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Qu'il est bon d'être futile !

Vendredi 5 avril 2013 à 11:21

Quand Gr3nouille du blog La vie des livres a lancé un challenge « 100% R », je me suis dit qu’il était vraiment temps que je découvre cette collection des éditions Robert Laffont. J’avais l’embarras du choix, et j’ai donc choisi le roman qui m’attirait le plus, le premier tome de Night School, de C. J. Daugherty.
 
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Résumé personnel : Allie a 16 ans et n’est pas exactement une « gosse facile ». Depuis la disparition de son frère aîné, ses parents ne savent plus comment la gérer. Après une énième arrestation, ils décident de l’envoyer dans un lycée bien différent de ceux de Londres qu’elle a auparavant fréquenté. C’est ainsi qu’Allie entre à Cimmeria, et bien vite, elle va se rendre compte que tout le monde lui cache des secrets…
 
Ce que j’ai à reprocher à ce roman en premier lieu, c’est que pendant la première moitié, il ne se passe quasiment rien. Je m’ennuyais sévèrement. On comprend rapidement qu’il y a quelque chose de louche dans cette école et on voit bien que tout le monde dans son entourage s’évertue à cacher des choses à Allie. Mais au début les indices sont tellement maigres et les actions si peu présentes que je me demandais vraiment où étais l’intérêt du roman.
 
Heureusement, le bal est arrivé et là les choses ont commencé à s’accélérer, si bien que j’ai lu très rapidement la deuxième partie. Des éléments sont éclaircis tandis que de nouvelles questions se posent. Néanmoins, il y a encore une chose qui m’a chagrinée : la relation entre Sylvain et Allie. Spoil : Le type a failli la violer, il s’excuse, elle lui pardonne, il la sauve et pouf ! Elle retrouve des sentiments pour lui. Je ne voudrais jamais plus le voir moi le mec ! Sinon sur les personnages, j’ai assez bien aimé Allie, j’avais peur qu’elle m’énerve mais finalement c’est bien passé. J’ai beaucoup aimé Carter (c’est le but en même temps je crois !), et pour les autres j’ai trouvé qu’ils n’étaient pas assez développés, ce qui relève sûrement de la volonté de l’auteur de nous concentrer uniquement sur Allie, ou presque. De ce fait, difficile de s’attacher à d’autres, même si Rachel me plaît assez pour le peu qu’on l’a vue.
 
Sans être complètement renversante ni trop prévisible, l’intrigue est sympathique et nous conduit vers la fin de ce premier tome avec l’envie de savoir la suite. Ça tombe bien, elle est sur ma liseuse. Je la lirai avant d’oublier complètement les évènements du tome 1. Le côté adolescent n’est pas trop présent et donc ne m’a pas trop dérangée, mais il est clair que je ne conseillerai pas ce roman à des adultes. Un bon divertissement toutefois, pour la suite c’est à vous de voir ! 

Samedi 23 mars 2013 à 19:09

Au début de l’année, je suis allée voir au cinéma The perks of being a wallflower. La BA me plaisait bien, et je voulais voir Emma Watson ailleurs que dans Harry Potter. Ça avait été un énorme coup de cœur inattendu, que je me suis pris en pleine face. Il fallait donc absolument que je lise le roman… Voilà qui est chose faite. Et oui, c’était génial. Extraordinaire.
 
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L’histoire est simple : Charlie a 15 ans, il arrive au lycée, et ça le terrifie. Il n’a plus d’amis, il est seul et différent des autres jeunes. Son prof d’anglais s’en rend bien compte et l’aide en lui donnant des romans à lire en plus. Finalement, il va rencontrer deux élèves en dernière année, Patrick et Sam. L’amitié va naître, et avec elle les expériences. Charlie va essayer de « participer » un peu plus…
 
Ce roman est assez original parce qu’il est épistolaire, mais à une voix : il n’y a que Charlie qui écrit, et on ignore à qui. Il a juste besoin d’exprimer certaines choses, et envoyer des lettres lui convient mieux que d’écrire un journal. On apprend donc à le connaître, avec sa manière simple (mais pas simplette) de s’exprimer, de dire les choses comme il les pense. Dès le début, il est extrêmement attachant. Il nous raconte comment il en est venu à se retrouver tout seul, et tout de suite j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour lui, il est très touchant. Je l’ai immédiatement compris. Ses émotions passent directement de ce qu’il écrit au lecteur, j’avais l’impression d’être touchée en plein cœur… Si ce roman a tellement plu à certaines personnes, c’est parce qu’il est capable de faire résonner des choses en nous. Sans avoir vécu la même chose que Charlie (je ne le souhaite à personne), on peut se retrouver dans les questionnements, dans les problèmes avec lesquels il se débat. En tout cas pour ma part.
 
Charlie n’est pas le seul à être attachant. Sam et Patrick, bien sûr, m’ont beaucoup plu aussi. Eux aussi ont leurs problèmes et font des erreurs, certaines très grosses. Bob apporte de la légèreté et de l’humour, ce qui n’est pas désagréable.  J’ai aimé aussi voir davantage la famille de Charlie, qui est très peu présente dans le film. Son grand frère est un peu un con, mais il agit comme il le faut quand son frère va mal. En soi, je pense qu’on peut dire un peu pareil de la sœur… Mais c’est une belle famille, qui s’aime et se soutient. Les deux persos que je n’apprécie vraiment pas, ce sont Craig et Mary Elizabeth. Fades et inintéressants, ils font vraiment figuration, et je crois que c’était voulu. J’ai surtout beaucoup aimé que la relation entre Charlie et son prof soit plus approfondie que ce que montre le film. Un moment m’a même tiré ma larmichette (je suis très émotive en ce moment…). Beaucoup de passages sont très beaux, sur l’amitié, l’amour, la nature humaine, et en règle générale le livre est très optimiste. Il met du baume au cœur, il tire vers le haut et sa philosophie est de celles qui permettent d’être heureux.
 
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J’ai beaucoup apprécié de le lire en anglais. Le fait de connaître déjà l’histoire facilite beaucoup les choses, mais être directement dans le texte m’a beaucoup apporté je pense. Déjà j’ai appris du vocabulaire, mais aussi j’ai découvert un nouveau style d’écriture et j’ai eu l’impression que les pensées et émotions du narrateur me touchaient plus directement. Illusion ou pas, en tout cas la plume de Stephen Chbosky était très agréable à lire.

Pour moi, c’est un roman qu’on peut lire à tout âge, il pose des questionnements qui nous suivent toute au long de notre vie, mais qui effectivement est à mettre entre les mains des ados. Si un jour j’ai des enfants, nul doute qu’ils le liront. C’est vraiment un roman que je conseille sans distinction qui pourra vous toucher profondément si vous entrez en phase avec Charlie…
 

Samedi 2 mars 2013 à 15:04

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A la maison, nous sommes complètement fans de Dragons, ou How to train your dragon en VO. On a vu le film au moins 30 fois, on s’est offert le blu-ray pour mieux profiter des sublimes images, on suit la série qui continue le film et qui est diffusée aux Etats-Unis sur Cartoon Network… Donc on s’est dit qu’il fallait absolument qu’on teste la série de livres dont se sont inspirés les studios Dreamworks pour faire leur chef-d’œuvre. C’est ainsi que j’ai acheté Comment dresser votre dragon, premier tome de Harold et les Dragons, de Cressida Cowell Et ça ne nous a pas plu. Du tout.
 
Encore une fois, je constate que dans de rares cas, l’adaptation peut surpasser (et de très loin) le bouquin originel. Le livre commence alors que les jeunes garçons de la tribu sont réunis pour passer la première épreuve du test qui fera d’eux de vrais vikings. La sanction s’ils échouent ? Le bannissement, et vu l’hospitalité de la nature, la mort, en fait. Harold, le fils du chef Stoïk mais pas très viking dans l’âme, pense donc sceller son destin en échouant à l’épreuve : ramener un dragon. Avec son ami Findus (ahem), encore plus mal dégourdi que lui (il est bigleux carrément), ils y parviennent pourtant, mais les ennuis s’enchaînent, surtout que le petit dragon d’Harold, Krokmou, n’est pas très aidant.
 
L’histoire n’a quasiment rien à voir. Quelques noms sont repris (le héros et son père, l’île, le dragon…) mais les personnages n’ont quasiment rien à voir. Alors que dans le film, je m’identifie carrément à Harold, je l’ai trouvé pas du tout attachant dans le livre. Stoïk a bien le côté viking débile et bourru mais sans le côté attachant là aussi. Le fait qu’il soit veuf dans le film doit beaucoup aider. Dans le roman, sa femme existe, mais un peu à l’état d’objet. Il y a un grand-père aussi, qui lui était limite un peu intéressant. Le pire, c’était Krokmou (Toothless). Pour moi, c’était le dragon par excellence, mignon, fort et gentil, en mode énorme chat. Je n’ai même pas le cœur de vous le décrire dans le livre… C’est un avorton, fier et méchant, et à mes yeux il ne se rachète pas de conduite, même à la fin. Il n’y a pas de fille dans l’histoire, et les autres gamins de l’île sont tous des petits cons (y’en a juste un de l’île « ennemie » qui était sympa). Je n’ai absolument pas retenu les noms du livre, que j’ai trouvé la plupart du temps stupides et de mauvais goût, un peu comme si l’auteure prenait les gosses pour des débiles, voyez ?

Quelques mots rapides sur les dessins et illustrations du livre : ce n'est pas parce que le livre est destiné à un public très jeune qu'on ne doit pas faire l'effort de dessiner quelque chose de joli susceptible d'éveiller le sens artistique de petiots. Vous l'aurez compris, en plus c'est moche. Le livre manque cruellement d’humour (de bon humour). On s’ennuie, l’action est lente et il n’y a ni suspens, ni tension. Les dragons sont déjà domestiqués, à coup de cris, et sont des bestioles mauvaises et fourbes. Bref, tout le contraire du roman. D’ode à la tolérance et à l’amitié, que nenni. Bon, j’avoue, j’exagère un peu, mais vraiment, en comparaison du film, le livre est une daube. Merci Dreamworks de ne pas l’avoir suivi ! Dommage, l’auteure avait l’air sympa dans les bonus du film.
 

Jeudi 3 janvier 2013 à 11:05

Comme pour Hunger Games, je me suis lancée dans le phénomène de la saga des Chroniques des enchanteurs avant la sortie en salle du film adapté de la saga, prévue en février je crois. Je ne m’attendais pas à un tel pavé (plus de six cents pages), mais c’était l’occasion de tester à fond mon cadeau de Noël : la Kindle Paperwhite ! J’avais peur d’être toute perturbée, mais une fois que je lis, pas du tout, tant que je ne pense pas que je n’ai pas de vraie couverture (généralement j’aime avoir la couverture d’un livre, surtout si elle n’est pas moche) et que je ne peux pas utiliser de marque-page. Mais sinon c’est vraiment agréable pour les yeux, plus reposant même qu’un livre le soir grâce à l’écran rétro-éclairé juste ce qu’il faut. Et l’appareil en lui-même est tout doux je trouve. Et pis j’adore mon étui. Bref, suis contente.

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16 Lunes donc, premier tome de la saga, j’ai pas réussi à savoir si elle en comptait 4 ou 5 en tout, mais je crois 4 plus une nouvelle. Premier constat : c’est un mec qui parle ! Révolution ! Au lieu d’avoir une ado ou une jeune femme qui parle, nous avons un ado, et le changement est appréciable. C’est Ethan Wate qui raconte comment il rêvait depuis des mois de la même fille, ou plutôt comment il la voyait dans des cauchemars récurrents. Il vit à Gatlin, une bourgade légèrement attardée de la Caroline du Sud. Il s’ennuie profondément, coincé dans une vie inintéressante depuis le décès de sa mère, malgré la présence de sa gouvernante Amma et de son meilleur ami Link. Lorsque Lena Duchannes, 15 ans, arrive à Gatlin pour vivre avec son oncle Macon à Ravenwood Manor, il comprend rapidement qu’il s’agit de la fille de ses rêves/cauchemars, et que le lien qui les unit n’est pas ordinaire.
 
Le titre de la saga étant « Chroniques des Enchanteurs », je ne vais pas vous faire un dessin. Pas de vampire ici donc, pas de bit-lit, mais bien de la jeunesse, avec des protagonistes ados un peu paumés et des pouvoirs magiques. Littérature jeunesse, par conséquent ça se lit vite malgré le très grand – trop grand – nombre de pages. Il faut bien l’avouer, c’est souvent un peu longuet. Je pense que les auteures, Kami Garcia et Margaret Stohl, auraient pu condenser davantage les évènements pour donner plus de dynamisme au roman. Elles ont bien assez de tomes pour tout raconter sans devoir faire des pages et des pages où i ne se passe pas grand-chose je pense…
 
Au niveau des personnages, je n’en ai trouvé que trois réellement intéressant : Lila Evers, Marian Ashcroft et Macon Ravenwood. Tous les autres sont assez creux, certains m’ont pas mal énervée (Link par exemple… ou même Lena à certains moments). L’histoire change de ce qu’on lit tout le temps, mais reste malheureusement assez prévisible (j’ai quelques idées très précises sur des « révélations » à venir dans les tomes suivants), trop jeunesse quoi. Quelques bonnes idées, notamment tout ce qui tourne autour de la guerre de Sécession (avec le médaillon…), mais plusieurs horripilantes (cet absence de choix, le manichéisme omniprésent, les renversements de situation qu’on sent venir à des kilomètres à la ronde…). Néanmoins, quelques portraits rendent bien compte de la noirceur humaine face à la différence, et ce livre est une vraie baffe dans la gueule des Etats du Sud, comme peut l’être Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, dont on entend d’ailleurs beaucoup parler dans le roman. Les nombreuses références littéraires sont d’ailleurs plutôt sympathiques (voilà pourquoi j’apprécie Marian…). La fin ne m’a vraiment pas plu par contre. J’ai trouvé nulle la façon de résoudre le problème de Lena, c’est trop facile !
 
Je crois que je commence à me faire vieille quand même, parce que je suis certaine que plus jeune j’aurais vu moins de défauts. Je n’aurai pas remarqué le manque de style (c’est d’un plat, à part deux ou trois moments, et encore on sent que c’est forcé, que ça ne coule pas sous la plume) ni certains choix de traduction un peu malheureux. Par contre, merci aux éditeurs français pour les notes sur les références américaines qui m’auraient échappées sans cela !
 
Je me laisserai peut-être tenter par la suite, je n’en sais trop rien encore. Là je suis à chaud, je viens de finir le roman, on verra le souvenir que j’en garde avec le recul.
 

Mercredi 2 janvier 2013 à 14:56

Après plusieurs jours à prendre mon mal en patience, enfin Cowblog semble à nouveau à flots. Résultat : 5 chroniques en retard ! Avant de me lancer dans la première, je vous rappelle que j'organise un concours ici même, où vous pouvez tenter de gagner un livre et un MP ! Il y aura deux gagnants, et si jamais vous remportez le livre et que vous l'avez déjà, vous pouvez échanger votre place avec le deuxième si ça l'intéresse ! Bonne chance à tous et n'hésitez pas à participer, ça me fera plaisir !

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Lorsque je suis allée au Val Joly, j’ai rencontré Jean-Luc Marcastel, auteur de la série jeunesse Louis le Galoup. Les couvertures étaient belles, et j’ai demandé à l’auteur de m’en parler. Ça m’a donné envie tout de suite ! Je n’avais plus d’argent, mais j’ai promis d’acheter le livre plus tard, pour l’offrir à mon petit frère à Noël. C’est ce que j’ai fait, mais avant d’emballer les deux premiers tomes, je les ai lus.
 
Quelle belle surprise ! Mais d’abord, il faut que je vous parle un peu de l’histoire. Louis a 13 ans (il me semble) et vit à Mandailles, un village au nord d’Occitania (il y a un accent quelque part sur le mot, mais je ne sais plus où), pas très loin de la Brèche. Ouvert il y a des dizaines, voire centaines d’années, cet énorme trou maléfique qui émet une lumière bleue change les créatures qui s’en approchent en Malebestes. C’est la venue de l’une d’elle au village qui va précipiter la vie de Louis, mais aussi de son frère Séverin et de Margot, dite la Roussotte.
 
Cette histoire se passe donc dans un Moyen-Âge imaginaire où la France a été coupée en deux par la Brèche. Les hommes qui ont survécu à la première grande invasion de Malebestes se sont réorganisés en un nouveau royaume, Occitania donc, qui est dirigé par le Vicomte de Mortemart (je ne suis plus sûre du nom…) depuis la disparition de l’héritier du royaume.
 
Jean-Luc Marcastel a choisi un style d’écriture médiévale qui fait des merveilles. Dès le début, j’étais dans l’ambiance du conte déroulé au coin du feu. Le vocabulaire utilisé emprunte beaucoup au Moyen-Âge, ce qui pourrait en dérouter certains (j’entends déjà mon frangin se plaindre qu’il y a plein de mots qu’il ne comprend pas !). Au lieu de me gêner, ça m’a transportée ! En revanche, il est vrai que ça rend la lecture un peu plus ardue, et j’ai avancé lentement dans le premier tome, les examens n’aidant pas à me concentrer beaucoup sur mes lectures. Par contre, le deuxième tome, lu après la fin de mes exams, s’est dévoré tout seul. Les paragraphes sont courts et les chapitres ne sont jamais trop longs, respectant ainsi une certaine typologie jeunesse pour ne pas perdre les jeunes.
 
Ce que j’aurai à reprocher à l’histoire, c’est sa lenteur. Il ne se passe que deux ou trois choses dans le tome 1, et c’est pareil dans le tome 2, et parfois j’aurais voulu mettre un coup d’accélérateur à l’histoire. En même temps, il est nécessaire de poser les bases, comme l’histoire du pays. Les révélations faites à Louis sont souvent attendues mais certaines ont réussi à me surprendre, même si beaucoup d’indices sont d’ores et déjà donnés (il me semble avoir deviné le rôle que jouera Séverin par exemple…). Un lecteur plus jeune ne devinerait pas forcément autant de choses que moi, le livre correspond donc très bien au public qu’il vise et en même temps a su beaucoup me plaire par une maturité qui aidera les jeunes ados à rêver et à grandir.
 
J’ai hâte de lire la suite, de suivre les aventures des trois jeunes compagnons auxquels on s’attache beaucoup, en particulier Margot, petite rousse au caractère de feu qui me plaît beaucoup ! C’est une saga à offrir sans modération aux jeunes de son entourage, et à leur emprunter sans honte à la première occasion ! (D’ailleurs, vivement que mon frère ait lu les deux premiers tomes, que ma mère lui ait acheté le trois, qu’il l’ait lu et que je lui pique !)

Lundi 15 octobre 2012 à 19:30

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La critique d’aujourd’hui, c’est Bal de givre à New-York, de Fabrice Colin, lu dans le cadre de la LC pour le club de lecture lillois. La chronique ne va pas être facile à faire, je suis assez mitigée ! Je tente d’abord de faire un petit résumé du début. Anna Claramond se réveille allongée sur le sol, dans une rue new-yorkaise, un jeune homme beau comme un dieu penché sur elle, Wynter. Sur le moment, elle ne se souvient que de son propre nom. Elle remercie le garçon, refuse qu’il la ramène dans sa limousine et rentre au manoir où elle vit avec son majordome Jacob. New-York est une ville faite de blanc et de verre, de fines passerelles, de tours élancées vers le ciel, élégante et épurée. Les souvenirs lui reviennent peu à peu, amenant des questions en grand nombre. Quand le beau Wynter se met à lui faire la cour, sa vie commence à changer radicalement.
 
J’ai été très, très intriguée par l’histoire. Pourquoi a-t-elle tant de mal à se souvenir ? Où sont ses parents ? Pourquoi New-York a-t-il été remodelé de cette façon ? Qui est vraiment Wynter, et que veut-il ? Ces interrogations poussent à tourner les pages, et m’ont fait noter tout un tas de petits détails qui, j’espérais, s’éclaireraient à la fin. Le roman se lit vite, on sent que c’est destiné à la jeunesse. Je l’ignorais en achetant le livre, que j’avais choisi seulement parce qu’il est court, sachant que je n’aurai pas le temps de me lancer dans un gros roman, même si celui qui me tentait le plus était Dreamericana. Par contre, mes yeux butaient parfois sur certains mots, qui faisaient un peu déplacés. C’était un problème d’harmonie de ton je pense.
 
L’ambiance du roman est très intéressante. Pendant les trois premiers quarts, je n’arrivais pas à mettre le mot dessus. Qu’est-ce que c’est que cette impression ? Je la connais. A la fin, quand les choses s’accélèrent encore davantage, on se doute sérieusement de ce qu’il se passe, et l’épilogue confirme et éclaire les évènements. Et sur cette ambiance disséminée du début à la fin, j’admire vraiment cette réussite de Fabrice Colin, c’est très bien fait, même si je ne peux pas vous dire ce que c’est.
 
En revanche, la fin me laisse un peu… dubitative. Elle explique bien tout le roman, mais elle est un peu facile. J’attendais quelque chose de plus extraordinaire vu l’intrigue mise en place, je suis donc un peu déçue de ce point de vue. Toutefois c’est une lecture très intéressante, que je recommande, surtout si vous aimez la littérature jeunesse et que vous en avez assez de lire souvent la même chose. Et puis, la couverture est quand même super jolie. En tout cas, si je tombe sur un roman de Fabrice Colin qui me tente en occasion, je pense que je n’hésiterai pas longtemps.

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[Banderole réalisée par Cassie pour la réunion du club de lecture ayant pour thème la découverte d'un auteur : Fabrice Colin]

Mercredi 25 juillet 2012 à 12:13

Eh bien voilà, j'ai fini cette saga. Ce qui est certain, c'est qu'elle ne me laisse pas du tout l'impression qu'ont pu me laisser Harry Potter, À la croisée des mondes, La Quête d'Ewilan... Ce n'est pas du tout du même niveau je trouve. je me suis un peu ennuyée dans ce dernier tome de Hunger Games. Il faut attendre les deux tiers du roman pour qu'il commence à y avoir vraiment de l'action, alors que Panem est censé être en guerre ! J'ai retrouvé Katniss avec déplaisir, elle refait son ado chiante. Je me suis rendue compte, au bout de quelques dizaines de pages, qu'en fait je n'aimais pas du tout Gale. Heureusement il y avait Finnick, que j'ai fini par beaucoup apprécier, et Haymitch, que j'aime bien aussi. Il a fallut attendre un moment pour retrouver Peeta, mais il reste mon perso préféré. Plein de gentillesse et de bonté, intelligent. J'ai trouvé que tout était un peu trop facile, arrivé au Capitole. Les pièges sont toujours mortels, mais au final peu effrayants, à part un peut-être. Toujours très édulcoré, pour les ados... Le défaut principal de ce livre est d'avoir choisi de se centrer sur Katniss je trouve. Je m'attendais à être émue, vraiment, par les morts qui, pensais-je, ne manquerait pas d'arriver, mais au final il y en a peu, et aucune n'a su m'émouvoir (non, même pas celle à laquelle vous pensez !). La toute fin est rapide, et pas vraiment expliquée, je continue à m'interroger dessus. En fait j'ai l'impression que l'auteure ne savait pas comment raconter sa fin, comment finir, alors elle a écrit d'un jet comme ça et les éditeurs ont dit "ouais, ça passe". Bof quoi. Et puis cette fin était prévisible quelques dizaines de pages avant qu'elle n'arrive, même si une autre n'aurait pas convenu. Je suis difficile, hein ? Je trouve également qu'au final, cette histoire est assez peu plausible. Le monde créé, et la façon dont il est remis en cause, ne m'ont pas convaincue. Le message de Suzanne Collins n'est pas bien mis en avant, J.K. Rowling avait fait ça beaucoup mieux.

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Bon maintenant quelques spoils, pour vous dire plus précisément ce qui m'a tapé sur le système. Donc je le disais, très peu de morts dans les personnages connus au final. La mort de Finnick m'a énervée, j'aurais préféré que Gale crève à sa place. Pauvre Annie. La mort de Prim ne m'a même pas fait monter les larmes aux yeux, c'était tellement mal fichu ! J'ai senti le coup venir quand Katniss tire sur Coin plutôt que sur Snow. Mais là-dessus, je m'interroge. Juste avant, elle donne son aval pour faire des derniers Hunger Games avec les enfants du Capitole, puis elle tue celle qui a lancé l'idée. A-t-elle pensé qu'ainsi Coin lui ferait un peu plus confiance et qu'ainsi elle pourrait la tuer elle, celle qui est surement responsable de la mort de Prim, et en même temps empêcher ces Hunger Games de se tenir en supprimant le cerveau de l'opération ? Si ce n'est pas cette explication-là, je n'en vois pas d'autre, et Katniss ne mériterait pas que Peeta l'aime encore, donc on va dire que c'est ça, hein. Vu comment Gale se comporte comme un con assoiffé de brutalité, ça ne m'a pas étonné que Peeta soit l'heureux élu à la fin, mais j'étais contente quand même.

Pour conclure sur cette saga, je dirais que oui c'est pas mal, c'est efficace, on a envie de connaître le fin mot de l'histoire, mais ça ne mérite absolument pas tant de louanges. Je revendrai avec plaisir mon premier tome, et je ne pense pas relire la saga un jour. Je la conseillerai éventuellement à des jeunes, mais pas à des gens qui ont dépassé 16 ans. Par contre j'irai voir les prochains films, parce que je pense que ce sera plus intéressant, vu qu'on n'est pas juste avec Katniss. Voilà pour mon avis, qui ne va pas plaire, comme toujours !

Mardi 3 juillet 2012 à 12:56

Même pas trois jours pour lire ce second tome de la saga Hunger Games. J'espérais qu'il me plairait mieux que le 1, et oui ! Beaucoup des défauts soulevés pour le premier tome (ici) se sont atténués ou ont disparu. Bon, encore une fois je ne vais pas me gêner avec les spoils, vu que ces romans sont archi-connus. La première partie est un peu lente. L'avertissement du président Snow donne un penser que le couperet va tomber d'un moment à l'autre, et en effet c'est ce qu'il se passe avec l'Expiation. Mais avant ça, on a le temps de commencer à comprendre "l'embrasement". Les Districts commencent à en avoir marre, ça va chauffer. Et même si ça coûter cher en vies, Katniss intègre peu à peu l'idée que c'est nécessaire pour renverser le système du Capitole et de ses Jeux. Elle a mûri, et heureusement parce que de ce fait je l'aime un peu plus. Enfin elle commence à faire face à ses sentiments, pour Gale et Peeta. Et quand elle se rend compte qu'elle va devoir retourner dans l'arène, au lieu de faire sa bravache comme dans le 1, elle pète un câble. Ça j'ai adoré. Enfin une réaction normale face à l'horreur ! Et lors des Jeux, elle a moins de scrupules, tournée (encore assez inconsciemment) contre son but ultime : zigouiller l'autre Snow et son odeur de rose et de sang. Par contre j'ai trouvé que les passages dans l'arène étaient un peu bâclés, c'était mieux fichu dans le 1, quoique l'idée de l'horloge est très bonne je trouve. Bon par contre je regrette toujours autant le côté très, très jeunesse, il ne faut pas choquer, rester sage... Je crois que l'élément que j'ai le plus aimé dans ce second tome, c'est Peeta. Le personnage est davantage mis en avant, et j'ai vraiment appris à l'apprécier.  La fin n'est pas assez percutante je trouve. Il aurait fallu frapper encore plus fort pour vraiment me précipiter sur le troisième tome. Et finalement, j'ai renoncé à les acheter. Trop chers, et je ne suis pas assez fan de la saga. Je revendrai mon premier tome, et garderai les trois en ebook pour une éventuelle relecture ultérieure. Voili voilou, je n'ai pas grand-chose d'autre à dire, je ne veux pas vraiment m'étendre en fait. J'attends le final ! Mais d'abord je vais reposer un peu mes yeux, parce que lire sur un Ipod, c'est pas ce qu'il y a de mieux quand même.

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Vendredi 1er juin 2012 à 10:45

Je suis libre ! Je suis en vacances ! Et j'ai fini Brisingr hier en plus ! Ma PAL pour le challenge de Missbouquinaix est donc bloquée à 170. Je suis bien, bien dégoûtée de m'être ratée en civil alors que j'avais vraiment beaucoup révisé, mais bon c'est comme ça. Ce qui est fait est fait ! J'ai donc raté deux oraux (civil et travail), j'en ai réussi deux (mais à quel point, telle est la question) et pour les écrits je ne peux vraiment pas me prononcer. Résultats le 15 juin normalement. Et justement, le 15 est également le dernier délai pour rendre la nouvelle pour les Hallienales... J'espère avoir le temps en deux semaines de faire mes recherches et de rédiger ! Au moins j'ai déjà toute l'histoire en tête.

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Donc je me suis débarrassée de cette saga, L'Héritage. J'ai essayé d'aimer. Vraiment. J'ai essayé de me dire qu'il ne fallait pas trop en attendre, que c'est de la littérature jeunesse. J'ai essayé de me dire que l'auteur était jeune aussi. Mais non, cette excuse ne marche pas. D'accord, en écrivant Eragon il avait 15 ans. Mais aujourd'hui il en a 28, et ses livres sont toujours aussi mauvais. Les personnages sont creux, fades. J'ai cru m'étouffer en lisant un chapitre où on suivait le point de vue de Saphira (quel nom original hein, elle a les écailles bleues... comme le saphir. Wouaoh.). Il la faisait parler comme une espèce de débile, en utilisant des périphrases bidons pour désigner des choses ou des personnes. L'histoire est prévisible à faire peur, car l'auteur annonce à chaque fois ce qu'il a se passer cent pages plus loin ! Pas de péripéties, rien, le plat. la magie résout tout, sans explication, tout est hyper-facile pour les héros. Les deux-trois personnages qui crèvent ne sont pas importants. Même si l'Alagaësia avait existé, l'histoire racontée n'aurait pas été probable.

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Je suis allée voir ce qui se passe dans le quatrième tome intitulé L'Héritage, pour avoir le fin mot de l'histoire, et tout se passe comme je le soupçonnais. Strictement aucune surprise, aucune originalité. Comme le dit Michiko, Christopher Paolini n'est pas un véritable auteur. C'est trop facile de publier des livres quand papa-maman sont éditeurs. Le succès de cette saga n'est selon moi pas du tout mérité. Si vous voulez lire de la bonne littérature jeunesse, allez plutôt chercher du côté de Pierre Bottero par exemple ! Maintenant, il ne me reste qu'à réussir à oublier que j'ai perdu mon temps avec ces centaines et ces centaines de pages sans intérêt aucun. Je n'ai même pas envie de faire l'effort de vous faire une bonne critique, ça me gonfle. Je vais me plonger avec délice dans de vraies lectures à présent !

Lundi 23 avril 2012 à 12:02

J'ai bien fini L'Aîné hier soir. Si j'avais su la nuit que j'allais passer, je l'aurais terminé aujourd'hui pour dormir un peu plus ! Et en me réveillant (définitivement), j'ai pu constater que le "petit rhume" attrapé chez mes parents s'accompagne à présent de fièvre, que mon nez est bouché avec tout ce qu'il faut, et que j'ai perdu le goût pour le moment. C'est e que je hais le plus. Chéri m'a rapporté un croissant, je n'en ai rien senti. Frustration. De toute façon je n'ai pas faim... Mais tout de même.

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Vous vous souvenez du premier tome, je n'étais pas enchantée. Pour le deuxième, ça a rapidement été mieux. Quelques passages longuets mais le changement de personnage PoV (point of view) assez fréquent aide à donner un peu plus de dynamisme à l'histoire, même si je n'appréciais pas particulièrement les personnages suivis dans ces chapitres. J'ai toujours du mal avec Eragon, notre petit héros qui devient grand mais qui est quand même toujours un gamin. Saphira passe un peu mieux parce qu'elle a cessé d'être une petite dragonne parfaite, elle a fait des erreurs. Peu d'intrigue dans ce deuxième tome, si ce n'est l'attente d'une bataille. L'écriture s'est un peu affinée, mais je trouve toujours les personnages très manichéens (toi t'es gentil, toi t'es méchant). Heureusement on a un petit sursaut avec les Kulls, mais rien d'imprévisible, surtout dans la réaction du héros. En parlant de prévisibilité, ce point a aussi été un peu amélioré je trouve. Je n'ai vu venir la grosse révélation du tome que quelques lignes avant qu'elle n'apparaisse. Certes, on ne s'y attend pas, en revanche je trouve ça un peu tiré par les cheveux, trop facile pour relancer l'intérêt du lecteur. Sans compter que je relève de temps en temps des choses que je trouve incohérentes, mal choisies pour l'intrigue.
Il me reste le tome 3 à lire que j'ai sous la main. J'hésite à comment me procurer le 4. Soit je revends les deux premiers et je m'arrange pour emprunter le 4 (et le 5 quand il sortira), soit j'achète le 3 et le 4, à moins que le 3 soit vraiment naze et que je laisse tomber (genre je file les deux premiers à mon petit frère, il en fera ce qu'il voudra). J'aimerais me débarrasser de la lecture du 3, mais j'ai envie de lire autre chose (je ne sais toujours pas quoi). Wah, cette critique est transcendante, tout à fait à l'image de mon état actuel ! Je vous laisse, m'en vais larver sur le canapé... C'est pas comme ça que mes révisions vont avancer...

Fiche :
Eldest de Chistopher Paolini
Collection : Bayard Jeunesse
804 pages (grand format) ; 808 pages (petit format)
Prix : 19,90€ ; 10,90€

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