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Qu'il est bon d'être futile !

Lundi 29 avril 2013 à 19:30

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Lors de la dernière réunion du club de lecture L’Île aux livres, c’est la présentation de Dawn qui a remporté les suffrages : Cette nuit-là, de Linwood Barclay. Elle nous avait prévenu qu’il ne faudrait pas longtemps pour en venir à bout, et en effet en quelques ours c’était plié !
 
Cynthia a 14 ans lorsque sa famille disparaît de façon inexpliquée. Elle va se coucher et le lendemain matin, plus personne. Vingt-cinq ans plus tard, Cynthia a fondé sa propre famille mais n’a toujours pas de réponse concernant son père, sa mère et son frère. Une série d’éléments nouveaux la pousse à toujours plus songer à ce qui s’est passé cette nuit-là…
 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce polar est efficace. Dès que Dawn a posé le pitch, je voulais savoir ce qu’il s’était passé. La première moitié du roman nous balade bien : on commence par apprendre ce que sait Cynthia de cette nuit, puis on arrive dans le présent, et c’est son mari, Terry, qui nous raconte où ils en sont, à savoir un peu nulle part. Mais à poser des questions, à entreprendre des démarches, certaines choses étranges remontent, et à chaque nouvelle réponse s’ajoutent plusieurs questions. On se perd, on s’interroge, bref l’auteur nous promène par le bout du nez. Terry évidemment ne sait rien d’autre de l’affaire que ce que sa femme lui en a dit, mais rapidement une nouvelle voix, dans de très courts chapitres en italique, vient embrouiller encore plus les choses…
 
Jusqu’à ce que, à la moitié du roman, une phrase un peu malheureuse éclaire tout, ou presque. La solution de la disparition m’a heurtée, j’ai compris tout de suite l’essentiel. Le reste du roman n’a été que la description pas à pas des découvertes de Terry, des détails de ce que j’avais déjà compris. Les petits bouts manquants, accessoires à la grande cause de la disparition, se sont éclairés d’eux-mêmes avant d’être explicités. C’est dommage que tout soit si facile au final, et pourtant je n’ai quand même pas lâché le livre, je n’ai pas traîné pour le terminer malgré le fait que j’avais tout deviné. L’auteur a un talent certain pour nous emporter dans son mystère et nous faire tourner les pages quasiment contre notre gré. Je n’ai pas du tout eu l’impression que le roman faisait plus de 400 pages !
 
En résumé, c’était une lecture plaisante, un polar qui se lit tout seul, mais qui aurait pu être plus extraordinaire dans son dénouement. J'aimerais bien tenter un autre polar de cet auteur, je suis curieuse de voir ce qu'il a pu imaginer d'autre et s'il a été capable de se surpasser. Des conseils de titres à me donner ?
 

Dimanche 27 janvier 2013 à 13:45

J’ai terminé hier le tome 1 de Lily Bard intitulé Meurtre à Shakespeare, que j’ai reçu à Noël de mon petit frère. Il m’a dit qu’il n’y avait pas le 2 quand il était allé l’acheter, résultat il faut que je me réfrène d’aller acheter la suite ! Décidément, Charlaine Harris arrive toujours à me convaincre…
 
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Lily Bard vit à Shakespeare, dans l’Arkansas, et gagne sa vie en faisait le ménage et autres petits travaux pour des gens de la ville. Pendant son temps libre, elle prend des cours d’arts martiaux. Une nuit, alors qu’elle était partie marcher dans la ville pour se défouler, elle assiste à une étrange scène : une personne transporte un paquet très lourd dans son propre chariot à elle ! Une fois la personne partie, elle va regarder ce que contient le paquet déposé dans le parc près de sa maison. Elle découvre alors le cadavre de son ancien propriétaire, Pardon Albee… Avec son chariot, ses empreintes sur le corps, elle est en bien mauvaise posture, surtout que si elle vient à être suspectée, son passé sera révélé à toute la petite ville.
 
Ce roman est un policier. Contrairement aux Mystères de Harper Connelly qui allient policier et fantastique, ici nous ne rencontrons aucun fantôme, et contrairement à La communauté du sud, l’enquête policière que Lily suit par l’intermédiaire du chef de la police est le fil conducteur de l’intrigue. Le début nous met face tout de suite au cadavre, et nous apprenons à connaître Lily et sa vie actuelle dans les chapitres suivants. Très taciturne, elle n’a quasiment pas de relation avec d’autres personnes. Le meurtre va l’obliger à s’impliquer davantage et à nouer des liens avec différents personnes qu’elle connaît depuis plus ou moins longtemps, mais qu’elle n’avait jamais cherché à vraiment connaître. Lily est forte parce qu’elle a dû le devenir, comme nous l’apprend le passage où elle raconte son passé. Je l’ai trouvé très accessible, et la narration à la première personne nous la rend très proche, comme si le lecteur avait le privilège de la connaître, contrairement aux autres personnes de sa vie.
 
Charlaine Harris est très méthodique dans ce roman, elle nous apprend ce que nous avons besoin de savoir pour suivre l’intrigue et comprendre le dénouement de l’enquête, que ce soit sur les personnages ou les lieux. J’imagine que les rôdés du genre policier ont trouvé l’enquête très facile, mais pour ma part, comme d’habitude, je n’ai rien vu venir ! Et je dois bien avouer que même si à la fin j’ai vie tourné les pages pour découvrir le meurtrier, ce n’est pas ce qui m’a intéressée le plus dans le roman, j’ai préféré apprendre à connaître Lily et son passé et en connaissance de cause la voir interagir avec d’autres personnes, notamment Marshall, Claude et Carrie.
 
En bref, un bon petit roman de détente qui se lit vite et bien, avec une écriture toujours aussi fluide et agréable pour moi. C’est la deuxième saga qu’a écrite Charlaine Harris, et si on voit bien l’amélioration après avec Sookie et Harper, c’était vraiment de bons débuts ! J’ai hâte que la série Aurora Teagarden sorte en France, mais bon, si ça traîne trop, il n’est pas exclu que je craque avant et les lise en anglais ! Et vivement que je fasse flamber la carte bleue pour la suite de Lily !
 

Vendredi 21 décembre 2012 à 10:54

Il y a quelques semaines (ou juste jours ? Je ne sais plus, je suis perdue à cause des examens qui sont passés entre-temps !) j’ai lu Le Rasoir d’Ockham, offert à Noël dernier par mon petit frère et donc livre qui compte pour le challenge littéraire de Noël 2011. Il compte également pour le challenge du club de lecture L'Île aux livres (vu que c'est moi qui l'avais présenté sans l'avoir lu...). Je lis peu de policiers et de thrillers, non pas que je n’aime pas ça (mais je n’aime pas avoir vraiment peur…) mais il y a d’autres genres qui m’attirent encore plus et que je lis davantage. Henri Loevenbruck, je le lis depuis que je suis ado. J’ai commencé avec La Moïra, puis j’ai continué avec Gallica, plus grande j’ai lu Le Syndrome Copernic, un thriller justement. Ça fait un moment, donc je m’en souviens assez peu, mais j’avais bien aimé. Je zyeutais depuis un moment sur les aventures de Ari Mackenzie auxquelles l’auteur a consacré plusieurs volumes, et je ne crois pas que ce soit fini, donc c’était sur ma liste de Noël l’an passé. La suite sera surement sur ma liste de Noël l’année prochaine car j’ai beaucoup apprécié cette lecture ! Ça me changeait agréablement de ce que je lis habituellement.

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L’histoire commence quand Ari, policier aux renseignements généraux, reçoit un coup de fil inquiétant d’un vieil ami de son père lui demandant de venir immédiatement le voir à Reims. Lorsqu’il arrive à l’appartement de Paul Cazo, le vieil homme est déjà décédé, dans des conditions affreuses mais étranges. Très vite, Ari fait le lien avec un manuscrit picard du XIIIème siècle, les carnets de Villard de Honnecourt. Se peut-il que quelque chose soit caché dans ses pages manquantes ? Il sera très dangereux pour Ari et pour ses proches de chercher à le découvrir…
 
J’ai retrouvé l’écriture extrêmement fluide et agréable de Henri Loevenbruck. En plus, son héros est un personnage très sympathique ! J’ai aimé suivre ses réflexions et ses découvertes. Comme lui, au début on n’y comprend rien, puis les choses s’éclaircissent peu à peu, et plus on avance dans l’histoire, plus c’est prenant ! Les meurtres s’enchaînent, les desseins des personnages restent flous, et ce grand mystère, ah… J’avais peur que l’ésotérisme soit trop poussé, et que ça m’ennuie, mais finalement absolument pas. La fin est pour le moins frustrante, donc à ce que j’ai compris Les Cathédrales du Vide constituent la suite directe de cette histoire. Le rapprochement entre les deux doit se faire à un moment, jusqu’à ce qu’on obtienne la réponse, peut-être ? En tout cas une lecture détente qui m’a bien plu et qui me permet de renouer un peu avec cet auteur que j’avais fini par ne plus vraiment apprécier malgré ma grande tendresse pour La Moïra.
 

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Vendredi 9 novembre 2012 à 11:43

Avant de commencer cet article, je tiens à remercier Elodie et Kyra qui m'ont chacune envoyé un colis de livre(s), et qui y ont rajouter des MP tout choupi ! Merci beaucoup les filles, ça me touche ! Vous n'étiez pas obligées... En tout cas ça me fait très plaisir ! Passons à la chronique de Anna, où es-tu ? de Patricia Wentworth.

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D'abord, petite anecdote : lors de notre dernière nuit en Ecosse, nous étions une fois encore en B&B (il n’y a que trois ou quatre nuits que nous avons passées en hôtel) chez des gens charmants, qui laissaient à disposition des livres dans la chambre. J’ai jeté un œil (évidemment), j’y ai vu plusieurs tomes de A song of ice and fire de G.R.R. Martin, et un livre dont le titre était en français, et qui a attiré mon œil. Sûrement un pauvre voyageur a-t-il oublié son roman là, car nos hôtes ne parlaient pas français. Il s’agissait de Les lèvres qui voient, de Patricia Wentworth, aux éditions 10/18. La quatrième de couverture annonçait un roman policier alléchant. La petite notice biographique m’a appris que l’auteure écrivait à la même époque qu’Agatha Christie. Il n’en a pas fallu plus pour me convaincre que je voulais la découvrir ! Malheureusement, le livre ne m’appartenait pas, et nous ne sommes restés qu’une nuit dans ce B&B. Alors quand j’ai trouvé un roman de cette auteure à la Bourse aux livres de Lille, je n’ai pas hésité ! Il y en avait plusieurs en fait, et j’ai choisi Anna, où es-tu ? que j’ai fini il y a quelques jours.
 
Comme le titre l’indique, ce roman policier tourne autour de la disparition d’une personne prénommée Anna. Son amie Thomasina n’a plus de ses nouvelles depuis longtemps, or Anna n’avait jamais omis de lui écrire. Qu’est-il donc arrivé à Anna Ball ? La détective Maud Silver va rapidement s’intéresser de très près à l’affaire… Miss Silver est l’héroïne la plus récurrente de Patricia Wentworth. On pourrait la prendre pour une Miss Marple bis, mais il ne faut pas s’y tromper, elles sont différentes. Miss Marple est dans mon souvenir (ça fait un moment que je n’ai pas lu un Christie où elle apparaît) assez railleuse, sèche, un peu effrayante (je n’irai pas la contredire), très intelligente, elle vit à la campagne et aime ça. Miss Silver au contraire est la douceur même et possède une force de persuasion peu commune, qui lui permet de dompter de nombreux caractères. Elle inspire confiance. Ancienne gouvernante, elle s’est reconvertie en détective et vit à Londres (il me semble), dans un appartement qui dispose de toutes les commodités possibles (nous sommes dans la première moitié du XXème siècle), et si elle y renonce pour aller chercher ce qui a pu arriver à Anna Ball, ce n’est qu’à regret ! Elle est aidée de l’inspecteur Frank Abbot, de Scotland Yard, qui éprouve pour elle l’affection qu’on a pour une tante bien aimée restée célibataire. Il la tient au courant de tout et n’hésite pas à se fier à son jugement.
 
Le récit est construit en chapitres courts (quelques pages à chaque fois) et change souvent de point de vue, ce qui peut jouer sur les nerfs du lecteur, surtout à la fin ! Un évènement surprenant survient, on tourne avidement la page pour comprendre ce qu’il se passe, et on se retrouve à un endroit différent avec un autre personnage, à devoir patienter ! Patricia Wentworth joue très bien là-dessus. En tout cas ça a très bien fonctionné sur moi, j’ai rapidement lu les derniers chapitres. Les personnages étaient en général intéressants et les dialogues sont bien menés. Mais la solution au mystère n’est pas des plus extraordinaires, et je pense que c’est ce qui fait que Patricia Wentworth est très peu connue en général, éclipsée par la maîtresse du genre Agatha Christie. Néanmoins cette lecture a été très agréable, et je découvrirai avec plaisir d’autres romans de cette auteur, avec ou sans Miss Silver dedans. Une autre auteure qui m'intéresse beaucoup en ce moment niveau policier, c'est Anne Perry, auteure contemporaine. Ses histoires de Noël me font de l'œil depuis quelques temps. Quelqu'un l'a lue ?

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