sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Jeudi 1er août 2013 à 17:27

Ayant lu tout récemment Confessions nocturnes, nouvelle de Stéphane Soutoul, j’ai eu envie de continuer mes lectures de cet auteur en terminant la saga Le cycle des âmes déchues, avec le troisième tome Cœur de Ténèbres. Comme les deux précédents, cet ultime tome m’a beaucoup plu !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/993938612758745413496164110093n.jpg
Ce dernier volume tourne autour de Béatrice de Lacarme. Devenue l’héritière du devoir familial, Béatrice chasse les nosferatus. Elle se donne toute entière à son travail dans l’espoir d’oublier la malédiction qui pèse sur elle. Mais une terrible conspiration se prépare contre elle dans un domaine reculé en Suisse…
 
Ce tome laisse la part belle à la nouvelle génération. Les anciens ne sont pas oubliés, on les croise ou on parle d’eux, mais ce sont vraiment les jeunes gens qui sont au centre de cette histoire. On découvre plus avant Béatrice, à présent âgée d’une trentaine d’années, ainsi que son cousin, Alexandre, plus jeune. On fait également la connaissance de Suzanne et Léandre Wasker, amis d’Alexandre, mais aussi de Florestan Labrière, Lavinia Wasker et Eustache Karvalak. Tous ces personnages sont différents et intéressants à leur façon, qu’ils soient « gentils » ou non. Pour ma part, j’ai une petite préférence pour Léandre (déjà avec ce prénom…).
 
Dès le prologue, l’histoire promet de nous tenir en haleine, car on sait que Béatrice va tomber dans un piège, entraînant avec elle certains de ses proches. J’ai beaucoup aimé l’intrigue. Encore une fois, Stéphane Soutoul se sert de mythes connus et les arrange à sa façon, dans un contexte et avec des personnages qui lui sont propres. Davantage que dans les précédents tomes, Stéphane Soutoul a intégré un ancrage historique dans son roman, chose que j’aime toujours beaucoup. J’aurais même préféré que ce soit en plus développé !
 
Je me demandais comment tout cela allait finir. À un moment je me disais : « ah bah celui-là il va mourir », et non en fait, je ne m’attendais pas à cette tournure des événements (en même temps je n’ai pas trop eu le temps de me poser de questions car j’ai lu le dernier tiers très rapidement) Cœur des Ténèbres clôt Le cycle des âmes déchues et l’histoire de la famille Lacarme d’une manière qui m’a plu. Ce n’est pas une happy end rose bonbon, mais cette fin n’est pas dénuée de douceur et présage le meilleur.
 
L’écriture de Stéphane Soutoul m’a autant charmée que précédemment, mais il me semble avoir remarqué davantage de fautes (notamment de syntaxe et de conjugaison) et de coquilles que dans les autres tomes. C’est bien dommage d’autant que même si la couverture est très fragile, l’objet-livre est joli et reste un beau travail des éditions du Petit Caveau.

 
"Il ne faut pas chercher à comprendre le sens de la vie. Ni à se défiler face aux imprévus qu’elle dresse sur nos chemins [...]. Les gens comme nous ne craignent pas le changement. Évoluer dans de nouvelles directions est naturel. Parfois pour un mal, parfois pour un bien. La seule règle, celle à ne jamais perdre de vue, est de résister à la peur du bouleversement. À savoir prendre des risques pour expérimenter des émotions inédites."
 

Mardi 23 juillet 2013 à 19:00

Pour Noël, mon petit frère m’a offert un chèque-cadeau qui me permettait d’acheter des ebooks sur Amazon. Je ne me suis pas privée et parmi mes choix, il y avait Les Chroniques de Siwès, tome 1 : La Guerrière Fantôme, roman fantasy écrit par Syven. Je suis bien embêtée de l’avoir acheté en numérique, car j’ai tellement aimé que je voudrais l’avoir dans ma bibliothèque, surtout que la couverture est sublime ! Et apparemment, impossible de le trouver en occasion, chacun conserve jalousement son exemplaire…
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/LaGuerrierefantome.jpg
Le livre s’ouvre avec un prologue. Des mages entreprennent un rituel, qui doit appeler un esprit guerrier à leur aide. En effet, la paix en Ès a volé en éclat lorsque l’empire du Llhuan a fait tomber la ville de Labothen.
À présent, ses armées menacent la ville d’Ispare, dont le fabuleux Tadjal est un allié. Une jeune fille est irrésistiblement appelée à travers les brumes de son sommeil. Elle apparaît dans le monde d’Ès en tant qu’esprit, et Tadjal, un tigre du Sitob, est son gardien. Pour le défendre, celle qu’il appelle Siwès va se jeter à corps perdu dans la guerre.
 
Siwès se retrouve donc dans un autre monde par le biais de ses rêves. En suivant la musique des clochettes du Sitob, elle arrive en Ès, laissant son corps mortel endormi dans notre monde. Au départ un peu perdue, se demandant si son rêve n’est rien de plus ou s’il relève d’une autre réalité, Siwès s’intègre très rapidement, grâce à Tadjal. Comme je l’ai déjà indiqué, Tadjal est un fabuleux, un animal doté en grande quantité de cette magie qui court dans chaque être, l’Herrès. Il sait l’utiliser de manière à se battre, ce qu’il a choisi de faire aux côtés des Isparites. Siwès, quant à elle, n’existe dans ce monde que grâce à l’Herrès, qui lui fournit une enveloppe de fortune. Elle est donc une laückfillès, n’apparaît que sous la forme d’esprit, incapable de sentir la chaleur ou le froid, les matières. Mais elle voit et elle entend, et surtout, elle n’est pas dénuée de pouvoir...
 
Il n’y a qu’une seule chose qui m’a gênée pendant cette lecture. Siwès vient de notre monde, mais on ne la voit quasiment jamais dans sa « vraie » vie. On ignore son véritable prénom et presque tout de sa vie, dont elle ne peut se souvenir quand elle se trouve en Ès. Je comprends bien pourquoi Syven a fait ce choix, c’est logique au vu de l’histoire, et je suis certaine que le tome 2, Le Lion à la langue fourchue encore à paraître, nous apportera de nouveaux éléments. Néanmoins, j’étais embêtée de savoir qu’elle venait d’un autre monde sans que ce soit explicité davantage. C’est sûrement ma curiosité qui fait que je veux tout savoir tout de suite !
 
J’ai adoré le monde d’Ès. Les fabuleux sont, eh bien... fabuleux ! Les tigres du Sitob, les adiales, les dragons... Leurs caractéristiques, leurs interactions avec les humains sont passionnantes. J’ai été très touchée par les relations Siwès/Tadjal, Tomas/Hellonne et une autre que je ne révèlerai pas car elle apparaît tardivement dans le roman. L’Herrès et l’Arh, son pendant déformé, sont aussi très intéressants, et je suis sûre que la suite nous révèlera bien d’autres choses à ce sujet ! On croise des mages, des meneurs, des nécromants, des ishtars, mais aussi des humains plus conventionnels, les Stratèges, des généraux, de simples soldats, des arbalétriers, et tout un tas de sorts et de bestioles peu ragoûtants... Syven équilibre bien ses personnages, il y a des hommes et des femmes, tous avec leur caractère. Il n’y a que leur physique que j’ai du mal à retenir. Leurs relations sont bien développées, il y a ce qu’il faut de romance pour faire battre mon petit cœur. Le roman n’est pas non plus dénué d’humour et d’intrigues politiques, ainsi que de beaux combats (j’ai eu très peur moi à un moment ! On ne menace pas de tuer des personnages comme ça, nanmého !).
 
J’ai beaucoup aimé la plume de Syven, travaillée et subtile, qui m’a très bien emportée dans cet autre monde que j’ai très vite voulu visiter moi aussi. Je crois bien n’avoir vu aucune faute et seulement quelques coquilles dans la version numérique, c’est du très beau travail. Les en-têtes de chapitre sont joliment stylisés, et la couverture que j’ai déjà pu admirer en salon est magnifique. Je n’avais pas aimé ma précédente lecture des éditions du Riez, mais là je suis comblée !
 
C’est l’ennui quand on a beaucoup aimé un roman, on ne sait pas toujours comment l’encenser ! Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis exigeante, en particulier en fantasy. Je me lasse vite, alors qu’ici j’étais de plus en plus impatiente de reprendre ma lecture, et la fin de ce premier tome m’a fait trépigner ! J’ai vraiment hâte d’avoir la suite, et je ne sais vraiment pas sous quel format je craquerai... Syven fait partie de ces auteurs français qu’on ne connaît pas assez et qui méritent de l’être bien plus que tout un tas d’auteurs plus ou moins minables. Je la suivrai avec attention, et je compte bien me procurer également son roman Au sortir de l’ombre, qui m’attire aussi beaucoup... Bref, lisez Les Chroniques de Siwès !
 
 
"En proie à une sensation d'étouffement, Siwès voulait fuir à tout prix, mais elle avait beau se concentrer, elle ne voyait rien sauf ces yeux sans prunelle, ces naseaux aux humeurs suintantes, la chair grise putréfiée en transparence sous les écailles, et cette gueule déformée aux crocs irréguliers qui s'ouvrait comme pour l'aspirer."

"Aussi étrange que cela parût, les humains étaient honteux de leurs corps. Ils prétendaient que les vêtements les protégeaient du froid, ce que le tigre admettait volontiers, les pauvres créatures n'avaient quasiment pas de poils pour se tenir chaud ; mais à Ispare, quand le soleil d'été rendait les rues brûlantes et asséchait les gorges, ils s'habillaient de voiles, de chemises bouffantes, de robes... Tout être pourvu d'une minimum de bon sens se serait débarrassé de ces étoffes."

Lundi 1er juillet 2013 à 18:06

Comme beaucoup de blogueuses littéraires, je suis confrontée au « problème saga » (si tant est que ce soit vraiment un problème, en tout cas ça appelle de nombreuses questions, du genre "mais laquelle je continue en premier ???"). J’en ai commencé tout un tas, et il y en a un certain nombre que je n’ai pas fini. A force de remettre la lecture de la suite à plus tard, je ne sais plus ce qu’il s’est passé dans le/les tome(s) suivants, et il faudrait que je relise tout, ce qui fait que je remets encore plus à plus tard (la procrastination est reine). Alors, comme les autres, je me dis que je vais faire l’effort de finir les sagas commencées. Avec Le Protectorat de l’ombrelle, j’ai réussi. J’ai lu Sans âme peu après sa sortie en poche, en août 2012, et j’ai fini Sans âge ce week-end.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Sansage.jpg
Dans ce dernier tome, nous retrouvons la meute de Lord Maccon à Londres, additionnée d’un nouveau membre qui occupe beaucoup tout le monde, y compris (et surtout) ce cher Lord Akeldama, voisin d’Alexia et Conall. L’Alpha de la meute écossaise de Kingair débarque sans crier gare car son Béta a disparu, et demande leur aide. En même temps, Alexia reçoit l’ordre, qu’elle ne peut ignorer, de se rendre à Alexandrie. Ça tombe bien, les réponses à de nombreuses questions ont l’air de se trouver en Egypte.
 
Alors, bilan de cette saga ?
 
Un grand bonheur, évidemment. Je suis contente que Gail Carriger ait décidé que sa nouvelle saga Finishing School, plus "young adult", se déroulera dans le même univers. Et j’espère très fort qu’au détour d’un tome, nous croiserons un ou plusieurs personnages du Protectorat de l’ombrelle. Quoiqu’ait pu en dire certaines mauvaises langues, cette saga est originale. Le steampunk est présent par petites touches, surtout à travers les machines farfelues et les développements autour de l’éther. Le cœur de ces romans, c’est surtout le fantastique, mêler les loup-garou, fantômes, vampires et autres créatures à l’Angleterre victorienne et à l’Histoire en règle générale.  C’est fait de manière subtile et sensée, et avec un humour et une volonté de divertir le lecteur sans prise de tête que je trouve admirable. De ce point de vue, ce dernier tome était largement à la hauteur des précédents, notamment car une nouvelle « espèce » se dévoile un peu plus, avec des pouvoirs surprenants, et les conversations/situations sont toujours aussi drôles.
 
Là où j’ai été un peu déçue, c’est sur l’intrigue et sur la fin. J’avais plus envie de savoir ce qui allait arriver aux personnages que de voir le « mystère » résolu. Et le destin des personnages, justement, n’est pas du tout assez détaillé à mon goût, sans compter que plein de questions restent, à mon avis, sans réponse. Peut-être est-ce laissé à l’imagination du lecteur... Mais pour ma part j’en ai très peu, alors je reste un peu sur ma faim. Le livre se termine même de façon un peu abrupte, je dirais. Niveau émotions, j’ai été gâtée en revanche. Entre les histoires d’amour qui commencent, les personnages qui frôlent la mort de beaucoup trop près à mon goût, certains retournements de situation et des arrangements pour le moins étonnants, j’ai été servie ! J’ai aimé découvrir un nouveau personnage, même si j’espérais en voir encore plus, j’ai aimé en apprendre toujours plus sur les paranaturels et les surnaturels, j’ai manqué pleurer deux fois, j’ai été heureuse comme tout, en particulier pour deux personnages. Celui qui va me manquer la plus, c'est Lord Akeldama. J'ai mis un moment avant de décider lequel est mon préféré, mais maintenant je pense bien que c'est lui !
 
Cette saga est définitivement un coup de cœur pour moi (même les tomes 3 et 5 m'ont légèrement m'ont plu que les trois autres), et je suis triste qu’elle soit finie. Mais heureusement, Gail Carriger n’en est qu’au début de sa carrière, et elle saura certainement encore nous plonger dans de drôles d’aventures !
 
"Mon entrée, fit remarquer Lord Akeldama, n’a jamais vu autant d’animation. Et ça, mes cocottes en sucre, ce n’est pas rien !"

"Lady Maccon, dit dans son dos le serveur sur un ton sévère, les animaux non enregistrés ne sont pas autorisés à bord de ce bâtiment ! Même ceux qui sont bien habillés."

"On ne colportait pas de ragots à son propre sujet, après tout. Ça ne se faisait tout simplement pas."
 

Mercredi 5 juin 2013 à 18:50

Voici ma dernière chronique entrant dans le Défi Vider sa PAL Imaginales. Je sais, ça fait dix jours que les Imaginales sont finies, mais comme j’ai commencé Le Déchronologue avant… Et puis je l’ai lu à cette occasion. Au final, ce sont 7 romans qui sont sortis de ma PAL grâce à ce festival, et pas une seule déception ! Même s’il y a eu peu de participant(e)s, l’idée semble avoir plu, et je pense remettre ça pour les Halliennales en octobre.
 
Le Déchronologue, roman de Stéphane Beauverger, était un cadeau de mon chéri qui savait que je le voulais depuis que j’en ai entendu parler au club de lecture L’Île aux livres. Il a été lu avant que j’arrive, et comme il a fait l’unanimité, je voulais le découvrir. Je comprends qu’il ait tant plu, car personnellement j’ai adoré !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/ledechronologue.jpg
Henri Villon, capitaine du Déchronologue, nous annonce que lui et son équipage vont mourir, et que son navire va sombrer. Il nous introduit son carnet de bord, où il a relaté les évènements survenus dans sa vie de capitaine des Caraïbes, et il nous prévient que les feuillets ne sont pas dans l’ordre. Il laisse une trace de son histoire, et demande la clémence du lecteur.
 
Après ce prologue daté de 1653, nous arrivons au premier chapitre, indiqué I, 1640 et Port-Margot. Le chapitre suivant, quant à lui, est marqué XVI, 1646. Au lecteur de suivre, de s’interroger, et peu à peu de comprendre l’histoire du capitaine et du Déchronologue. C’est une lecture active, où on navigue fréquemment dans le roman pour remettre les pièces éparses dans l’ordre, ce qui est tout simplement passionnant. Ajoutons à cela une histoire tout aussi intéressante, où les voiles du temps sont si minces que des choses passent au travers, où l’aventure se mêle parfois à l’horreur ou même à la romance et où le suspens est insoutenable. Mais qui ? Quoi ? Comment ? Qu’est-ce que ce Déchronologue, ce navire qui bombarde du temps ? Contre quels ennemis lui et son équipage luttent-ils ?
 
Au fur et à mesure que les pages se tournent, nous découvrons tout une palette de personnages hauts en couleurs : Francisco Molina, trafiquant (honnête) de son état ; le grand Fèfè de Dieppe, à demi-sauvage mais néanmoins plein de sagesse ; Arcadio, natif du Yucatan ; Simon, étrange homme dont on sait très peu ; le capitaine Brieuc, jeune ami de Villon ; Brodin de Margicoul, le gros capitaine à l’humeur emportée ; Le Vasseur, homme politique : Sévère, l’étrange aimée de Villon…
 
C’est un roman d’aventures qui nous entraîne quasiment contre notre gré dans le tourbillon du temps. Moi qui adore l’histoire, j’ai été servie ! Stéphane Beauverger, en excellent auteur qu’il est, a fait de nombreuses lectures pour rendre au plus vrai ses Caraïbes en proie au temps. La fin de l’ouvrage nous livre la bibliographie des principaux ouvrages qu’il a utilisés, dans une démarche historique que j’admire toujours autant. J’ai lu certains chapitres en écoutant la BO de Pirates of the Carribean, et je peux vous dire que ça a de la gueule !
 
Je ne veux pas en dire beaucoup plus, car je pense que c’est un roman qui se déguste au mieux quand on ignore ce qu’il faut en attendre. Ça a en tout cas été une excellente lecture, que je referai sans aucun doute un jour, et je conseille ce roman unanimement, que vous aimiez la SF ou pas, les romans d’aventures ou pas, et l’Histoire ou pas. Ce sont 550 pages d’une extrême qualité et qui méritent d’être applaudies. Pour ne rien gâcher, l'auteur est super sympa. Bref, un coup de cœur.

"Il y a, je crois, tapie au cœur de chaque homme, une connaissance innée des écueils qui le menacent, comme une prémonition qui susurre à chacun la débâcle qui l'attend s'il devait s'entêter."
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DefiPALImaginales.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/clipboard01.jpg

Jeudi 30 mai 2013 à 17:34

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/SansCoeur.jpg
Je veux absolument finir la saga du Protectorat de l’ombrelle cet été. Le problème, c’est que je ne peux pas emporter toute ma bibliothèque chez mes parents, il a fallu faire des choix (argh !). Je n’ai donc mis dans ma valise (partance pour la Picardie ce samedi) que Sans Âge, le dernier tome, avec pour défi de lire Sans Cœur avant la fin de la semaine. C’est du menu fretin… Ouais, j’l’ai dévoré. C’est pas ma faute hein !
 
Dans ce quatrième opus, nous retrouvons Alexia en Angleterre. Comme toujours, elle doit faire face aux idioties de son mari, sauf que cette fois-ci il est appuyé par Lord Akeldama et le Professeur Lyall, et sur un sujet d’importance. Contrainte de céder, Alexia emménage temporairement tout près de chez Lord Akeldama, délaissant ainsi Woolsey. Comme si elle n’avait pas assez à faire avec ses huit mois de désagrément embryonnaire, un fantôme fou vient la prévenir : quelqu’un prépare une attaque contre la reine ! Ni une ni deux, Alexia se lance dans l’enquête…
 
J’ai véritablement a-do-ré ce tome. C’est mon préféré pour l’instant. Je n’ai pas arrêté de me bidonner en le lisant. Rien que le premier chapitre m’a fait m’écrouler de rire ! On doit beaucoup cela à la forte présence de Lord Akeldama (je l’aime à la folie) et aux interactions entre les personnages. C’est toujours aussi drôle, avec cette façon si particulière qu’a Gail Carriger de tourner ses phrases et de nous imposer des images à l’esprit, mais on trouve également beaucoup d’émotion dans ce tome, notamment en fouillant un peu dans le passé des personnages. On les connaît tellement tous bien qu’on est triste pour eux, avec eux, et heureux pareillement. J’ai été particulièrement touchée par Biffy et Lyall.
 
L’intrigue également m’a plu, car je ne me doutais pas une seconde de ce qui se tramait ! L’action est au rendez-vous, avec des scènes cocasses à souhait. Et l’envie qui nous tenaille de connaître la fin de cette fantastique saga, en même temps que la tristesse à l’idée de quitter ces personnages ! Surtout que j’ai cru comprendre que le premier tome de sa nouvelle saga (Finishing School), Etiquette & Espionage, ne vaut pas le Protectorat
 
Une critique courte, parce que j’ai véritablement très peu à dire de ce tome, tant il était parfait. On se retrouve bientôt pour la chronique du dernier tome, car je ne pense pas qu’il va survivre au mois de juin…
 
 

Mardi 28 mai 2013 à 12:27

Voilà une chronique bien malaisée à faire que celle du Tourment des Aurores, le premier tome d’Anges d’Apocalypse, nouvelle saga de Stéphane Soutoul. Après avoir adoré Le cycle des âmes déchues (il me reste le dernier tome à lire), je voulais bien entendu découvrir son nouveau roman. L’auteur m’a gentiment proposé la version numérique de son ouvrage, que j’ai terminé hier.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/Soutoul-copie-2.jpg
De quoi ça parle ? Nous suivons Syldia, qui est en réalité Famine, l’un des quatre cavaliers de l’Apocalypse (ses sœurs étant les trois autres cavaliers). C’est une immortelle, et pourtant, une malédiction, sous la forme d’un sort qui lui a été jeté, la force à changer d’enveloppe corporelle chaque fois que vient l’aurore. Elle se retrouve alors pour la journée dans le corps de Sam, une adolescente de 16 ans. Ce n’est déjà pas facile à vivre, mais les choses se compliquent encore quand son job de garde du corps tourne au vinaigre. Pour remettre sa petite entreprise à flots, elle accepte une mission dangereuse : protéger le lord de la cour des sorciers de Toronto pendant une semaine délicate.
 
Cette série s’inscrit donc dans le genre de l’urban fantasy/bit-lit. C’est un genre que j’apprécie en divertissement, mais ce n’est pas mon préféré (le classique gothique du Cycle des âmes déchues est plus mon style). Ce roman est écrit à la première personne et alterne assez fréquemment entre le corps de Syldia et celui de Sam. Malgré des chapitres assez longs (ce qui n’est pas pour me déplaire), on a donc une bonne dynamique. Il se passe toujours quelque chose, on a à chaque fois un nouvel élément pour reconstituer le tableau. L’action se passe à Toronto, au Canada donc. C’est sympa de changer de lieu, de ne pas être quelque part aux Etats-Unis ou dans un lieu indéterminé. L’histoire se déroule sur un cours laps de temps – une dizaine de jours –, au début de l’automne. J’espère que le prochain tome se déroulera sous le vigoureux hiver canadien, ça m’intéresserait bien.
 
Parlons un peu des personnages. Syldia et Sam sont la même personne, partagent la même âme, et pourtant, un bouleversement aussi profond, quoique récurrent, que constitue le changement de corps fait que Famine tend à avoir deux personnalités, de plus en plus distinctes. C’est très intéressant à voir, et ça se ressent très bien dans la narration, selon que l’en-tête du chapitre indique Syldia ou Samantha. Des deux types de chapitres, j’ai préféré ceux avec Sam. Il se passe pourtant moins de choses – forcément, aller au lycée est moins palpitant que de protéger un sorcier à qui on veut faire la peau ! – mais l’intrigue qui se développe avec le personnage de Nathan (qui m’a bien plu, soit dit en passant, ce genre de garçon était tout à fait mon genre quand j’étais au lycée !) m’a prise au dépourvu et m’a beaucoup intéressée. Et c’est loin d’être fini !
 
Syldia est encore plus grande gueule que Sam (elle peut se le permettre en même temps, c’est plus facile quand on n’est pas facile à éliminer !) et pour maintenir un cap dans sa vie, se consacre à des choses futiles et égoïstes (fric, shopping…) qui ne la rendent pas forcément très sympathique, malgré la poisse qui lui colle aux basques. Néanmoins, la fin de ce premier tome présage une évolution de son personnage (après tout, un tome 1, même avec une intrigue et un dénouement, reste une introduction). Dans l’entourage de Syldia, il y a un peu de tout. Des personnages adorables, comme Jillian, qui m’a beaucoup touchée. Des bizarres, comme Desmond (en effet, je crois n’avoir jamais vu un personnage aussi lunatique !). Malgré sa beauté parfaite, je préfère largement Nathan, qui fait plus « vrai ». Des flippants, comme Nolhan (j’aimerais pas le croiser). Comme je l’ai dit à Stéphane Soutoul sur le stand Rebelle aux Imaginales, je n’ai pas du tout aimé Raven. Son batifolage à un moment m’a vraiment gênée, c’était malsain, et malgré ses « bonnes » actions par la suite, je me méfie d’elle. Difficile de donner un avis tranché sur Eve pour le moment. Un reproche que j’aurai à faire, c’est peut-être le manichéisme de certains personnages de la cour de Toronto. Syldia sait immédiatement qui est gentil et qui est méchant, c’est noir ou blanc (même si celui en blanc est méchant, bref). Elle se targue d’être un excellent juge de la nature humaine grâce à ses six cents ans d’existence, et pourtant elle se laisse berner bien facilement… De même, elle dit être une excellente observatrice et tout ça, et pourtant il lui faut un temps infini pour reconnaître un symbole. Est-ce que cela fait partie de sa prise de conscience qui commence à la fin du tome ? Je l’espère.
 
Il y a de nombreux points d’originalité que j’ai apprécié comme le lieu de l’action, la nature ambigüe des cavaliers, la diversité des personnages, et en même temps par moments on reste trop dans le schéma classique de l’urban fantasy, avec forcément les scènes érotiques par exemple. Là aussi, l’auteur m’a dit qu’il y avait une certaine attente de l’éditeur et des lecteurs de cette littérature, mais je trouve ça dommage d’abandonner un peu ce qui faisait sa patte. Je l’ai trouvé moins à l’aise que dans ses autres écrits. Un temps d’adaptation nécessaire peut-être ? Je verrai ça avec le tome 2. L’écriture est plus soignée que pour un roman bit-lit de base, mais semble elle aussi « entre deux eaux ». En fait, si j’avais découvert Stéphane Soutoul avec Le Tourment des Aurores, je pense que je n’aurais pas relevé ces petites choses.
 
Enfin, l’histoire. Autant il y avait quelques éléments très prévisibles, autant il y a des choses que je n’ai pas vu venir du tout. Stéphane Soutoul pose tout un tas de pierres dans ce premier tome, et j’attends de savoir quelle construction va en résulter avec une impatience certaine. C’est une intrigue variée et originale qui nous est offerte, et qui change agréablement des sentiers battus en la matière.
 
J’attends donc la suite, parce que de toute manière, Stéphane Soutoul est un auteur à suivre. Et j’espère trouver bientôt Le Tourment des Aurores en occasion pour l’avoir dans ma bibliothèque. Avoir la version numérique ne me suffit pas quand il s’agit de mes auteurs favoris ! Rendez-vous cet automne pour le tome 2, Le Frisson des Aurores. Et les Halliennales, yeah !
 
"Mon esprit n'abaisse que rarement sa garde pour se détendre. Pourquoi donc ? Par crainte de trop cogiter quant à la personne que je suis vraiment. Trop de fantômes s'agrippent à moi pour cela."

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DefiPALImaginales.jpg

Jeudi 23 mai 2013 à 14:04

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/SansHonte.jpg
Après avoir terminé De fièvre et de sang, j’ai eu envie de quelque chose de plus léger. J’ai regardé dans ma PAL Imaginales, et il y avait le tome 3 du Protectorat de l’ombrelle, Sans Honte. Objectivement, ce n’était pas vraiment une lecture prioritaire, puisque je n’emmène pour dédicace que le tome 1. Mais le temps de la lecture, l’objectif a été accompli : je me suis marrée comme une baleine à plusieurs reprises.
 
Nous retrouvons Alexia juste après la fin du tome 2. Elle est rentrée d’Ecosse, et puisque son imbécile de loup-garou de mari ne veut pas la croire, elle est contrainte de retourner vivre chez ses parents. Scandale à Londres… Scandale qui s’amplifie encore lorsqu’une gazette rapporte pourquoi Lord Maccon ne veut plus vivre avec son épouse : elle est enceinte, et chacun est persuadé que Lady Maccon est de très petite vertu. Il ne lui est alors même plus possible de rester chez ses parents. Qu’à cela ne tienne, elle va aller chercher la preuve que son mari est un idiot jusqu’en Italie. Chose malaisée s’il en est, car Alexia est la cible incessante de tueurs.
 
Ce troisième tome se situe bien dans la lignée des deux précédents. Quand le premier nous parlait plutôt vampires, que le second était centré loup-garou, ce troisième opus s’intéresse beaucoup aux paranaturels. Les explications à ce sujet sont très intéressantes et enrichissent encore l’univers créé par Gail Carriger. J’aime particulièrement les passages où on en apprend un peu plus sur l’histoire de leur monde. Alexia est toujours aussi drôle, mais celle qui m’a peut-être fait le plus rire dans ce tome et qui en plus m’a surprise, c’est Ivy, son amie aux chapeaux incroyables. La citation que je vous mets plus bas m’a fait m’écrouler de rire. Un nouveau personnage, M. Trouvé, est très sympathique. J’étais aussi contente de revoir Mme Lefoux, toujours aussi subtile, et Floote, qu’on avait peu côtoyé jusque là. Il est fidèle à lui-même ! On passe également beaucoup de temps avec le Professeur Lyall, personnage que j’aime beaucoup. Il a dans ce tome l’occasion de montrer l’étendue de ses compétences.
 
Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié, c’est qu’il y a plusieurs moments émouvants. Je pense notamment à un passage avec Lord Akeldama. L’intrigue m’a peut-être légèrement moins plu que dans les deux tomes précédents, mais de nombreux éléments ont été posés qui ne vont pas manquer de me plaire dans la suite.
 
J’avais déjà remarqué à certains moments dans les deux premiers tomes des erreurs de traduction. Il manque parfois un mot, qui enlève tout sens à la phrase. Il y en avait encore plus dans ce tome, et je trouve ça un peu exagéré de la part d’une maison d’édition comme Orbit. Je ne me fais pas d’illusion sur les tomes suivants, mais bon, c’est vraiment dommage.
 
Gail Carriger continue de me convaincre, il ne me reste plus qu’à acheter un tome (le quatre) pour avoir tout Le protectorat de l’ombrelle. J’en aurai certainement fini la lecture cet été, puis je pourrais me lancer dans Finishing School.

 
"Ivy, submergée par un excès d'émotion, se tamponna le coin de l'oeil avec son mouchoir. "Ce que j'ai entendu... Oh, je peux à peine en parler... J'ai entendu dire qu'en Italie ils boivent... (elle s'interrompit) du café." Elle frémit délicatement. "C'est si abominablement mauvais pour l'estomac." Elle serra la main d'Alexia avec ferveur dans les siennes, avec le mouchoir humide."

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DefiPALImaginales.jpg

Samedi 18 mai 2013 à 10:31

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/Chien.jpg
Après ma déception avec Druide (Oliver Peru a gagné cette année le Prix Jeunesse des Imaginales pour ce roman, et je trouve que ça remet bien les choses en perspective), j’étais plus que réticente à tenter un nouvel auteur français en fantasy. J’avais plutôt envie de me cramponner aux livres de Jean-Philippe Jaworski (oui je sais je n’en ai lu qu’un, mais il m’a tellement retournée que voilà !) et m’intéresser uniquement aux auteurs anglo-saxons, qui pondent très régulièrement de petites merveilles. J’ai bien fait de me décider à découvrir une auteure dont j’entendais parler depuis quelques temps grâce aux prix qu’elle a gagné pour Chien du heaume. Comme mon amie Cassie l’avait acheté aussi, nous nous sommes lancées ensemble, même si elle a terminé le roman il y a au moins deux semaines et moi hier… Sa chronique est ici !
 
Chien du heaume est une femme, une guerrière, une mercenaire. Elle a gagné son surnom grâce à son talent pour tuer. Elle sillonne les contrées dans une étrange quête : elle cherche son nom. Sa quête prend une tournure différente, ainsi que sa vie, lorsqu’elle rencontre Bruec, un chevalier dont elle devient l’amie. Il l’accueille dans son castel, et les saisons passent, en apprenant toujours plus à Chien sur la vie et les hommes. Que trouvera-t-elle dans sa quête, au fil des rencontres ?
 
J’ai été frappée dès les premières lignes par l’extraordinaire qualité du texte. C’est ce que j’attendais de Druide, et c’est là que j’avais été cruellement déçue. Mais ici, j’ai été comblée. Justine Niogret manie les mots comme peu d’auteurs savent le faire, et on voit bien qu’elle sait de quoi elle parle. Si on apprend un jour qu’elle a découvert une machine à remonter le temps et qu’elle est allée se balader dans le Haut Moyen-Âge, je ne serais pas vraiment étonnée (et je lui demanderais de me prêter sa machine !). Sa plume nous emmène loin, sans effort, dans le cœur des hommes, dans un autre temps, dans le froid mordant…
 
Je ne me suis pas tant attachée à Chien qu’à son destin et à son parcours. Chaque chapitre est court mais nous apporte une nouvelle information sur son passé, sur le passé de l’un de ses compagnons ou de l’un des êtres qu’elle croise, ou sur sa quête. Son chemin est l’occasion de nous présenter différentes situations et divers caractères, et une leçon s’y trouve toujours cachée. J’ai particulièrement aimé les réflexions sur la 
religion qui interviennent vers la fin, avec deux personnages bien différents. Nous sommes dans une fable dont Chien est le fil conducteur et donc Justine Niogret est la talentueuse conteuse.
 
Ce qu’il manquerait peut-être pour être parfait, c’est un suspens, un souffle épique, un quelque chose qui pousserait le lecteur à vouloir savoir absolument. En même temps, cette absence m’a permis de savourer le phrasé de l’auteure, et ça n’a pas de prix ça ! J’espère tout de même être davantage happée par l’histoire centrale dans le prochain volume, car ici ce que j’ai préféré c’est bien l’entassement de petites histoires qui ont certes un lien, mais ténu.
 
Si vous aimez la bonne littérature, la fantasy médiévale et les romans hors des clichés, n’hésitez pas et lisez Chien du heaume ! Surtout que ce court roman ne dépasse pas les 250 pages.
 
"La nuit était tombée. La chaleur était pire encore que durant la journée, et un orage ténébreux faisait entendre ses craquements sans oser percer tout à fait ; il tournait en rond dans le noir ventre des nuages, enroulé sur lui-même, se mordant la queue, couleur d’encre et lourd de sa pluie qui se refusait à crever."
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/ChienduHeaume.jpg
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DefiPALImaginales.jpg

Vendredi 17 mai 2013 à 11:00

Quand on s’intéresse un peu à la bit-lit et aux auteurs français (ou du moins francophones !), on ne passe pas longtemps sans tomber sur la saga Maeve Regan de Marika Gallman. J’en ai entendu parler pendant plusieurs mois, et puis lors de l’opération 300k des éditions Bragelonne, je n’ai pas résisté et j’ai acheté en ebook ses deux premiers tomes. Bien au chaud dans ma liseuse, ils auraient pu y croupir un moment si 1° je ne suivais pas la page de l’auteure et n’avais pas remarqué à quel point elle est sympathique et drôle et 2° les Imaginales n’arrivaient pas. C’était vraiment l’occasion de me lancer dans le tome 1, Rage de dents, et j’espère que ça ne dérangera pas que je demande une dédicace sachant que je ne possède pas la version papier du roman.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/Maeve.jpg
Bref, de quoi ça cause ? Maeve a 21 ans et a été élevé par son grand-mère, Walter, depuis la mort de ses parents quand elle était bébé. Elle va à l’université avec ses deux meilleurs amis, Elliott et Brianne, ainsi que Tara, la petite amie d’Elliott que Maeve n’aime pas vraiment, et elle a un penchant certain pour l’alcool, les hommes et les crises de colère. Après une violente altercation avec un type qu’elle déteste et sa rencontre avec un sublime inconnu, ses nuits se peuplent de rêves étranges. Tout se complique encore davantage quand on essaie de l’enlever et qu’elle comprend que tout ce qu’elle croyait savoir sur sa vie n’est qu’un tissu de mensonges.
 
L’histoire est assez lente à se mettre en place. Vu le titre du livre, je me doutais bien qu’on allait avoir à faire avec des créatures à crocs, mais on commence par apprendre à connaître Maeve et son entourage, sa vie telle qu’elle la croyait avant que tout ne parte en cacahuète. J’ai vu plusieurs lectrices qui ont été dérangée par la vulgarité de l’héroïne, qui est aussi la narratrice. Personnellement, ça ne m’a pas dérangée du tout. Je suis moi-même parfois très vulgaire, et même si je n’irai jamais casser la gueule à quelqu’un (je me ferai mal toute seule avant de réussir à lui porter ne serait-ce qu’un coup), je connais les accès de rage qu’elle décrit, l’envie de tuer celui qui vous emm**** depuis des semaines/mois/années ou simplement le fait de détester une personne sans pouvoir s’en empêcher alors même qu’il n’y a aucune raison (je suis quelqu’un de très sympathique, n’est-ce pas ?). Etrangement, je me suis donc retrouvée en Maeve, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout. Et puis il faut l’avouer, sa vulgarité va de paire avec sa répartie et son humour, sans lesquels le livre perdrait beaucoup de sa capacité à nous divertir.
 
Car c’est bien cela Maeve Regan, c’est du pur divertissement. J’ai lu le livre en trois semaines je crois (il n’est pas tombé au bon moment, je suis un peu en panne lecture), ce qui fait que j’ai eu le temps d’oublier les péripéties et les informations de l’intrigue au fur et à mesure, et pourtant ça ne m’a pas dérangée. Je suivais ce qui arrivait à Maeve avec plaisir, me demandant ce qui allait arriver et comment elle allait s’en sortir. Le mythe du vampire est revisité de façon plus moderne, et si l’histoire n’est pas des plus originales ni des plus imprévisibles, Marika Gallman a su me surprendre avec certaines actions et m’a même touchée. Les chapitres ne sont pas trop longs, donnant un bon dynamisme à l’histoire, et très souvent les chapitres se finissent en petit cliffhanger, ce qui a bien évidemment le don de vous pousser à lire le suivant (j’ai lu le dernier quart du roman très rapidement).
 
Comme il s’agit d’un premier tome, on ne connaît vraiment bien que Maeve pour le moment. Néanmoins, les bases des autres personnages sont bien posées et je suis très curieuse de savoir comment les relations vont évoluer, surtout que la fin du tome laisse prévoir beaucoup de changements pour la suite !
 
Pour moi, c’est de la bonne bit-lit/urban fantasy, qui remplit son marché : de la baston, de l’humour, un peu de sexe (très peu tout de même), du fantastique, et surtout une lecture détente qui ne vous prendra pas le chou (sauf si vous ne parvenez pas à aimer Maeve, mais comme je vous le disais ça ne m’a pas posé de problème !).
 
 http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/DefiPALImaginales.jpg

Jeudi 9 mai 2013 à 16:03

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/Dead.jpg
Ah, je suis de bonne humeur. Dans un peu plus d’une heure, départ pour la Picardie, pour être au taquet demain matin avec notre avion. Et oui, je pars pour trois jours visiter Dublin avec deux amies ! Vous n'aurez pas de nouvelles avant la semaine prochaine. Sauf que voilà : je savais que le 7 mai sortait le dernier tome de La communauté du sud, en VO, intitulé Dead Ever After (Mort à tout jamais pour la traduction ?) J’ai jeté un œil hier, et oui, il était disponible… Je fais quoi ? Je me jette dessus ou pas ? Bah oui… Je pensais ne pas réussir à la terminer avant mon départ, mais ma valise est prête, et j’ai terminé le roman ! (Lu en 24h donc… Ahem.) Comme toujours à la fin d’une saga que j’ai aimée, je suis à la fois heureuse et triste… (La couverture que j'ai mise est celle de l'édition britannique).
 
Dans cet ultime tome, Sookie se retrouve (encore) dans un énorme pétrin, mais avec les autorités humaines cette fois. Son ancienne amie Arlene, avec qui elle n’a pas gardé de bons rapports, a été retrouvée morte près du Merlotte, et tout semble accuser Sookie, qui risque la prison à vie. Dans le même temps, elle a beaucoup de choses à démêler avec Eric…
 
J’attendais vraiment impatiemment de découvrir ce que Charlaine Harris avait réservé à tous ces personnages auxquels je m’étais attachée. En commençant ma lecture, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompée. La narration était différente, et le tome commençait par un prologue. L’auteure a alterné les narrations, même si on reste majoritairement avec Sookie. Dans ce tome pas de « mystery », pas d’enquête : dès le début le lecteur sait (ou croit savoir) qui sont les méchants, mais Sookie ne le sait pas. La grande question, c’est plutôt : comment va-t-elle s’en sortir ? Cette dernière épreuve pour Sookie est l’occasion de réunir tous ses amis, tous les gens ou presque qui ont compté dans sa vie depuis que nous la connaissons.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/Logoanglais.jpg
Je ne souhaitais pas voir Sookie finir avec quelqu’un en particulier, je n’avais pas de chouchou à caser, et puis je dois dire que depuis la fin du tome 12, j’avais un peu deviné… Mais j’étais contente de voir le chemin que prennent les personnages. C’est cohérent avec leur personnalité à chaque fois. J’ai vu sur le site anglais d’Amazon que nombre de lecteurs n’étaient pas contents du sort d’Eric. Pour moi, ça coulait de source… Je suis particulièrement heureuse pour Pam, c’est un personnage que j’adore et je pense qu’elle va très bien se débrouiller par la suite ! C’est globalement un tome très heureux, et ça m’a fait du bien, de ressentir toutes ces vagues positives dans l’entourage de Sookie. Bien sûr il y aussi les moments tendus avec les psychopathes-du-jour-bonjour, mais ce n’est pas ce que je retiens.
 
L’humour est toujours bien présent, et ça m’a plu de finir cette saga en découvrant la plume de Charlaine Harris en VO. Elle a une écriture vraiment très fluide, avec beaucoup d’expressions bien américaines, et par moments il me semblait même entendre l’accent de Louisiane ! Et surtout, pas de traduction douteuse par-ci par-là, et pas de coquilles (J'ai Lu devient spécialiste des coquilles quand même).
 
Bref, cette série va me manquer. Ça restera une série coup de cœur, qui m'a accompagnée un moment et qui m'a fait aimer un genre de littérature que je ne lisais pas avant. Heureusement, j’ai encore Lily Bard à finir, et Aurora Teagarden arrive… Sans compter que je pense qu’on peut espérer une nouvelle série pour l’année prochaine !
 

<< Je l'ai dit après... | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ... Et ça je l'ai dit avant. >>

Créer un podcast