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Qu'il est bon d'être futile !

Lundi 13 octobre 2014 à 20:23

Oulalala, j’accumule le retard dans les chroniques... Aujourd’hui, je vous propose mon avis sur les deux premiers tomes du manga Le Maître des livres de Umiharu Shinohara.

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La bibliothèque pour enfants "La rose trémière" accueille petits et grands dans le monde de la littérature jeunesse. Le bibliothécaire, Mikoshiba, est connu aussi bien comme « le Champignon » que comme l’homme capable de retrouver n’importe quel livre, et de vous trouver LE livre dont vous avez besoin.
 
Cette découverte (que je dois à Scarlett !) est une belle surprise et un joli coup de cœur. Mon seul regret, peut-être, est que le manga se cantonne à la littérature pour enfants, quand tant de romans dits « adulte » mériteraient aussi leur place dans cette série qui constitue un ode à la littérature.
 
Le dessin m’a plu immédiatement (sinon je n’aurais pas acheté, c’est vraiment rédhibitoire pour moi). On pourrait croire qu’il serait enfantin vu le sujet, mais pas du tout, il est soigné, précis, mignon quand il le faut (les petits sont trop choupis !) et change de style quand on est dans la narration d’un livre (qui sert toujours le chapitre concerné).
 
La construction est originale : chaque chapitre (parfois plusieurs d’affilée) est consacré à une petite histoire, souvent liée à un usager de la bibliothèque ou à l’une des personnes qui y travaille, et est mise en parallèle avec un livre pour enfants. Les références sont donc nombreuses et variées. Il y a bien sûr beaucoup de titres japonais dont je n’avais personnellement jamais entendu parler, mais aussi des grands classiques européens ou américains, comme du Oscar Wilde (j’ignorais qu’il avait écrit des contes !), Louisa May Alcott ou encore Lucy Maud Montgomery. Un glossaire à la fin nous dit quelques mots de l’auteur et de son œuvre, c’est très intéressant.
 
Les personnages principaux sont les trois bibliothécaires et un homme qui prend l’habitude de fréquenter très régulièrement "La rose trémière". Petit à petit, des liens forts se tissent entre eux, et on en apprend plus sur leur passé mais aussi leur vie actuelle. Il y a aussi beaucoup de personnages secondaires comme des enfants et leurs parents, des libraires, la propriétaire de la bibliothèque... Tous ou presque sont attachants et facile à identifier (ce qui n’est pas toujours gagné dans certains mangas !).
 
J’ai vu des lecteurs déplorer le manque de trame principale. Certes, dans le premier volume le manga apparaît comme une suite de petits épisodes sans lien, mais je trouve que dès le tome 2 des recoupements se font, et une histoire plus globale, celle des quatre personnages principaux dont je parlais plus haut, se dégage. Et même si ce n’est pas le cas (à voir avec le tome 3 quand il paraîtra), je ne vois pas le problème tant le manga est bien fait et agréable.
 
En conclusion, je ne vois aucune raison de ne pas lire ce manga !

Lundi 6 octobre 2014 à 19:13

Je multiplie les petites chroniques de mangas en ce moment. Il faut dire que quand on a moins le temps de lire, c'est un bon compromis ! J'en profite donc pour découvrir des séries. Larme ultime, j'en ai entendu parler dès le collège. Ça me tentait bien, mais j'ai toujours été difficile, et là aussi les dessins ne me convainquaient pas plus que ça, sans compter que ça coûtait cher à l'achat et qu'il n'y avait pas de bibliothèque toute proche. En tombant dessus à la médiathèque de la ville où je travaille, je me suis dit, allez hop !
 
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Shûji et Chise sont au lycée et sortent ensemble depuis peu, mais ça ne colle pas, leur relation ne semble pas naturelle. Lorsque Sapporo est victime d'une attaque aérienne, Shûji découvre que sa petite-amie cachait un énorme secret d'une grande importance pour le conflit en cours.
 
C'est vraiment difficile de donner mon avis. Je devrais emprunter au moins les deux premiers tomes à chaque fois, ça me permettrait de me forger une opinion plus facilement. Bref. Effectivement, niveau dessin il y a de la place pour des améliorations. Toutefosi, au bout de quelques pages, ça ne m'a aps posé de problèmes. Le style rend bien l'ambiance particulière du manga, un peu douce-amère. Les traits de crayon sont très faits et donnent d'autant plus de force aux planches "choquantes". Par contre, ça manque d'expressivité en général.
 
Sur les personnages, je dois dire que Chise est vraiment énervante. Elle est maladroite et ne connaît pas grand-chose aux garçons, se rabaisse et s'excuse sans cesse. Ce "sumimasen" fait partie de la culture japonaise, mais là c'est un peu trop. Quant à Shûji, il est assez insensible, froid et distant, car à sa façon il ne sait pas non plus quoi faire. Ni l'un ni l'autre ne sont très à l'aise, et avoir débuté une relation amoureuse semble être une très mauvaise idée.
 
Et pourtant, l'intrigue de fond m'a suffisamment accrochée pour que j'aie envie de lire rapidement la suite. Il y a quelque chose de perturbant dans le secret de Chise, quelque chose de bien plus profond que la simple contrariété d'amours adolescentes. Ma curiosité a été piquée. Pourquoi ce conflit ? Pourquoi Chise ? Et pourquoi un sentiment de malaise se glisse-t-il entre les pages ? Des petites choses mettent la puce à l'oreille, font prévoir bien plus de bouleversements que ce que ce premier tome montre.
 
En conclusion, un premier tome qui m'a fortement intriguée, je compte bien découvrir la suite rapidement.
 

Vendredi 26 septembre 2014 à 18:49

L’un des mangas que j’adore mais dont je n’ai pas encore parlé ici est Fruits Basket. Avec Parmi eux, c’est clairement mon shojo préféré. Quand la série a été finie, j’ai continué à suivre Natsuki Takaya avec Twinkle Stars. C’était sympa, mais pas extraordinaire. J’avais aussi entendu parler de l’un de ses précédents mangas, Ceux qui ont des ailes, et comme il était à la médiathèque, je me suis dit pourquoi pas !
 
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Au XXIIème siècle, il ne reste plus de la terre que des territoires arides où il est difficile de survivre, à part pour la classe supérieure, les élites riches ou militaires. Kotobuki n’est pas née de ce côté-là, et pour survivre elle a dû endosser le métier de voleuse. À présent, elle veut vivre honnêtement, mais il n’est pas si facile de trouver du travail, surtout quand Raimon, un haut gradé, rôde et la retrouve si facilement. En même temps, une légende urbaine fait battre les plus fous espoirs : des « ailes » sorties de terre auraient le pouvoir d’exaucer les souhaits de ceux qui les ont trouvées.
 
Je n’ai jamais été fan du coup de crayon de Natsuki Takaya. C’est très limite au début de Fruits Basket, mais je m’étais tout de même attachée aux personnages rapidement, puis le dessin s’améliore un peu et l’histoire est tellement géniale que je ne voyais même plus ce style qui me hérisse le poil dans d’autres circonstances. Son dessin s’est encore amélioré dans Twinkle Stars, même si l’intrigue n’arrive pas à la cheville de Fruits Basket. Le problème, c’est que Ceux qui ont des ailes (1995-1998) est antérieur à Fruits Basket... Donc oui, je n’ai pas aimé le dessin, trop proche de celui des mangas des années 80, avec des grands yeux pas jolis, des poitrines énormes, des fringues un peu moches, des décors facilement bâclés... (Évidemment, tout ça, c’est mon avis, je ne vous insulterai pas si vous pensez l’exact opposé.)
 
Ensuite, concernant l’intrigue, bof bof. Pour l’instant il n’y en a pas vraiment. On voit que beaucoup de groupuscules s’intéressent à ces ailes, peut-être même l’armée. On se doute que certains personnages cachent des choses, mais on a rien de concret à se mettre sous la dent. Ce premier tome est plutôt une succession de petits épisodes un peu comiques, qui servent à présenter les personnages et à leur faire vivre de petites aventures. La suite sera peut-être plus riche et plus passionnante.
 
Kotobuki est une jeune fille vive, optimiste mais qui a du mal à voir ce qu’elle a sous les yeux. Elle est un peu capricieuse aussi. Pas désagréable pour autant, mais certainement pas attachante (pas encore en tout cas). Quant à Raimon, le deuxième personnage principal, il est sympathique mais je ne peux vraiment pas dire que j’ai craqué pour lui. Toutefois, c’est le genre de chose qui ne se fait pas toujours sur un coup de foudre mais prend parfois du temps – c’est-à-dire plusieurs tomes.
 
Donc pour l’instant, pas terrible, mais comme la médiathèque a la suite, je pense que je ferai l’effort de continuer. Ce serait dommage de ne pas laisser sa chance à ce manga. Après tout, je n’étais pas convaincue au début avec Fruits Basket...
 

Lundi 22 septembre 2014 à 19:20

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Je découvre les joies de la médiathèque depuis peu. N’ayant pas du tout trop le temps de lire depuis que j’ai commencé mon travail, je n’ai emprunté qu'un film, des BD et des mangas. Le week-end dernier j’ai ainsi découvert le premier tome de la série Gisèle Alain de Sui Kasai.
 
L’héroïne est une jeune héritière qui gère une pension au début du XXème siècle. Pour une raison encore inconnue du lecteur, elle a décidé de s’émanciper de sa famille et de prendre un travail : elle a choisi d’être femme à tout faire !
 
Le gros aspect positif du manga, ce sont ses dessins, joliment travaillés, avec des yeux expressifs mais beaux, pas comme ceux des années 80 avec lesquels j’ai, je l’avoue, beaucoup de mal. L’humour est également assez réussi, les lèvres s’étirent plus d’une fois sur un sourire. Les différentes petites histoires, correspondant à autant de « missions », sont sympathiques à suivre, et j’aime beaucoup le chat, évidemment.
 
Par contre, tout ça manque cruellement de cohérence et de crédibilité pour l’instant. Il n’y a pas de fil conducteur bien identifié (même si on se demande pourquoi Gisèle ne vit plus avec sa famille). Les personnages ne sont pas désagréables mais manquent beaucoup de consistance. Leurs relations m’ont l’air également si limpides qu’elles risquent rapidement de devenir inintéressantes. Et puis l’auteure me semble faire un joyeux mic-mac sans bien se rendre compte qu’historiquement parlant, son histoire ne fait pas beaucoup de sens. Les quelques moments où on voit la ville m’ont fait davantage penser à l’Angleterre qu’à la France, mais avec un nom pareil, Gisèle semble avoir au moins des origines françaises. Sauf que son nom de famille laisse penser à une origine roturière et non noble comme l’indique le résumé du manga.
 
C’est sûrement moi qui pinaille, mais ces éléments m’ont un peu dérangée quand même. Malgré tout, ce fut une lecture très plaisante et je lirai sûrement les autres tomes disponibles à la médiathèque.
 

Mercredi 13 août 2014 à 16:10

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À Noël dernier, je n’ai pas résisté et j’ai offert à mon chéri The Art of How To Train Your Dragon, un magnifique livre illustré mis en forme par Tracey Miller-Zarneke et qui offre un aperçu de la conception et de la production de ce génialissime film d’animation des studios Dreamworks. Je suis d’autant plus heureuse de l’avoir à la maison que les bonus du Blu-ray sont pauvres !
 
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Après la préface, l’avant-propos et l’introduction (rien que ça !), le livre est découpé en différentes parties : The Dragons, The Vikings, The Dragon World, The Viking World et Bringing the Worlds Together ; il s’achève sur une conclusion.
 
Les pages offrent des vues magnifiques des concept arts et des explications sur la création de tel personnage ou de tel lieu. J’ai beaucoup aimé celles qui disaient (à mots couverts bien sûr) que le livre de Cressida Cowell n’était pas une suffisamment bonne matière pour faire le film magnifique qu’il est devenu. Certains artistes ont un sacré coup de crayon et c’est amusant de voir à quoi ressemblaient les persos avant leur version finale (un peu comme à l’expo Pixar qu’on a vue cet hiver), mais heureusement qu’ils ne se sont pas arrêtés à certaines versions antérieures !
 
Ma section préférée a été The Viking World, car les digital paints consacrés à Berk et ses alentours sont vraiment sublimes. Il y a aussi quelques paragraphes plus « techniques » sur le story-board ou l’éclairage, mais rien d’extraordinaire si vous connaissez déjà un peu la façon de faire un film.

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Bien qu’il n’apprenne pas beaucoup de choses, ce livre est un très bel objet que je n’imagine pas de pas avoir dans ma bibliothèque, fan de How To Train Your Dragon que je suis ! Je compte d’ailleurs acheter The Art of How To Train Your Dragon 2 pour patienter en attendant la sortie Blu-ray.
 
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Jeudi 31 juillet 2014 à 14:58

Vous parler de Chobits, c’est vraiment difficile, car j’aime tellement cette série, depuis si longtemps, que j’ai presque oublié pourquoi… Mon plaisir reste intact à la lecture, mais c’est excessivement compliqué de l’expliquer ! En tout cas, si je peux vous donner l’envie de le lire, ce serait génial.

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L’histoire commence lorsque Hideki Motosuwa, jeune étudiant désargenté qui a raté son admission à la fac et prend des cours en prépa en attendant de retenter sa chance, trouve dans les poubelles un magnifique ordi, apparemment intact. Dans ce futur pas si éloigné, les ordinateurs sont devenus ultra-perfectionnés et un inventeur leur a donné forme humaine. Hideki emporte chez lui cet ordi à l’apparence d’une toute jeune fille et parvient à l’allumer, mais il s’avère très vite qu’elle n’a pas de mémoire. Il la nomme Chii. Bientôt, elle fait l’objet de nombreuses convoitises…

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Ce qui frappe le lecteur dès le début, c’est que sur ce manga, les Clamp se sont défoncées sur le design. C’est tout simplement sublime. Vraiment, il n’y a pas d’autres mots. Oui, XxxHolic est magnifique, Kobato aussi, mais je trouve que le dessin de Chobits est encore au-dessus (cette série est sortie avant les deux autres citées). C’est le mélange parfait entre l’élégance et la simplicité. La beauté des illustrations couleur me coupe toujours le souffle (j’ai l’artbook, c’est magnifique). Mais surtout, le dessin est souvent mélancolique et colle parfaitement à l’histoire. Les passages avec les dessins du livre La ville déserte tranchent par leur encore plus grande simplicité, avant de retrouver des planches avec les beaux vêtements de Chii, ou l’expression des visages… Enfin bref, rien que pour les graphismes, il faut lire ce manga.

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Ensuite, il y a cette histoire magnifique, qui vous parle du droit d’aimer, peu importe que vous soyez homme ou femme, jeune ou vieux, ordi ou humain. Et je dis bien ordi, pas robot, la différence est importante. Pas de robot dans Chobits. Ce manga traite de questions qui pourront se poser un jour vu comment la technologie ne cesse de faire des bonds en avant. Mais surtout, comment trouver le bonheur dans notre société hyper connectée, médiatisée, technologique ?  Le sujet de l’intelligence artificielle atteint des proportions quasiment philosophiques. On est clairement dans un manga destiné aux adultes, un seinen.
 
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Très vite, on comprend que Chii, même si elle ne sait apparemment rien faire, n’est pas un ordi comme les autres, mais en quoi exactement ? Et pourquoi ? À côté de cette intrigue principale, d’autres personnages gravitent avec leur propre histoire. Yumi, la collègue d’Hideki dans le bar où il travaille, refuse d’utiliser des ordis. Minoru, jeune prodige de l’informatique encore au collège, a créé un ordi qui ressemble exactement à sa sœur décédée. Il y a aussi Shimbo, prof Shimizu, Ueda… Toutes leurs histoires sont émouvantes et apportent quelque chose à la réflexion principale. Je suis toujours émue aux larmes à certains passages. Les ordis sont également des personnages très attachants. Ils ne doivent leur personnalité qu’à un programme, mais cela n’empêche pas qu’ils ont chacun leur individualité. Sumomo est vraiment trop mignonne, je veux la même !
 
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C’est horrible, je ne trouve vraiment pas quoi dire de plus ! Les huit tomes se dévorent. Bien sûr, j’en redemanderais encore, mais je pense que la longueur de la série est parfaite. Ce n’est pas trop long, on n’a absolument pas le temps de se lasser mais chaque arc narratif trouve sa conclusion. La fin est… particulière, mais tellement belle. Mes exemplaires sont très abîmés vu le nombre de fois où je les ai lus ou simplement parcourus, et cette fois n’était pas la dernière ! Si vous souhaitez découvrir les Clamp, ce manga est assurément parfait pour ça.
 
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Mardi 22 juillet 2014 à 14:08

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Les Conquérants de l'éther vient clore la première partie de cette histoire du Château des Étoiles du dessinateur Alex Alice, qui paraîtra au format BD relié en septembre puis aura une suite et fin version journal avec trois nouveaux épisodes à paraître en mai-juin-juillet 2015 (ça va être long !).
 
Dans ce  numéro, nous retrouvons Séraphin, Sophie et Hans bien décidés à empêcher le chambellan du roi de voler le travail du père de Séraphin sur l’éthernef. Alors que les préparatifs pour le premier vol d’essai se concrétisent, un nouveau personnage fait son apparition pour tenter de raisonner le roi.
 
Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce troisième numéro, c’est le mélange parfaitement réussi entre l’Histoire et la fiction. Je connais mal Louis II de Bavière (j’ai une biographie de lui signée Jean des Cars qui traîne dans ma PAL depuis quelques mois), mais en faire le commanditaire de ce projet fou qu’est l’éthernef paraît tout à fait sensé vu la réputation qu’il avait déjà à son époque et qui le poursuit jusqu’à nos jours ! L’apparition de sa célèbre cousine (dont je tais volontairement le nom pour vous laisser la surprise si vous ne connaissiez pas leur parenté) m’a surprise et m’a plu, bien qu’au début j’ai eu du mal à la reconnaître, car elle essaie très fortement de tempérer son cousin, avant de retrouver un comportement qui sied plus à l’idée que j’ai d’elle. Elle délaisse finalement les obligations et retourne vers le naturel.
 
C’est aussi un numéro bien rempli en action et qui s’achève sur un suspense quasi-insoutenable ! Évidemment, les graphismes me charment toujours autant, et pour la peine je vous remets quelques images, non issues de ce numéro.
 
C’est un coup de cœur pour l’ensemble de la première partie du Château des Étoiles ! Vivement la suite ! Et je me demande si je ne vais pas acheter le format BD, même si j’ai les trois numéros journaux, histoire d’avoir une version plus solide. Pour mes chroniques sur les précédents numéros, c'est ici pour le 1 et là pour le 2 !
 
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Vendredi 11 juillet 2014 à 12:43

J’ai dû patienter un peu avant de pouvoir me jeter sur le manga adapté par REM du tome 2 Sans forme de la série de Gail Carriger Le Protectorat de l’ombrelle. Il est à mon avis tout aussi réussi que le tome 1 ! Attention, cette chronique contiendra des spoilers de Sans âme.
 
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Nous retrouvons Alexia mariée à Lord Maccon, pour leur plus grand plaisir à tous les deux même si jamais ils ne l’avoueraient. Une nouvelle série de faits étranges (des fantômes qui ont disparu, des loups-garous forcés de reprendre forme humaine) pousse Connall à partir vers le nord, l’Écosse, son pays natal, où se trouve son ancienne meute. Alexia y va de son côté également, en dirigeable, accompagnée d’une escorte dont elle se serait peut-être bien passée. En tant que Mujha de la Reine, c’est à elle de résoudre ce problème.
 
Il y a de nombreux éléments de cette partie de l’histoire qui sont difficiles à mettre en images (je pense notamment aux « interactions » entre paranaturels), mais la dessinatrice s’en est encore une fois bien sortie. Bien des éléments sont plus évidents que dans le roman, mais je pense que c’est nécessaire pour garder une histoire cohérente et intéressante pour les lecteurs. Tous les faits importants y sont et permettront largement d’aller au bout des intrigues imaginées par Gail Carriger (je suis d’autant plus triste que l’adaptation des tomes 4 et 5 ne soit pas prévue pour le moment).
 
On découvre trois nouveaux personnages hauts en couleurs dans ce tome : le Capitaine Channing Channing des Chesterfield Channing (déjà tout un nom !), la malicieuse Madame Lefoux et la très autoritaire Sidheag Maccon. Je les ai trouvé très bien traités, et des passages que je voulais voir mais que je n’espérais pas trop retrouver ont été conservés pour mon plus grand bonheur. La dynamique humoristique est toujours aussi présente, malgré qu’Alexia et Connall soient moins en présence l’un de l’autre dans ce tome. Ivy, Tunstell et Felicity compensent largement, ainsi que Madame Lefoux ! De ce fait, on a aussi moins de scènes sexy, mais cela suit le roman.
 
La fin m’a pas mal nouée la gorge, car la voir en images est assez différent de l’imaginer dans mon esprit à la lecture du roman. Le tome 3 se fait attendre pour octobre, ça va être long ! Je n’arrive pas à concevoir que le manga s’arrête là, car le tome 4 est mon préféré…
 
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Samedi 5 juillet 2014 à 13:33

Comme vous pouvez le voir, je ne me lasse pas de lire et relire les Clamp… Récemment, je suis tombée sur le tome 5 de Magic Knight Rayearth. Ne me manquaient plus que le 4 et le 6 pour compléter la série, qui ne se vend plus en neuf depuis un moment. J’ai eu de la chance, j’ai trouvé des occasions à prix raisonnable sur le net, et voilà j’ai encore craqué ! Si je compte bien, il me manque pour compléter à peu près ma collection les tomes 2 à 4 de Wish, le tome 1 de Dukalyon et toute la série du Voleur aux cents visages. On y croit, je les aurais tous un jour ! (Comme les Pokémon. Ahem.)

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Magic Knight Rayearth, c’est l’histoire de trois collégiennes, Hikaru, Umi et Fû, qui ne se connaissaient pas avant de se rencontrer lors d’une sortie de leurs écoles à la Tour de Tokyo. Elles sont transportés à Cephiro, un autre monde en train de péricliter car la princesse Émeraude, le Pilier qui par ses prières maintenait la paix, est retenue prisonnière par le prêtre Zagat. Émeraude les a appelées car seules des personnes venues de l’autre monde peuvent devenir des Magic Knights et sauver Céphiro.
 
Scénario très bateau, n’est-il pas ? Et encore, vous n’avez peut-être pas lu les deux-trois premiers tomes où, comme le fait si bien remarquer Fû, « on se croirait vraiment dans un jeu de rôles » ! Les Clamp se moquent gentiment des intrigues toutes faites où l’on connaît l’issue dès le début. Vraiment ? Pas si sûr… Car une fois le concept magical girl intégré, les répliques à la limite de la guimauve entre les trois jeunes filles qui deviennent meilleures amies en quelques heures passées, tout part en cacahuète. Le manga est divisé en deux triptyques, et la fin du premier est vraiment percutante. C’est juste un gros bazar, et il fallait bien trois nouveaux tomes pour régler tout ça.
 
J’adore les tomes 1 à 3, que j’avais depuis plusieurs années et donc déjà lus. On y découvre Mokona (oui oui, LE Mokona, c’est de là qu’il vient !) et un autre personnage très sympathique du nom de Fério (en tout cas moi je l’aime beaucoup). Le plaisir de découvrir la conclusion de l’histoire a été énorme, même si la fin définitive n’est pas la meilleure possible à mon avis, il y a des choses un peu faciles. Néanmoins, si on considère que ce manga était destiné aux enfants, l’équilibre atteint prend tout son sens. Et puis comme toujours avec Clamp, il y a cet humour dans les répliques, les mouvements, les dessins qui m’a ravie du haut de mes vingt-trois ans.

Concernant le dessin, il devient plus joli au fil des tomes, et comme vous le voyez avec les illustrations ci-dessous, c'est finalement très joli, mais au début on est encore dans le style des années 90, avec des yeux immenses et des traits un peu caricaturaux. Je n'apprécie pas beaucoup le design d'Hikaru pour ma part.
 
Une super saga de Clamp, bien plus profonde qu’elle n’y paraît de prime abord même si elle reste destinée aux plus jeunes. Des renversements dans les codes de l’heroic fantasy basique apportent un sacré sel à cette petite série qui a toute sa place dans ma collection !
 
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Mercredi 11 juin 2014 à 18:08

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Voici un petit article pour vous donner mes impressions sur le deuxième numéro du Château des Étoiles, intitulé Les Chevaliers de l’éther (ma chronique du premier numéro si vous l'aviez manquée). Nous retrouvons Séraphin en Bavière, accompagné de Hans et de Sophie. Tandis que son père bataille avec l’architecte d’un certain personnage pour créer une éthernef susceptible de voler, les trois jeunes gens vont pister l’un des hommes qui avaient coursé les Dulac à la Gare de Lille.
 
J’ai retrouvé ce feuilleton avec plaisir, le premier numéro encore frais dans ma mémoire. Si le plaisir de la découverte n’y est plus, ceux de regarder de beaux dessins, des bulles amusantes et de suivre cette histoire restent intacts. Les personnages sont bien affirmés tant par le dessin que par leur caractère. J’ai surtout accroché aux paysages (la Bavière est une très belle région en même temps) et aux machines fabuleuses, dont on voit quelques plans. Les liens avec l’Histoire se resserrent. Les travaux de M. Dulac vont-ils changer son cours ? Le format étant très court, il se passe peu de choses, mais Alex Alice glisse deux révélations dans ce numéro, et le termine par un petit coup de pression pour nos héros.
 
Je n’en dis pas plus, il ne faudrait pas gâcher votre plaisir ! Je ne renouvelle pas mon coup de cœur car c’est vrai que la surprise en moins, je n’ai pas été emportée autant qu’avec le premier numéro. Néanmoins, à part un final décevant, je m’attends à un coup de cœur pour l’’ensemble du projet.
 
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