personnage, Ali. On passe également un moment avec Pariya, dont la situation me semble prometteuse ! J’ai hâte de la retrouver dans un prochain tome. Ce tome m’a vraiment comblée.
 
Ça a moins été le cas du tome 4. Nous quittons vraiment les anciens personnages, auxquels je tenais énormément. Certes, on fait la connaissance des jumelles, Leyli et Layla. Elles sont amusantes et sont le prétexte à de nombreux gags mais aussi à la découverte d’autres coutumes (tout ce qui entoure la préparation du mariage). Cependant, je préfère l’humour véhiculé par Pariya. Les jumelles m’ont énormément fait penser à Kitty et Lydia Bennet (même si elles se révèlent moins terribles !) et je ne me suis pas vraiment attachée à elles. Je n’ai pas non plus accroché à Ali, qu’on voit peu de toute façon. Il ne faut pas se méprendre, c’est encore un excellent tome, et de toute façon cette série est plus qu’excellente, mais voilà, j’avais hâte de retrouver les Eyhon. Leur histoire me parle plus.
 
Le tome 5 suit dans sa première moitié les jumelles alors qu’elles entrent dans leurs nouvelles vies. Les coutumes que l’auteure nous montre sont d’un réalisme presque effrayant ! Notamment, nous suivons la préparation des moutons, et ce n’est pas choupi. Je n’étais pas mécontente de quitter les jumelles, qui m’ont rapidement lassée avec leurs bêtises. Au contraire de plusieurs lecteurs, j’ai retrouvé Amir et Karluk avec joie. Ce couple est devenu l’un de mes préférés de tous les temps. J’adore toute la famille Eyhon, et là je fais une mention spéciale à la grand-mère, à qui une petite histoire bonus est consacrée et qui m’a bien fait rire encore une fois ! Après l’arc, le bouquetin ! Il ne se passe rien de particulier du côté du jeune couple, mais des jalons sont posés pour la suite, que je sens riche en émotions… S’il leur arrive quelque chose, je jure de faire un scandale !
 
Ma conclusion est la suivante : ce manga est merveilleux, et vous seriez nouille de ne pas vouloir essayer de le lire si vous en avez l’occasion. Vivement le tome 6 ! Je veux savoir ce que l’avenir réserve à mes chouchous, mais aussi à Smith et Talas, et à Pariya.
 

Mardi 14 janvier 2014 à 19:09

Mon chéri est un fan de BD, et il essaie de me transmettre cette passion. Récemment, je me suis dit que j’allais essayer les trois BD du dessinateur Patrick Prugne qu’il avait dans sa bibliothèque, car les couvertures m’attiraient beaucoup.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/CanoeBay.jpg
 
Canoë Bay (scénario de Tiburce Oger) nous fait suivre le mousse Jack, engagé contre son gré sur un bateau qui fait ce qu’on appelle aujourd’hui du commerce triangulaire. Des Amériques il rapporte aux Européens des richesses, de là il va récupérer des Noirs en Afrique qu’il revend ensuite aux colonies contre des trésors. Mais l’histoire prend ici un tour bien différent…
Frenchman et Pawnee nous présente l’histoire d’Alban, jeune homme forcé de quitter sa Normandie natale pour aller faire la guerre dans les colonies américaines. Son ami, puis sa sœur tentent de le retrouver, mais la vie prend toujours des tours inattendus sur l’autre continent.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Frenchman.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Pawnee.jpg
 
Après Bichon qui a été mon premier coup de cœur ever pour une BD, c’est au tour de ces trois BD de me faire chavirer. Ce sont des histoires comme je les aime. Dans Canoë Bay, nous frayons avec des pirates et quelques indiens, c’est une aventure, la recherche d’un trésor, bref, une histoire que j'ai suivie avec intérêt ! Pawnee suit Frenchman, en reprenant la même histoire de ce jeune Français arrivé aux Amériques contre son gré et obligé de fuir. Dans ces deux BD, on voit de près les Indiens. Quel bonheur pour moi qui suis complètement fascinée par ces peuples ! Je n’y connais encore quasiment rien (même si je compte bien me rattraper) mais c’était un immense plaisir de lire deux si belles BD qui en parlaient (je précise que je suis une fan inconditionnelle de Danse avec les loups et de Pocahontas, tant du film d'animation de Disney que de la véritable histoire de cette « princesse indienne »).

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/PPrugne2.jpg
 
Car oui, elles sont magnifiques ces BDs. Leur prix est élevé, mais ça vaut complètement le coup de craquer. Les dessins sont tous à l’aquarelle et sont juste sublimes, comme vous pouvez le voir sur les quelques planches que j'ai mises. Vous pouvez en voir davantage et en meilleure qualité sur le site de l'éditeur qui tient aussi une galerie d'art apparemment. Il y a une ambiance très particulière qui m’a carrément emportée. Les recherches historiques sont précises mais la lecture de ces trois BD est vraie détente, pas un traité d’histoire.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/PPrugne3.jpg
 
Si vous hésitez à vous lancer à cause du prix, craquez pour Canoë Bay, ou empruntez-la, il n’y a qu’un seul tome. Vous ne serez pas déçus, et si vous trouvez que l’histoire n’est pas encore si super que ça, rassurez-vous : Frenchman et Pawnee sont encore meilleurs. Je relirai sans aucun doute ces deux dernières, qui m’ont emballée au-delà de ce que je peux exprimer. J’espère fortement qu’un troisième tome suivra dans l’année ou en 2015 !
 

Samedi 23 novembre 2013 à 16:47

Dans la foulée des six premiers tomes, j'ai dévoré les six derniers tome de Card Captor Sakura, mangé emblématique des Clamp (je me suis fait les tomes 9 à 12 à la suite). Cette chronique n'a pas pour but de présenter cette série, pour cela je vous invite à lire cette chronique. C'est juste une petite chronique pour clore ma relecture.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesnovembre20131.jpg
 
Dans cette seconde partie, Sakura a réuni toutes les Clow Cards et est devenue la maîtresse des cartes. Pourtant, des choses étranges continuent de se produire, et Sakura doit transformer les Clow Cards en Sakura Cards pour pouvoir continuer à les utiliser.
 
Tout en restant amusant et mignon, le manga gagne en maturité et en gravité. Les personnages découvrent quels sont leurs véritables sentiments les uns envers les autres, avec la souffrance que cela peut entraîner. L'histoire d'amour vécue par Sakura me retourne toujours le cœur. Comme d'habitude, à la fin, j'ai pleuré de bonheur...
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesnovembre20132.jpg

Les Clamp m'avait énormément surprise avec la tournure des derniers événements, et aujourd'hui encore je trouve qu'il y a bien des choses étonnantes dans ce manga. Les histoires d'amour sont toutes uniques, atypiques. J'admire Fujitaka qui continue d'aimer profondément sa femme. Même des années après sa mort, son amour n'est pas altéré d'un iota. Je croise les doigts pour Lika, espérant qu'elle grandira vite, qu'elle pourra enfin être avec celui qu'elle aime. J'espère que Chiharu et Yamazaki resteront toujours tels qu'ils sont. J'ai du mal à comprendre Tomoyo (sans doute parce qu'elle est l'altruisme personnifié alors que je suis beaucoup plus égoïste !) tout en espérant qu'elle trouve quelqu'un rien que pour elle (j'ai trop lu Chobits). Je suis heureuse pour Toya, je me demande vraiment comment ça tourne pour Eriol... En fait, il faudrait un Card Captor Sakura : 10 ans plus tard pour me satisfaire, et encore !
 
Cette deuxième partie est bien plus fort en émotions que la première, mais en contrepartie elle est moins drôle. Les personnages grandissent ou changent de forme (le grand Kélo est quand même sacrément plus impressionnant !) et la fin comble autant qu'elle frustre, car c'est le genre d'histoire qu'on voudrait voir continuer indéfiniment. Je dis ça, mais je trouve que le format des douze tomes est juste bien. Les Clamp se sont perdues dans des séries plus longues, chaque fois j'ai trouvé qu'elles avaient de ne pas savoir comment finir... Card Captor Sakura est une série simplement parfaite, que je relirai tout au long de ma vie, et que je compte bien faire découvrir à mes enfants si j'en ai un jour.

 

Vendredi 22 novembre 2013 à 18:08

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lapetitemort.jpg
C'est sur Facebook que je suis tombée sur la BD La petite mort de Davy Mourier, dans le fil d'actualité de Grignoteuse. Elle venait de l'acheter et semblait très emballée. Quelques jours plus tard, je passais une commande pour autre chose, et j'ai rajouté La petite mort comme un cadeau-surprise pour mon chéri, qui aime beaucoup les BD et l'humour noir. La quatrième de couverture indique en dessous de trois petites cases « La Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l’école, tombe amoureux d’une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n’est qu’il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste ! »
 
J'avais donc en tête une BD très drôle, avec un humour noir bien senti, où l'on suivrait la petite mort en proie à ses obligations « familiales » et son désir d'être fleuriste et humain, en fait. Mais je n'ai pas du tout trouvé ça dans le contenu. L'humour est facile, vraiment pas très recherché, et se répète beaucoup. Si vous êtes fan d'humour noir, vous allez trouver tout ça bien léger et gentillet... Les détournements de marques et de références actuelles m'ont rapidement gonflée. Une fois ça va, après c'est vite lourd. Je doute que dans vingt ans cette BD plaise à la nouvelle génération, qui ne verra pas systématiquement le clin d’œil. Les personnages ne sont pas attachants, l'histoire n'a pas de réel fil conducteur et je n'ai pas vu l'intérêt de diviser la BD en plusieurs parties. Pas de beauté, pas d'émotion, pas de réflexion...
 
Alors oui, certaines choses m'ont fait sourire (mais je n'ai ri à aucun moment), oui le livre est un très bel objet (j'adore la texture de la couverture et le format est juste bien, ni trop grand ni trop petit), oui le dessin est plutôt sympatoche, mais c'est loin d'être suffisant pour rattraper tous les défauts que j'ai énumérés ci-dessus.
 
Vraiment, je suis déçue. Je voulais offrir quelque chose de chouette à mon chéri, et ni l'un ni l'autre n'avons été convaincus par la BD de Davy Mourier. Je pense que nous passerons notre chemin sur les autres réalisations de cet artiste. (Je suis désolée pour la qualité de l'image, c'est tout ce que j'ai trouvé...)
 

<< Je l'ai dit après... | 1 | 2 | 3 | 4 | ... Et ça je l'ai dit avant. >>

Créer un podcast