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Qu'il est bon d'être futile !

Vendredi 23 janvier 2015 à 18:07

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L’an dernier, j’ai découvert avec plaisir la plume et l’univers d’Anne Perry avec L’étrangleur de Cater Street, le premier tome de sa série Charlotte et Thomas Pitt. Dans le second tome, Le mystère de Callander Square, Charlotte et Thomas sont mariés depuis quelques temps et attendent leur premier enfant lorsque deux cadavres de nourrissons sont découverts à Callander Square. Les habitants du square, tous membres de la classe privilégiée, ne portent guère d’intérêt à la macabre découverte, certains qu’il s’agit là de l’inconséquence de quelque bonne. Ils commencent à s’inquiéter lorsque les investigations de la police pourraient bien faire surgir des secrets préjudiciables à leurs porteurs.
 
J’ai globalement moins aimé que le premier tome. D’abord, il y a l’effet de la découverte en moins et le même schéma reproduit, qui rend moins palpitante l’enquête. On suit les efforts de l’inspecteur Pitt et on passe de personnage en personnage, pour apprendre leurs petits travers et leurs gros mensonges. Anne Perry réunit les éléments nécessaires au lecteur grâce à cette alternance de point de vue, mais de ce fait la police et Thomas Pitt ne font pas beaucoup avancer l’enquête. Les recherches d’Emily et de Charlotte sont plus intéressantes à suivre de par les risques qu’elles prennent pour les mener.
 
J’ai tout autant apprécié la description de la société victorienne (ici la haute, quand Cater Street nous dépeignait plutôt la bourgeoisie), fine et nuancée à travers un panel de personnages divers. J’espérais revoir plus de personnages déjà rencontrés, mais on ne retrouve que Thomas, Charlotte, Emily et son mari (j’aurais aimé revoir quelques passes d’arme avec la grand-mère !). L’histoire de cette famille évolue ici lentement, alors qu’on sentait bien qu’elle faisait un bond dans le tome précédent. Cet aspect consacré à la vie des protagonistes m’avait beaucoup plu, et je regrette un peu qu’il ne soit pas plus présent ici. Londres est toujours aussi palpable, et le contraste entre le confort à l’intérieur des hôtels particuliers et le froid humide du dehors peut procurer de délicieux frissons.
 
En résumé, ce deuxième opus est sympathique, se lit très vite. C’est un bon roman de détente entre deux lectures plus conséquentes, mais elle ne se démarque pas particulièrement, notamment à cause de la conclusion de l’enquête qui est plutôt insatisfaisante, un peu facile, alors que j’avais trouvé la solution de L’étrangleur de Cater Street très originale.
 
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Samedi 22 novembre 2014 à 11:46

Je suis très sérieuse dans mon challenge PÀL des 3 ans ! J’ai donc suivi le conseil d’Ophélie et ai lu cette semaine Le Chuchoteur, de Donato Carrisi.
 
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Mila Vasquez, policière experte dans l’art de retrouver des enfants disparus, est appelée en renfort dans l’équipe menée par Goran Gavila, criminologue, pour résoudre l’enquête qui les a menés à une clairière où six bras de fillettes ont été retrouvés… D’horreur en horreur, parviendront-ils à découvrir le meurtrier ?
 
On peut facilement concéder à ce roman qu’il se laisse dévorer ! 4 jours pour un livre de presque six cents pages dans une police pas particulièrement grosse, c’est un exploit pour moi ces temps-ci. Le Chuchoteur a en effet le mériter d’être très accrocheur et d’une grande fluidité. Les six cas (puisqu’il y a six fillettes) s’enchaînent, on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’écriture, simple, entraîne facilement, les mots coulent et le lecteur lit vite, vite.
 
Le début m’avait bien plu. Je découvrais les personnages et les appréciais, frissonnais à l’idée des horreurs qui ne manqueraient pas d’arriver, tombais des nues avec les premières révélations… Finalement le livre n'est pas si effrayant, je n'avais pas de raison d'avoir peur de lire ce roman à cause de ça. Y'a deux-trois passages dégueu si vous avez l'imagination fertile, mais rien d'insupportable. Lorsque le personnage de Nicla est intervenu, j’ai pris peu à peu du recul jusqu’à voir plein de petits défauts. J’ai tout de même dévoré la fin du roman, mais le plaisir de la lecture, très vif au début, s’est complètement estompé deux jours après l’avoir terminé.
 
En cause, de nombreux éléments qui baissent la crédibilité de l’intrigue. L’auteur s’est basé sur une criminalité qui existe et que je ne remets pas en cause, au contraire ; mais il a amalgamé différents cas pour en former un grand, et le puzzle n’est pas si bien imbriqué que ça. Mais surtout, il en a trop fait avec ses personnages. La première fois, je me suis dit « wah, pas mal ! » et puis après j’en ai vite eu marre, et je n’y ai plus cru. La fin ne m’a d’ailleurs pas plu, c’était trop facile de terminer avec ce type de « rebondissement ».
 
Si vous êtes attentifs au réalisme de l’enquête, vous pourrez être gênés également. On ne sait pas vraiment où se passe l’histoire, mais au vu de petits indices je dirais plutôt aux États-Unis. Je ne suis pas experte en la matière, mais il y a des choses qui m’ont paru dissonantes, et l’auteur dit lui-même à la fin qu’il a pris des libertés. Ça ne m’a pas embêtée, mais je sais que certains lecteurs n’aiment pas ça.
 
Au final, je pense que j’ai été très lucide sur ce roman, contrairement aux gens qui l’ont découvert avant tout le tapage qui a été fait autour, et je ne me suis pas laissée emporter par les bonnes critiques, avec pour conséquence d’en ressortir plutôt déçue, et avec un souvenir déjà estompé. Je ne pense pas lire la suite, L'Écorchée, car les quelques critiques que j’ai regardées (bonnes ou moins bonnes) me laissent penser que mon opinion sera la même que sur ce premier opus.
 

Lundi 6 octobre 2014 à 19:23

Après une longue année d’attente, la suite des enquêtes de Lizzie Martin et Ben Ross est sortie au début de l’été. Comme pour Un intérêt particulier pour les morts, je n’ai pas mis longtemps à me décider à l’ouvrir !
 
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Dans La curiosité est un péché mortel, Lizzie ne peut plus rester chez sa tante Parry. Comme ni l’une ni l’autre ne le souhaitent de toute façon, un arrangement est vite trouvé : Lizzie deviendra la dame de compagnie d’une jeune mariée, Mrs Craven, qui a du mal à se remettre de la mort de son nourrisson. Elle part donc à New Forest et se rend rapidement compte que la situation n’est pas si claire que l’a présentée son nouvel employeur, l’oncle de la jeune dame. Quand un cadavre est retrouvé dans le jardin de Shore House, Mrs Craven couverte de sang à ses côtés, Lizzie fait appel à Benjamin Ross de Scotland Yard pour venir enquêter.
 
Si ce fut une lecture plaisante, elle n’est pas à la hauteur du premier livre de cette série policière historique. J’ai trouvé l’écriture moins dynamique ; peut-être que l’attrait de la nouveauté n’y était plus ? Comme dans le premier opus, j’ai vu des maladresses de langage de-ci de-là, mais comme il s’agit d’une traduction, difficile de dire d’où cela vient. De même, l’intrigue policière qui m’avait beaucoup accrochée dans Un intérêt particulier pour les morts m’a paru ici plus fade. Là encore, je n’étais peut-être pas dans les meilleures dispositions pour lire ce roman. La résolution ne m’a pas du tout surprise. Sans y avoir vraiment réfléchi, je m’étais fait mon opinion sur le meurtrier et les raisons de son crime, et je ne m’étais pas trompée. J’avoue que trouver le coupable a cette fois diminué mon plaisir d’aller jusqu’au bout.
 
Néanmoins, j’ai retrouvé aussi beaucoup de bonnes choses. Lizzie d’abord, reste un personnage principal très agréable à suivre. Elle est toujours forte tête mais a réussi à se montrer prudente. Après les bévues faite lors de son arrivée, elle se reprend rapidement pour faire face à la situation qu’elle trouve à Shore House. Ben, en revanche, m’a nettement moins convaincue. Son insistance et le côté un peu macho qui ressortent beaucoup au début du roman m’ont déplu. Heureusement, cela s’améliore un peu et c’était mignon de le voir jaloux face à un personnage secondaire. Par contre, j’ai vraiment apprécié qu’Ann Granger prenne son temps pour installer les relations entre ses deux personnages principaux. Je vais peut-être me faire des ennemis, mais j’ai trouvé que dans la série Pitt d’Anne Perry, le premier tome va trop vite en besogne à ce niveau-là ! Ici, c’est l’inverse, Lizzie et Ben s’apprécient clairement mais ne se précipitent pas, ils s’apprivoisent. La fin du point de vue de la vie de Lizzie est toutefois un peu décevante, car j’ai eu l’impression que rienn’avait avancé, c’est dommage. Les personnages secondaires, hormis le sergent Morris que j’aime bien, m’ont laissée assez froide. On identifie rapidement les « gentils » et les « méchants », malgré les efforts de l’auteure pour semer le doute dans nos esprits. Seul le Dr Lefebre a un peu de relief.
 
Malgré l’écriture un peu faible, j’ai apprécié de nouveau les descriptions claires, la peinture des mœurs et les petites anecdotes historiques de-ci de-là. La série est très bien implantée dans l’histoire du XIXème, et pas seulement dans l’histoire de l’Angleterre stricto sensu.
 
Voilà ce que j’avais à dire de La curiosité est un péché mortel. Je lirai bien sûr le tome suivant, mais j’espère qu’il me passionnera davantage !
 
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Vendredi 5 septembre 2014 à 18:41

Derrière la haine, sans être un coup de cœur ni un livre exceptionnel, a tout de même été une lecture si prenante que j’ai voulu aussitôt me plonger dans la suite, Après la fin pour ne pas me laisser le temps d’oublier les évènements du premier livre ! Je déconseille aux personnes n’ayant pas lu Derrière la haine de regarder cette chronique…
 
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Milo est un adolescent à présent. Les années qui se sont écoulées depuis « les évènements » comme s’y réfère Tiphaine ne se sont pas déroulées comme elle le souhaitait. Bon an mal an, la vie des Geniot a repris son cours. Mais voilà qu’une voisine s’installe, et bientôt le secret de Tiphaine et Sylvain pourrait être dévoilé.
 
Ce roman est plus long à démarrer que le précédent. On regarde comment se déroule la vie des personnages qu’on retrouve, on fait connaissance avec les nouveaux, leurs habitudes, leurs problèmes, leur personnalité, leur état psychologique aussi. Des choses se mettent doucement en place, on a un peu peur de ce qui pourrait advenir vu les précédents de certains protagonistes, puis on en viendrait presque à se dire que ça va bien tourner, que justice va être faite et qu’on pourra dormir sur nos deux oreilles une fois le roman terminé. Mais non ! Soudainement la situation échappe à tout contrôle, deux personnages en particulier se barrent complètement en cacahuète, et on finit en une sorte d’apothéose qui nous laisse sur notre faim. Le final est très bien ficelé. Contrairement à Derrière la haine qui peut se suffire à lui-même, je trouve qu’Après la fin appelle, eh bien, une fin justement. Donc un autre roman. C’est prévu, ou bien… ?
 
J’ai apprécié d’être de nouveau embarquée très facilement dans l’histoire, même si j’avais moins de temps pour m’y plonger. C’état facile d’y revenir malgré les pauses très fréquentes. Je craignais un peu de me voir servir la même intrigue mais pas du tout, l’histoire prend un chemin différent mais dans une continuité toute logique avec la première. J’ai très envie de connaître la fin de cette nouvelle intrigue, où l’insanité de quelques-uns détruit la vie d’autres… Tellement de question restent en suspens, c’en est presque horripilant ! Surtout que ça ne se passe pas comme on le voudrait. Barbara Abel a un énorme talent de ce point de vue. Son style y est toujours pour quelque chose bien sûr. Elle arrive très facilement à nous mettre dans la vie de ses personnages et donc à nous faire ressentir ce moment où tout bascule.
 
J’en ai déjà presque trop dit, je me tais ! Pour qui aime les thrillers, les personnages torturés psychologiquement et les intrigues qui nous tiennent bien accrochés, c’est un très bon livre.
 
"Derrière ces façades de respectabilité, des jardins secrets s’étendent de part et d’autre d’une haie, dissimulant sous les déchets de nos vies tourmentées le cadavre d’un passé que l’on cherche à oublier."
 

Jeudi 28 août 2014 à 13:02

Derrière la haine est un roman de Barbara Abel que je voulais lire depuis longtemps. C’est sur le blog de Cajou que je l’ai repéré. Ça n’a pas été un coup de cœur comme La Maîtresse de Rome, aussi repéré sur ce blog, mais je l’ai dévoré en vingt-quatre heures !
 
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Deux couples vivent dans des maisons mitoyennes. Laetitia et David sont tout de suite devenus amis avec Tiphaine et Sylvain. Ils sont dans la même tranche d’âge, partagent des goûts communs, et mieux encore, ils découvrent ensemble les joies et les difficultés d’être parents. Milo et Maxime grandissent ensemble, presque comme des frères. Rien ne semble pouvoir entacher leur bonheur, sauf le drame qui va frapper et jeter l’un contre l’autre ces deux couples qui s’adoraient.
 
L’écriture n’a rien de particulier si ce n’est qu’elle donne du rythme au récit. Les chapitres sont courts, le langage parlé, très peu de descriptions, la focalisation interne. Tout cela, ajouté au fait que le suspense est très prégnant, fait que le livre se dévore. Malgré l'économie de mots dont fait preuve l'auteure, ce roman dégage une ambiance très particulière, où l'on glisse du quotidien vers l'inconcevable.

Ce n’est pas un policier vu qu’il n’y a pas d’enquête, mais c’est clairement un roman à suspense, voire un thriller psychologique. Très rapidement, l’auteure nous donne des os à ronger et bientôt on additionne les éléments, on veut savoir et on ne peut plus lâcher le bouquin. Les pensées des personnages sont présentées simplement mais la psychologie qui en résulte est plutôt fine. En plus du suspense, la fin laisse sur un sentiment de malaise, voire d’horreur. Je m’attendais à quelque chose de gros mais je ne peux vraiment pas dire que j’avais deviné ! Sachant en plus que Barbara Abel a écrit un autre roman, Après la fin, dont les évènements font suite à ceux de Derrière la haine, ça me file froid dans le dos…

Le roman est aussi diablement efficace par son contexte : petite banlieue pépère où il n'arrive jamais rien jusqu'au drame dont tout le monde parle pendant des semaines, et qui pourrait arriver à n'importe qui. Ces faits divers qu'on voit aux infos. Les personnages sont du même type. Ils ont leur histoire bien à eux mais une histoire qu'on appréhende facilement, qui paraît somme toute banale. Seulement, l'un des deux couples a un historique un peu plus lourd que la moyenne des gens, ce qui va contribuer à tout faire basculer. Je ne veux rien dire de plus, de peur de spoiler sans le vouloir.
 
Je vous conseille vraiment ce thriller qui sait parfaitement faire oublier à son lecteur ce qui se passe autour de lui !
 
"- Santé !
Trois bras levés au bout desquels deux coupes de champagne et un verre d'eau s'entrechoquaient à l'unisson. Éclats de rire, regards entendus, hochements de têtes et sourires complices. Puis David et Sylvain sirotèrent à petites gorgées, et le champagne pétilla au fond des gosiers. Laetita, quant à elle reposa sa boisson sans autre forme de procès, puis caressa un ventre aux rondeurs éloquentes.
"

Mercredi 18 juin 2014 à 19:26

J’ai remarqué que je commençais souvent un livre de Charlaine Harris sur un coup de tête. En début de semaine, j’ai eu envie d’une petite lecture tranquille, alors tout naturellement je me suis tournée vers le tome 1 de la saga Aurora Teagarden, Le club des amateurs de meurtres, qui roupillait dans ma PAL depuis sa sortie.
 
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Aurora, dite Roe, 28 ans, est bibliothécaire dans une petite ville de Géorgie du nom de Lawrenceton. Il ne se passe pas grand-chose dans sa vie. Elle a quelques amies, s’entend généralement bien avec les gens, a des relations parfois compliquées avec ses parents divorcés, n’a pas de chéri et globalement s’ennuie pas mal. L’une de ses distractions, c’est de participer une fois par mois au club des amateurs de meurtres, un petit groupe de 12 personnes qui se réunit pour discuter des grandes affaires criminelles. Or, alors qu’elle s’apprête à parler d’une affaire en particulier, une femme est trouvée morte sur leur lieu de réunion, dans une mise en scène qui ressemble fort au meurtre que Roe allait présenter.
 
Je tiens à préciser que cette saga est la première de l’auteure. C’était une série-test en quelque sorte, et le premier tome date de 1990, donc avant Lily Bard (1996), La Communauté du Sud (2001) et Harper Connelly (2005) (vous pouvez trouver les chroniques de ces différentes sagas sur le blog). Les chroniques qui disent que c’est « moins bien » me paraissent donc franchement mal renseignées… Je suis donc entrée dans cette série en sachant qu’il n’y avait pas d’élément fantastique et que ça devait être plutôt de l’acabit de Si douce sera la mort. Je ne me suis pas trompée. C’est toujours aussi facile à lire, même si je râle de plus en plus contre les traductions proposées par J’ai Lu, qui reflètent mal le style de l’auteure et comprennent trop de fautes à mon goût. C’est la dernière série de Charlaine Harris que j’achète en français.
 
Mon reproche majeur, c’est l’héroïne. Certes, Sookie a un côté énervant, mais je comprends pourquoi elle est ainsi, et son vécu nous aide à l’apprécier. Lily est très attachante et Harper peut-être encore plus. Mais Roe n’est pas très sympathique. Elle a l’air de se plaindre sans se plaindre, alors que sa vie roule plutôt bien : sa mère a beaucoup d’argent et malgré les incompréhensions qui semblent parfois miner un peu leurs relations, elle profite pas mal de sa réussite (elle gère certains de ses immeubles). Son père a refait sa vie mais l’apprécie. Elle n’a pas de compagnon au début de l’histoire mais rapidement deux prétendants se présentent.
 
Elle est choquée par les meurtres, horrifiée de comprendre qu’elle s’intéresse à ces choses-là mais ne peut pas s’empêcher de mettre son nez dedans alors qu’elle est rapidement innocentée. Je ne blâme pas l’intérêt qu’on peut porter à ces affaires ; l’être humain a souvent besoin d’essayer de comprendre pourquoi de telles horreurs surviennent. Mais le personnage de Roe n’a pas l’air de savoir toujours bien faire la différence. Pour tout dire, je n’ai pas forcément eu l’impression que c’était une adulte. Cette héroïne n’est pas très bien travaillée en somme et manque d’un peu tout.
 
Là où c’était nettement mieux, c’est sur l’idée de départ de ce premier tome. Avoir un tueur qui met en scène des meurtres célèbres était très intéressant, et clairement l’auteure a fait ses recherches. Les indices sont bien disséminés dans le livre, et je me suis fait avoir, comme d’habitude. J’ai même eu le petit frisson d’horreur lors de la scène qui précède le dénouement, juste après la révélation.
 
C’est donc une lecture mitigée. Je lirai la suite, ne sera it-ce pas que je suis faible, mais aussi curieuse : Roe va-t-elle devenir plus sympathique ? Sa vie va-t-elle évoluer ? Quelles autres enquêtes l’auteure a-t-elle inventées ? En tout cas, si vous souhaitez essayer de lire Charlaine Harris, ne commencez pas avec cette série.
 

Dimanche 4 mai 2014 à 14:47

Lily Bard, tome 5 : Vengeance déloyale

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres2/LilyT5.jpgAïe aïe aïe, j’ai lu le dernier tome de Lily Bard ! Il clôt cette série un peu ancienne de Charlaine Harris que j’ai beaucoup aimée. Ça fait trois séries terminées de cette auteure ; ma préférée est Harper Connelly, puis Lily Bard et finalement La communauté du sud vient en dernier, mais notez bien que je les aime toutes ! Attention, cette chronique va contenir des spoils. Je ne le fais pas souvent, mais là je veux parler de certaines choses et pour cela je vais devoir spoiler.
 
Lily achève sa réintégration dans la société en réussissant à se comprendre pleinement grâce à Jack, qui la pousse à participer à des séances de thérapie de groupe. Une nouvelle affaire la touche de près et la conduit à regarder encore plus loin en elle-même.
 
La résolution de l’enquête m’a moins plu que d’habitude, mais ça changeait d’avoir une affaire de harcèlement, qui allait jusqu’au meurtre. J’avais tout de même envie de tout savoir, car il y avait tellement d’éléments intéressants autour de l’enquête, avec des personnages secondaires imbriqués, que j’ai lu lus de cent cinquante pages un soir, finissant du même coup le tome et la saga. Par contre, j’ai l’impression que ce n’est pas fini ! Un personnage ennemi de Lily fait son apparition, et puis on a envie de connaître son futur avec Jack.
 
Ce que j’ai vraiment adoré, ce sont les thèmes abordés. Le viol est en filigrane dans cette série depuis le début, mais là il est traité de front, avec ses conséquences pour Lily, et la philosophie qu’elle en a tiré, qui m’a paru d’une grande justesse. Une réflexion en particulier m’a marquée : avant la deuxième moitié du XXème siècle, entre les guerres, l’absence d’éclairage, la nécessité de travailler à des heures indues, les femmes ne se sentaient jamais en sécurité. Elles apprenaient plus souvent à se défendre, restaient toujours sur leurs gardes. Bien sûr, cela n’empêchait pas le pire de se produire, et bien trop souvent, mais aujourd’hui c’est « pire », car nombre de femmes entretiennent une illusion de sécurité, et quand celle-ci se brise, les conséquences sont encore plus difficiles à vivre pour la victime, qui voient toutes ses certitudes s’effondrer. Il s’est encore passé quelque chose dans ma ville récemment qui m’a fait prendre conscience de la vérité de ces propos.
 
Je suis désolée de spoiler ici mais je veux vraiment en parler parce que j’ai été très touchée de la façon dont ce sujet a été amené. Lily fait face à une expérience extrêmement déroutante, inattendue et douloureuse : une fausse couche. On en parle très rarement je trouve, parce que c’est fréquent, parce que « vous pourrez réessayer », parce que « c’est pas grave ». En effet, certaines femmes s’en fichent, j’en ai vues. Mais pour beaucoup, c’est très dur à supporter. C’est bien rendu dans ce roman, et c’est l’occasion pour Jack et Lily de se rapprocher et de s’ouvrir l’un à l’autre.
 
Bref, cet ultime tome m’a beaucoup touchée et donne le départ à une nouvelle vie pour Lily (qu’on recroise rapidement dans La communauté du sud !). Cette série va beaucoup me manquer car je suis réellement attachée à plusieurs de ces personnages, comme Carrie, Bobo, Jack et bien sûr Lily. J’espère accrocher autant à Aurora Teagarden !
 
Dead Giveaway (short story)
 
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En regardant sur Wiki, j’ai vu que Charlaine Harris avait aussi écrit une nouvelle mettant en scène Lily Bard, intitulée Dead Giveaway. Ni une ni deux, je l’ai lue. Elle fait une dizaine de pages. Lily est en train de nettoyer la maison des Winthrop (nous nous situons donc tôt dans la série, peut-être juste après le tome 1) lorsqu’elle entend crier. Résignée à se retrouver mêlée à quelque chose qui ne la concerne pas, elle sort et voit la voisine d’à côté, Patsy Caplock, tout aussi riche que les Winthrop, en train de crier qu’une personne est morte. En effet, Nita Fisher, qui supervisait deux autres femmes pour assurer l’entretien de la maison Caplock, est morte, un fouet de cuisine dans la gorge.
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Nous avons donc trois suspects potentiels : Patsy, Gwen Linder, qui semble un peu lente, et Frankie Whitney, au caractère bien trempé. Lily, toujours aussi observatrice, ne s’en laisse pas conter par les trois femmes et a vite fait de comprendre toute l’affaire grâce à sa connaissance des gens notamment. C’est très court, mais on retrouve ce qui m’a plu dans la série. Un contexte ordinaire chamboulé par un meurtre, la valse des faux-semblants, le caractère entier et direct de Lily. Là aussi, c’est elle la narratrice, et j’étais contente de découvrir enfin sa « vraie » voix, en VO. Ce n’est pas aussi aisé que je l’avais imaginé, elle a une façon de s’exprimer très particulière. Allez savoir pourquoi, j’avais trouvé le dernier tome de La communauté du sud plus facile à lire.
 
Et voilà, je dois dire adieu à cette héroïne…
 

Vendredi 18 avril 2014 à 16:23

Lorsque Fanny a lancé son Challenge XIXème siècle, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’en profite pour découvrir Anne Perry dans l’année que dure le challenge (surtout que je l’ai vue au Furet). Voilà qui est fait ! J’avais le premier tome de la saga Charlotte et Thomas Pitt dans ma PAL, c’est donc avec L’étrangleur de Cater Street que j’ai commencé.
 
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Des jeunes filles sont retrouvées mortes dans Cater Street. Lorsque Lily, la bonne des Ellison, est tuée à son tour, toute la famille est directement touchée par ces drames, et les hommes de la maison sont soupçonnés par l’inspecteur Pitt.
 
Je ne sais pas du tout comment aborder cette chronique ! Je n’arrive pas à l’organiser, donc vous allez avoir mes impressions pêle-mêle. La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que je ne m’attendais pas à avoir tant de points de vue différents. Je pensais rester avec Charlotte et l’inspecteur Pitt, puisque la saga porte leur nom, mais en réalité, ce premier tome met en scène leur rencontre. Charlotte est encore une jeune femme qui vit sous le toit de ses parents, dont la sœur aînée, Sarah, est mariée mais dont la cadette, Emily, est encore célibataire, comme elle. On suit tour à tour presque tous les personnages : Dominic (le mari de Sarah), Caroline (la mère), Emily, Sarah… Et bien sûr le futur couple. Vu le titre de la série, il n’y a pas trop de surprise dans ce premier tome, on se doute bien que Charlotte et l’inspecteur vont finir par convoler. Néanmoins, leur relation est bien menée, c’est très réaliste. C’est le cas d’ailleurs de toutes les relations. On est plongés en plein drame familial. Les meurtres de Cater Street vont réveiller des conflits en sommeil et changer à jamais cette famille bourgeoise londonienne. J’ai apprécié tous les personnages « à leur juste valeur » je pense. J’ai évidemment beaucoup de sympathie pour Charlotte et Thomas (même si on ignore son prénom dans ce roman), et le majordome, Maddock, m’a plu aussi (je crois que depuis Carson dans Downton Abbey, j’aime beaucoup la figure du majordome).
 
Je ne m’attendais pas non plus à cet équilibre en l’histoire d’une famille forcée d’évoluer et l’enquête policière, disséminée dans tous les recoins du livre. Elle n’est pas centralisée, c’est-à-dire que chaque personnage que l’on suit va remarquer des détails, qui sont autant d’indices destinés à mettre le lecteur sur la piste, ou à l’égarer, car douter de son entourage entraîne la mise à jour de secrets dont on ignore s’ils ont à voir avec les meurtres, mais qui changent l’histoire de famille et dynamisent le récit de toute façon. Si vous aimez les intrigues familiales sans trop de policier, c’est parfait. Je ne sais pas si c’est frustrant pour les fans de polar, je ne pense pas car la fin est assez magistrale (mais un peu rapide à mon goût), tout à fait inattendue pour ma part. Le dénouement de l’enquête est vraiment surprenant et intéressant.
 
L’écriture est entraînante, ça se lit tout seul ! Certes, ce premier tome n’est pas très gros (un peu plus de 300 pages je crois), mais je ne pensais pas le lire si vite. On est souvent dans les pensées des personnages, ce qui permet une immersion rapide et totale dans la famille Ellison. Mon gros regret, c’est le peu de descriptions. On a quelques phrases qui nous aident à nous imaginer le Londres de la deuxième partie du XIXème siècle, mais c’est insuffisant pour moi. On nous parle un peu de vêtements, on mentionne l’utilisation du gaz dans les ménages, on voit le brouillard, et ça s’arrête à peu près là. Je vais me faire des ennemis, mais sur cet aspect-là, j’ai trouvé Un intérêt pour les morts d’Ann Granger bien plus développé et mieux écrit. Néanmoins, Anne Perry a vraiment une écriture agréable et certains passages ont réussi à me prendre à la gorge et à embuer mes yeux (notamment un évènement à la fin qui m’a bouleversée bien plus que ce que je pensais).
 
Voilà, je pense que je vais m’arrêter là. Cette première lecture est une réussite et je suis impatiente de lire d’autres romans de cette saga, mais je compte aussi en lire d’autres. J’ai déjà Avant la tourmente (premier tome de la série Joseph et Matthew Reavley) et À l'ombre de la guillotine (premier tome de la série Célie) dans ma PAL, et je compte acheter bientôt Un étranger dans le miroir (premier tome de la série William Monk) et Le mystère de Callander Square (deuxième tome de la saga Charlotte et Thomas Pitt). 
 
"Il avait passé une soirée délicieuse, chaleureuse, bien arrosée et en excellente compagnie. Cependant, perdu dans le brouillard, il ne songeait qu’à une chose : les femmes seules dans la rue, les pas derrière elles, peut-être même un visage ou une voix qu’elles connaissaient. Soudain, une douleur coupante à la gorge, le noir, les poumons qui éclatent et la mort… un corps flasque sur les pavés humides, retrouvé au matin par quelque passant, puis examiné par la police."
 
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Mercredi 9 avril 2014 à 17:46

L’an dernier, juste avant les Imaginales, je découvrais Sire Cédric avec son premier roman mettant en scène Eva Svärta, De fièvre et de sang. Sur place, j’avais déniché sur un stand de livres d’occasion L’enfant des cimetières, son roman précédent où l’on rencontre Alexandre Vauvert. Pour l’édition 2014 de ce festival, je me suis donc lancée dans ce thriller !
 
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Un homme, Raymond Mendez, gardien de cimetière, devient fou et massacre toute sa famille avant de se suicider. Le commandant Alexandre Vauvert est en charge de l’affaire, à laquelle s’intéresse la journaliste Aurore Dumas, accompagnée de son ami photographe David Ormeval. Le lendemain du drame, Kristel, la petite amie de David, est tuée par le neveu de Raymond Mendez. Tandis que les morts s’accumulent, toujours plus étranges, le seul lien qui apparaît entre les affaires est une légende urbaine qui parle de l’enfant des cimetières.
 
J’ai retrouvé avec plaisir les intrigues et le style efficaces de Sire Cédric. Les chapitres courts, très dynamiques – dont un certain nombre sont en italiques – font tourner les pages très vites. Il m’a fallu juste une semaine pour le lire, alors que j’avais d’autres lectures en cours. C’est bien construit, je n’ai donc eu aucun mal à lire de façon très fragmentée (deux minutes dans le bus, cinq dans le métro, cinq à la pause, un peu plus au déjeuner…). C’était agréable de revoir Alexandre Vauvert et de comprendre ce qu’il avait dit à Eva dans De fièvre et de sang, qu’il avait déjà vu des choses impossibles à expliquer…
 
J’ai bien aimé les personnages de cette histoire. Alors même que la quatrième de couverture indique la mort de Kristel, le lecteur a le temps de s’attacher au couple qu’elle forme avec David. Aurore a un côté assez énervant au début (journaliste à sensation sans trop de scrupules) mais finalement c’est une véritable amie et je l’ai appréciée. La narration alterne différents points de vue, et Alexandre Vauvert est loin d’être le plus avancé dans l’enquête. On suit également David et un certain nombre de passages sont écrits du point de vue de l’enfant des cimetières lui-même.
 
Le mélange fantastique/thriller est déjà très maîtrisé. Il y a des moments vraiment dégueu (ne serait-ce que le prologue…), des moments forts en tension, et j’ai soigneusement évité d’ouvrir le roman avant d’aller me coucher (je tiens à mes heures de sommeil). J’ai beaucoup aimé tout ce qui tourne autour de l’enfant des cimetières, c’était bien trouvé. Par contre, il y avait un petit côté ésotérique moins bien maîtrisé. Par exemple, David cherche à un moment des informations dans un vieux livre datant de 1633 ou quelque chose comme ça, et le lit comme si de rien. En réalité, c’est un peu plus compliqué que ça quand même. Les lettres n’étaient pas tout à fait comme aujourd’hui, et les tournures de phrases étaient très différentes. Ce n’est pas très grave mais je n’avais rien repéré de tel dans De fièvre et de sang, qui était globalement meilleur à mon avis.
 
Je lirai Le jeu de l’ombre, également avec Alexandre Vauvert, mais je pense que ma préférence va à la série avec Eva Svärta. Je me sentais davantage "impliquée" dans l'intrigue avec De fièvre et de sang. J'ai d'ailleurs déjà acheté Le premier sang !
 
"– David ! Là-bas ! Tu as vu ? Tu peux faire faire un zoom ?
David hésita un bref instant – il y avait des gens dans ces sacs –, puis leva son appareil comme le lui demandait sa partenaire. Il prit quelques clichés en rafale des civières, juste avant que les portes du fourgon ne se referment. Quand il baissa son objectif, il se sentait encore plus mal à l’aise."
 
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Mercredi 19 mars 2014 à 17:55

Avant-dernier tome de cette saga polar de Charlaine Harris : Libertinage fatal, quatrième roman de Lily Bard. Encore une fois, je l’ai dévoré, en deux grands coups de lecture. La séparation au prochain tome va être dure !
 
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Lily a retrouvé son quotidien à Shakespeare, mais elle commence à avoir des soucis financiers. Elle a perdu des clients importants, les Winthrop, et une nouvelle cliente est perdue : Deedra Dean est retrouvée assassinée. Et bien sûr, c’est Lily qui l’a découverte. Encore des ennuis en perspective, en même temps qu’elle s’interroge sur sa relation avec Jack.
 
Ce tome m’a peut-être un peu moins emballée que les précédents. Lily fait une avancée importante dans sa vie personnelle à la fin du livre, après avoir fait une bêtise qui m’a un peu déçue de sa part. Ses sentiments sur le meurtre sont très mitigés, car elle connaissait Deedra depuis des années, mais en même temps elle ne la respectait pas vraiment. Elle ne peut pas non plus être indifférente vu la mise en scène orchestrée par le tueur. Elle est toujours aussi « humaine » mais j’ai trouvé sa réflexion plus brouillonne que d’habitude, l’auteure a moins bien géré sa trame.
 
D’un autre côté, j’ai trouvé les indices semés très intéressants. J’étais vraiment intriguée de savoir en quoi la disparition du magazine télé pouvait bien avoir de l’importance ! J’ai bien aimé la résolution du crime, parce que j’ai trouvé que ce n’était pas cliché. L’auteure nous mène bien dans la mauvaise direction au début du livre, pour ensuite nous conduire sur la bonne piste, mais sans nous laisser deviner.
 
Concernant les personnages, je trouve toujours Carrie très attachante et j’étais déçue de la voir si peu. On ne croise pas non plus beaucoup Jack. Par contre, on fait davantage la connaissance de Janet, assez sympathique elle aussi. Lily s’intègre mieux et fait des efforts encore plus visibles. Elle accepte un peu mieux certaines conventions sociales et découvre avec stupeur à la fin de ce tome qu’elle peut être heureuse, atteindre un état béat où son passé n’aura plus d’importance.
 
Ce tome n’est pas un coup de cœur mais poursuit ce que j’aime tant dans cette saga, avec cette héroïne attachante, ancrée dans le réel, et une écriture qui nous fait dévorer le livre par son caractère simple et agréable. Je compte achever ma lecture de la saga bientôt et me lancer dans Aurora Teagarden ensuite.
 

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