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Qu'il est bon d'être futile !

Dimanche 16 mars 2014 à 11:14

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Mon chéri aime beaucoup l’auteure de polars Fred Vargas, mais jusqu’à présent je n’avais pas encore fait l’effort de la découvrir. Dawn en a lu un tout récemment, alors je me suis dit que j’allais m’y mettre doucement avec un recueil de trois nouvelles, Coule la Seine. J’avais envie d’un petit policier pour m’accompagner dans mon sac cette semaine.
 
De façon générale, j’ai apprécié l’écriture, fluide et entraînante l’air de rien. J’ai aussi bien accroché avec le commissaire Adamsberg, que j’ai trouvé très attachant avec sa nonchalance tranquille et ses calmes excentricités. J’ai été assez étonnée du style de polar de Fred Vargas. Dans ces trois histoires, l’intérêt n’est pas de trouver le meurtrier. C’est le cheminement, les circonvolutions d’Adamsberg qui sont intéressants. Voir sa façon de prendre l’affaire « de loin », le regarder interagir avec le suspect ou le témoin. Ça pourrait être frustrant, mais ça ne m’a pas gênée du tout.
 
Salut et liberté : C’est la plus longue des trois nouvelles. Nous sommes en été, le commissariat s’ennuie. Un homme qui se dit poète a pris ses quartiers sur le banc face au commissariat et Adamsberg reçoit d’étranges lettres signées « Salut et liberté. X ». Cette histoire prend place sur plusieurs semaines et permet de se familiariser avec les méthodes du commissaire et de le rencontrer aussi pour ma part, ainsi que le lieutenant Danglard. L’auteure a le temps de nous perdre plusieurs fois en cours « d’enquête ».
 
La nuit des brutes : Un sordide crime de Noël, où une femme a été jetée dans la Seine. Le lecteur est témoin de l’extraordinaire instinct d’Adamsberg. On ne comprend pas pourquoi il s’intéresse à une chose en particulier, et finalement c’est la clé.
 
Cinq francs pièce : Une femme est criblée de trois balles dans la rue en pleine nuit. Il y a un témoin, mais il n’a aucune envie de coopérer. Là encore, seul le commissaire pourra le comprendre et l’amener à dire ce qu’il sait.
 
C’est une très bonne entrée en matière, je n’ai pas vu les pages défiler (en même temps c’est très court, un peu plus de cent pages en tout). Ça me donne bien envie d’essayer un des romans de Fred Vargas prochainement !
 

Jeudi 9 janvier 2014 à 19:29

J'ai pris beaucoup de plaisir cet été à me replonger dans un Agatha Christie avec Un cadavre dans la bibliothèque. C'était une histoire de Miss Marple, alors j'ai voulu changer, et ça tombait bien, je savais que Christmas Pudding était une nouvelle avec Hercule Poirot. Mon recueil comprend également deux autres nouvelles, Le retour d'Hercule Poirot et Le policier vous dit l'heure.

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Christmas Pudding

Dans cette nouvelle d'une centaine de pages, Hercule Poirot est approché par un homme (vraisemblablement du gouvernement) qui lui demande d'aider un jeune prince arabe, qui se trouve dans les ennuis jusqu'au cou. Alors qu'il doit se marier prochainement à une jeune femme de son pays très sérieuse, il a un peu trop badiné avec une Anglaise qui a fini par prendre la poudre d'escampette avec un rubis gros comme un œuf destiné à sa fiancée. Dans le deuxième chapitre, on retrouve Poirot confortablement installée dans une demeure anglaise, s'apprêtant à fêter Noël avec une famille toute traditionnelle.

J'ai adoré cette histoire. Déjà, j'ai retrouvé Poirot, que je n'avais pas « croisé » depuis longtemps, et j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à le voir faire ses espiègleries. Il est particulièrement facétieux dans cette nouvelle ! Les traditions auxquelles on assiste nous mettent complètement dans l'ambiance de Noël. Comme toujours, Agatha Christie croque parfaitement ses différents personnages. J'ai lu cette nouvelle à toute vitesse, complètement prise dedans (il m'a suffi d'un aller-retour en métro pour la dévorer). La lecture est fluide, agréable... C'est un délice, vraiment. La seule chose qui m'a beaucoup étonnée, c'est d'avoir deviné qui était le coupable, le pourquoi du comment, la ruse de Poirot... Tout ! En même temps, ce n'était pas très compliqué et tous les indices sont là. Mais aucune importance, c'était une très chouette lecture.

Le retour d'Hercule Poirot

Cette deuxième nouvelle, d'une longueur équivalente à la première, traite d'un meurtre commis dans une pièce située dans une tour. Le maître de la maison a été assassiné d'un lourd coup porté à l'arrière du crâne. Tout porte à croire que l'assassin est son neveu, avec qui il était en désaccord et qui devait hériter de son oncle, mais la veuve ne l'entend pas de cette oreille. Elle est persuadée qu'elle sait qui est le meurtrier...

Hercule Poirot se heurte ici à des personnalités bien distinctes, qui évidemment ne jouent pas franc-jeu, et dont certaines sont particulièrement bien trempées. C'est très bien, mais l'enquête m'a moins plu que dans Christmas Pudding. Je n'ai pas complètement aimé la fin.

Le policier vous dit l'heure

Cette dernière nouvelle du recueil ne fait qu'une cinquantaine de pages. Miss Marple est présente dans cette histoire, mais de façon assez marginale. C'est elle qui résout tout à la fin, mais elle n'a même pas besoin d'aller enquêter, elle devine tout avec le récit de l'histoire que lui font les différents protagonistes. Je ne sais même pas trop comment résumer l'histoire. En gros, il y a une dame âgée excentrique qui vit dans la maison de son aïeul encore plus excentrique, et qui veut faire signer le testament par lequel elle lègue tous ses biens à sa gouvernante. C'était la moins bonne des trois, mais ça reste du Agatha Christie, c'était donc loin d'être mauvais.

J'ai toujours autant de plaisir à lire les romans de cette grande dame anglaise, il faut absolument que je le fasse plus régulièrement.

Lundi 30 décembre 2013 à 15:50

Encore un super tome ! Dans la série Lily Bard de Charlaine Harris, les tomes se suivent mais ne se ressemblent pas. Sans le faire exprès, j’ai inscrit ce livre au Challenge Cold Winter alors qu’il se déroule justement au moment de Noël, je n’en savais rien du tout.
 
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Dans ce troisième opus des aventures de Lily intitulé Sombre célébration en français, notre héroïne ordinaire va avoir affaire à un genre de difficultés auquel elle n’aime pas du tout être confrontée : ses obligations sociales. En effet, sa sœur va se marier, et elle doit retourner dans la ville de son enfance, si lourde en souvenirs. Elle apprend rapidement qu’une vieille histoire d’enlèvement d’enfant risque de venir perturber le mariage…
 
L’intrigue policière est de nouveau différente. Après le meurtre lambda du tome 1 et les meurtres raciaux du tome 2, ce tome 3 traite des kidnappings d’enfants et des extrémités auxquelles s’adonnent certaines personnes pour préserver leur secret. On découvre Lily dans un autre environnement, avec sa famille. Elle n’est pas du tout à l’aise, avec ces personnes qui partageaient sa vie lorsque son drame est survenu. Heureusement, Jack est là pour adoucir tout ça. Leur relation se précise, dans un sens qui me plaît. J’aime toujours autant ces deux personnages et cette saga, je ne m’en lasse absolument pas. Par contre, je trouve vraiment que les couvertures, quoique très jolies, ne correspondent ni à l’ambiance, ni au personnage principal.
 
Plus que deux tomes, la séparation va être difficile ! J’espère qu’Aurora Teagarden me plaira tout autant, en attendant une nouvelle parution de Charlaine Harris…
 
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Jeudi 19 décembre 2013 à 12:01

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lewis1.gifLors de la dernière réunion du club de lecture L'île aux livres, Cassie a réussi à nous faire adopter son livre, L'île des chasseurs d'oiseaux, premier tome de la trilogie de Lewis écrite par Peter May. Je ne connaissais pas du tout ce roman, mais Cassie l'avait bien vendu, et puis j'avais très envie d'aller refaire un tour sur une île d'Écosse ! On lit peu de policiers au club, c'était aussi une bonne occasion de ce point de vue là.

Le personnage principal s'appelle Fin MacLeod. Originaire de l'île de Lewis, il s'en est "échappé" dès que possible. Il est devenu policier, a fondé une famille... Mais un drame personnel écroule son petit monde. En même temps, il est appelé sur son île d'origine, car un crime similaire à l'un de ceux sur lesquels il a travaillé à Édimbourg s'est produit sur l'île. En revenant sur sa terre natale, il n'a d'autre choix que de replonger dans son passé pour découvrir le meurtrier.

J'ai beaucoup aimé ce livre, mais je ne l'ai pas adoré, ce n'est pas un coup de cœur. La raison principale est que le livre induit en erreur. Au départ, on pense vraiment que ça va être une enquête policière haletante, et en fait ce n'est pas du tout ça. Si je ne m'étais pas fait cette idée-là, je n'aurais pas du tout été embêtée, j'aurais encore plus apprécié le roman. Le point négatif pour moi, c'est donc cette enquête policière, qui m'a laissée de marbre, même si de nombreux éléments sont là. L'autopsie par exemple, tout au début, est un élément bien policier, et elle était très bien racontée j'ai trouvé. Mais trop d'éléments sont vraiment trop prévisibles, le pire étant que j'avais deviné qui est le coupable, dès que je me suis posée deux minutes pour y réfléchir, j'ai compris tout de suite. Je n'avais tout de même pas tout deviné, et ce côté prévisible n'entache que très peu la qualité du roman. Une autre chose que j'aurais aimé voir apparaître dans ce roman, ce sont des notes de bas de page, ou un petit avant-propos, expliquant comment se prononcent les mots gaéliques utilisés dans le livre. J'aime savoir que je prononce correctement le mot, même dans ma tête.

Passons aux côtés positifs, et ils sont nombreux ! Les descriptions sont très belles. J'ai adoré les paysages de l'Écosse lorsque j'y suis allée, mais l'île de Lewis a l'air d'être une perle parmi tous les bijoux que recèle cette terre. Je veux aller à Lewis maintenant, c'est malin. Les coutumes et le folklore de cette petit île sont passionnants, je lève les deux pouces pour le souci qu'a eu l'auteur de faire de nombreuses recherches, donnant ainsi à son récit un côté très réaliste et crédible. Avec ce roman, on voyage dans la "vraie" Écosse (contrairement aux Chroniques d'Edimbourg, où la capitale de ce pays est extrêmement mal rendue !). Toutes les explications sur la chasse aux gugas sur l'An Sgeir sont vraiment étonnantes. La psychologie des personnages et les liens entre eux m'a aussi beaucoup plu, c'est très fouillé et bien pensé. C'est ce que je voulais le plus découvrir au fil de ma lecture : le passé de Fin, les histoires cachées... Je n'en avais rien à faire de savoir qui avait tué Ange Macritchie. D'ailleurs, j'ai eu tendance à préférer les passages dans le passé. La double narration apporte un vrai plus. Les chapitres alternent entre le présent, où un narrateur extérieur raconte,  et le passé, où Fin lui-même partage ses souvenirs avec le lecteur.

C'était donc une très bonne lecture, mais pas aussi géniale qu'elle aurait pu l'être. Maintenant que je le sais, je pourrais profiter pleinement des tomes suivants. J'ai déjà acheté le deux, L'homme de Lewis, c'est bien la preuve que j'ai beaucoup aimé ! Pour finir, quelques images qui donnent envie...

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[Des blackhouses sur Lewis.]
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lewis2.jpg[Lews Castle, dont on entend parler plusieurs fois dans le roman.]
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lewis5.jpg["An Sgeir", "Le Rocher" comme il est appelé dans le roman.]

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lewis3.jpg[Le phare et le cairn, le tout recouvert de fous de Bassan.]

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/Lewis4.jpg[Des hommes de Ness plumant les "gugas".]

Dimanche 22 septembre 2013 à 14:22

Cet été, on a beaucoup entendu parler d’une nouvelle parution chez 10-18 : Un intérêt particulier pour les morts d’Ann Granger. Le résumé me plaisait franchement, la couverture est très belle, et donc j’ai craqué dessus au détour d’un rayon. Sur une impulsion, je l’ai commencé le week-end dernier et pouf !, le voilà fini ! En plus, c'est ma première participation pour le challenge XIXème siècle, je suis contente !
 
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Nous sommes à Londres, au printemps 1864. Miss Elizabeth Martin arrive à la gare, prête à démarrer sa nouvelle vie. A vingt-neuf ans, sans argent suite à la mort de son père, elle a pris la place de demoiselle de compagnie de Mrs Parry, la veuve de son parrain. Très vite, elle apprend que la précédente demoiselle de compagnie, Madeleine Hexham, a disparu du jour au lendemain, et son cadavre est retrouvé alors que Lizzie vient à peine d’arriver. Son intelligence et sa bonté la poussent à s’interroger sur cette affaire, et elle n’est pas la seule. L’inspecteur de Scotland Yard Benjamin Ross tient également à comprendre ce qui est arrivé à Madeleine, et Lizzie pourra compter sur lui.
 
Ce roman est paru en Grande-Bretagne en 2006. Pourquoi avoir attendu sept ans avant de le traduire en France ? C’est un petit bijou ! J’ai été prise dedans dès le début. Première surprise : le roman est narré à la première personne et à deux voix (Lizzie et Ben, mais il y a plus de chapitres avec Lizzie). Dès les premières lignes, je me suis trouvée propulsée à Londres en 1864. Les descriptions sont si précises et pleines de vie, sans s’étaler sur des paragraphes, que nous sommes plongés directement dans l’ambiance, comme si nous y étions. L’écriture est très agréable, soignée sans être compliquée, et comme je l’aimais beaucoup, j’ai été déçue de voir des erreurs de français de-ci de-là.
 
Dès le début également, le caractère de Lizzie m’a énormément plu. Elle a la tête sur les épaules, elle est pleine de bon sens, gentille avec ceux qui le méritent, n’a pas la langue dans sa poche, ne manque pas d’humour et se montre à l’occasion impertinente. Il lui arrive de parler trop vite, ce qui lui cause parfois des ennuis, mais cela ne l’empêche pas de réfléchir correctement. J’ai apprécié qu’elle ait vingt-neuf ans et ne soit pas une petite minette. Je ne serais pas étonnée si Ann Granger est une grande fan de Jane Austen et d’Elizabeth Bennet, car sa Lizzie a de nombreux communs avec cette Lizzie-là. Ben m’a plu également, pour des raisons assez similaires. Il est honnête, cherche à bien faire son travail, il est lucide sur le monde qui l’entoure mais il ne manque pas non plus de gentillesse et il peut se montrer maladroit dans certains circonstances. En bref, des héros qui m’ont beaucoup plu et que j’ai hâte de retrouver dans des prochains romans !
 
Les personnages secondaires sont également tous intéressants et en quelques mots Ann Granger les rend palpables, on se les imagine parfaitement, au niveau du physique comme du psychique. On ne peut s’empêcher de chercher le coupable parmi eux et personnellement, l’auteure m’a bien bernée ! Elle détourne habilement l’attention du lecteur du personnage concerné, nous perd sur de fausses pistes en même temps que ses deux héros grâce à sa mise en scène des travers de l’être humain. Car oui, on a tous nos défauts, et dans un contexte d’enquête pour meurtre, chacun peut devenir suspect à cause de l’un de ses travers. La seule chose qui m’a paru un peu étrange, c’est que Londres est quand même une ville énorme, et pourtant Lizzie tombe souvent sur quelqu’un, au meilleur comme au pire moment, ce qui à mon avis manquait un peu de réalisme.
 
C’était une excellente lecture, très divertissante et enrichissante à la fois, et je pense que la suite atterrira directement dans ma bibliothèque dès sa parution !

 
"Telle une vieille dame desserrant son corset, la locomotive émit un long soupir, puis elle enveloppa tout et tout le monde dans un linceul de vapeur et de fumée. La nuée tourbillonna au tour du quai et monta jusqu'au plafond de la gare où elle resta piégée."
 
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Lundi 26 août 2013 à 15:22

En janvier, j’ai lu le premier tome de la série Lily Bard de Charlaine Harris, l’une de ses séries écrites avant le succès de La communauté du sud. J’avais aimé le premier tome, mais ce deuxième m’a beaucoup surprise, de manière positive, et j’ai véritablement adoré !
 
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Nous retrouvons Lily quelques mois plus tard. Sa routine a repris plus ou moins comme avant, même si à présent tout le monde à Shakespeare connaît son histoire et qu’elle a un peu abaissé ses barrières, se liant d’amitié avec plusieurs personnes. Shakespeare semble tranquille, et pourtant quelque chose de mauvais couve. Un matin, alors qu’elle se rend à sa salle de sport, elle découvre le cadavre d’un autre assidu du club, la trachée écrasée par une barre de musculation. Lily se retrouve mêlée à une affaire de meurtre une fois de plus…
 
Contrairement au premier tome où Lily furetait d’elle-même pour comprendre le décès, cette fois elle se retrouve au cœur des évènements de façon involontaire. L’enquête policière est moins « suivie » que dans le tome précédent car dès le début du roman, elle fait du sur place. D’autres meurtres ont secoué Shakespeare dans les semaines précédentes et la police n’a aucune piste. Lily ne veut pas s’en occuper mais remarque des choses étranges, ou au moins inhabituelles, dont l’accumulation ne peut pas être un hasard. Comme toujours, elle se montre calme et réfléchie, c’est une héroïne mature qui fait face même quand elle est morte de trouille, et elle n’est pas épargnée. Décidément, je l’aime sacrément bien. J’admire sa détermination et son courage à continuer malgré les épreuves.
 
J’ai beaucoup aimé voir comment elle parvient à mieux s’intégrer. Alors qu’elle est restée étrangère à sa ville d’adoption pendant des années, elle s’intègre enfin, et se lie d’amitié. Elle m’a émue dans ses relations avec les autres. Avec Marshall, Claude, Carrie, et elle rencontre un certain Jack, qui si je ne me trompe pas aura son importance dans tous les tomes suivants !
 
Ce qui a déclenché le coup de cœur sur ce tome, c’est son ambiance. L’intrigue de fond est bien plus dure que celle du premier tome. Rapidement, on se rend compte que Shakespeare est en proie à un conflit racial. L’intolérance est partout, les propos racistes, d’un racisme tenace et fou, font froid dans le dos. Charlaine Harris a su distiller la peur et la tension avec talent. J’ai eu le frisson plus d’une fois, j’avais peur pour les personnages (et pas toujours à tort…). Tout fait très vrai, ça pourrait l’être sans problème. L’auteure montre encore une fois qu’elle connaît bien ses compatriotes (l’Américain de base n’est pas toujours un enfant de chœur, hein…) et l’âme humaine.
 
Le hic ? Les erreurs de traduction et fautes de français. Je ne sais pas ce qu’ils ouillent chez J’ai Lu, mais il y a des moments c’est n’importe quoi. Un exemple ? Tenez-vous bien :
"Tandis que Claude sortait de sa Buick, je retirai le prospectus bleu de sous l’essuie-glace. Je supposai qu’il s’agissait d’une publicité pour la nouvelle pizzeria. Je lisai négligemment le titre."
Rien que de le lire ou de l’écrire, ça fait mal. "lisai", vraiment ? Le passé simple de lire, ce ne serait pas "lus" plutôt ? Et non, ça ne peut pas être un oubli du s à l’imparfait (ce qui ne serait pas moins pardonnable de mon point de vue). Ça m’a vraiment fait tiquer, j’ai arrêté de lire pendant cinq minutes, et je trouve ça vraiment déplorable d’en être encore là pour une maison d’édition de cette taille. C’est bien dommage, car le livre en lui-même est génial. Que ça ne vous empêche pas de le lire.
 
Pour moi, c’est donc un très bon polar, et j’ai vraiment hâte de lire la suite. J’achèterai au moins le tome 3 en septembre, j’espère. Je recommande vivement cette série policière aux tomes courts et prenants.
 

Lundi 29 juillet 2013 à 19:25

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Comme vous avez pu le voir récemment, je suis tombée amoureuse de la série Sherlock. Je me suis donc dit qu’il était temps de redonner une chance aux écrits de Conan Doyle, que j’avais à peine touchés au collège avec Le Chien des Baskerville. N’étant pas une grande adepte des romans policiers, je me contentais très bien de mes Agatha Christie, mais j’avoue que j’apprécie de plus en plus ce genre ! J’ai voulu commencer avec le roman où apparaissent pour la première fois Watson et Holmes : A Study in Scarlet (Une Étude en rouge). J’ai longtemps hésité entre la VF et la VO, mais comme le roman est court, j’ai tenté en anglais, et je ne regrette pas une seconde !
 
Le roman est divisé en deux parties. Il commence avec la présentation du Docteur Watson. Il nous raconte ses souvenirs à partir du moment où il est rentré en Angleterre après avoir fait la guerre en Afghanistan. Rapidement dans la dèche, il est très enthousiasme lorsqu’une connaissance lui propose de le présenter à Holmes, un homme un peu excentrique qui cherche un colocataire. S’ensuit une période où les deux hommes s’apprivoisent, puis survient le meurtre qui déclenche cette « étude en rouge ».
 
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J’ai beaucoup aimé le style de Conan Doyle. Il va directement où il en veut en venir, nous présente les faits sans perdre de temps avec une qualité littéraire indéniable. Sa plume est loin d’être dénuée d’humour (j’ai bien ri lorsque Watson dresse la liste des savoirs de Sherlock Holmes !). J’ai été très surprise par la construction du récit. On en arrive à attraper le méchant, et au lieu de nous expliquer le pourquoi du comment dans le détail, une histoire complètement différente semble commencer. Du 221 Baker Street, nous sommes transportés vingt ans auparavant en plein désert américain. Un homme et une petite fille sont sauvés par des pèlerins menés par Brigham Young, chef de ceux qu’on appelle les Mormons. Sous prétexte d’une histoire d’amour contrariée, l’auteur nous dépeint assez violemment les premiers préceptes de ce mouvement religieux. C’est une belle critique qui est faite, et si comme moi vous n’y connaissiez pas grand-chose, vous serez très étonnés. Je n’en dirais pas plus à ce sujet.
 
La relation Holmes/Watson n’est qu’à ses débuts mais présage à mon avis de beaux moments. On voit à peine Mrs Hudson, j’espère que ce ne sera pas le cas dans les prochaines lectures holmesiennes que je ferai. J’ai du mal à me faire un avis sur les deux détectives Lestrange et Gregson, ayant eu du mal à les différencier dans ce cas ! Sherlock m’a beaucoup plu avec son côté grand gamin, ses expériences, son décalage par rapport aux autres, ses phrases quelquefois très acérées (quoique j’ai trouvé qu’il se contrôlait bien, il laisse leur heure de gloire aux détectives et évite de trop les enfoncer, même s’il ne peut pas toujours s’en empêcher, surtout en aparté !).  Et je dois dire qu’avoir Benedict Cumberbatch en tête tout le long de la lecture, ça aide à l’apprécier !
 
Ha! Ha!” he cried, clapping his hands, and looking as delighted as a child with a new toy.

His eyes fairly glittered as he spoke, and he put his hand over his heart and bowed as if to some applauding crowd conjured up by his imagination.

Eh oui, me voilà conquise par les aventures de Sherlock Holmes… Je ne pense pas continuer les livres tout de suite, mais ça se fera, c’est sûr ! Et j'ai bien envie de m'offrir cette édition intégrale... Elle n'est pas trop chère, en plus.

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The sight of a friendly face in the great wilderness of London is a pleasant thing indeed to a lonely man.
 
I’m not sure about whether I shall go. I am the most incurably lazy devil that ever stood in shoe leather – that is, when the fit is on me, for I can be spry enough at times.
 
He knows that I am his superior, and acknowledges it to me; but he would cut his tongue out before he would own I to any third person.
 
As I watched him I was irresistibly reminded of a pure-blooded well-trained foxhound as it dashes backwards and forwards through the covert, whining in its eagerness, until it comes across the lost scent.
 
If the man is caught, it will be on account of their exertions; if he escapes, it will be in spite of their exertions. It’s heads I win and tails you lose. Whatever they do, they will have followers. ‘Un sot trouve toujours un plus sot qui l’admire.’”
 
"'To a great mind, nothing is little,' remarked Holmes, sententiously."
 

Mercredi 10 juillet 2013 à 18:55

Ceux qui suivent un peu le blog ou me connaissent savent que j’aime beaucoup Charlaine Harris. Sans dire que ce qu’elle écrit est de la grande littérature, je trouve toujours beaucoup de plaisir à la lire. Ses romans sont divertissants et j’aime son style. Ses livres me permettent toujours de faire une lecture détente, et c’est bien pour ça que j’ai pris trois de ses romans avec moi pour cet été. J’ai commencé avec Si douce sera la mort, qui est son premier roman et un one-shot, ce qui me change un peu de ses séries.
 
Ici, on est dans un petit roman policier sans aucune touche de fantastique. Le pitch est le suivant : Catherine Linton a 23 ans. Ses parents sont morts depuis six mois dans un accident de voiture, ce dont elle a du mal à se remettre. Un matin de week-end, elle se rend sur les terres qu’elle a héritées de son père pour s’entraîner au tir. Dans une masure à moitié effondrée, elle découvre le cadavre d’une femme : l’infirmière qui travaillait pour son père, médecin de la ville. Catherine devient alors l’objet d’une attention dont elle se passerait bien, surtout que certains soupçons renaissent en elle : et si, comme cette femme assassinée, ses parents n’étaient pas morts par accident ?
 
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L’histoire se déroule dans l’État du Mississipi, sous la chaleur moite et étouffante de l’été, dans une bourgade des années 1980 où chacun est extrêmement attaché à sa réputation et où la population noire est encore très à l’écart. Tout cela donne une ambiance particulière, et j’ai justement fini le roman quand les températures ont grimpé ce week-end. On se sent facilement oppressé et gagné par le doute, comme Catherine, qui craint de plus en plus ce meurtrier qui se trouve forcément dans Lowfield, la ville qu’elle a toujours connue. Ce roman suit donc cette jeune femme perdue depuis le décès des deux êtres qui lui étaient les plus chers, puis qui se ressaisit, se secoue et se trouve rapidement un unique objectif.
 
Comme toujours dans ses romans, Charlaine Harris alterne sans cesse entre le quotidien de son héroïne et du lieu où elle vit avec les pensées de celle-ci, qui conduisent le lecteur jusqu’au dénouement. Une différence par rapport aux autres romans que j’ai lus d’elle jusqu’à présent : la narration se fait à la troisième personne. On a néanmoins accès aux réflexions de Catherine, à ses doutes et ses peurs. Cette prise de distance était agréable et changeait de d’habitude. On retrouve néanmoins une héroïne un peu « habituelle » : jeune, pas parfaite physiquement mais plutôt jolie, débrouillarde malgré ses problèmes et qui se montre forte quand il le faut. Catherine est beaucoup moins énervante que Sookie, très terre-à-terre contrairement à Harper. Elle ressemble davantage à Lily, l’expérience en moins.
 
J’ai bien aimé l’intrigue policière, qu’on suit à la place de Catherine, qui ne décide pas véritablement d’enquêter, mais qui ne peut s’empêcher de cogiter – et d’assister aux réflexions et secrets d’autres personnes – et de vouloir comprendre, au plus vite. Le fait qu’elle soit assez isolée socialement la met véritablement dans une position difficile, peu de gens semblent tout d’abord enclins à la croire innocente. Mais la découverte macabre qu’elle fait la pousse finalement à bouleverser ses habitudes d’ermite, sûrement pour le meilleur. L’histoire était bien ficelée, mon seul vrai regret étant, comme souvent, la rapidité avec laquelle elle se termine. Je ne sais pas si ce roman peut plaire beaucoup à des fans de polars, car on n’y trouve pas de réelle investigation. Cependant le dénouement m’a semblé tout à fait réaliste et bien pensé, et se concentre surtout sur les folies auxquelles en vent l’homme qui se sent menacé.
 
J’ai encore passé un bon moment avec Charlaine Harris, et je suis contente de savoir que j’ai deux autres de ses romans à portée de main : Lily Bard tome 2, et Aurora Teagarden tome 1.
 
"Les lampadaires s’étaient allumés. Catherine émergea de son jardin pour se retrouver sur le trottoir silencieux et se dirigea vers la lumière qui se déversait au coin de la rue. Elle traversa, sans même se donner la peine de vérifier si le chemin était libre. À Lowfield, tout était calme à cette heure."

Jeudi 13 juin 2013 à 19:47

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Je n’en reviens toujours pas qu’Un cadavre dans la bibliothèque soit mon premier Agatha Christie depuis des années ! Pas des semaines, ou des mois, non, des années ! Peut-être en ai-je trop lu à une époque, ou tout simplement avais-je trop d’autres choses à lire. Toujours est-il que lorsque ce livre, choisi avec d’autres pour m’accompagner en Picardie, a été tiré au sort par The Hat pour Le Chapelier Fou, j’étais très contente à l’idée d’enfin retrouver cette auteure anglaise.
 
Un matin apparemment comme les autres, Mrs Bantry, épouse du respectable Colonel Bantry, est définitivement réveillée par l’un de leurs domestiques qui lui annonce qu’on a retrouvé un cadavre dans la bibliothèque. Tandis que le colonel appelle la police, Mrs Bantry appelle son amie Miss Marple, qui commence à être connue pour ses fines intuitions. Rapidement, on apprend que le cadavre est celui de Ruby Keene, jeune danseuse qui travaillait dans un hôtel situé à une trentaine de kilomètres. Qui peut l’avoir tuée, et pourquoi ?
 
J’ai retrouvé avec plaisir le style d’Agatha Christie qui, en peu de mots, sait nous mettre dans une ambiance soupçonneuse et confortable à la fois. En quelques phrases, les lieux, les portraits, les situations sont dressés et déjà égarent le lecteur. Comme toujours avec cette auteure, je n’ai rien deviné. J’avais fini par me dire : « c’est lui ! » et j’étais complètement à côté de la plaque. Le style est toujours agréable et j’ai souri quelques fois, surtout quand l’auteur se fait un clin d’œil à elle-même grâce au jeune Pierre…
 
Le roman est très court, j’aurais pu le dévorer en un après-midi si j’en avais eu le temps. Plein d’éléments, de paroles lâchées de-ci de-là viennent semer le trouble dans notre esprit et on finit par vouloir savoir absolument qui sait (hier midi, j’ai failli regarder, il ne me restait que 60 pages… mais j’ai tenu bon !).
 
Mon regret serait que, du fait que le livre est si court, l’histoire se concentre vraiment sur la résolution du meurtre, et on parle peu des différentes personnes qui enquêtent, Miss Marple y compris. Ce n’est pas le meilleur roman pour commencer avec elle, car on n’apprend pas à la connaître. De même, on nous parle d’un inspecteur Slack, du chef de police Harper et du chef constable Melchett. Je les ai rapidement tous confondus et au final, ça n’avait pas d’importance, mais j’aurais apprécié de mieux savoir qui ils étaient et quelles étaient leurs relations. De même, j’ai bien senti que je ne comprenais pas bien l’organisation de la police anglaise… J’aurai quelques recherches à faire là-dessus.
 
En somme, c’est un policier qui tient bien son rôle, où la plume d’Agatha Christie est fidèle à elle-même, mais où la romancière n’est pas au sommet de son art.
 
 
"Dans la lumière diffuse de la chambre, la voix de Mary s'éleva, haletante et affolée :
— Madame ! Madame ! Il y a un cadavre dans la bibliothèque !
Puis, avec un sanglot nerveux, la femme de chambre sortit."
 
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Dimanche 19 mai 2013 à 17:25

À l’occasion de l’anniversaire de mon amie Dawn, nous lui avions offert L’enfant des cimetières, de Sire Cédric, auteur de thrillers qu’elle souhaitait découvrir et qui sera aux Imaginales la semaine prochaine. Pour ma part, je lis peu de romans de ce genre, même si ça ne me déplaît pas. J’avais bien envie, moi aussi, de connaître enfin les livres de Sire Cédric. Le petit guide à trimballer de la littérature vampirique conseillait De fièvre et de sang, alors quand je suis allée faire un razzia au Furet du Nord il y a quelques semaines, j’ai craqué, et je me suis dépêchée de le lire avant samedi prochain. Je ne m’attendais tout de même pas à le lire en moins de trois jours !
 
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J’ai essayé de faire un résumé de mon cru, mais je ne parviens à rien de satisfaisant, alors je vous mets le résumé officiel : « Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang.
Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle... Le commandant Vauvert mène l'enquête en compagnie d'une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d'elle une redoutable traqueuse de l'ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d'un tueur en série qu'ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang.
S'agit-il d'une réincarnation, d'un spectre, d'un homme, d'une femme, d'une créature d'un autre monde ? Suspense, angoisse, horreur, sensations étranges, crises de démence, folie meurtrière, rite satanique... Un thriller oppressant qui entraîne ses lecteurs au-delà de la raison. »
 
Je ne sais pas si ce roman m’a véritablement oppressée, mais il est certain qu’il est efficace ! Y’a pas de problème, j’ai poussé tout un tas de Ewwwww ! en lisant, j’ai frissonné en refusant d’imaginer ce que subissaient les victimes, j’ai espéré que tout le monde s’en sorte, que le meurtrier se fasse choper, et les pages tournaient, toutes seules. Avec l’extrait de Premier sang livré en fin de volume, c’est presque six cents pages dévorées. L’écriture de Sire Cédric est efficace, nous décrivant un décor souvent effrayant, nous montrant ce qu’il nous faut savoir dans la tête des enquêteurs, et son langage très parlé accélère encore la lecture.
 
J’ai aimé l’avancée dans l’enquête, on ne piétine pas (même si c’est l’impression qu’ont les protagonistes) et le dynamisme est très présent. Les chapitres ne font que quelques pages, ça va donc très vite, et on s’empêche difficilement de jeter un œil aux premières lignes du chapitre suivant… Le mélange de thriller et de fantastique fonctionne bien, et il est impératif d’avoir le fin mot de l’histoire. J’ai apprécié aussi que l’auteur soit allé piocher dans les mythes d’Europe centrale, même si après avoir entendu la conférence de Jacques Sirgent sur Erzébet Bathory, je peux difficilement être d’accord avec Sire Cédric sur ce point ! C’était néanmoins bien ficelé, et l’important n’est pas l’inspiration prise dans le passé, mais bien ce que fait le meurtrier dans le présent.
 
Quelques mots concernant les personnages. Je dois dire que les trois flics qu’on suit le plus, Eva Svärta, Alexandre Vauvert et Erwan Leroy, sont plutôt sympathiques (alors qu’on a envie d’écraser son poing sur le nez d’un de leur collègue…). J’ai aimé Eva pour sa dualité : forte/fragile, tournée vers le présent/obsédée par le passé, toute blanche/vêtue de noir… Vauvert, c’est un gentil ours, inquiet pour les autres mais au sang chaud (faut voir à pas trop l’emmerder quoi). Et Erwan, c’est le petit jeune qui se laisse dicter sa conduite par sa conscience. Il a l’air très loyal, mais quand les faits nécessitent de passer outre les règles, il franchit le pas. Je serai donc très contente de les retrouver dans Premier sang (vivement la sortie en poche, d’ailleurs si vous connaissez la date…).
 
En bref, ça m’a bien plu, et après deux lectures agréables dans ce genre (je pense à Cette nuit-là, qui est un polar), j’ai bien envie de continuer sur cette lancée pendant l’été… Pourquoi pas avec Millénium, par exemple ?
 
"Même ici, au sein des marginaux, c'était elle la plus marginale. Ce n'était même pas ironique, c'était un constat, et il avait un goût de désespoir."
 
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