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Qu'il est bon d'être futile !

Lundi 18 juin 2012 à 18:34

Un jour, c'est la vie de Dexter et Emma sur plus de vingt ans. La première fois qu'ils se rencontrent vraiment, le 15 juillet 1988, à Édimbourg, est le début d'une longue amitié, et plus aussi. La vie est compliquée, chacun part de son côté, et ils se retrouvent, se perdent et se retrouvent encore. Le récit est construit autour de cette date du 15 juillet. On part de 1988, et on fait chaque année. La fin fait quelques retours en arrière, vers ce 15 juillet 1988 où tout a commencé.

C'est un roman qui se veut résolument moderne, dans les évènements qu'il décrit, dans les relations entre les personnages et dans leurs préoccupations. Je n'aime pas particulièrement ce genre de roman, mais l'histoire se faisait de plus en plus intéressante au fil des pages, même s'il m'a bien fallu une grosse centaine de pages pour y entrer. Plus j'avançais, et plus je voulais la suite, et la fin. Mais j'avoue que j'ai eu des soucis avec Em et Dex. Em ça va encore, à part sa tendance à se croire un peu supérieure avec ses idées toutes faites sur les grandes questions d'actualité, tout ça. Elle trouve sa place, se prend en main, alors que Dex ne se rattrape vraiment qu'un peu avant la fin, et je n'aime pas du tout la façon dont il plonge. Question d'histoire personnelle je pense, mais quand même, son personnage ne m'a pas plu. Je ne sais pas comment Em fait pour l'apprécier. Par contre j'ai aimé la mère de Dex, Alison. Et j'ai beaucoup aimé Jasmine aussi. Je me suis aperçue, pour la première fois, qu'aussi fleuri soit-il, c'est réellement un prénom (Aladdin me restait un peu trop en tête). J'ai découvert le prénom Callum aussi. Ça se lit très facilement, même en anglais je pense. Le style est fluide, agréable, sans prétention, mais sur 620 pages, ce qui est un peu long à mon avis. Tout n'était pas passionnant, mais je dois bien dire que j'ai dévoré certains chapitres. J'ai bien aimé la fin, que j'avais un peu pressenti à cause de ce que m'avait dit ma mère du livre. Je n'ai malheureusement pas grand-chose d'autre à dire. J'ai bien aimé, mais sans plus. C'était un moment de détente sympathique, que je n'ai pas pu apprécier entièrement à cause du personnage de Dex.

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À propos du film, eh bien je dois dire qu'il est, dans l'ensemble, très mal adapté. Beaucoup trop de raccourcis, les personnages sont mal respectés (leurs défauts notamment). Plusieurs personnages sont carrément absents (le proviseur, Maddy). La "scène" qui change tout un peu avant la fin était choquante dans le film j'ai trouvé, alors qu'elle ne l'était pas dans le livre. Ils auraient pu tourner ça de façon plus douce je trouve. Mais au moins Dex devient plus intéressant, et même presque touchant. Je ne peux décidément pas me faire à Anne Hataway. Les personnages vieillissent, et c'est mal fait. J'ai seulement apprécié de voir Romola Garai (Reviens-moi, Emma) Si vous voulez voir ce film, je vous conseille de le faire avant de lire le bouquin, et peut-être aimerez-vous, mais pour ma part je me suis ennuyée plus qu'autre chose. Il y avait pourtant du potentiel dans cette histoire. Mais j'adore l'affiche. Eh bien, vu comme mon avis est court, il est clair que je ne suis pas plus emballée que ça ! Mais le livre est sympathique, vous pouvez le lire sans trop de craintes.

Samedi 9 juin 2012 à 8:41

Le désespoir me fait lire, mes amis, et pour ça je le remercie. Commencé mercredi soir, avant de dormir, j'ai terminé Meurtres entre sœurs de Willa Marsh jeudi en fin d'après-midi. Bon j'ai peu de mérite, il ne fait jamais que 250 pages, mais ça ne m'était plus arrivé de lire un roman en une journée (faute de temps). j'ai fait des pauses évidemment, et l'une d'elles a été particulièrement longue puisque pour sécher mes larmes, je m'étais mis Pride & Prejudice, by BBC, version donc avec Jennifer Ehle et Colin Firth. Je n'ai regardé que le premier épisode ce jour-là (oui parce que je suis en train de vous faire un article programmé en fait). Je n'avais pas remarqué lors de mon premier visionnage, il y a déjà deux ans, que Jennifer Ehle était enceinte lors du tournage. Il faut dire que les costumes cachent assez bien son ventre, mais si vous y prêtez attention ça se voit quand même un peu !

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Meurtres entre sœurs (Sisters under the skin en VO), c'est l'histoire de trois sœurs on va dire. Le père de Emily était pilote, il est mort pendant la guerre. La mère d'Olivia était actrice, elle est morte lors d'un bombardement. Le veuf et la veuve, Edwin et Maureen, bien vite renommés Pa et Mo, se rencontrent, se marient. Les deux petites ne sont pas vraiment contentes d'avoir tout à coup une "sœur", mais elles vont faire front commun et s'apprécier quand naîtra l'enfant de Mo et Pa : Rosamunde, la petite Rosie chérie. Insidieusement, sans y paraître, elle va pourrir la vie de Liv et Em à un point inimaginable. Leur enfance et leur adolescence passe vite : c'est surtout après la cinquantaine qu'on vit avec Em et Liv, et que nous aussi, on lutte contre Rosie et son mari Rup.

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Je m'attendais à bien aimer, mais pas à ce niveau-là ! Quel plaisir ! J'ai tout de suite été prise dans l'histoire par le style de l'auteure. Ce n'est pourtant pas le style que j'aime habituellement : phrases courtes, paragraphes courts également, narration au présent. Mais là, ça donnait un rythme et une vitalité au récit que j'ai adoré. Je pense que la traduction a été très, très bien faite, ça se sent à la lecture. Je me suis énormément attachée à l'histoire et aux personnages. C'est rempli de cynisme sur les relations familiales et surtout sororales, et d'humour noir aussi, dans les réparties. J'ai trouvé certains évènements très durs quand même. Ce sont les douleurs de la vie, la perte d'un parent, des choses comme ça, mais couplées avec les intrigues de Rosie, c'était vraiment dur parfois. J'ai adoré la détester. Petite ou grande, elle est insupportable. J'espère ne jamais donner naissance à une personne comme ça ! Il y avait aussi beaucoup de douceur, ce qui est rarement signalé dans les critiques que j'ai lues de ce roman. Moi qui n'ai pas de sœur et qui ne m'entend pas très bien avec mes deux petits frères, j'ai admiré la relation de Liv et Em. Mo et Pam m'ont beaucoup touchée aussi. Et leur rapport à la maison de la famille de Mo, avec le pavillon... Ça m'a beaucoup touchée. Et j'étais très contente de la fin, je n'en aurais pas voulu une autre ! Vraiment, un petit roman à savourer, je le conseille sans ménagement.

Dimanche 20 mai 2012 à 13:33

J'ai terminé Le Requiem d'un soupir (oui, déjà), et je fais donc l'article à son sujet, ou du moins j'essaie. D'abord, merci beaucoup à Dawn qui m'a prêté son exemplaire (dédicacé en plus, le mot de l'auteure est tout mimi !). Comme pour Côté face, je me sens le devoir de faire une bonne chronique, détaillée et précise, et pas juste balancer que j'ai aimé ou pas. Bon, je vais commencer par là quand même ! Oui, j'ai bien aimé, plus que ce à quoi je m'attendais. Ce n'est pas mon genre privilégié de lecture, mais je voulais découvrir des petites maisons d'édition et leurs auteurs peu connus. J'ai classé le roman dans "Après le XIXème", parce que le fantastique n'est pas le cœur du roman. Quatrième de couverture : "Une inspiration…une expiration…un soupir… La vie de Mercedes se résume à cela. A 19 ans, elle souffre d’un asthme sévère et ne peut profiter de sa vie comme elle le souhaite. Voyant qu’elle passe à côté de toutes les expériences qu’elle devrait vivre durant son adolescence, une étrange petite fille va venir à sa rencontre afin de lui apprendre à profiter de sa vie. L’asthme est une maladie commune, mais pas moins grave pour autant. Découvrez l’histoire d’une jeune fille qui se bat pour survivre, pour soupirer son requiem…"

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Tout d'abord, je tiens à saluer l'initiative de Tiffany Schneuwly. Je savais que l'asthme pouvait être une maladie grave, mais on l'oublie souvent car oui, c'est assez commun. Ce n'est cependant pas une raison pour oublier que comme toute maladie, elle peut tuer, et elle pourrit la vie. Souligner ces deux aspects prend en compte le véritable ressenti des personnes asthmatiques, qui se sentent sûrement différents des autres, sans que cela soit justifié. Une partie des bénéfices relatifs à la vente du livre étant reversée à la Ligue Pulmonaire Fribourgeoise, Tiffany Schneuwly est d'autant plus à applaudir. Tout comme une personne en bonne santé, les asthmatiques devraient pouvoir profiter de leur vie. Le récit à la première personne permet de se mettre à la place de Mercedes, de vivre son calvaire avec elle. J'ai été émue plusieurs fois dans le récit, et notamment à la fin. L'écriture est légère malgré le sujet, et le livre se lit très facilement (la preuve, je l'ai lu en même pas deux jours). J'ai remarqué dès le début des tournures de phrases qui me paraissaient bizarres, et quand j'ai vu mis ensemble les mots "collège" et "bac", je me suis dit qu'on n'était pas en France, mais comme je ne connais pas du tout les systèmes scolaires des autres pays, je ne voyais pas trop où on se trouvait. Ce sont les francs qui m'ont mis la puce à l'oreille, et après vérification, l'histoire se déroule bien en Suisse. J'aurais apprécié le savoir de façon plus sûre, avec des indications géographiques par exemple, dire que le village où vit Mercedes se trouve non loin de telle grande ville, ou au contraire très loin.  Des descriptions des paysages auraient pu aider aussi. En règle générale, j'ai trouvé que ça manquait de précisions, le décor n'était pas suffisamment planté, donc j'ai eu du mal à me mettre dans la peau de Mercedes, en dehors des moments où elle fait des crises. Là, j'imaginais bien combien ça pouvait être éreintant et douloureux d'après les mots clairs utilisés par l'auteur.

Bon, je n'appellerai jamais ma fille Mercedes, je trouve ça vraiment affreux comme prénom, et j'avoue que ce choix me dérangeait. Après avoir fini ma lecture, je suis allée voir plus en détail la page FB du roman, et là ce choix m'est apparu évident, et très beau, car il s'agit du nom d'une personne que l'auteure semble connaître, et qui est asthmatique. J'ai apprécié les gens qui l'entourent en général, tout en m'interrogeant sur le peu de place accordée au papa de Mercedes dans le livre. Est-ce délibéré ? Je ne sais pas. La sollicitude dont elle est l'objet fait chaud au cœur, et montre la bonne direction à prendre avec les personnes asthmatiques, et malades en général. En revanche, je n'ai pas beaucoup appréciée Mercedes en elle-même. J'ai trouvé son personnage trop butée, trop bornée, même pour une ado. Elle évolue un peu vers la fin, grâce à la fillette qui fait irruption dans sa vie au début de l'histoire, mais j'ai tout de même trouvé son personnage peu convaincant. Les dialogues renforçaient cette impression. Ils sont nombreux (je n'aime pas trop ça en règle générale) et leur registre n'est pas toujours très approprié. Un moment on va avoir un gros mot dans la bouche d'un ado, ce qui me paraît tout à fait normal, et l'instant d'après on a une phrase toute bien construite, avec sujet verbe complément et même le "ne" de la négation qu'on zappe pourtant quasi-systématiquement à l'oral. Le livre, je crois, aurait mérité d'être retravaillé au niveau de l'écriture.

Quant à l'histoire, je l'ai trouvée intéressante dans son ensemble car elle allie le côté vie d'une ado ordinaire un peu mal dans sa peau et vie difficile d'une personne malade. Je regrette pourtant certains éléments un peu trop faciles, ou pas assez développés. Par exemple l'histoire d'amour est très touchante, mais je m'y serais davantage intéressée si elle n'avait pas été aussi linéaire. Quelques éléments m'ont au contraire agréablement surprise, je ne les attendais pas (chapitre 14 par exemple). Le plus dommage, c'est qu'on sait la fin dès la lecture de la quatrième de couverture. Le titre même, en fait. Le mot "requiem" dit tout. Ça ne m'a pas empêchée d'apprécier la lecture, mais c'était très prévisible. L'élément fantastique du livre, la petite fille, n'a pas été un mystère une seule seconde de ce fait. À trop insister sur l'étrangeté de ses apparitions, ce n'était plus intriguant. Quelques ellipses, en entretenant un certain suspens, auraient été bénéfiques pour l'intrigue. Les explications données facilement et le cycle des questions fanent un peu l'histoire je trouve. Un petit mot sur la couverture : le mimosa étant un élément récurrent de l'histoire, je la trouve très bien choisie, mis à part que je ne comprends pas pourquoi le fond est si sombre, un peu gothique, alors que le livre m'a laissé sur une belle touche d'espoir.

Donc voilà, en résumé j'ai apprécié cette lecture, je trouve l'idée très bonne et j'ai passé un bon moment, néanmoins beaucoup de petits défauts me font dire que c'est dommage, tout le potentiel que recelait cette idée n'a pas été exploité au maximum.

Samedi 10 décembre 2011 à 13:26

Ce qu'il y a de bien avec le fait de participer à un club de lecture, c'est qu'on découvre des livres qu'on n'aurait pas lu de soi-même, et qui se révèlent être très bons. J'étais contente de Janua Vera, je suis également très contente de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (le passage au négatif dans le titre n'est pas anodin, c'est un choix dans la traduction qui n'est peut-être pas utile, mais qui se justifie tout de même au vu des éléments de l'histoire). Ce roman raconte quelques années de l'enfance de Scout (surnom de Jean Louise Finch), petite fille bagarreuse et intelligente qui vit à Maycomb, une petite ville de l'Alabama, un Etat du sud des Etats-Unis. Dans les années 30, la ségrégation est extrêmement forte dans le pays, et plus encore dans les Etats du sud, de tradition esclavagistes. Les lois de ségrégation sont bien souvent appliquées à la lettre par les forces de l'ordre, les juridictions et les jurés, qui décidaient de la culpabilité ou non d'un accusé au pénal, et la peine qui doit lui être appliquée s'il est déclaré coupable. Le père de Scout, Atticus Finch, est avocat et membre de la Chambre des représentants de l'Etat. Il est estimé de tous, mais voilà qu'il est commis d'office pour défendre Tom Robinson, un Noir accusé d'avoir violé une jeune fille Blanche. Toute la ville va le traiter d'ami des nègres, et Scout, du haut de ses 7 ou 8 ans, a du mal à comprendre ce qui se passe, mais en saisit déjà beaucoup, parfois à l'aide de son grand frère Jem, qui va être particulièrement choqué de la conduite des Blancs, et de Dill, leur ami.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/netirezpassurloiseaumoqueur2.jpgC'est un roman très complet. Il parle à la fois de l'enfance et son insouciance, ses jeux, ses idées farfelues sur le monde et sur les autres, de la perte de cette innocence lorsqu'on grandit, de l'aveuglement des hommes, des horreurs auxquelles peuvent mener le racisme, de l'amitié, de la tendresse, de la solitude parfois aussi. Le roman n'est pas trop long ni trop court, juste ce qu'il faut. La fin s'arrête comme elle doit s'arrêter, sans nous frustrer ou nous brusquer. J'ai apprécié d'en apprendre davantage sur la réalité de la ségrégation, qui est ici plus insidieuse, mais aussi plus réelle que les clichés habituels de chacun son bus, etc. L'écriture est très bien menée, car si c'est Scout qui raconte, elle ne raconte pas avec une voix d'enfant, elle se rappelle, même si ce n'est pas dit expressément. On alterne entre les pensées confuses et drôles de petite fille et l'analyse tranchante d'une femme qui désapprouve profondément le comportement de ses congénères. Le livre est paru en 1960, dans un contexte où la ségrégation était remise en question, les législations anti-Noirs tombaient peu à peu, mais dans les mentalités et dans les faits la discrimination était toujours la même. Ce ne sont pas les enfants que j'ai le plus aimé, même si ce sont eux qu'on suit tout le temps. J'ai aimé Atticus, Miss Maudie et Arthur Radley, car ils luttent à leur manière, et font de bonnes choses de leur propre façon. Et ils sont différents des autres, un peu à l'écart des Blancs dont ils font partie, mais sans être mis au ban de la société, car c'est leur volonté de s'éloigner des autres pour essayer de devenir meilleurs. J'ai l'impression de ne pas être claire du tout dans ce que je dis !

C'est également un roman qui peut-être lu assez tôt, je dirais dès 10 ans. D'ailleurs, aux Etats-Unis, il est étudié dans des classes de niveau collège et lycée. Par contre, il est très peu connu en France. J'ai vraiment apprécié cette lecture, mais en même temps ce ne sera jamais l'un des romans préférés. C'est un bon livre, je ne lui trouve même pas de vrai défaut, mais il lui manque un petit plus pour être un excellent livre. Mais être un très bon livre, c'est déjà pas mal !

Fiche :
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (To kill a mocking-bird dans la version originale), de Harper Lee
Collection : Le Livre de Poche
447 pages
Prix : 6,50€

Vale.

Samedi 12 novembre 2011 à 18:12

Je vous donne des nouvelles (passionnantes bien sûr) avant de vous écrire un article (non moins passionnant) (et sur je ne sais pas encore quoi, ça va venir). Finalement la pseudo-cohabitation avec maman et beau-papa ne se passe pas si mal, plutôt très bien même, alors je suis contente. Ce matin j'ai dormi, j'ai pris un bain (en lisant Janua Vera) et donc je ne suis arrivée qu'à 11h30 pour les aider, mais ils n'ont rien dit parce que :
1) Hier soir ils ont fait les boulets. Ils ont mis vingt minutes pour ouvrir la porte de mon appart'. Hem.
2) Ma mère, qui est très douée avec les nouvelles technologies, était certaine d'avoir mis le réveil de son portable pour 6h45 et en fait ils se sont réveillés comme des fleurs à neuf heures (soit seulement trois quarts d'heure avant que je me lève).
3) Je suis une fille super adorable ces derniers temps.
Je suis aussi super fière de moi parce que j'ai réussi à peindre une porte et deux fenêtres sans faire n'importe quoi et la couleur que j'ai choisie pour les murs du salon claquent de la mort-qui-tue. Je suis de plus en plus excitée à l'idée d'emménager, surtout avec lui, je trépigne d'impatience !

Comme je n'ai pas trop d'idées d'article, je vais vous faire un petit quelque chose sur L'affaire Jane Eyre, premier tome de Thurday Next que j'ai lu le mois dernier dans le cadre du club de lecture.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/LaffaireJaneEyre.jpgNous suivons dans ce roman les aventures de Thursday Next, une LittéracTec. Entendez par-là qu'elle travaille à la répression des fraudes sur les oeuvres littéraires. En effet, Thursday vit dans un monde très différent du nôtre, où les livres sont sacrés, en particulier les originaux puisque modifier un original modifiera en conséquence toutes les copies (autorisées bien sûr) qui sont dans le commerce. Sa famille est également un peu étrange : son père est un ChronoGarde, c'est-à-dire qu'il s'occupe de tous les problèmes liés au temps (pas la météo hein), qui peut facilement se dérégler ou aspirer les choses par l'intermédiaire de sortes de trous noirs. Thursday (qui a quand même un prénom bizarre hein) n'a pas un chat comme animal de compagnie un chat ou un chien mais un dodo (cf. la couverture), puisque cet espèce a été recréée par la science afin de fournir davantage d'animaux domestiques.

Vous l'aurez compris, tout ça est un peu barré. Certaines m'ont dit que l'auteur, Jasper Fforde, semble être un fan de Terry Prachett, à qui il rendrait hommage avec une série de bouquins complètement déjantés. La trame de l'histoire n'a rien d'extraordinaire mais elle est  bien menée et ça se lit vite. On se perd parfois un peu dans les détails, à certains moments complètement inutiles, sur le monde de Thursday. Ce qui m'a dérangée le plus, c'est la fin en fait. Elle est un peu brutale, arrive sans qu'on comprenne toujours bien pourquoi et est un peu mièvre, ce qui ne colle pas avec le reste du roman.

La narration n'est pas bien maîtrisée. la plupart du temps, c'est un récit à la première personne, mais l'auteur passe parfois à un narrateur omniscient sans que cette transition se fasse très bien. L'écriture gagnerait également à être plus approfondie dans ces moments où Thursday n'est plus narratrice. Il y a aussi, malgré le côté loufoque agréable du livre, des choses tellement improbables qu'elles m'ont gênée.

Néanmoins, ce n'est que le premier tome. La personne qui avait proposé le livre a lu la suite de la série et dit que ça s'améliore beaucoup après. Je lirai peut-être la suite un jour mais je ne suis pas plus emballée que ça. Je préfère les uchronies de fantasy en fait. Mais c'était sympathique de découvrir quelque chose de nouveau, et je conseille ce roman aux personnes adeptes du complètement à côté de la plaque !

Fiche :
L'affaire Jane Eyre, de Jasper Fforde
Collection : 10/18 Domaine étranger
410 pages
Prix : 9,40€


Vale.

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