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Qu'il est bon d'être futile !

Mardi 25 février 2014 à 13:42

Toujours dans l'idée de diversifier mes lectures le temps d'une nouvelle, j'ai lu aujourd'hui La Chasse de Nathy (toujours disponible gratuitement sur Amazon). J'avais lu Couleur de Sang le mois dernier de la même auteure.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lachasse.jpgDans La Chasse, nous suivons un narrateur masculin et sa compagne qui, après avoir entendu leur demeure prise d'assaut, s'enfuient dans la campagne, dans les bois, essayant de perdre leurs poursuivants menés par une ombre.

Je dois dire que je suis un peu déçue. Je ne sais pas si ce texte a été écrit avant ou après Couleur de Sang, mais en tout cas je n'ai pas ressenti d'amélioration dans le style, c'est même plutôt l'inverse. Certaines phrases qui se veulent originales sonnent mal (un adjectif ou une proposition subordonnée ne se place pas n'importe comment quand on veut faire de belles phrases) et les problèmes de syntaxe sont fréquents, sans compter les quelques fautes que j'ai repérées au cours de ma lecture.

L'histoire est assez prenante, on se pose des questions, sur la nature des fugueurs, du meneur des poursuivants... Mais il n'y a pas vraiment d'explications. On comprend rapidement ce que sont Hélène et son compagnon, mais je pense qu'il aurait vraiment fallu en savoir plus. Ce sont des vampires, mais ils se nourrissent comme les êtres humains, ont besoin de se reposer... Pourquoi ? Leur soif de sang ne vient-elle que lorsqu'ils en ont perdu ? Pas très clair tout ça. Quant à la "créature" qui aide l'ombre dans sa traque des vampires, on ne sait pas du tout ce que sait. Et pour un truc super effrayant et fort, le vampire s'en débarrasse très facilement. Il n'y a pas non plus de chute, de surprise. Les éléments qui nous intriguaient tombent rapidement à plat. La fin laisse largement la place à une éventuelle suite, et si elle existe je n'ai pas particulièrement envie de la lire.

Je me rends compte que je suis bien plus dure que je ne l'ai été sur Couleur de Sang, qui m'avait davantage conquise car il s'agissait d'une sorte de réécriture du conte Le Petit Chaperon rouge. En même temps, on attend d'un auteur qu'il sache surprendre le lecteur, que ses textes nous marquent au moins un peu, et pour l'instant ce n'est pas le cas avec les écrits de Nathy, et j'en suis bien déçue. J'ai lu rapidement les deux extraits après la nouvelle. Dans l'extrait de Lucrezia, Fille d'Astaroth, la première page comprend déjà des "erreurs de style", ou en tout cas des choix d'écriture qui ne me plaisent pas, ça ne me donne donc pas très envie. L'extrait de Dark-Side, le Chevalier Vampire me tente déjà plus, mais certainement pas au point d'acheter l'ebook qui coûte le prix d'un livre de poche... Je me demande donc si La Chasse n'est pas le dernier texte de Nathy que je lis.

Lundi 24 février 2014 à 17:49

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L'été dernier, j'ai découvert les éditions du Riez à travers le titre La Guerrière fantôme, qui avait été un coup de cœur, et par la même occasion j'ai lu pour la première fois un texte de l'auteure Syven. En me renseignant un peu, j'ai vu qu'elle avait aussi publié un roman intitulé Au Sortir de l'ombre, qui a rejoint ma PAL courant 2013. Dans le même temps, je me suis offert sa nouvelle Curiosité malsaine, en lien avec ce roman, dont il peut être considéré comme un prequel ou un bonus. J'ai décidé que ce serait un prequel, en attendant de trouver le temps de me plonger dans Au Sortir de l'ombre !

Les voisins de la demeure Ruthwell, les Prue, sont bien embêtés : la maison est laissée à l'abandon. Déjà que sa construction particulière lui donne un caractère très excentrique, mais avec le jardin à l'état sauvage, ce n'est plus possible. Lorsqu'une riche Miss Trina vient s'y installer, leur premier réflexe est de lui rendre visite pour la convaincre de redonner un aspect convenable à la demeure. Ils parviennent à leur fin, mais la jeune femme leur paraît étrange. Elle dit s'être installée au calme pour sa santé tandis que Mr Prue la voit, en pleine nuit, criant dans la tempête...

J'ai retrouvé avec plaisir le style de Syven mais dans un style tout à fait différent, très fantastique, où l'ambiance sombre et "indécise" a une grande place. En effet, en si peu de pages il est difficile de se créer des certitudes, et à ce jeu-là l'auteure est très forte ! Le titre de la nouvelle est merveilleusement bien trouvé à cet égard, car non seulement l'entité magique indéfinie dont je ne parlerai pas engrange une certaine curiosité malsaine chez ses victimes, mais chez le lecteur aussi, qui s'interroge et se trouve très frustré à la fin du texte ! Les quelques paroles qu'on entend de Miss Trina nous titillent, nous intriguent. Le mystère est déjà en place en un petit nombre de pages, et en plus il n'y a pas vraiment de fin, mais une ouverture.

Mon regret, bien entendu, est que la nouvelle soit si courte. À cet égard, le prix est sans doute un peu cher, en tout cas sur Amazon où je l'ai achetée. En tout cas, pari réussi : j'ai très envie de me jeter sur Au Sortir de l'ombre... Stupides PAL prioritaire et envies contradictoires de lectrice ! J'espère tout de même ne pas trop traîner, les livres de ma PAL attendent parfois des années d'en sortir...

Lundi 17 février 2014 à 19:11

Pour faire baisser ma PAL numérique en février, j’ai choisi un recueil de Cécile Guillot intitulé À l’Ombre des Pleurs. Je connais cette auteure pour l’avoir croisé plusieurs fois en salon, et puis je suis bien les parutions du Chat noir qu’elle dirige avec Matthieu Guibé, mais je n’avais encore jamais rien lu d’elle (l’anthologie Saisons Païennes aurait remédié à ça de toute façon mais comme ça j’ai pris de l’avance).
 
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Toutes les nouvelles sont teintées de fantastique et/ou de macabre à des degrés divers, ce qui peut surprendre quand on voit la douceur apparente de l’auteure ! Je me suis donc complètement fait avoir à la lecture de la première nouvelle. La trame semblait tellement classique que j’étais sûre d’avoir le fin mot de l’histoire, mais j’étais complètement à la masse. Par contre, je me suis méfiée ensuite, et plusieurs des nouvelles suivantes ont eu moins d’intérêt. Si je devais donner mon avis global sur le recueil, je dirais que je suis un peu déçue. À avoir attendu si longtemps de découvrir cette auteure, j’imagine que j’espérais quelque chose d’extraordinaire, et au final ça ne l’était pas. C’était rapide à lire, distrayant, il y a eu quelques jolies surprises mais franchement pas inoubliable, et c’est dommage. Je ne sais pas si ces textes comptent parmi les premiers de l’auteure, mais j’espère être davantage transportée par la saga Fille d’Hécate par exemple. A présent, voyons un peu nouvelle par nouvelle.
 
De larmes et de sang : Je pense que c’est la préférée, notamment parce que c’est la plus longue et comme c’était la première, elle a su me surprendre. Elle est divisée en dix-huit courts chapitres où l’on suit Charline, qui emménage à la campagne, dans une petite maison sur un grand domaine, afin de trouver la quiétude pour écrire ses livres pour enfants suite à une rupture douloureuse. Lors de l’absence des propriétaires, elle fait une découverte étonnante qui va radicalement changer sa vie. C’était une histoire fluide, qui se lisait toute seule comme on dit, à l’écriture simple mais claire, juste ce qu’il fallait, et la fin m’a laissée sur les fesses.
 
Roadways : Je l’ai lue tout de suite après De larmes et de sang, et de ce fait j’étais beaucoup plus méfiante, et j’ai deviné la fin très rapidement. Lisa a décidé de voir du pays. Lors de son voyage, elle rencontre Lilith, sur les routes elle aussi. Néanmoins, ce fut une lecture agréable, et le côté macabre à la fin est très bien emmené.
 
L’appel du loup : Une très courte histoire où une jeune femme tente de faire le deuil de son fiancé tué par un loup. C’est un texte assez poétique mais que j’ai trouvé peu intéressant et dont je ne conserverai quasiment pas de souvenir.
 
Cœur de cristal : Un peu plus développée que les deux précédentes, cette nouvelle nous emmène auprès d’une jeune fille qui, après la mort de sa grand-mère qui l’a élevée, doit faire son instruction de sorcière toute seule. Elle trouve dans la maison de son aïeule un étrange bijou. Autant j’ai trouvé le côté sorcellerie très intéressant car je connais très mal tous ces rites, autant le scénario ne m’a pas plu du tout. C’était tellement évident, l’héroïne m’a paru tellement gourde que j’étais bien contente d’en finir avec cette nouvelle. Et puis c’est bien fait pour elle.
 
La fille aux barbelés : Si l’histoire est un peu fouillis et pas particulièrement bien construite, l’ambiance et l’esthétique de cette nouvelle m’ont en revanche tout à fait séduite. J’aurais vraiment aimé que ce soit plus développé. On y rencontre Arden, un jeune garçon qui va se trouver fasciné par une fille en blanc entrevue à la Décharge.
 
Nuit d’obsidienne à Montego Bay : Dans celle-ci, j’ai également beaucoup apprécié découvrir une culture et une légende qui m’étaient inconnu jusqu’alors, malheureusement l’écriture était un peu faible à mes yeux, je n’ai pas accroché aux personnages ni apprécié le dénouement, là aussi plutôt prévisible. On suit Noëlie et Fred venus passer leurs vacances en Jamaïque, mais un coup de soleil vient tout bouleverser.
 
Une petite fille si attentionnée : Si j’ai très rapidement deviné où l’auteure voulait en venir, j’ai par contre vraiment apprécié l’étrange petite Ophélie et l’ambiance bien glauque de cette histoire, qui m’a rappelé les nouvelles d’Anthelme Hauchecorne. Maintenant que j’y pense, La fille aux barbelés également me rappelle les textes de cet auteur.
 
Memento : Là encore, l’évidence de la chute m’a empêchée d’apprécier ce texte. Je n’y ai pas cru, notamment à cause de la construction du récit. Je n’ai pas non plus aimé les personnages, la narratrice et Jérémy. Cette histoire racontée à la première personne est la quête de vérité d’une femme dont le mari a été sauvagement assassiné.
 
Dans la chambre d’enfant : Je ne suis pas certaine d’avoir compris le fond de cette très courte nouvelle (la fatigue n’aide pas), mais en tout cas je l’ai trouvé intéressante. Elle parle d’une femme qui entend une voix. Je ne peux pas en dire plus, mais en tout cas il me semble que ça traite d’un sujet touchant aux femmes et qui reste très sensible. J’espère juste ne jamais passer par là.
 
Liberame : Une drôle d’histoire que je ne sais pas comment qualifier. Une jeune femme, Stella, parvient à sortir de son corps physique pour un voyage astral auquel elle aspire de tout son être. J’ai lu ce texte avec détachement, sans émotion, sans intérêt particulier, vraiment je ne sais pas quoi en dire.
 
Au final, trois-quatre nouvelles sortent un peu du lot des dix. C’est peu, donc je dois bien en conclure qu'À l’Ombre des Pleurs est une déception pour moi. J’espère que mes prochaines lectures de Cécile Guillot me plairont davantage.
 
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Mercredi 29 janvier 2014 à 18:46

J’ai découvert Edgar Allan Poe il y a environ deux ans et demi, avec ses Histoires extraordinaires que j’avais bien aimé. Je cherchais une nouvelle pour passer le temps lors d’un cours particulièrement ennuyeux où je n’avais malheureusement rien à apprendre. En cherchant ans la catégorie Domaine public sur le site Feedbooks, je suis tombée sur Le chat noir :
 
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« Avant de mourir, un meurtrier raconte sa confession, terrible récit où le destin prend forme d'un chat borgne, marqué à la gorge d'une tache en forme de gibet. »
 
Ce texte m’a beaucoup étonnée, je n’avais encore jamais rien lu de tel. Les Histoires extraordinaires ne sont pas dans le même genre. Elles étonnent, intriguent, et le fantastique pointe son nez. Mais là, je crois bien que c’était la première fois depuis ma lecture des Dix petits nègres quand j’avais dix-douze ans que j’ai été effrayée par des mots comme ça, alors que je n’étais pas du tout dans un environnement qui fait peur ! J’étais dans une salle chauffée, pleine de monde, en journée, mais des frissons me couraient le long du dos. Quand j’eus fini de lire, je me suis comme ébrouée, pour chasser l’impression désagréable laissée par cette histoire sordide. Personnellement, je n’ai deviné la chute que quelques lignes avant qu’elle soit révélée.
 
La maîtrise d’Edgar Allan Poe dans la façon de mener son récit est géniale. Quant à sa plume, je ne sais pas si c’est dû à la sienne ou à la traduction de Charles Baudelaire, mais je l’ai vraiment trouvée très bonne.
 
C’est une excellente surprise, j’ai vraiment apprécié cette nouvelle, à la chute bien tombée et à l’intrigue bien menée.
 
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Mardi 21 janvier 2014 à 19:00

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J’ai suivi avec intérêt la sortie de Belle Epoque, nouveau titre de la collection R qui m’avait l’air prometteur. J’ai vu que Matilda n’avait pas aimé, notamment à cause de l’héroïne ; mais j’ai surtout appris que l’idée en était venue à Elizabeth Ross d’après une courte nouvelle d’Emile Zola, intitulée Les repoussoirs. Tant que j’y étais, j’ai lu tout le recueil où elle se trouvait, intitulé Esquisse parisiennes, paru en 1866 si je ne dis pas de bêtise. Vous verrez que mon avis sur Les repoussoirs est beaucoup plus long que ceux sur les trois autres nouvelles.
 
La vierge au cirage
 
Cette première nouvelle est bien étrange. Je ne sais pas trop quoi en penser. L’écriture est vraiment très belle, j’ai trouvé que les descriptions de la demoiselle étaient magnifiques. On a du mal à voir où Zola veut en venir, même lorsqu’on a lu la fin. J’en retiens que peu importe où en arrive, on ne peut se défaire de l’où on vient. Je ne sais pas si c’est la morale voulue par Zola (mais ça ne m’étonnerait guère quand on sait qu’il croyait très fort en l’hérédité, qu’il s’est appliqué à mettre en avant dans nombre de ses romans, et surtout dans les Rougon-Macquart) et en tout cas elle ne me plaît guère, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier ses écrits (j’ai d’ailleurs adoré La Bête humaine, où le côté héréditaire frôle l’absence totale de libre arbitre !).
 
Les vieilles aux yeux bleus
Cette nouvelle est très touchante. Zola montre ici ses qualités d’observateur et sa capacité à rêver, et à nous faire rêver avec lui. Je n’ai rien de plus à dire, mais j’ai pioché quelques citations dedans. J’ai vraiment bien aimé, beaucoup plus que la première.
 
"Lorsque je songe à la chasse terrible et vaine que je leur ai faite, je suis prêt à croire que les vieilles aux yeux bleus sont les ombres de celles qui sont mortes d’amour et qui reviennent se promener sur les trottoirs où elles ont tant aimé."
 
"Les yeux avaient parlé, et je me dis que je savais maintenant d’où venaient les vieilles aux yeux bleus qui, dans les rues, jettent parfois encore aux jeunes hommes des regards sournois et affamés. Elles viennent des amours de nos pères."
 
Les repoussoirs
Dans cette histoire, Monsieur Durandeau a eu l’idée d’inventer un nouvel ornement de la beauté des femmes : le repoussoir, qui est une jeune fille… laide. Une femme d’une beauté moyenne paraîtra toujours plus belle à côté d’un laideron. Et le voilà qui lance son entreprise de louage de repoussoirs.
 
Zola s’est manifestement fait plaisir avec Les Repoussoirs. J’imagine facilement qu’une remarque a été lancée dans un coin, et qu’il a attrapé l’idée au vol, la poussant au ridicule. Et pourtant… Qui ne s’est jamais fait cette réflexion ? Le principe est le même que lorsqu’on se remonte le moral en se disant qu’untel est plus malheureux. C’est affreusement mesquin, mais c’est la nature humaine. Attention hein, je ne dis pas que c’est bien ! Et ça me choquerait horriblement si une telle agence existait.
 
Heureusement, il s’agit d’une fiction sans conséquence, et quel humour ! Il faut prendre ce texte au trente-sixième degré. J’ai trouvé la plume de Zola particulièrement agréable, et il a eu raison de faire un texte si court. Il fait parler un admirateur de Durandeau (je me demande même s’il ne s’agit pas d’une admiratrice, une dame ayant usé de ses services) et à un moment, un glissement semble s’opérer dans le discours, mais ce n’est qu’une feinte de Zola, qui là encore ne cherche qu’à faire rire. Mais par cet effet, on entrevoit sa véritable pensée : il plaint sincèrement les jeunes filles qui se font vraiment manipuler par des demoiselles plus jolies qui ne leur offrent leur amitié qu’à condition qu’elles servent de faire-valoir dans la rue, les soirées mondaines et auprès des jeunes gens. Je me demande même s’il ne s’agissait pas d’une véritable « mode » à cette époque parmi les filles de la haute société. Cela existe encore aujourd’hui malheureusement, je me rappelle que c’était vraiment monnaie courante au collège, et l’été dernier une collègue m’a confié l’avoir fait jusqu’au lycée, et se sentir très mal aujourd’hui envers ses anciennes « amies ». Zola nous offre donc une réflexion en filigrane, qu’il revient au lecteur de faire en réalité.
 
Ce texte m’a beaucoup plu, et m’encourage à découvrir davantage Zola, car je ne connaissais pas cette facette humoristique de cet auteur, dont je n’avais lu que La Bête humaine auparavant, qui est très sérieux bien qu’excellent.
 
"A Paris, tout se vend : les vierges folles et les vierges sages, les mensonges et les vérités, les larmes et les sourires."
 
"La grande question pour lui fut la physionomie, et il ne retint que les faces décourageantes, celles qui glacent par leur nullité et leur immobilité idiote."
 
"Madame, j’ai à offrir aux beaux visages la plus riche collection de visages laids qu’on puisse voir. Les vêtements troués font valoir les habits neufs ; mes faces laides font valoir les jeunes et jolies faces."
 
L’amour sous les toits
J’ai lu cette très courte histoire comme une ode à l’amour et un hommage aux vies simples, faites d’honnêteté et de travail. Là aussi, je ne vois pas quoi dire de plus !
 
En somme, je suis vraiment contente d’avoir lu ce petit recueil, ça m’a en quelque sorte remis le pied à l’étrier avant de me replonger dans ses textes plus conséquents (celui que j’ai en ligne de mire est Au bonheur des dames, pour pouvoir regarder The Paradise ensuite !) et m’a aussi « préparée » à une éventuelle future lecture de Belle Epoque, même si je ne vois pas quand je vais trouver le temps de le lire…
 
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Jeudi 16 janvier 2014 à 17:54

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je découvre les éditions Artalys avec Couleur de Sang, une nouvelle de Nathy qui reprend le conte du Petit Chaperon rouge, dans genre très différent du Loup de Fairview de Chloé Boffy.
 
L’histoire commence alors que des villageois sont terrorisés par une bête qui massacre les leurs. A chaque aube, ils retrouvent un cadavre dans la forêt. Pourtant, Ysabeau n’a pas peur des bois. La jeune femme part visiter sa grand-mère et traîne sur les chemins forestiers, contre les conseils de sa mère, et y fait une rencontre inattendue.
 
C’est un véritable univers de conte de fées dans le même sens que les contes de Perrault par exemple : on a du mal à situer l’histoire dans l’espace et dans le temps. Nous sommes probablement en Europe, au Moyen-Âge ou sous l’Ancien Régime. Le texte est court, nous n’avons donc pas le temps de nous attacher aux quelques personnages, en revanche c’est suffisant pour choisir notre « camp », qui n’est évidemment pas celui qu’on croit au début.
 
Le thème de la protection de la nature m’a rappelé les films de Miyazaki, surtout Nausicäa de la Vallée du Vent et Princesse Mononoké. J’ai trouvé le style bon, mais les possibilités de l’améliorer existent afin de vraiment marquer le lecteur durablement.
 
C’était une lecture agréable, une petite nouvelle comme je les aime, et qui m’a donné envie de continuer à découvrir cette maison d’édition et les textes de Nathy. J’ai déjà La Chasse sur ma liseuse, qui est une nouvelle gratuite si ça vous tente.
 

Vendredi 3 janvier 2014 à 17:44

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Celles qui marchent dans l'ombre est une nouvelle numérique de Jean-Philippe Jaworski publiée au format numérique par Actu SF, que j'ai achetée cet été. Je l'ai lu tant parce que j'en avais très envie que pour me déculpabiliser de ne pas avoir encore lu Gagner la guerre (ce n'est pourtant pas faute d'en avoir envie!). Pour rappel, j'avais complètement adoré son recueil de nouvelles Janua Vera.

Avec ce texte, l'auteur nous emmène dans l'Antiquité, près de la Méditerranée. Un homme, notre narrateur, est en fuite depuis des années. Pourquoi ? Par qui est-il poursuivi ? Ou par quoi ?
 
J'ai encore une fois été soufflée par l'écriture sublime de Jaworski. Travaillée, soignée, mais jamais pète-sec ou alambiquée, simplement parfaite. La maîtrise de la langue française de l'auteur est incroyable, on n'en fait plus assez des comme ça ! C'est vraiment un écrivain que j'admire énormément. Il s'agit d'une nouvelle, c'est donc court, mais il a quand même fait des recherches, insufflant ainsi un côté très réaliste à une nouvelle qui se révèle en fait fantastique. Le vocabulaire est précis, ce qui fait que le lecteur est immédiatement transporté dans cette Antiquité où les mythes sont autant de réalités. L'auteur revisite une histoire dont on connaît tous les protagonistes, mais qu'on connaît souvent mal. Ça a été l'occasion de découvrir cette histoire sous un autre angle bien spécifique, et ensuite de mon côté de rafraîchir mes souvenirs.
 
En une phrase comme en mille : cette nouvelle est une réussite !
 

Lundi 25 novembre 2013 à 18:21

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Après avoir terminé Baroque’n’roll, je me suis aussitôt lancée dans Punk’s not dead, second cercueil de nouvelles d’Anthelme Hauchecorne. Mon attente principale était la suivante : sentir une amélioration dans les nouvelles. Un certain nombre de textes de Baroque’ ne m’avaient pas conquise, j’attendais donc d’être encore davantage emballée par ce deuxième recueil. Pari réussi !
 
Je retiens que j’ai trouvé la plume de l’auteur plus affirmé, plus à l’aise aussi. Les thèmes sont divers et variés, ainsi que les genres, et pas une nouvelle ne ressemble à une autre. J’ai eu le coup de cœur pour deux nouvelles, plusieurs autres m’ont beaucoup plu, seules deux m’ont moins séduite. Je ne dirais rien de particulier des illustrations parce que je n'ai rien d'une artiste, tout ce que je peux dire c'est que c'est sympa de tourner une page et d'en avoir une jolie à détailler avant de se plonger dans la nouvelle correspondante. Vraiment un excellent livre, plein de pépites, je recommande ! Comme d’habitude, voici mon avis nouvelle par nouvelle.
 
Décembre aux cendres : Gé-nial ! Premier texte, coup de foudre ! Je veux la suite, c’est obligé qu’il y en ait une un jour. Le personnage principal, Éva, a tout d’une héroïne, elle mérite un livre à elle toute seule. On assiste ici aux ravages de la technologie entremêlés à la magie dans une nouvelle Budapest, avec un dosage idéal, un univers qui m’a fait frissonner, une intrigue qui m’a captivée… C’était parfait, juste il en faut plus !
 
Sarabande mécanique : Une nouvelle steampunk où les prouesses de la nanotechnologie mènent à l’horreur. Bien écrite, bien construite et pleine de références, j’ai adoré !
 
No future : Nouvelle déjà lue dans le recueil 2012, fin de monde. L’Apocalypse revisitée, où il n’y a pas de futur possible pour l’humanité, parce que… ah bah non, je ne vous dirai pas !
 
C.F.D.T. : À traquer les monstres, on peut faire de surprenantes découvertes, comme le constatent les deux personnages que l’on suit, qui sont aussi différents qu’on peut l’être (ou pas ?), mais dont les chemins se croisent finalement dans une sorte de révélation. Vous-me^me croiserez plein de surprenantes petites et moins petites bêtes.
 
Sale petite peste ! : Je connais mal Les Annales du Disque-Monde pour n’avoir lu que Sœurs sorcières, mais cette nouvelle m’a beaucoup plu ! On y retrouve, bien évidemment, un mélange de Terry Pratchett (cette nouvelle a été écrite en hommage à « Sir Terence », ce n’est pas pour rien) et du style propre à Anthelme Hauchecorne.
 
Les Gentlemen à manivelle : La plume de l’auteure est au sommet de son art et la réflexion est excessivement intéressante, j’ai adoré adoré adoré ! (un roman dans cet univers ne me déplairait pas du tout, je dis ça, je dis rien) Le steampunk qu'il est bon et l'humanité qu'elle est...
 
La Guerre des Gaules : Un « documentaire » expliquant grosso modo ce qui se passerait en France si un parti d’extrême droite (suivez mon regard…) accédait au pouvoir, avec une pointe d’imaginaire pour clore cette guerre et un récit polysémique. Le format est original, le propos intéressant, mais pas ma nouvelle préférée. Néanmoins, César n’a qu’à aller se rhabiller !
 
Voodoo Doll : L’une des deux que j’ai le moins aimée. Très courte, elle ne m’a pas paru suffisamment approfondie, et n’a pas réussi à m’entraîner dans cette mini-intrigue pseudo-policière.
 
De profundis : L’écriture, l’ambiance et le mythe sont au top (yeux qui brillent et tutti quanti pendant la lecture), mais j’ai moins aimé la fin.
 
La Ballade d’Abrahel : Une histoire très intéressante, d’autant plus grâce aux backstages. Une petite visite en Enfer, et l’histoire de ses habitants, ça vous tente ? Juste la fin ne me convient pas, elle me laisse trop sur ma faim ! P.S. : En effet, je préfère cette version remaniée à l’originale…
 
Le butô atomique : Là encore les éléments de mythologie sont passionnants. C’est un ravage pour une revanche, une malédiction teintée de magie et de nipponisme avec fond d’actualité.
 
La grâce du funambule : Je crois que c’est le premier texte d’Anthelme Hauchecorne que je lis où il n’y a pas un élément fantastique. De ce fait, je le cherchais, avant de me résoudre à l’évidence. La métaphore filée est très belle, mais je n’ai accroché ni au sujet, ni au personnage principal et narrateur, ce qui en fait la deuxième nouvelle qui ne m’a pas emballée.
 
Le Roi d’Automne : Ah, retrouvailles avec Le Sidh ! Ou comment assister à l’Éveil d’Ambre, aux « réjouissances » dans l’En-Deçà, croiser des Daed’s, et trépigner en attendant le tome 2 de la série. Graaaaaaaaaah !
 
Je reste volontairement concise dans mes avis, histoire de ne pas vous gâcher votre plaisir quand vous lirez ce recueil, et aussi pour éviter de dire des bêtises car ma lecture s’es faite sur plusieurs semaines, et déjà mes souvenirs deviennent flous (je sais, à mon âge c’est grave, mais j’y peux rien, je suis crevée en ce moment). En tout cas, si vous ne connaissez pas encore Anthelme Hauchecorne et que Âmes de verre vous paraît un peu costaud pour commencer, n’hésitez pas à vous lancer dans Punk’s not dead, c’est une excellente entrée en matière !
 

Dimanche 3 novembre 2013 à 14:37

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Quand j’ai reçu Punk’s Not Dead, je me suis dit que ce serait dommage de m’y lancer sans avoir lu au préalable le premier « cercueil de nouvelles » d’Anthelme Hauchecorne, Baroque’n’Roll, qui traînait dans ma PAL depuis trop longtemps. J’ai donc décidé de lire les deux à la suite ! Voici mon avis sur Baroque’n’Roll et celui sur Punk’s Not Dead ne devrait pas trop tarder puisque j’en ai commencé la lecture.
 
Certaines nouvelles datent de quelques années, certaines ont été remaniées, certaines non, certaines sont récentes… Mais dans toutes, j’ai retrouvé ce style propre à Anthelme Hauchecorne, et nombre de thèmes qui lui tiennent à cœur. Je ne partage pas toutes ses convictions, parfois j’avais envie de grincer des dents en voyant une idée poussée « trop loin », mais toujours le message passe, et on se frotte aux textes, on s’y pique, on est entraînés, peut-être malgré nous, à réfléchir à nos propres convictions. La lecture de ces nouvelles, c’est un lieu de friction entre l’esprit de l’auteur et celui du lecteur. On peut ne pas être d’accord, mais la confrontation des idées vaut largement le coup de se fritter…
 
J’ai pu constater que des petits dessins se glissaient entre chaque nouvelle, embellissant le livre et rendant la lecture plus amusante. L’objet livre est plutôt joli et agréable à tenir, mais je regrette que des coquilles se soient glissées de-ci de-là.
 
Rien que les backstages (coulisses) des nouvelles (« l’histoire de l’histoire », situées en début de livre, donnent l’eau à la bouche et sont truffées de références (j’avoue ne pas en connaître un grand nombre, ma culture musicale est très largement pauvre…). C’est une excellente idée de faire ça, le lecteur se trouve associé encore plus étroitement à ce qu’il lit, et on reconnaît déjà le style incisif de l’accoucheur de ces petites histoires. Je n’ai pas aimé toutes les nouvelles, quelques unes m’ont laissée perplexe ou n’ont pas réussi à me toucher, et la maîtrise de son écriture et de ses trames ne me semble pas encore totalement acquise par l’auteur, contrairement à Âmes de verre qui est un petit bijou de perfection. J’espère donc que Punk’s Not Dead emportera plus largement mon adhésion ! Passons à mon ressenti nouvelle par nouvelle…
 
Nuage rouge : On commence le recueil avec beaucoup d’humour et de jeux de mots. Malheureusement, l’intrigue en elle-même ne m’a pas passionnée. J’ai voulu rapidement en finir la lecture pour passer à la suivante. 
 
Permission de minuit : Voilà une nouvelle très amusante, que j’ai vraiment adoré. Si vous doutiez de la capacité d’Anthelme Hauchecorne à écrire aussi bien des textes plus légers que des histoires sombres et poisseuses, voici la preuve qu’il excelle dans les deux ! Elle plaira beaucoup à tous les enfants, pour qui elle a d’ailleurs été écrite. En plus, la chauve-souris était trop mignonne.
 
Jardin des Peines : Les backstages me l’avaient bien vendue celle-là… et je n’ai pas été déçue ! L’auteur avait prévenu : attention, histoire « immorale » ! Et j’ai beaucoup aimé ça, car Anthelme Hauchecorne n’a pas eu peur de rentrer dans le lard de sujets encore considérés comme intouchables par un large pan de la société. Les premiers paragraphes étaient un pur délice de contorsion et de détournement. Je préviens pour ma part : attention, histoire déprimante ! Mais véritablement une excellente nouvelle.
 
Courrières : Un twist historique où diableries et malfaisance humaine se rejoignent pour déclencher la catastrophe finale. J’ai été un peu gênée de ne pas réussir à m’attacher aux personnages, mais l’histoire m’a plu.
 
Madone Nécrose : Cette nouvelle quasi-post-apocalyptique m’a rappelé Âmes de verre par certains aspects, et m’a vraiment fait flipper… De l’horreur, de la vraie, qui vous remonte le long de l’échine !
 
Six pieds sous terre : Voici un étrange instantané de la vie d’Alban… Je ne sais pas trop quoi penser de cette histoire, sans véritable début ni fin, prise dans un espace-temps qui n’existe pas… C’était aussi pas mal beaucoup glauque, peut-être est-ce pour cela que je n’ai pas trop accroché.
 
Fée d’Hiver : Que n’était-elle pas plus longue, cette nouvelle-là ! J’étais triste de l’avoir si vite lue. J’ai beaucoup aimé les jeux de mots, essence même de cette histoire. Ç’aurait été encore meilleur si l’aspect historique avait été plus développé.
 
Le diable noir : Je retiens de cette nouvelle beaucoup de ténèbres, de tension, de questions, et un ennemi non-humain d’un nouveau genre… Je me demandais vraiment comment ça allait finir, la lecture a été rapide.
 
Cons comme les blés : Des personnages bien cons, en effet, et pour qui on ne se sent même pas désolés… C’est grave docteur ?
 
Noblesse oblique : Là, c’était me prendre par les sentiments, avec une nouvelle historique, une histoire tragique… Il faut en faire plus dans ce genre-là ! Et plus longues surtout, car ça se dévore trop vite.
 
Trêves de comptoir : Le vrai quotidien afterwork des super-héros, pas toujours si supers que ça, car après tout, que sont-ils, sinon des hommes ayant reçu un truc en plus que les autres, mais avec les mêmes faiblesses, reproduisant les mêmes erreurs ? Les changements de points de vue dynamisent le récit et permettent vraiment d’accrocher.
 
Logique d’ensemble : Une nouvelle sur le thème de la guerre, qui ne m’a pas plus emballée que ça, sans que je sache dire pourquoi. Je me fichais royalement de l’issue pour le protagoniste, mais n’était-ce pas un peu le but…?
 
Enjoy the Silence : Une nouvelle plus longue que les autres, mais qui ne méritait pas de tels développements selon moi. Je comprends et approuve le message, cependant je me suis ennuyée, j’avais hâte de passer à la prochaine.
 
L’Internat de Tatie Billot : Argh ! C’était horrible ! Trop pour mon petit cœur fragile et peureux ! Une ambiance franchement dégoûtante, une histoire immonde, j’avais l’impression d’être engluée dans cette histoire ! C’était super.
 
Fleurs de cimetière : Sur celle-là, je ne sais pas si c’est moi qui étais dans les choux (bien possible) ou autre chose, en tout cas j’ai l’impression de n’avoir rien compris, et j’ai tourné la dernière page avec les deux sourcils haut levés.
 
Un avis global plus mitigé que sur Âmes de verre que j’avais adoré, mais de véritables pépites se trouvent parmi ces quinze nouvelles. Je suis lancée avec enthousiasme dans Le Cercueil de nouvelles II ! Je ne le dirai jamais assez, merci à Anthelme Hauchecorne de me permettre de découvrir ses livres atypiques et dépaysants !
 

Mercredi 4 septembre 2013 à 10:00

Il y a une semaine, j’ai été contactée par Isabelle des Éditions Seconde Chance pour lire en service presse Un monde idéal où c’est la fin, de J. Heska. J’ai vu que le livre n’était pas épais et que c’était des nouvelles, et comme je suis curieuse j’ai dit oui. J’ai aussitôt reçu le livre sur ma liseuse et je l’ai commencé rapidement. Merci beaucoup donc !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Unmondeideal.jpg
Un monde idéal où c’est la fin regroupe des textes très courts, à peine des nouvelles en fait, parfois entrecoupées de textes plus courts encore (juste des paragraphes), ayant pour thème la fin du monde, ou plutôt d’un monde.
 
J. Heska propose une multitude de mondes et de fins différents, avec un certain cynisme, du sarcasme, car il ne s’agit jamais réellement d’un monde « idéal ». Certaines nouvelles m’ont vraiment fait rire, d’autres m’ont laissée indifférente, d’autres encore nous entraînent presque sur un terrain politique, ce qui n’est pas toujours pour me plaire. Il n’y a pas toujours de chute mais généralement les fins des nouvelles sont surprenantes. J’ai aimé m’apercevoir au fil des nouvelles que certaines reprennent les mêmes personnages (Matthew et Lola mériteraient un roman je pense !) ou une idée similaire mais exploitée différemment. On croire tout un tas de références qui font sourire, qui sont bien intégrées, et qui sont parfois vraiment étonnantes !
 
L’écriture de J. Heska est fluide, et avec en plus un format court ça se lit très vite. Je n’ai pris cette lecture que comme une détente, car quand le sujet devenait sérieux, il était parfois traité de façon trop exagérée pour être plausible. On hausse le sourcil et on dit « mouais… » Il y a des maladresses aussi, des choses qui pour moi ne se disent pas. Je me doute (enfin j’espère) que l’auteur n’est pas sérieux, mais je crois fermement qu’on peut rire de tout mais pas n’importe comment. Étant donné que je me suis promis de ne jamais parler politique sur ce blog, ni sujet trop sérieux en général, je n’en dirais pas plus.
 
Ce livre est donc très inégal pour moi. Dans l’ensemble j’ai bien aimé, mais la surenchère d’histoires fait que j’ai fini par me désintéresser et hâter la fin de la lecture. Il y a des choses qui pourraient être creusées, d’autres sont, à mon avis, à abandonner. Les deux autres livres de J. Heska étant disponibles en numérique à un prix très raisonnable, je ne suis pas contre de leur donner une chance à l’occasion. À suivre !
 
 
"Il pointa son HK G36 et fronça les sourcils.
— Les salauds, marmonna-t-il dans sa barbe de trois jours. Ils ont mis des chatons en première ligne...
"

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