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Qu'il est bon d'être futile !

Mercredi 4 mars 2015 à 18:19

Puisque j’avais absolument adoré Une place à prendre, premier roman post-Harry Potter de J. K. Rowling, je me devais de voir la série adaptée par la BBC. Quelle déception ce fut...
 
À Pagford, une bataille fait rage au sein du conseil paroissial quant au devenir de l'établissement Sweetlove : doit-elle rester un lieu d’accueil pour gens dans le besoin des Champs tels que les toxicomanes ou devenir un SPA de luxe pour attirer les touristes ? La mort du plus ardent défenseurs des Champs, le conseiller Barry Fairbrother, met le feu aux poudres.

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Le premier épisode ne m’avait pas permis de me prononcer. Le décor était parfait, charmant petit village apparemment sans histoire, des ajouts dans le scénario pour bien planter l’histoire et faciliter la compréhension du spectateur qui n’aurait pas lu le roman avaient été faits, les acteurs me plaisaient bien dans l’ensemble, il y avait une bande-son sympa, bref j’avais envie d’y croire. Il ne se passait pas grand-chose et je ne sentais pas la montée de tension du livre, pourtant en trois épisodes, il faut faire vite pour maintenir l’intérêt du spectateur, mais j’espérais que l’épisode 2 rattraperait cette faille.
 
Et non. C’est plat, et même pour quelqu’un d’attentif et passionné comme moi par le roman, c’est ennuyeux. À trop vouloir faire une série grand public, la scénariste s’est complètement plantée. Elle a perdu en cours de route tout l’intérêt du roman : les grands problèmes de société, la complexité des personnages, la multitude des intrigues... Tout ce qui m’avait tant plu est passé à la trappe, à mon grand désarroi.
 
Il y avait pourtant du potentiel, notamment avec les Weedon. Terri, Krystal et Robbie sont de très bons choix de casting, en plus de subir une transformation convaincante pour les deux premières (Terri fait si vraie qu’elle en est « dérangeante », ce qui est l’une des choses les plus intéressantes de la série). L’histoire même inventée par J. K. Rowling recelait d’immenses possibilités cinématographiques je trouve, qui ne sont exploitées qu’à travers quelques scènes bien tournées, avec des jeux de miroir ou de reflet. La fin aurait pu aussi être magistrale, mais non, il ne fallait pas trop choquer, il ne fallait pas creuser. J. K. Rowling s’est dite satisfaite de cette adaptation, mais bon elle a dit ça sur tous les films Harry Potter, qui sont très loin d’être tous bons...

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Je pourrais rentrer dans le détail, préciser en spoilers que le remaniement du destin de tel ou tel personnage ne m’a pas plu, mais ce serait long et inutile puisque ça ne ferait qu’enfoncer davantage cette série sur laquelle je fondais de si grands espoirs. Cependant, si vous souhaitez en discuter, n’hésitez pas à me poser des questions ou à me donner votre avis !

Vendredi 27 février 2015 à 18:32

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L’été dernier, j’ai enfin lu Au Bonheur des dames de Zola. Il était dans ma PÀL depuis des années, mais ce qui m’a décidé à l’en sortir, outre le fait que j’essaie de continuer à lire régulièrement les classiques, c’est la série produite par la BBC The Paradise, qui reprend l’idée de base du roman.
 
Denise Lovett arrive dans une grande ville pour trouver du travail. Son oncle, drapier, n’a pas un commerce florissant et ne peut pas l’embaucher. Denise trouve rapidement une place au Paradise, un « grand magasin » en pleine expansion dirigé par l’ambitieux John Moray.
 
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De façon générale, j’ai trouvé la série plaisante, mais je ne comprends pas le foin fait autour. Je n’ai pas du tout dévoré ces deux saisons. Au contraire, j’avais du mal à vouloir continuer les épisodes, car l’absence de suspense et une dynamique assez lente m’empêchaient de trouver de l’intérêt à continuer tout de suite. Je pense que la BBC a bien fait de s’arrêter après deux saisons, vu qu’il n’y avait pas grand-chose à raconter.
 
L’intrigue est en effet fort plate, ce qui est également le cas dans le roman. Dans celui-ci, il y avait quelques pics de tension tout de même, qui s’égrènent au fil des drames. Les décès ont disparu de la série, qui est beaucoup plus légère, et les difficultés rencontrées par Denise sont complètement aplanies. Son ascension dans la hiérarchie du Paradise est fulgurante, sans véritable obstacle, d’où un certain ennui au fil des épisodes : on sait vite que tout se passe toujours bien.
 
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Cela dit, j’ai apprécié le personnage de Denise. Je trouve l’actrice jolie comme un cœur et j’aime la femme moderne qu’elle incarne. Elle n’a presque rien à voir avec le personnage terne du roman, et c’est tant mieux. J’ai aussi aimé comment elle fait évoluer Moray, qui cependant reste un personnage que je n’apprécie pas (je n’aimais pas son alter ego du livre non plus, Mouret). Pour les persos plus secondaires, j’aime Sam et son humour, Dudley pour sa loyauté et sa gentillesse (et puis l’acteur me plaît depuis Jamaica Inn !). Pauline me plaisait aussi, tout en étant différente de ce qu’elle était dans le livre, et j’ai détesté qu’elle soit sortie de la série sans explication entre la saison 1 et 2, surtout pour être remplacée par Suzy que j’ai trouvée le plus souvent très énervante. J’ai aussi eu du mal tout au long de la série avec Katherine Glendenning. Jonas m’a exaspérée aussi. Au final, j’aime assez le personnage de Clara, on a besoin de ce genre de caractère dans une histoire.
 
La série est plus divertissante que le roman. Elle a une trame principale par saison, alternée avec d’autres arcs narratifs, et chaque épisode a une petite intrigue dédiée. Cependant, tout ça manque cruellement de profondeur, même si certains épisodes m’ont plu. Il est fait état plusieurs fois de l’inégalité homme-femme et la situation professionnelle de Denise fait écho au « plafond de verre » que connaissent encore les femmes occidentales qui ont des postes de direction. Mais à part ça, c’est assez creux. Le sujet de la disparition des petits commerces est finalement peu traité, idem avec le consumérisme, pourtant primordiaux dans le livre.
 
L’esthétique de la série est agréable, notamment au niveau de certaines robes et, bien sûr, du magasin, dans lequel j’ai eu envie de me balader plus d’une fois. En revanche, les extérieurs font assez cheap, certains décors sonnent faux... On sent qu’il y avait de l’investissement, mais pas trop, pareil pour la musique. Il y a le thème du générique, et tout le reste ne marque pas.
 
En conclusion, c’est une série sympathique, qui a quand même son lot de défauts. Je suis contente de l’avoir vue, mais je ne pense pas la revoir et encore moins l’acheter.
 
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Lundi 15 décembre 2014 à 18:03

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J’avais suivi cet été d’un œil distrait l’arrivée de la série Outlander, adaptée de la série de romans du même nom écrite par Diana Gabaldon. N’ayant pas lu les bouquins, et ne les connaissant pas avant l’annonce de la sortie de la sérié télé, je ne me sentais pas pressée de la regarder. Vous savez ce que c’est, quand on entend trop parler de quelque chose, on peut devenir méfiant ! J’ai donc laissé l’euphorie générale sur Facebook avant de me lancer. J’avoue avoir hésité à lire le premier tome d’abord, mais je n’étais pas sûre d’aimer, en particulier le côté « romance », et vu que les bouquins sont très gros, j’ai choisi la facilité en commençant avec la série adaptée.
 
Après la Seconde Guerre mondiale, Claire et son mari Frank Randall profitent d’une seconde lune de miel en Écosse, du côté d’Inverness. Frank s’occupe aussi en creusant dans la généalogie de sa famille. L’un de ses ancêtres, « Black Jack » Randall, était un officier de l’armée anglais pendant la dernière révolution jacobite dans la première moitié du XVIIIème siècle. Ils visitent différents monuments des environs, dont un cercle de pierres appelé Craigh na Dun. Claire y revient seule, attirée par le côté mystique du lien. Lorsqu’elle pose la main sur l’une des pierres, elle est emportée à travers le temps, jusqu’en 1743. Elle tombe aussitôt sur l’ancêtre de son mari qui l’attaque. Elle est sauvée par une bande d’Écossais, mais ces hommes craignent bien vite qu’elle soit une espionne anglaise et l’emmène à MacLeoch Castle, la demeure du Laird des Mackenzie.
 
Ce synopsis couvre globalement le premier épisode. Je l’avais trouvé un peu lent, et si j’avais apprécié de découvrir Claire (Caitriona Balfe), Frank (Tobias Menzies, vu en Edmure Tully dans GoT)) ne m’avait pas plu. Par contre, dès le début la musique et la réalisation m’avait emportée et conquise. On a traîné un peu avant de mettre le deuxième épisode, et ensuite on a tout enchaîné, complètement accros ! On découvre davantage Claire, une femme d’une trentaine d’années, forte tête, intelligente, avec d’excellentes compétences médicales et un sens aigu du bien et du mal, mais qui se rend compte que la situation en Écosse est loin d’être simple.

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On apprend petit à petit à connaître les hommes qu’elle fréquente au quotidien : Colum, le Laird ; Dougal (Graham McTavish, Dwalïn dans The Hobbit), son frère et bras droit, chef militaire qui va faire surveiller la possible espionne de très près ; des gars comme Rupert, Murtagh, Angus ; et bien sûr Jamie (Sam Heughan), le neveu du Laird qui vit sous un faux nom depuis que sa capture est mise à prix par les Anglais et qui s’attache à Claire après qu’elle l’a soigné. On rencontre aussi Mrs Fitz, qui gère l’intendance du château, et Geidis (Lotte Verbeek, vue en Giulia Farnese dans la série The Borgias), une apothicaire.

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Franchement, tous les persos sont intéressants, qu’on les aime ou pas. Personnellement, j’ai un mal fou avec Frank, et je n’arrive pas à concevoir que Claire puisse l’aimer. Qu’elle veuille retourner à son époque, ça me paraît logique, mais je n’arrive pas à m’attacher à leur couple (je préfère de loin l’autre « prétendant » de Claire !). Alors en plus quand on découvre le fond du personnage de Black Jack Randall, je ne peux plus… J’adore Claire, même si plus d’une fois j’avais envie de lui dire de fermer sa bouche ! C’est une vraie têtue, impossible de la faire taire même quand elle devrait s’arrêter. C’est très agréable d’avoir un personnage mature et imparfait, qui plus est une vraie femme qui s’assume en tant que telle, avec ses opinions, sa sexualité, ses défauts…

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Le contexte historique est en plus super bien rendu, même s’il me semble avoir vu de-ci de-là des petites erreurs, mais faudrait que je vérifie. Les explications permettent de bien appréhender les problématiques de l’époque sans ennuyer le spectateur. Le mélange des genres opéré par Diana Gabaldon est une vraie réussite (pour ce que j’en ai vu), et la mise en image par le réalisateur est superbe. Pour moi, impossible d’être insensible, j’étais passionnée chaque minute. Je suis en plus complètement tombée sous le charme de Jamie et des Highlanders. Le kilt, c’est la méga classe dans sa version originale (je n’avais pas trouvé ça très joli quand je suis allée en Écosse, mais là avec les tartans et le reste de la tenue, y compris le chapeau tout mimi, j’adore !). Il y a de nombreux passages en gaélique, ça crée une ambiance géniale, et les mots qui roulent sont tantôt rigolos tantôt sexy (quand c’est Jamie qui les dit bien sûr !).
 
Donc oui, un coup de cœur pour cette série. Je ne peux pas parler du côté adaptation, mais à présent je suis bien décidée à me lancer dans les bouquins en VO (je trouve la VO sous-titrée anglais de la série facile à suivre, donc je vais tenter). Quand j’aurai lu le premier tome, je ferai dans ma chronique un topo sur la fidélité de la série. Ça m’a l’air bien parti, parce que j’ai fait ma curieuse et quand j’ai cherché dans le livre où s’arrêtait la première partie de la saison, je n’ai pas eu de mal à retrouver le chapitre en question. Affaire à suivre !
 
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Mardi 28 octobre 2014 à 20:34

Penny Dreadful, comme le genre littéraire populaire au Royaume-Uni pendant le XIXe siècle, avec ses histoires macabres fictives publiées sur plusieurs semaines, vendues en petits livres de 1 penny chacun. Showtime reprend ce titre pour sa série mettant en scène Eva Green, Timothy Dalton, Josh Hartnett et bien d’autres, où les personnages d’une Angleterre sombre, pour parvenir à leurs fins, frayent avec les créatures ténébreuses issues tout droit de la littérature fantastique et horrifique de cette époque.

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Le pitch de départ est le suivant : Sir Malcolm et Miss Vanessa Ives cherchent à recruter des personnes aux différents talents pour les aider dans leurs recherches, qui les mènent à côtoyer l’horreur de meurtres sanglants et de d’êtres sortis tout droit de nos cauchemars.
 
Au départ intéressée mais sans plus par cette série, j’ai fini par m’y plonger chaque soir avec délectation, bien accrochée à mon chéri en cas de trucs dégueus/glauques/flippants. Dès le premier épisode, le ton nous est donné : ça peut être violent (mais pas comme dans GoT), c’est vraiment crade (on voit quelques cadavres mis en pièces pour mes yeux sensibles), des trucs bizarres peuvent surgir un peu n’importe quand, bref ça vous donne le frisson sans tomber dans le mauvais film d’horreur. Et surtout, il y a un vrai scénario. C’est au départ un peu flou, mais une fois la première saison vue en entier, tout se met bien en place, avec bien sûr de nouvelles pistes pour la saison prochaine (que j’attends maintenant impatiemment).

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L’esthétisme est particulièrement réussi, que ce soit dans les décors du Londres victorien, dans les vêtements (Eva Green porte des robes noires superbes !), les scènes macabres (j’en frissonne encore pour l’épisode 2 !), les passages érotiques, le générique... Vraiment, l’effort est là et couronné de succès. La musique ajoute à l'ambiance, mais je serai bien en peine de meumeumer un thème (je n'ai pas les talents de L'Âne, il faut dire).
 
Sur les acteurs, nous avons été globalement agréablement surpris. Personnellement, j’ai toujours trouvé Eva Green très belle, et je ne comprenais pas pourquoi elle avait fait des films tout pourris, ou parfois même on la met en blonde ! Je ne l’appréciais donc pas en tant qu’actrice, mais son « come-back » récent est réussi, si je me base sur son rôle de Vanessa Ives. Jeune femme torturée à bien des égards, le rôle est terriblement difficile et Eva Green s’en tire à merveille. J’ai hâte de voir ce que la suite lui réserve. Mon chéri était curieux de voir jouer Timothy Dalton (qu’il n’appréciait pas en James Bond, contrairement à ce que j’ai dit à je ne sais plus qui, je me suis trompée, mea culpa !). Lui aussi nous a plu, avec ses yeux perçants, sa détermination, sa folie aussi. Josh Hartnett qui interprète Ethan Chandler nous a fait bonne impression aussi, alors qu’il faut l’admettre, il n’avait pas fait grand-chose auparavant. Par contre, Brona Croft, interprétée par Billie Piper, est l’archétype du personnage que je n’aime pas. Elle joue la fille forte mais passe son temps à se plaindre, interprète volontiers les choses comme ça l’arranger et est du genre « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Et puis je supporte très difficilement cette actrice (elle faisait une Fanny Price lamentable !). Je ne parle pas des autres, faut bien que je vous laisse la surprise...

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C’est une très bonne série, qui n’est pas tombée dans les excès auxquels on pouvait s’attendre (personnellement je trouve que les « mélanges » opérés entre les diverses histoires qu’on connaît par ailleurs sont réussis). Même si vous êtes froussards, rassurez-vous, vous survivrez, puisque j’ai survécu (mais tout de même, je ne regarderai pas seule !). Bref, je vous conseille Penny Dreadful, en plus avec Halloween vendredi, c’est l’occasion !

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Jeudi 16 octobre 2014 à 21:11

J'ai très, très peu regardé la télé quand je vivais chez mes parents. J'ai ainsi raté beaucoup de séries. Par exemple, j'ai commencé à regarder Buffy il y a quelques mois (je n'ai toujours vu que les 6 premiers épisodes, il faudrait que je trouve plus de temps pour ça), je n'ai jamais vu Charmed, etc, etc. Parmi tous ces manques, il y avait Kaamelott. Au bout d'un moment, j'en ai eu marre de toujours rater les références, d'être la seule à ne pas rire, donc je m'y suis mise ! On a regardé en quelques semaines les cinq premières saisons, et on a terminé le six il y a peu.

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Dans cette version créée par Alexandre Astier, le roi Arthur, toujours à la recherche du Graal, est entouré d'une bande de chevaliers pas très dégourdis, auxquels on peut ajouter une belle-famille encombrante, une Dame du Lac pas très utile, un magicien foireux, un commerçant véreux, des paysans jamais satisfaits...
 
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L'avantage de la légende arthurienne, c'est qu'on dépasse les réécritures : on réinvente. La version d'Alexandre Astier est donc aussi "légitime" que les autres dans son genre, comique puis tragi-comique. Avec sont ton décalée, on ne peut pas l'accuser de copier sur les versions antérieures ! Cependant, il y a moins d'écarts avec les légendes classiques qu'on ne veut bien le croire, et pour ma part j'ai appris beaucoup de noms de chevaliers de la Table Ronde que je ne connaissais pas avant. C'est un bon moyen de commencer à s'intéresser à cette historie devenue mythe.
 
Je craignais vraiment de ne pas apprécier cette série assez particulière, je n'étais pas sûre du tout d'apprécier l'humour. Et en effet, certains personnages sont un peu lourds par moments, mais Alexandre Astier a réussi à faire évoluer sa série, tant dans le format que dans les scénarios, et ainsi à ne pas lasser le spectateur. Le mini-format des débuts est vraiment très drôle mais s'essouffle après quelques saisons (et il faut bien dire que la musique du générique est rapidement exaspérante quand on enchaîne les épisodes !). Les personnages qui m'ont souvent déplu sont Karadoc et Mevanwi, et j'ai aussi du mal avec Lancelot. Perceval est très, très
 bête, mais généralement ça passe, et j'ai apprécié qu'il s'énerve à plusieurs reprises dans la saison 5. Arthur est sacrément colérique, mais j'ai l'impression qu'Alexandre Astier a créé ce personnage à son image... Néanmoins, il m'a touchée et fait rire plus d'une fois, et le retour dans son passé de la saison 6 est extrêmement intéressant. Mon petit chouchou, c'est Bohort. Il me fait mourir de rire et son personnage contrebalance bien toutes les autres brutes de la série, à commencer par Léodagan (qui est tout de même impayable comme mec !).
 
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Je comprends la douleur des fans de la série qui attendent une saison 7 depuis des années... C'est injuste de nous laisser comme ça, après tant de révélations et de retournements de situation ! Si les quatre premières saisons restent très légères (quoique, dès la 4 des choses étranges commencent à se passer) et sont très axées sur l'humour, les deux dernières sont beaucoup plus sombres, avec une réalisation, une musique et globalement une ambiance plus travaillées. J'ai été prise aux tripes plus d'une fois et malgré la longueur des épisodes, j'avais envie de continuer systématiquement ! Je pense qu'Alexandre Astier a bien fait de faire évoluer sa série, elle n'aurait pas pu durer sur le modèle des premières saisons.
 
En bref, j'avais beaucoup d'a priori négatifs sur cette série, mais je suis très contente de les avoir dépassé car Kaamelott vaut vraiment le coup. J'envisage d'ailleurs d'acheter les DVD, sûrement en occasion. Si vous pensez que nous n'aimerez pas, faites comme moi, donnez-lui une chance en la commençant du début et vous verrez que votre avis peut très bien changer !
 

Samedi 4 octobre 2014 à 18:14

Je le disais dans cet article sur le premier tome de Ceux qui ont des ailes, j’adore Fruits Basket, série de la mangaka Natsuki Takaya. Je n’ai pas relu les 23 tomes récemment, en revanche j’ai revu l’anime, aussi je vous propose aujourd’hui un petit article sur le sujet !

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[Shiguré, Yuki, Torû et Kyô] 
 
Torû est en première au lycée. L’année précédente, sa mère est décédée, renversée par une voiture. Elle devait vivre chez son grand-père paternel mais celui-ci a dû entreprendre des travaux dans sa maison et n’a pas été en mesure de l’accueillir longtemps. Ne voulant pas lui causer de soucis, Torû lui assure qu’une de ses amies va la loger, alors que ni l’une ni l’autre ne sont en mesure de le faire. Qu’à cela ne tienne, Torû sort sa tente et s’installe dans une forêt proche de la ville. Elle ignore qu’elle est sur la propriété des Sôma, famille riche dont l’un des élèves de sa classe, coqueluche de toutes les filles du lycée, est justement membre. Après une nuit de tempête, la tente de Torû est ensevelie et elle se voit obligée d’accepter l’offre de Yuki Sôma de rester chez Shiguré, autre membre de la famille chez qui il vit. Torû va rapidement découvrir que certains membres de cette famille sont « maudits » : lorsqu’ils sont trop faibles ou qu’ils se retrouvent dans les bras d’une personne du sexe opposé, ils se transforment en un animal du zodiaque chinois...
 
Le manga étant constitué de petits épisodes qui permettent de suivre la trame plus longue de la série, il est particulièrement bien adaptable en anime, et je dois dire que je le trouve très réussi. L’humour déjà bien présent dans le manga est particulièrement bien rendu, j’éclate très facilement de rire devant les épisodes. Les personnages sont conformes aux originaux et les images sont souvent plus jolies que dans le manga (surtout dans les premiers tomes qui n’étaient pas terribles du tout de ce point de vue !). La musique n’est pas mal non plus, alternant entre des airs très légers et « familiaux » et des passages oppressants, en lien avec le côté dramatique de l’histoire.

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[Hatori, Momiji et Torû] 
 
Car il s’agit bien d’une malédiction que vivent les Sôma. Outre les inconvénients évidents qui viennent à l’esprit, on se rend rapidement compte que ces jeunes gens (le plus âgé a 27 ou 28 ans je crois) ont été marqués psychologiquement et souvent aussi physiquement par les conséquences qu’a cette malédiction au sein de leur propre famille. Les « Douze » (qui sont en fait 13, vous verrez) sont des personnages touchants et auxquels il est très difficile de ne pas s’attacher, ou au minimum qu’on peut comprendre et pour qui on peut éprouver de la compassion. Sous couvert de cette malédiction, le manga aborde des questions qui peuvent toucher n’importe qui : le deuil, le passage à l’âge adulte et tout ce que ça induit (notamment d’être en paix avec son passé et son entourage), la différence (physique, ou concernant l’orientation sexuelle, le choix des vêtements ou n’importe quoi d’autre), l’échec, l’amour... L’anime est court (26 épisodes) mais réussit à aborder ces sujets sous des angles très différents et en mettant en scène des personnages tout aussi diversifiés. Malgré des passages affreusement tristes, il y a aussi beaucoup d'humour, et des moments très... bizarres. Disons que certains personnages rajoutés pour l'anime sont un peu spéciaux (la maman de Ritsu...) et vous n'accrocherez pas forcément à ceux-là, mais ils ne sont pas "majoritaires".
 
Nul doute que vous aurez votre chouchou, ce personnage qui vous broiera le cœur tant sa situation vous paraîtra injuste,et croyez-moi vous avez l’embarras du choix. À la maison, on a un faible pour le trio Hatori-Shiguré-Ayamé. Leurs relations comme leur personnaltié et leur passé en font des personnages complémentaires et attachants, hilarants pour deux d’entre eux, plus réservé et calme pour l’autre. Au final, le personnage que j’aime le moins, c’est l’héroïne. Certes, elle est très gentille et sans elle l’histoire n’aurait pas lieu d’être, et elle fait tant pour eux tous qu’on ne peut la détester, mais ce qu’elle est énervante parfois ! Il y a longtemps eu un débat parmi les fans sur Yuki et Kyô. Lequel est le plus mignon, avec lequel Torû devrait finir, tout ça tout ça. Difficile de se faire une opinion avec les seuls épisodes de la série, mais il est vrai que Natsuki Takaya a créé deux héros antagonistes et pourtant proches qui sont propres à déchaîner les passions ! Cela dit, mon chéri adore cette série, et les histoires d’amour qui s’y glissent ne l’ont jamais particulièrement intéressé. De toute façon, ce n’est pas le cœur de cette histoire.

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[En bas Kagura, Kisa, Torû et Saki ; en haut Ayamé et Alisa] 
 
L’énorme défaut de cette série c’est en fait qu’elle couvre approximativement les 6 premiers tomes. Sur 23, c’est léger. Il est donc affreusement frustrant de se lancer dans l’anime, de l’adorer, et de se retrouver avec une fin qui n’en est pas une. Je n’ai jamais trouvé pourquoi il a été arrêté, mais quand j’étais ado ça m’a poussée à commencer les mangas. Après des premiers tomes difficiles (notamment à cause de Torû et des dessins, qui se sont heureusement améliorés par la suite, le perso comme les images), j’étais complètement accrochée et je trépignais d’impatience d’avoir la suite.
 
Je ne peux pas faire autrement que vous conseiller ce bel anime qui permet de se plonger une première fois dans cette histoire magnifique, pleine de questionnements sur la vie, d’amour et d’amitié, qui m’a fait rire aux larmes et pleurer à torrents à chaque lecture et relecture. Tous les épisodes ne se valent pas mais certains sont si géniaux que je ne vois pas comment passer à côté. Vous verrez, après vous voudrez la suite et vous plongerez avec délice dans les mangas.
 

Mardi 23 septembre 2014 à 20:14

J’ai fait un article « combo » à la fois sur La communauté du sud et True Blood il y a plus de deux ans, mais entre-temps la saga s’est achevée (voici mon avis sur le dernier tome et sur le bonus qui raconte ce qui se passe après la fin et qui sort bientôt en français) et la série télé aussi. Cette fois, je ne vous parle que de la série.
 
Allez, je suis sympa, je refais le pitch de départ. Si vous connaissez, sautez ce paragraphe ! À Bontemps, la vie est toujours la même pour les habitants de ce petit coin paumé de Louisiane. Engoncés dans leurs préjugés et leur quotidien, ils ne suivent que de loin la plus grosse affaire du XXIème siècle : les vampires sont sortis de l’ombre grâce à un sang synthétique, le « Tru Blood », et prétendent vivre parmi les humains. Lorsque Bill, vampire transformé pendant la guerre de Sécession, revient habiter sa demeure à Bontemps, il va entraîner des changements pour nombre de ses habitants, à commencer par Sookie. Cette serveuse de 25 ans a la particularité d’être télépathe, ce qui a toujours mis le b*rdel dans sa vie. Elle va se rendre compte qu’elle ne peut entendre les pensées des vampires, ce qui est très reposant... et aussi qu’il n’y a pas que les vampires qui se cachent depuis des millénaires.

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J’ai commencé par regarder la série. Je me souviens que ma voisine à l’époque m’en avait parlé en bien. Je n’avais pas grand-chose à faire et je commençais à peine à regarder des séries, alors je me suis dit pourquoi pas. On devait en être à la saison 3 à ce moment, et j’ai dévoré les trois saisons, avant de me jeter sur les livres pour compenser l’attente de la saison suivante (et de constater, très étonnée, que le créateur de la série Alan Ball était partie très loin !). Comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas de préférence entre les livres et la série. Pour le coup, le support fait une grosse différence, et au final je trouve que la série n’est plus « basée sur » les romans de Charlaine Harris mais « inspirée » de ces romans, ce qui n’est pas plus mal, car cela a apporté une grande diversité, malgré des saisons inégales.
 
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Au départ axée sur Sookie, héroïne et narratrice des romans, la série a rapidement pris un tour différent en mettant en avant des personnages secondaires. Même si Sookie reste le lien entre tous, elle n’est plus le centre de la série, et c’est tant mieux parce qu’il est vrai qu’elle peut se montrer très irritante. On a donc rapidement droit à des arcs narratifs où la blondinette n’a pas grand-chose à voir. En cela, Alan Ball et son équipe ont vraiment exploré à fond les personnages secondaires de Charlaine Harris et l’univers qu’elle a créé, en le respectant sur le fond mais en y mettant leur propre patte. L’ambiance de la série est d’ailleurs très différente de celle qui ressort des livres, en tout cas à mon avis. Cela tient à ce que la série n’a pas de narrateur, donc pas de Sookie aux commandes, on n’est pas dans ses pensées (en revanche les passages où elle entend celles des autres sont très bien rendus je trouve) ; mais aussi à l’esthétique retenue, sombre même en pleine lumière, avec une atmosphère souvent dangereuse, à l’effusion de sexe et de sang quasiment à chaque épisode (GoT est plus soft !) et à la musique qui m’a envoûtée dès les premiers épisodes.
 
La série est riche en rebondissements, à tel point que c’en est parfois excessif. Plus d’une fois, les scénaristes sont allés trop loin dans une idée, ou le réalisateur est allé trop loin dans l’hémoglobine ou le glauque. De ce fait, il y a des passages à vide, des moments où l’épisode se laisse regarder sans réel intérêt, mais pour toujours rebondir, et je crois pour bien finir, j’y reviendrai. Par contre j’ai toujours aimé les scènes de rêve et/ou cauchemar (notamment celles liées à la prise de V mouhahaha) et les flashbakcs, c’est sympa de voyager dans le temps de cette façon.

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Outre les créatures surnaturelles, leurs modes de vie et leurs propres complots et trahisons (même si les humains y sont souvent part), True Blood se distingue aussi par les messages qu’elle tente de véhiculer, et qui reviennent souvent à l’incapacité de l’homme (surnaturel ou pas) à être tolérant et à prendre les bonnes décisions. Les personnages se retrouvent souvent dans des impasses qui les forcent à commettre des crimes pour sauver leur peau, ou à trahir une personne chère pour en sauver une autre. Et ensuite, il faut apprendre à vivre avec. Tous les persos passent par des moments très difficiles et essaient de s’en remettre – ou pas là aussi. Même si les morts sont moins nombreuses et moins choquantes que dans GoT, elles surviennent tout de même, et peuvent vous laisser chagriné ou frustré ou extatique (je vous laisse rayer la mention inutile). La série explore également beaucoup des questions familiales, sociales et de vie privée : liens fraternels, relation parent/enfant, alcoolisme, violences sexuelles, sexualité (il y en a pour tous les goûts), racisme...
 
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Contrairement à d’autres, je supporte Sookie sans trop de mal (je n’aurais jamais lu tous les livres de la saga sinon !), mais il est certain qu’elle m’horripile parfois et qu’elle est loin d’être mon perso préféré. Néanmoins, je suis souvent les arcs narratifs qui lui sont consacrés avec intérêt parce qu’elle est une sorte de point de ralliement pour les autres et que les intrigues autour d’elle sont souvent plus développées et impactent d’autres persos. Dans les « gentils », il n’y a pas vraiment de personnages que je déteste. Le perso qui m’a saoûlée très longtemps, c’est Tara, mais ça s’améliore sur la fin. Je n’ai jamais pu supporter sa mère en revanche, à aucun moment, mais je ne la considère pas comme l’un des persos principaux. J’ai plus d’une fois eu du mal avec Jason, parce qu’il est bête et fait de grosses âneries, mais au final il a bon fond et se rattrape pas trop mal.
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 J’aime Billou et Eric, mais pas autant qu’on pourrait le croire. Enfin, Eric est quand même vachement drôle (tout le temps) et trop chou (dans la saison 4, si je me souviens bien). Alcide me plaisait au début (et me plaît tout du long si on reste sur un plan strictement physique AHEM) mais a chuté dans mon estime peu à peu. Sam ne m’a jamais trop convaincue, c’est un mec bien et tout mais au final il se révèle assez ennuyeux. Je crois que je l’ai préféré dans les livres. À l’inverse, je préfère largement Arlene dans la série télé. Mes petits favoris sont Lafayette (quelle bonne idée de l’avoir gardé et développé ainsi !), Jess (j’aime les rousses, que voulez-vous, et puis son évolution m’a plu) et Pam (comment ne pas l’aimer ??? Elle est excellente !).
 
Parlons un peu de la fin de la série à présent (sans spoil bien sûr). Pour ma part, je suis satisfaite. C’est bien entendu différent, très différent même, de ce qui a été fait dans les romans, et je crois que je préfère en fait. Je comprends les frustrations sur certains couples, mais si on suit la logique des caractères et des espèces, les choix de la série me paraissent cohérents. Et puis le dernier épisode a livré quelques moments très intenses !
 
Donc voilà, j’ai déjà un coffret comprenant les trois premières saisons de True Blood à la maison, et je ne manquerai pas d’acheter la suite quand l’occasion se présentera. Ce n’est pas une série qui peut plaire à tout le monde parce qu’elle est tout de même assez spéciale, mais mon chéri n’aimait pas au début, mais il a fini par se poser avec moi quand je regardais et à me demander des explications sur les saisons précédentes, et finalement il était bien accroché ! Je vous conseille de vous laisser tenter par la première saison et de donner une chance à cette série qui va me manquer.
 

Samedi 20 septembre 2014 à 14:39

En fan de Downton Abbey que je suis, j’ai évidemment tourné mes regards vers une autre série similaire, Upstairs Downstairs. Sien effet le principe de départ est le même, les deux séries s’avèrent très différentes, tant au niveau de leurs intrigues que de leur qualité...

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Sir Hallam Holland et son épouse Lady Agnes viennent de s’installer au 165 Eaton Place à Londres après avoir vécu au États-Unis. Sir Hallam est diplomate, une fonction difficile à exercer lorsqu’un certain Adolf Hitler commence à avoir des vues les pays voisins. Aussitôt arrivée, Lady Agnes entreprend de recruter la domesticité. On suit donc à la fois la famille de notables et les servants.
 
Il faut savoir que cette série fait suite à une série du même nom diffusée dans les années 70 et qui avait eu beaucoup de succès. Le personnage de Rose Buck, la gouvernante, existait d’ailleurs dans la première série et a été repris par la même actrice, faisant ainsi la continuité pour les Britanniques qui avaient suivi à l’époque. Je n’ai pas vu la vieille version et je ne pense pas la regarder.
 
Dès le début, un problème de taille s’est présenté : les personnages ne sont pas attachants. La plupart sont mesquins voire vraiment méchants et je n’ai pas pris plaisir à les suivre. Un épisode ou deux m’ont redonné espoir, je voyais un personnage bien partir et pouf il retombait ensuite. Ceux « d’en haut » sont vraiment insupportables, même Hallam que j’aimais bien pendant un moment. La palme est remportée par Lady Persie. Ils se disent respectables mais leurs fréquentations disent le contraire... Le Duc de Kent n’était pas vraiment un modèle à suivre. J’ai eu horreur de ce personnage, vraiment. Il n’y a guère que Pamela et Blanche que j’ai pu voir sans déplaisir. Ceux « d’en bas » ne valent pas beaucoup mieux, hélas... Johnny et Eunice sont mignons, à la limite, et Mr Amanjit, qui est entre les deux « mondes », rattrape un peu le niveau. Sans compter que les créateurs ont la fâcheuse tendance de faire des bonds dans le temps presque entre chaque épisode et d’en profiter pour faire disparaître des personnages, parfois sans explication, ou avec un prétexte bancal. Comment dans ce cas avoir envie de suivre la série ?

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[Tous les personnages présents de façon récurrent dans la deuxième saison sont ici.]

La série a été diffusée pour la première fois la même année que Downton et je crois qu’elle a beaucoup souffert de cette concurrence, à juste titre. En haut, les intrigues sont souvent politiques, plutôt ennuyeuses. L’aspect drama n’est pas très réussi, avec des péripéties et des chutes attendues, et des choses franchement peu crédibles. En bas, on tombe carrément dans le mauvais soap américain... J’ai regardé les derniers épisodes (il n’y en a pourtant que 9 sur 2 saisons !) en faisant plus attention à mon coloriage qu’à la télé. Je pense que la façon dont s’achève la série, assez brutalement suite à son annulation, a dû en horrifier plus d’un, mais pour ma part ça me semble conforme au reste de la série et mérité pour les personnages. (Ouais, je suis méchante !)
 
Bon allez, quelques points positifs quand même. Si la musique n’est pas terrible, en revanche les décors et costumes ne sont pas trop mal (à part quelques faux fonds vraiment maladroits). Je n’ai rien à redire non plus sur le jeu des acteurs. Ce sont les personnages qui me débectent, pas ceux qui les interprètent. Il y a tout de même quelques arcs narratifs qui m’ont plu, en premier lieu celui de Lotte et plus tard celui de Blanche. Le contexte historique n’est pas mon préféré mais n’est pas dénué d’intérêt.

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[J'ai bien aimé cet épisode (02x03). C'était amusant de voir Emilia Fox dans un tel rôle après qu'elle a interprété un personnage aussi réservé que Mrs de Winter dans Rebecca !] 
 
En somme, cette série ne m’a pas conquise, mais je ne suis pas étonnée si d’autres apprécient. Et puis c’est difficile de tenir la comparaison face à l’excellent Downton Abbey...
 

Mardi 8 juillet 2014 à 16:40

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J’ai enfin terminé de revoir tout l’anime de Card Captor Sakura, donc les 70 épisodes de la série et les deux films. Pour la peine, j’ai commencé celui d’Angelic Layer, nettement plus court.
 
Il faut savoir que je ne suis pas fan des animes à la base. J'en regardais quelques uns quand j'étais au lycée, et je finissais toujours par grogner en disant que le manga était mieux (ce qui ne serait peut-être pas arrivé si j'avais regardé des animes originaux, mais bon). Mais voilà, Sakura, j'ai découvert grâce à l'anime qui passait à l'époque sur M6. Et c'est parce que je le connaissais que j'ai acheté le premier tome du manga, et que j'ai commencé à lire ce genre. Cette série a donc une place particulière dans mon cœur.
 
Le pitch est exactement le même que dans le manga : Sakura, petite fille dynamique et enjouée, a réveillé sans le vouloir les Cartes de Clow, et maintenant elle doit les rassembler à l'aide de Kélo, la Bête du Sceau.
 
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L'anime suit grosso modo la trame du manga, en zappant toutefois certaines choses (notamment des relations entre personnages). Je me demande pourquoi. Le manga a dû être lu par des centaines de milliers de petites filles qui n'en sont pas sorties traumatisées, mais là, avec l'optique d'une diffusion à la télévision, les problématiques sous-jacentes de l'amour impossible, de la mort, de l'homosexualité, sont largement atténuées voire carrément supprimées. L'anime, de ce fait, fait beaucoup plus enfantin. Je n'y ai jamais ressenti la profondeur ou la tension qui existe dans l’œuvre de Clamp, laissant un bon divertissement, un joli dessin animé, mais qui manque un peu de relief à mon goût. Pour « compenser » j'imagine, de nombreux épisodes introduisent des petites aventures, des mini-intrigues, avec à la clé une nouvelle Carte de Clow parfois complètement abracadabrante (y'en une qui sert à « échanger » deux personnes, l'une se retrouve dans le corps de l'autre et vice-versa... mouais). Ces épisodes n'apportent rien du tout à l'histoire de fond, sinon qu'on y voit plus longuement détaillée l'amitié de Sakura et Shaolan en train de se développer. Dans les nouveautés, on trouve aussi un personnage juste INSUPPORTABLE : Mei-Lin. C'est la cousine de Shaolan, elle est folle de Li et est persuadée qu'ils se marieront quand ils seront grands. Son rôle n'a aucun intérêt, elle ne fait que mettre la pagaille (je suis très polie là). Je ne l'ai jamais aimée, et c'est bien LA chose qui me gâche un peu le revisionnage des épisodes.
 
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Mais à côté de ça, l’humour est vraiment top. Kélo (et plus tard Suppy et les sucreries) me fait beaucoup rire avec sa goinfrerie et ses chamailleries, Tomoyo aussi avec son admiration sans borne pour Sakura, sa manie de tout filmer et de sortir de nulle part une tenue pas du tout pratique pour le combat. Les tensions entre Toya et Shaolan me font aussi bien sourire, et voir Shaolan qui rougit violemment devant Yukito, puis devant une autre personne, c’est trop mignon…
 
Quant aux films, j’ai toujours beaucoup apprécié le premier, je ne sais pas pourquoi. Il a un côté ésotérique qui me plaît bien, et c’est sympa d’être à Hong-Kong et de découvrir un peu la famille Li. Le deuxième film, par contre, qui clôt la série, est vraiment bof bof. Je me suis ennuyée en le regardant et sa conclusion est mille fois moins belle que celle du manga.
 
Je dis tout ça, mais je suis ravie d’avoir cet anime dans ma DVDthèque, et j’espère avoir un jour des enfants qui seront ravis de le regarder !
 

Dimanche 27 avril 2014 à 12:22

L’Auberge de la Jamaïque a un sens tout particulier dans ma vie de lectrice puisque c’est l’un des premiers livres venant de mes amies (oui, je mets un e parce qu’au fil des années je me suis rendue compte que ce sont plutôt les filles qui m’offrent des livres !) et surtout c’est par lui que j’ai découvert l’auteure britannique Daphne Du Maurier. Je n’ai lu que quatre de ses livres jusqu’à présent, mais vraiment je n’ai jamais vu son égal. J’achète sans hésiter ses livres dès que je tombe dessus en occasion, parce que je sais que je les lirai quoiqu’il arrive. L’ennui, c’est que j’ai lu L’Auberge de la Jamaïque il y a… six ans. Autant dire que mes souvenirs en étaient un peu flous ! Merci Wiki, j’ai pu revoir les grandes lignes de l’histoire avant de me plonger dans la toute récente adaptation de la BBC.
 
Mary Yellan, 20 ans, vient de perdre sa mère. Avant de mourir, celle-ci lui a demandé d’aller vivre avec sa sœur, Patience, et son mari Joss Merlyn. Dès son arrivée, elle comprend que Joss et sa bande trempent dans des trucs très, très louches, mais la vérité est encore pire que ce qu’elle imaginait.

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C’est une histoire particulièrement sombre, bien plus que Rebecca (mes avis sur le roman, le film d’Hitchcock et la version d’ITV). Le ton est donné dès le début : contrebande, menaces, danger, ambiance sombre, glauque, sale… Les Merlyn vivent dans un quasi-taudis, et leur influence s’étend rapidement à Mary. Déjà forte tête, elle va très vite devenir encore plus rentre-dedans, et même téméraire, au point d’en être presque inconsciente et de tout risquer, parce que pour elle, elle n’a plus rien à perdre. Et si je vous raconte tout ça, c’est parce que je trouve qu’on s’en rend bien compte dans la série. Jessica Brown Findlay remplit parfaitement son rôle. Quitte à me faire des ennemis, je dois dire que je l’ai préférée en Mary Yellan qu’en Sybil Crawley dans Downton Abbey ! Ce rôle dur lui va bien mieux. Je ne la trouve pas très jolie, mais son côté sauvage collait à merveille. Les cheveux détachés, emmêlés et souvent sales, les vêtements simples et boueux, tout concourt à créer une atmosphère bien particulière qui m’a emballée. Il y a en plus les magnifiques décors, très bien choisis, j’ai craqué pour les landes et la côté. Comme pour Death Comes to Pemberley, on sent que la BBC s’est donné les moyens de faire quelque chose de bien. La musique était très bien aussi.

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Parlons des autres acteurs. J’ai été très surprise de reconnaître dans les rôles principaux deux acteurs de la série The Borgias (qu’il faut que je termine mais qui me déçoit dans sa troisième saison). Sean Harris, qui interprète ici Joss, faisait Micheletto, et Joanne Whalley, qui est Patience, était Vannozza, la femme du Pape. J’ai aussi reconnu Shirley Henderson, qui jouait dans Bridget Jones, et qui fait la sœur du pasteur. Sean Harris était particulièrement bien dans son rôle de détraqué, et sachant ce qu’il faisait dans The Borgias, je trouve qu’il apportait la tension qu’il fallait ! J’ai aussi été très impressionnée par la performance de Ben Daniels, qui joue le prêtre Davey. Et je dois avouer que j’ai vraiment, vraiment accroché avec Matthew McNulty, qui fait un Jem trèèèèès sympathique ! La scène où il va à Launceston avec Mary est savoureuse. Il était parfait ! Je ne connais quasiment rien dans sa filmographie, mais j’espère que ce rôle va le conduire à en faire d’autres dans le même genre, car ça lui va comme un gant.

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Parlons un peu de la fidélité au roman. Je ne peux pas être exacte, mais j’avais des doutes sur certains points, et après avoir fini de visionner la série, je suis allée fouiner un peu dans le livre pour voir si ça avait changé. En fait, je ne crois pas qu’il y ait eu de modification, mais des ajouts, ce qui explique et justifie les trois épisodes. La scène à Launceston, par exemple, est un peu allongée, pour donner plus de poids à leur relation. Le personnage de Mr Davey est également étoffé, et donne un dénouement assez magistral. Ça ne m’a pas choquée du tout, et avec mon chéri on a suivi la série sans souci et avec grand plaisir. Je le précise parce que j’ai vu des articles sur le net qui taclent pas mal la série, et je ne trouve pas que ce soit mérité, mais c’est mon avis. A part ça, la série m’a l’air très fidèle. En parcourant rapidement le livre, j’ai vu des dialogues repris quasiment tels quels dans la série.

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Je suis tout à fait convaincue de cette mini-série, qui finira sans aucun doute sur mes étagères. Je vous la conseille sincèrement, que vous ayez lu le livre ou souhaitiez le lire, ou que vous vouliez découvrir cette histoire sans plonger dans le roman.
 

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