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Qu'il est bon d'être futile !

Samedi 8 décembre 2012 à 18:08

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C’était obligé, je suis allée voir Anna Karénine dès sa sortie, donc mercredi. J’adore ce que fait Joe Wright (il n’y a que The Soloist qui n’a pas su du tout me convaincre) et je suis toujours en admiration devant Keira Knightley (d’ailleurs parfois j’ai l’impression d’être la seule vu le nombre de personnes qui ne l’aiment pas !). En plus, il y avait au casting Michelle Dockery (Mary dans Downton Abbey) et Holliday Grainger (Lucrèce dans la série The Borgias, pas celle de Canal +, l’autre), deux actrices que j’aime beaucoup, et que j’étais contente de voir même si elles tenaient des rôles minimes. Je reprécise que je n’ai pas lu le roman de Léon Tolstoi, que j’en ai l’intention, surtout si je reçois effectivement celui que j’ai commandé avec mes points de fidélité UGC (c’était assez mal expliqué sur le site, donc je ne sais pas si c’est vraiment le roman ou si c’est le livre du film !). Sinon, j’achèterai bientôt la version chez Pocket à 4,90€. Je suis donc partie voir le film sans connaître l’histoire, ni les personnages, ni rien, et par conséquent je ne peux rien dire sur la fidélité au roman (qui ne peut de toute manière se porter que sur les grandes lignes du roman, ses personnages et son ambiance puisque on ne peut pas adapter page pour page un roman qui en compte presque mille en un film de deux heures). A ce sujet, voyez en bas de l'article !

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Dès le début, wahou quoi ! Joe Wright a fait de cette histoire une Représentation, oui, avec un R majuscule. Les scènes passent des unes aux autres comme se succèdent les décors au théâtre ou à l’opéra, les images et les sons s’entremêlent et montrent au spectateur que dans ce monde de l’aristocratie russe de la fin du XIXème siècle, tout est lié. Quand vous faites partie de ce monde, vous êtes toujours en représentation. Tout ce que vous faites sera vu et su par quelqu’un, même dans votre propre maison. Le monde, donc, n’est jamais qu’une scène de théâtre qui rejoue perpétuellement les mêmes actes, dramatiques ou carrément tragiques. Il y a également, aux moments critiques du film, des « tableaux », tout se fige hormis le ou les personnages centraux, qui évoluent au-delà du lieu où ils se trouvent. Gros gros bonus pour les costumes, coiffures et maquillage, qui sont sublimes. Certains détonnent un peu avec le style de l’époque, mais vu les personnages concernés, je suis certaine que c’était parfaitement voulu. La musique n’est pas aussi belle que dans Orgueil et préjugés, ni aussi originale et bien faite que dans Reviens-moi, et sur ce point Dario Marianelli m’a un peu déçue, j’espérais beaucoup plus de la BO. Néanmoins sa musique ne détonne pas, loin de là, elle colle parfaitement à l’ambiance, elle est très belle et augmente l’impression de drame là où il faut, cependant il lui manque vraiment quelque chose pour nous bluffer. Ça ne m'empêche pas de l'écouter déjà très souvent.

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Le jeu des acteurs est à mon avis juste parfait. Pour avoir vu la plupart des acteurs interpréter d’autres rôles, encore une fois ils avaient complètement investi leur personnage. Je pense à Keira Knightley et à Matthew MacFadyen surtout, et à Jude Law, que je n’arrive décidément pas à reconnaître avec la barbe !!  Je suis pressée de découvrir le roman pour voir si les personnages sont les mêmes. Par exemple, j’ai trouvé le Comte Vronski assez horripilant. Il fait vraiment petit péteux, j’avais envie de lui dire « mais tout est de ta faute, crétin ! » (ou presque tout). Anna, on la condamne mais on la comprend et la pardonne à la fois. La première partie du film est intense, vraiment, pas un temps mort. La seconde moitié ralentit, Anna s’enlise, jusqu’au final, que je voyais venir gros comme une maison (ce type d’histoire finit toujours de la même manière, mais j’adore !).

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En bref, ce film fait partie de ceux que je souhaite avoir en blu-ray à la maison (même pas en DVD, direct en blu-ray !) car je sais que je le reverrai de nombreuses fois et que les images ne méritent rien moins que la HD ! En plus chéri a aimé lui aussi, ce qui n'était pas gagné, il faut le dire. Encore une fois Joe Wright m'a conquise... J'espère que son projet de réadapter La Petite Sirène se fera !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/AnnaKarenina4.jpg[Le mari d'Anna.]
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/AnnaKarenina3.jpg[Le comte Vronski, l'amant...]
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/AnnaKarenina7.jpg[Le frère d'Anna, qui m'a bien fait rire ! De toute façon, Matthew Macfadyen avec la moustache, ça vaut le détour.]
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/AnnaKarenina8.jpg[Mary, mais qu'est-ce que tu fais là ! Retourne à Downton tout de suite !]

EDIT du 23/10/2013, après lecture du roman et revisionnage du film :
Maintenant que j’ai lu le roman et revu le film, je peux parler de l’aspect adaptation et fidélité à l’œuvre originale. Attention si vous ne connaissez pas l’histoire, je vais faire des spoils.
Il aurait fallu y aller très fort pour me faire cracher sur le travail de Joe Wright, et vraiment je ne suis pas du tout déçue. Certes, le film se concentre beaucoup sur le couple Vronskï/Anna et en comparaison laisse de côté Lévine et Kitty, mais après tout, le roman s’appelle Anna Karénine, pas Constantin Lévine, et personnellement j’ai préféré dans le livre les passages avec Anna à ceux avec Lévine, qui avait fini par me lasser avec son côté mou. Néanmoins, les passages du film consacrés à Kitty et lui sont beaux, notamment celui de la seconde demande, que je trouve super. Dans le livre, ils se parlent en écrivant à la craie sur un tableau, et dans le film, c’est avec des cubes de jeu. La scène est vraiment très belle, et ces deux acteurs sont parfaitement justes dans leur interprétation, le choix du casting est excellent pour eux. J’aurais aimé par contre voir Lévine désemparé lors de l’accouchement de Kitty, c’est dommage que cette scène n’ait pas été gardée. Avoir omis le mariage était une bonne idée par contre, ce passage n'apportant vraiment pas grand-chose d'intéressant même dans le livre.
J’approuve mille fois Keira Knightley en Anna, je retrouve bien l’actrice dans les descriptions du roman. Alexis Karénine est parfaitement joué par Jude Law, même physiquement la ressemblance est frappante ! En revanche, je ne suis pas convaincue par Aaron Taylor-Johnson en Vronskï. Il a provoqué en moi le même type d’aversion que dans le roman, mais quelque chose cloche avec lui. Je ne lui voyais pas du tout cet air-là en fait, si jeune et méprisant. Il peut se comporter gentiment dans le livre, et je n’ai pas cette impression dans le film. C’est vraiment le seul bémol, avec peut-être l’actrice qui incarne Dolly. Elle est décrite comme très abîmée physiquement par ses grossesses successives dans le roman, mais dans le film elle est plutôt belle. Néanmoins, l’actrice l’incarne très bien. Matthew Macfadyen en Stiva est par-fait. Il retranscrit sa bonhommie, son humour, j’adore !
Concernant les coupures opérées, il y en a finalement peu par rapport à la densité du livre. Les scènes écartées sont principalement celles où les personnages principaux tiennent un rôle mineur. Des personnages secondaires, comme le frère aîné de Lévine ou l’amie de Kitty, Varenka, ont été occultés, et vraiment ce n’est pas plus mal. Il y a déjà beaucoup de personnages à assimiler dans le film. On zappe aussi les élections, les discours scientifiques et philosophiques, qui à mon avis ne peuvent pas être repris correctement sans endormir le spectateur. Je verrai comment cet aspect est traité dans les autres adaptations. J’ai vraiment retrouvé l’ambiance du roman, les caractères des personnages et la trame principale. Enfin, l’idée de tourner quasi-intégralement dans un décor de théâtre est absolument excellente et donne de l’ampleur à tout un tas de scènes. Ce film est une réussite.

Lundi 22 octobre 2012 à 15:34

Hop, je fais d'une pierre deux coups avec cet article qui vous donne mes impressions sur les deux films que j'ai vus samedi (finalement nous ne sommes pas retournés au cinéma dimanche).

Dans la maison :

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Dans la maison
, de François Ozon, est un film particulier. Je crois que c’est le premier film de ce style (que je qui incapable de définir ou d’expliquer) que je vois, et ça m’a plu, même si je sens que ça risque d’être difficile de dire pourquoi !
 
Germain (Fabrice Luchini) est professeur de français dans un lycée qui expérimente le retour du port de l’uniforme chez les élèves. Dans la classe de seconde où il enseigne, il y a Claude (Ernst Umhauer). La première rédaction de Claude retient l’attention de Germain. Ce gamin a un don pour raconter. Mais les rédactions, qui se multiplient, parlent de la famille d’un autre gamin de la classe, Rapha, de ce qui se passe « Dans la maison » où Claude réussit à entrer de plus en plus souvent par l’intermédiaire du fils.
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Ce film aborde entre autres thèmes la façon d’écrire les histoires, d’être auteur en somme, vous comprenez pourquoi ça m’a intriguée ! Mais c’est aussi le côté un peu glauque qui m’a attirée. Le gamin (hum, l’acteur est plus âgé que moi) s’immisce dans la famille, les observe longuement à leur insu, les manipule… Seulement eux ? Où est la vérité, où commence l’imagination ? Germain se laisse fasciner, le spectateur aussi. Impossible de détacher les yeux et les oreilles, il faut savoir, il faut être voyeur aussi. J’ai beau réfléchir au film, à sa fin surtout, je crois que je n’ai pas tout compris, il faudra que je revoie le film. Ernst Umhauer, que je ne connaissais pas, m’a proprement bluffée. J’étais scotchée par son regard. Il a un tel aplomb ! Ma critique n’est pas très claire, mais ce qu’il faut en retenir c’est que j’ai vraiment trouvé ça bien, je le conseille !

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[Cette scène était... Pertroublante, pour reprendre l'expression d'une amie !]

 
Ted :

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Cette critique sera rapide, je trouve qu’il n’y a jamais grand-chose à dire sur les comédies, en particulier américaines. Ted, c’est l’histoire de John Bennett (Mark Wahlberg) et de son ours en peluche, Ted, rejoints ensuite par Lori (Mila Kunis), la copine de John. Il se trouve que John a fait un vœu à Noël, quand il avait huit ans. Se sentant très seul, il a souhaité que l’ours qu’il venait de recevoir parle vraiment, et reste son ami à jamais. Et c’est ce qui se passa. A 35 ans, John vit toujours avec Ted, bien qu’il ait emménagé avec Lori. Les deux potes passent l’essentiel de leur temps libre ensemble, à regarder Flash Gordon et à fumer des bangs, ce qui va finir par exaspérer Lori.

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Ce film est à mon avis à la fois une comédie et une comédie romantique. Par conséquent, tout se déroule et se termine exactement comme on l’imagine, et j’avoue que ça m’a un peu lassée, malgré quelques bonnes blagues (notamment la toute dernière !) qui m’ont vraiment fait rire. Même Mila Kunis m’a paru moins belle et moins drôle que d’habitude. Pour une bonne comédie romantique avec elle, je vous conseille très fortement Friends with benefits (le titre français était Sex friends je crois), avec Justin Timberlake. Revenons à nos oursons. Ted est une peluche. Pour moi, une peluche, c’est innocent, tout gentil et tout ça. Or, le réalisateur a joué sur ce postulat en faisant de Ted un trentenaire rentre-dedans, qui ne pense grosso modo qu’à la picole et aux filles. De ce fait ça choque, et ça déclenche les rires. Beaucoup de mots vulgaires, d’argot américain. Pour l’humour est assez facile, assez lourd, mais les nombreux « guest stars » du film (je ne vous dirai pas qui, il ne faut pas gâcher la surprise) contrebalancent bien cet aspect. Beaucoup de passages creepy quand même.
 
En résumé, Ted fait passer un bon moment, mais une seule fois. A ne pas revoir pour moi, et payer la place de ciné quand on n’a pas de carte illimitée n’est pas utile je trouve, dans le canap’ à la maison c’est aussi bien.
 

Jeudi 20 septembre 2012 à 19:39

Avant de vous parler un peu de The Secret, film que j'ai vu la semaine dernière, deux-trois petites choses. J'ai changé les noms des catégories, certaines personnes m'ont dit ne pas s'y retrouver avec mon franglais. Par contre je conserve cette manie pour les titres, surtout quand c'est pour mettre le titre original d'un livre ou d'un film. Hier soir, c'était la réunion du club de lecture, pour parler du roman de Jean Teulé Le Montespan. J'en profite pour vous dire que le club a désormais un blog où vous pourrez trouver toutes les informations possibles et imaginables (bon là il a une journée, mais quand même, bientôt il y aura tout plein de choses dessus !). C'est ici : L'île aux livres. J'en suis l'une des modératrices, ça me rend trop fière, même si pour l'instant je n'ai encore rien fait dessus. À part ça, c'est toujours pas la joie, j'ai eu ma mère au téléphone qui m'a sorti texto : "en même temps t'as choisi une voie pourrie où tous les boulots sont chiants". Ah, bon, merci. Alors j'ai gueulé un peu quand même. Bon et puis je n'ai toujours ni ma carte transpole, ni ma carte bancaire, mais au moins ma carte d'identité est arrivée à la mairie. Je ne sais pas quand je pourrais aller la chercher par contre, vu que c'est à 200km et que j'ai cours le samedi matin compris (oui, ma vie est merveilleuse là tout de suite). J'avance peu dans mes lectures, mais je vois arriver le bout de La cloche de détresse et de Fascination. Ensuite je me lancerai dans une LC, mais je vous en dirai plus dans un autre article. Vous l'avez peut-être remarqué, samedi dernier il n'y a pas eu de On my wishlist, et hier ps de sorties ciné. Mon emploi du temps étant nettement plus chargé que pendant juillet et août, je dois revoir mes priorités et si j'adore ce blog, je ne peux cependant pas l'alimenter de façon très fréquente, les rendez-vous hebdomadaires sont une contrainte plus qu'autre chose, je ne les ferai donc que lorsque j'aurai vraiment du temps. Et je vous rappelle que vous pouvez toujours aller lire le chapitre trois du Crépuscule Sanguinolent juste ici.

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Cet article sera rapide je pense, je ne me vois pas m’étendre sur ce film ! D’abord j’ai du mal à comprendre le changement de titre, quel intérêt de mettre un titre en anglais différent ? The Tall man c’était très bien, mais ils ont préféré The Secret. Bon. Je salue par contre la BA, qui ne dévoile vraiment rien du film, ces temps-ci ça se fait rare ! Et je dis non à l'affiche : Sixième Sens est d'un niveau bien supérieur.
 
Pour ce qui est de l’histoire, nous sommes dans un coin paumé de l’Etat de Washington et depuis plusieurs mois, la ville dépérit : la mine a fermé, plus de boulot, et en plus des enfants disparaissent. Qui les enlève ? Et où sont-ils ? On va suivre Jenny, adolescente qui observe tout ça, et Julia, infirmière. Très vite, l’ambiance devient angoissante, sombre, et on se demande ce qu’il se passe.
 
J’ai trouvé que le film était bien tourné, j’ai beaucoup aimé le jeu délicat de l’actrice qui joue Jenna, Jodelle Ferland (vu en Bree dans le troisième film de la saga Twilight), et le jeu des acteurs en général m’a paru bon. A partir de la moitié du film, je n’arrêtais pas de penser « WTF ?? », parce que même si j’avais une idée assez précise de ce qui se passait, le film brouille bien les pistes. J’ai attendu la toute fin pour avoir la confirmation de ce que je pensais. Je ne suis pas sûre que l’idée avancée à la fin soit le message à retenir du film, ce n’est qu’une possibilité pour expliquer le millier d’enfant qui disparaît chaque année et qui n’est pas retrouvé, et aussi c’est une façon de nous faire réfléchir sur des questions sociales qui sont bien plus graves aux Etats-Unis qu’ici quand on sait comment vit une grosse partie de la population américaine.
 
J’ai bien aimé ce film, mais je ne le reverrai pas. Par contre, j’aimerais suivre Jodelle Ferland, comme j’essaie de suivre Shailene Woodley par exemple.

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Vendredi 27 juillet 2012 à 18:29

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Je vous l’avais dit : j’étais énervée parce que Jane Eyre est sorti aux États-Unis en mars 2011, et qu’il nous a fallu attendre jusqu’à cette semaine pour voir ce film. Je ne trouve pas ça normal. On connait et on apprécie bien mieux cette histoire que les Ricains, mais que voulez-vous. Je n’étais donc pas très motivée pour aller le voir, parce que j’avais l’impression qu’on se foutait un peu de ma gueule. Puis je me suis raisonnée, et je me suis dit que ce serait vraiment bête de boycotter ce genre de film, et en plus j’apprécie vraiment de voir les films au cinéma, même si je suis quasi-systématiquement mal installée (enfin pas assez bien à mon goût). Alors hier matin, j’ai dit hop !, j’y vais. Direction Le Métropole, seul ciné de Lille qui diffuse le film. Autre surprise : vu le casting, je m’attendais quand même à l’UGC ! Ben quoi, Michael Fassbender on le voit partout en ce moment (je n’ai pas vu Prometheus, mais je l’ai bien aimé dans A dangerous method, et je reste très perturbée par Shame, ce qui montre que son jeu était convaincant), Mia Wasikowska (je ne sais pas si j’ai bien orthographié) est de plus en plus connue (bah ouais hein, elle a joué pour Burton, peu importe que le film était naze, ça compte quand même ! Et puis ce n’est pas sa faute à elle si c’était nul. Restless, dans lequel elle a joué aussi, était très bien.), il y avait aussi Judi Dench, et pour moi ma petite Holliday Grainger chérie.

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Donc un casting qui avait beaucoup pour m’attirer, mais ce qui comptait le plus, c’est qu’il s’agit d’une adaptation d’un roman que j’ai lu il y a quelques mois et que j’ai adoré. Allez voir ici. Le réalisateur a pris parti de faire commencer le film au milieu de l’histoire, lorsque Jane Eyre ne voit pas d’autre solution que de fuir loin de Thornfield (mais ça on ne l’apprend qu’un peu avant la fin). On commence donc dans des paysages désolés, elle marche, il y a du vent, les images sont sublimes. Elle arrive chez les Rivers, puis les flashbacks commencent, de plus en lus long, jusqu’à ce qu’on soit immergé complètement dans l’histoire, avant de revenir à la fuite de Jane. Ce choix n’a pas affecté la fidélité du film à l’histoire et a en plus donné un certain dynamisme : en effet, dès le début on se demande comment elle en est arrivée à frapper à la porte des Rivers, presque morte de froid et de faim. J’ai retrouvé l’histoire presque telle quelle, c’était un vrai bonheur. J’ai vraiment ressenti l’atmosphère du roman. On est triste pour Jane à cause de toutes les misères qu’elle subit, surtout enfant. Puis les passages durant la nuit à Thornfield retranscrivent très bien l’impression gothique et un peu macabre que j’avais eue. Les images, paysages, bâtisses, intérieurs, sont vraiment sublimes. Les costumes également collaient très bien avec l’idée que je m’en faisais. La musique au début est très discrète. Elle nous accompagne dans l’histoire sans se faire remarquer, elle ne détonne pas, puis au fur et à mesure que l’histoire gagne en intensité, un thème poignant apparaît, et s’amplifie avec différentes variations jusqu’à la fin. J’ignorais qui avait composé pour ce film, je suis donc restée au générique de fin pour voir : évidemment, Dario Marianelli, mon chéri, compositeur pour Orgueil et préjugés et Reviens-moi de Joe Wright. Il signe également la musique de Anna Karenina, qui sortira en fin d’année.
 
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Sur les acteurs, je me suis demandé s’ils étaient américains. Il me semblait que oui, mais sans certitude. En réalité,  Michael Fassbender est irlandais et Mia Wasikowska est, comme son nom ne l’indique pas, australienne. Le réalisateur en revanche est américain. Je n’ai pas entendu dans le film l’accent britannique tellement particulier et que j’aime entendre dans les films de ce genre. Je pense que ça aurait été un pas de plus vers la perfection, mais ça ne gâche pas le film. J’avais peur de la prestation des deux acteurs principaux et j’ai été agréablement surprise. Lui fait un Mr Rochester plus que convaincant, et je me suis même fait la réflexion qu’il ferait un Darcy pas désagréable ! Quant à elle, son physique colle parfaitement, ce n’est ni une beauté ni une laideron, et son jeu m’a paru tout à fait cohérent avec le personnage. Judi Dench, actrice que j’admire de plus en plus, m’a beaucoup plu en Miss Fairfax. J’ai eu envie de frapper Miss Ingram, normal. Le petite actrice qui incarnait Jane enfant m’a paru très bien, elle a même une certaine ressemblance avec l’actrice plus âgée.

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J’en ai assez dit ou… ? Allez voir ce film, c’est une petite merveille. Vivement que je vois d’autres adaptations ! J’en ai une en mini-série qui date d’il y a quelques années seulement, il faut que je vois ça.

Lundi 16 juillet 2012 à 12:09

Bon, hier ciné. On s'est décidés à aller voir le nouveau Spider-man, pour voir les effets spéciaux et la 3D, et soi-disant parce que celui-ci collait davantage au comic original. Je veux bien le croire, je n'en sais rien, je ne suis pas très comic moi. J'aime bien les X-man, et Batman a donné quelques bons films (et je le trouve moins stupide que les autres). Je ne vous raconte pas l'histoire, vous connaissez le topo : Peter Parker est mordu par une araignée pas très nette, il devient plus fort et colle au mur, et le grand méchant survient, faut lui péter la gueule, et y'a la petite copine.

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Niveau scénario, ça vole bas. J'ai passé le film à deviner la scène suivante, et j'avais bon très souvent, y compris pour la toute fin (alors que, je vous le rappelle, normalement je suis nulle à ce genre de trucs, je me fais toujours avoir avec un policier ou un thriller sur l'identité du tueur). Prévisible, et très long. Le début durait, l'action est lente à se mettre en place. Le film est censé faire passer la pilule avec quelques touches d'humour (on n'a pas vraiment le même) et des conseils moralistes à deux balles, bien américains (je suis particulièrement dure aujourd'hui, la faute au temps qui commence sérieusement à me déprimer). J'ai trouvé l'acteur principal absolument insupportable, et le pire c'est que le film marche, donc un 2 est prévu, et il va peut-être continuer une carrière après ça (quoique pour le précédent, Toby McGuire je crois, ça n'a pas marché fort après). Ses mimiques avec sa bouche sont vraiment ridicule, c'est un chouineur de première, il joue comme un pied, et en plus physiquement il ressemble énormément à quelqu'un que je déteste, bref il a tout pour me plaire cet Andrew Garfield. Emma Stone je ne la trouve pas extraordinaire. Elle n'est pas jolie, et sa VF est vraiment pourrie (la séance VO était trop tard). Son jeu n'est pas excellent, mais je l'avais bien aimée dans Crazy Stupid Love, j'attends donc de voir son jeu dans La Couleur des sentiments. Le personnage du père de la girlfriend, c'est le prototype de base du flic américain, adoré de tous les citoyens de cette grande nation (sentez l'ironie). Spoil. Sa mort est donc censée nous émouvoir aux larmes, n'est-il pas ? Sauf que comme on la voit arriver un bon quart d'heure avant qu'elle ne survienne, c'est moyen. Et comme c'est un gros c**, difficile d'être ému(e). Avis personnel. Fin de spoil. Le seul point positif à soulever, ce sont bien les effets spéciaux, soignés mais pas exagérés (ça ne pète pas de partout). Le film réserve les plus impressionnants pour la fin, et ça donne un truc pas mal du tout. La 3D suit bien, c'était fluide et les couleurs n'étaient pas fanées. Là-dessus, rien à redire. Mais c'est un film qu'on ne me fera jamais revoir, et je ne vois vraiment pas comment on pourrait m'amener à voir le 2 prévu pour 2014.

Il me semble que le film fait un carton aux États-Unis : ça ne m'étonne pas, c'est tout à fait à leur niveau. Attendez, je vais rechercher un truc que j'ai lu sur la population américaine il y a peu, je reviens. Ah, voilà. C'est dans le Ça m'intéresse n°377, juillet 2012, page 29, dans un article intitulé "Les Américains en 10 idées reçues". Le point 7 s'appelle "Les Américains sont des incultes", en dessous il est écrit "vrai et faux". Plus d'un Américain sur trois ne sait pas situer son pays sur un globe.  Huit sur dix ignorent où se trouve l'Irak, un sur cinq pense que le Soleil tourne autour de la Terre (pauvre Copernic, il dit se retourner dans sa tombe). Mais attention, le paragraphe justifie ensuite son "faux", ils ne sont pas incultes, parce jazz, rock'n'roll, soul et rap sont nés là-bas, et que leurs musées d'art contemporain sont les plus riches au monde. Je ne dis pas que tout est à jeter dans le modèle américain, mais je préfère de loin être française et ne pas aimer The Amazing Spider-man.

À part ça, j'aimerais aller voir The Deep Blue Sea cet après-m', mais apparemment personne d'autre n'est motivé ! J'espère que j'aurai le courage d'y aller seule, j'aimerais vraiment le voir. Et article sur le tome 2 des Mystères de Harper Connelly bientôt, si j'ai le courage. Bonne semaine !

Dimanche 1er juillet 2012 à 13:44

Avant de vous parler de Starbuck, vu hier, je vas quand même vous dire quelques mots de cette rencontre/dédicace avec Henri Lœvenbruck qui avait lieu à Lille, librairie Les 4 Chemins, vendredi à partir de 17h30. Déjà, c'était la première fois que j'allais rencontrer un auteur. Ça fait un moment que je veux me rendre sur des salons et festivals dédiés à la littérature, mais ou ça tombe mal, ou il n'y a vraiment pas un auteur que je connaisse ou veuille connaître. L'année prochaine il faut vraiment que j'aille au Salon du Livre et aux Imaginales... Et en plus, Henri Lœvenbruck, ce n'est pas n'importe quel auteur pour moi. J'ai dévoré sa trilogie La Moïra quand j'étais au collège. Une amie me les avait prêté, j'ai tellement aimé que je les ai rachetés lors de leur sortie en poche. Ils font partie des livres qui m'ont ouvert l'horizon de la fantasy et de la littérature en général, après ma découverte d'Harry Potter. C'était donc très important pour moi. J'y suis donc allée la boule au ventre, seule, avec le premier tome de La Moïra et Le Syndrome Copernic, que chéri avait beaucoup aimé. J'y étais à 17h30, j'ai eu mes dédicaces, mais je ne savais pas trop quoi dire, je n'ai pas osé posé de question. Ensuite j'ai fait le tour de la librairie que je ne connaissais pas du tout, et je suis restée en tout une petite demi-heure. J'ai écouté Henri Lœvenbruck parler de Sérum, en réponse aux questions d'une personne qui était là. Je ne pouvais pas rester plus longtemps, j'avais d'autres choses à faire ensuite. Je n'ai pas pu vraiment me faire une idée de la personne qu'est cet auteur, mais en tout cas il a répondu sans hésiter aux questions en agrémentant le tout d'anecdotes, et il m'a fait mes dédicaces, donc voilà ! Ça m'a surtout permis de me faire une première expérience et de démystifier les auteurs d'aujourd'hui. En tout cas maintenant j'ai envie de me replonger dans ses livres... Il m'en manque encore pas mal. Je vous mets quelques photos, avec nos noms floutés parce que je n'aime pas mon prénom, et qu'en soi vous n'avez pas besoin de les savoir, hein. Et merci à Elise de  Les petits livres de Lizouzou pour m'avoir permis de prendre ses photos, car comme une cruche j'avais oublié mon appareil.

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À présent, passons à Starbuck. J'ai vu la BA au Majestic, en allant voir Couleur de peau : miel. J'avais vu les affiches sans savoir ce que c'était, mais la BA m'avait carrément donné envie ! C'est David Bozniak qui, pendant deux ans, a donné son sperme à une clinique au Canada plus de six cents fois. Des années plus tard, un avocat vient lui annoncer qu'il a un sperme d'une excellente qualité, au point qu'il est le père biologique de 533 enfants, et 142 d'entre eux souhaitent faire lever son anonymat et le rencontrer. Évidemment les médias s'emparent de l'affaire, et lui, avec sa vie de loser on pourrait dire, n'a pas vraiment envie de se faire connaître.

Ça a l'air de rien comme ça, un film québécois, comique laisse penser la BA, mais en fait c'est tellement plus. Je remercie beaucoup les gens qui se sont chargés de faire passer le film en France, parce que s'ils n'avaient pas mis des sous-titres à certains endroits, on aurait du mal à suivre et à comprendre toutes les blagues. Tout le monde connait le ton du légendaire accent belge, mais l'entendre parler pendant tout un film, c'est autre chose ! La base de la langue est bien le français, mais ils ont mis tellement de mot anglais dedans que je trouve qu'on devrait appeler ça du franglais, surtout que leur accent ne ressemble à aucun de ceux qu'on a en France. Évidemment leurs expressions m'ont fait rire, mas il y avait également un vrai sens de l'humour qui ne doit rien à leur façon de parler. C'est un film léger, résolument optimiste, mais qui touche aussi à des questions graves et qui a su se montrer très fort et très émouvant. Le personnage de David est en effet un "raté". Il a quoi, bientôt quarante ans, il travaille comme livreur pour la boucherie de son père, boulot qu'il ne fait même pas bien, il foire sa relation avec Valérie... Mais malgré tout ça, il est impossible de le voir comme un loser. Il a tellement de bonté, de gentillesse, il veut toujours bien faire. Je l'ai trouvé très attendrissant et plus humain que bien des personnages de la littérature et du cinéma.

Le film pose également, de façon très délicate, la question de l'anonymat des donneurs de sperme. Question qui se pose aussi beaucoup en droit français et qui soulève énormément de problèmes. Faut-il suivre la volonté des donneurs, qui ne souhaitent pas forcément rencontrer leur progéniture biologique, ou celle des enfants nés de PMA, qui cherchent à construire leur identité ? Mais le film ne prend pas parti, non. Il pose le problème et nous peint un tableau tantôt dur, tantôt doux de cette situation. J'ai même lâché ma larmichette à la fin (que j'ai essuyé bien vite, je ne voulais pas que le copain de chéri me voit pleurer !). Je m'aperçois que j'ai vraiment du mal à bien parler de ce film. Peut-être pas le bon jour pour faire une chronique ! Mais vraiment, si vous le pouvez, allez le voir, je l'ai trouvé génial, c'est un coup de cœur.

Jeudi 28 juin 2012 à 19:08

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Alors. C'est avec une certaine appréhension que je suis allée voir Bel Ami, car je gardais un très bon souvenir du livre - sans me rappeler pourquoi puisque l'histoire était très floue dans ma tête. Je faisais confiance à Robert Pattinson, parce que moi je l'aime bien cet acteur. J'ai adoré sa prestation dans Remember me, et je n'en démordrai pas. Par contre je n'aime pas vraiment Uma Thurman et Kristin Scott Thomas. En rentrant j'ai jeté un œil au résumé du roman sur internet, pour avoir tout bien en tête.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Belami2012perioddramafans2793685025601706.jpg[Bien énervant, comme personnage.]

Bel Ami, c'est l'histoire de George Duroy, jeune homme sans le sou qui, grâce à ses relations féminines essentiellement, va gravir les échelons de la société à la fin du XIXème siècle, dans le Paris haussmannien. Pour ce qui est du décor, on voit malheureusement peu les extérieurs, qui sont pourtant très présents dans le livre. Par contre les intérieurs sont très beaux, très soignés, ainsi que les costumes. Les robes de Madeleine Forestier (Uma Thurman) en particulier étaient magnifiques. L'actrice aurait dû vivre à cette époque : les vêtements, les coiffures la subliment. Elle jouait très, très bien, en tout cas elle m'a parfaitement convaincue. Me voilà donc réconciliée avec elle ! Dans l'ensemble, tous les acteurs étaient bons. Comme d'habitude, je me suis extasiée devant Holliday Grainger, qui jouait Suzanne Rousset (apparemment son nom est Walter dans le roman). Elle a vraiment le physique pour jouer les très jeunes filles.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/photoBelAmi201218.jpg [Holliday Grainger, ma petite chérie !]

L'histoire est bien respectée je trouve. Peu de choses ont été mises de côté. Par contre, j'aurais aimé qu'on voit davantage le dénuement dans lequel vivait Bel Ami avant d'être emporté dans le tourbillon mondain. Il est également dépeint comme assez dépendant de ses maîtresses, et peut-être pas assez profiteur. Le film dure 1h45, il aurait mérité quelques développements supplémentaires pour être vraiment excellent. Je pense que les réalisateurs avaient peur d'ennuyer. une autre petite critique : pour les Français, ça fait un peu bizarre de les entendre prononcer, parfois avec un accent à couper au couteau, des mots français. Quelques efforts de prononciation auraient été appréciables je pense. J'aurais aimé que la dernière scène soit effectivement tournée à l'église de la Madeleine, à Paris, et qu'on voit le bâtiment au sortir des époux. Et surtout, je regrette la musique. Trop banale, pas vraiment recherchée, toujours le même thème. Une vraie bonne BO aurait pu porter le film, l'élever même.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/belami2012188781525633330.jpg http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/BelAmi01.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/belami201218878634704666.jpg
Cela dit, je ne me suis pas ennuyée, j'ai beaucoup aimé, je le conseille même, et le reverrai dans quelques temps avec plaisir car j'ai trouvé que c'était une bonne adaptation, restituant bien l'esprit du livre, la vision quelque peu cynique de Maupassant sur son personnage et sur la société parisienne de l'époque.

Vendredi 15 juin 2012 à 11:46

Avant de vous parler de a séance ciné d'hier après-midi, je vous montre ce que j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres en revenant :

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Mlle.Moon m'a renvoyé Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, et je suis ravie qu'il lui ait plu, car je l'avais beaucoup aimé aussi ! Elle m'a également prêté le T2 des Mystères de Harper Connelly, merci merci merci !! Je le lirai en juillet sûr. Elle m'offre en plus La ligne verte en 6 feuilletons. J'ai beaucoup aimé le film, et j'ai hâte de lire ça, mais honnêtement je pense que ce ne sera pas pour tout de suite ! Merci encore ! Et le merci final va aux deux-marques pages fait de ses mains qui me font extrêmement plaisir ! Vous avez vu comme ils sont jolies ?? Ce que je suis gâtée moi alors ! Et en plus j'ai appris juste après avoir déballé tout ça que j'avais eu mon semestre, et donc mon année, et donc ma licence de droit... Youpi !

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C'était vraiment un excellente journée hier, car en plus de ça, j'avais passé un très bon moment au ciné juste avant. Et oui, Blanche-Neige et le chasseur, j'ai trouvé ça vraiment super, je le mets même en coup de cœur tiens. Je vais commencer par m'énerver contre les deux couillons qui se trouvaient à notre gauche devant et qui ont trouvé utile de ricaner bêtement à plusieurs moments. Vous êtes venus pour quoi ? Critiquer automatiquement parce que le rôle principal est tenu par l'actrice qui a joué dans Twilight ? Et alors, ça veut dire qu'elle ne fera forcément que de la merde jusqu'à la fin de ses jours ? C'est n'importe quoi ! Ce n'est pas une grande actrice, mais elle pourrait le devenir, pour ma part je la trouve très prometteuse ! Et sachez bien que Kristen Stewart et Robert Pattinson en ont marre qu'on leur cause de Twilight. Ils ont accepté le projet, se sont trouvés embarqués pour cinq films, ont accédé à la célébrité, sauf qu'ils le regrettent pas mal car ce n'est pas ce genre de public qu'ils souhaitaient toucher. Il faudrait que les interviewers cessent de leur parler de ces films à tout bout de champ et qu'ils les laissent avancer. C'est le même topo qu'avec les acteurs de Harry Potter. Bon, revenons au film.

La mère de Blanche-Neige, la reine, est décédée d'une maladie. Le roi, fou de chagrin, pense ne jamais s'en remettre. Un jour qu'il est parti combattre une étrange armée noire, il trouve une jeune femme prisonnière, Ravenna. Aussitôt il reprend goût à la vie et l'épouse. Mais celle-ci est en fait maléfique, elle tue le roi le soir même et enferme Blanche-Neige dans un cachot. Des années plus tard, Blanche-Neige est devenue une jeune femme et parvient à s'échapper. Ravenna lance alors un chasseur à ses trousses dans la forêt obscure.

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J'adore la façon dont le film a été commencé. De belles images sous la neige, et une voix d'homme, profonde, qui dit "Once upon a time...". Cette phrase a un effet magique sur moi. Aussitôt je lève toutes mes barrières, et je m'apprête à rentrer dans un monde merveilleux (définition wiki du merveilleux : "Le merveilleux (du latin mirabilia : « choses étonnantes, admirables ») se définit par le caractère de ce qui appartient au surnaturel, au monde de la magie, de la féerie." Ce n'est donc pas du tout rose, au contraire ! Lisez Perrault, tiens). J'ai été immédiatement frappée par l'esthétisme du film, et à peu près toutes les cinq minutes, je me disais "qu'est-ce que c'est beau !". Rien à voir avec Alice au pays des merveilles de Burton, où tout était si faux, si mièvre ! D'ailleurs la BA et l'affiche annonçait "par les producteurs de Alice au pays des merveilles", et ça ne me rassurait pas. Alors si comme moi vous n'avez pas aimé ce film, rassurez-vous, rien à voir ! J'ai adoré le savant mélange, juste bien dosé, entre le conte (éléments du merveilleux qui surviennent fréquemment et de l'histoire des frères Grimm), l'aventure (scènes d'actions, course-poursuites pour échapper aux hommes de la reine...) et l'horreur (nan mais sérieux elle fait des trucs flippants Ravenna, et la forêt noire n'est pas du tout rassurante !), et puis bien sûr tous les éléments fantastiques, mais l'horreur et le fantastique rejoignent en fait le merveilleux.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/297977045.jpg[Rien que ça, je trouve ça effrayant. C'est quoi d'abord ? On dirait du lait, mais c'est trop épais pour en être...]

Un petit mot sur la musique avant de parler des acteurs. J'ai trouvé qu'elle allait très bien avec le ton du film. J'ai particulièrement apprécié le moment où une femme chante (je n'ai pas trouvé qui était la chanteuse) et le générique, chanté par la même personne sans doute. [EDIT : j'étais trop paresseuse sur le moment, mais j'ai bien sûr trouvé ensuite les interprètes de ces chansons, il suffisait d'aller voir la BO...] Comme l'a dit chéri, il est dommage de ne pas avoir donné plus d'importance au chant des nains, pas assez musical. Sur les acteurs. Alors. C'est une idée classique, mais opposer une blonde et une brune, c'est quand même très efficace. Charlize Theron est juste amazing. Je n'aime pas du tout cette actrice en temps ordinaire, mais là elle m'a laissée sur le cul ! Son jeu était parfait, rien à dire. Une super méchante. Ses costumes étaient aussi extraordinaires. Je l'ai pour la première fois trouvée belle, maléfiquement belle, mais d'une beauté toujours très conventionnelle je trouve, celle qu'on est tous censés trouver belle quoi. Ses transformations (en truc noir dégueu-corbeau ou quand elle vieillit ou rajeunit) sont très, très bien faites. Effets spéciaux, chapeau, vraiment, et pas que là-dessus ! (Là encore, contrairement à Alice, qui en plus m'avait bousillé les yeux en 3D.) Et elle a une voix parfaite pour dire ça :
 
Mirror, mirror, on the wall
Who's the fairest of them all ?
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Snowwhitemirror.jpg[Le Miroir aussi fiche la trouille. J'ai vu quelque part où le réalisateur avait pris son inspiration, mais j'ai oublié.]

Elle me collait des frissons à chaque fois. Quelle classe. Kristen Stewart était très convaincante également, en Blanche-Neige réservée mais néanmoins déterminée à exploser sa belle-mère. Sa beauté contrastait très bien avec celle de Ravenna, et c'est une beauté moins conventionnelle justement. Tout le monde ne la trouve pas jolie, et ça peut peut-être porter un peu préjudice au film. Pour ma part je la trouve très belle ! Ce noir naturel (et pas noir gothique comme l'actrice a pu faire, qui était immonde) lui allait très bien. Elle a une peau parfaite pour ce rôle, un teint vraiment très beau. Par contre, l'actrice devrait songer à changer certaines de ses mimiques faciales. Elle a tendance à ouvrir la bouche légèrement quand elle ne parle pas, laissant ainsi découvrir ses incisives, et je trouve que ça lui donne un air un peu bête. Ce qui est bien dommage, car la bouche fermée elle es ravissante, ses dents ne choquent pas du tout quand elle parle, et elle a un magnifique sourire. Bon, c'est du détail. Comme je le disais plus haut, je pense qu'elle est très prometteuse, j'attends la suite (voir aussi Welcome to the Rileys avec elle). La petite actrice qui jouait Blanche-Neige enfant était très choupi. Je n'ai pas grand-chose à dire sur les autres acteurs. Le chasseur est un grand costaud, qui a joué Thor, et qui n'est pas transcendant, mais il allait bien dans son rôle d'homme bourru. J'ai été ravie de retrouver encore une fois un couple des Piliers de la terre avec Sam Claflin (qui joue William, fils d'un duc dans le film, et qui joue Richard dans les Piliers) et Ian McShane (Waleran dans la série, le nain Beith dans le film). J'ai aussi croisé Toby Jones en nain, vu récemment dans Titanic la série, et qui tenait l'un des seuls rôles intéressants. J'ai bien détesté Finn, le frère de Ravenna. Il a une tête affreuse. Le nain Guir m'a plu aussi, petit vieux détenteur de sagesse.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/snowwhitesong.jpg [Ça, c'est de l'esthétisme par exemple. Avis purement subjectif.]

J'ai vu sur Allociné (mon amour) que c'est le premier film de Rupert Sanders. Bravo ! On sent bien où il a été pioché certaines de ses idées. D'abord, la forêt noire "agit" comme Blanche-Neige le croit dans le Disney, vous vous souvenez ? Elle a tellement peur qu'elle voit des monstres partout. Là, c'est pour de vrai, mais on voit bien les branches qui essaient d'agripper Blanche-Neige et tout ça. Très bien fait ! Je pense aussi que le réa a dû bien regarder le SDA, en se disant que les magnifiques décors réels (n'est-ce pas Alice), donc scènes tournées en extérieur, avaient bien plus d'impact que de tourner en studio. Et pour ce qui a été fait pas images de synthèse, on croirait du vrai. Il y a une scène sublime où le groupe arrive dans un endroit enchanté, loin de l'influence maléfique de Ravenna. C'était... plus que magnifique. Et là, j'ai vu que le réa appréciait Miyazaki, et tout particulièrement son Princesse Mononoké... Vous verrez pourquoi ! Autre très bon choix : l'absence d'histoire d'amour à proprement parler. J'ai cru un moment qu'on s'engageait dans un triangle amoureux, mais non. Dans la suite peut-être, d'ors et déjà en cours de route. Je dis pourquoi pas, même si je la présage moins bonne. Les quelques petits défauts tiennent au scénario je dirais, un peu faible par moment, mais rien qui gâche la qualité de l'ensemble du film ! Deux heures que je n'ai pas vu passer !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/samclaflinsnowwhiteandthehuntsman.jpg [Suis-je la seule à trouver Sam Claflin très séduisant ? J'avais supporté Pirates des Caraïbes : la fontaine de Jouvence seulement grâce à sa présence et celle de Ian McShane. Ils aiment mettre ces deux acteurs ensemble ! Mon plus grand regret dans Snow White est de ne pas avoir vu davantage Sam Claflin. il est censé jouer le Prince, mais en fait ce n'est jamais dit dans le film. Il est le fils d'un duc rebelle, et il est amoureux de Blanche-Neige depuis leur enfance.] 

Je crois que j'ai fait le tour de ce que j'avais à dire. Mon mot final : allez le voir ! Ou attendez sa sortie DVD parce que le ciné coûte cher, mais voyez-le, vraiment. J'espère que l'article vous a plu, parce qu'il m'a pris tellement longtemps que je suis en retard.

BA en VOST :

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Lundi 28 mai 2012 à 19:05

D'abord, sachez que demain je passe mon premier oral (sur quatre) et que j'ai les pépètes, même si le prof est sympa. Ensuite, je tiens à remercier du fond du cœur Dawn pour son concours, le sort m'a été favorable cette fois ! Il faut aussi que je vous dise que j'ai bien essayé d'éviter de jeter un œil au programme des Imaginales. Vraiment, parce que je savais que cette année ce ne serait pas possible. Mais j'ai craqué, et je regrette, parce que maintenant j'ai envie d'arracher la tête de tous les chanceux qui vont pouvoir s'y rendre. Mais 140€ d'essence pour l'aller-retour, dix heures de route en tout, sur une journée, ce n'est pas possible. Et pour me dégoûter encore plus, voilà les auteurs que j'aurai voulu voir et de qui j'aurais essayé d'avoir une dédicace : Stéphane Beauverger (j'aurais acheté Le Déchronologue), Pierre Bordage (j'aurais acheté le premier tome de L'enjomineur), Mireille Calmel (j'aurais peut-être acheté le premier tome de Lady Pirate, ou un autre), Jean-Philippe Jaworski (j'aurais apporté mon Janua Vera d'amour, et j'aurais acheté Gagner la guerre), Erik L'Homme (j'aurais apporté mon premier tome du Livre des Étoiles l'un des romans de mon adolescence), Olivier Peru (j'aurais acheté Druide) et Bernard Werber (ne possédant pas Les Thanatonautes, je pense que je serai venue avec L'arbre des possibles). L'année prochaine j'espère vraiment pouvoir y aller... Enfin, hier soir je suis allée au cinéma, et c'était une bien bonne idée.

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Résumé Allociné : "Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté." Ce résumé est pourri, mais tous les synopsis de ce film le sont, car aucun ne parvient à en donner la réelle mesure, tous sont trop réducteurs. Et j'ai bien l'impression que ma chronique va avoir le même défaut. En fait, Sam est chez les Scouts, mais comme il est un peu différent, les autres garçons ne l'apprécient pas beaucoup. Quant à Suzy, elle est encore plus différente si je puis dire, et ne se sent pas à place dans sa famille, entre ses parents et trois petits garçons. Mais quand Sam va démissionner des scouts et s'enfuir, puis Suzy fuguer, toute l'île va être en ébullition. Le chef scout et le capitaine vont partir à leur recherche, ainsi que tous les petits scouts. Avec tout leur harnachement, nos deux jeunes héros vont parcourir l'île ensemble, apprendre à se connaître en face à face, vivre leurs premiers émois, découvrir aussi bien l'amour que l'amitié sincère. Sam est ingénieux, il a bien retenu toutes ses leçons de scoutisme. Quant à Suzy, elle m'a vraiment foutu une claque. Je ne sais pas pourquoi. Elle se barre avec un petit sac en osier en bandoulière dans lequel s'agit le plus mignon de tous les chatons, une valise jaune à la main couverte de livres qu'elle adore, un petit sac à main à motif écossais et ses jumelles autour du cou. Elle rêve, elle aime la magie. Je m'en suis sentie proche, et très loin à la fois.
Malgré que la bande-annonce et l'affiche mette plutôt en avant les acteurs connus du casting, ce sont bien les enfants que l'on suit le plus et qui m'ont davantage plu. Le rôle de Tilda Swinton n'était pas très intéressant, contrairement aux autres adultes. Je n'aime pas fort cette actrice, mais il faut que je vois d'autres de ses films, notamment We need to talk about Kevin.J'ai complètement adoré la maison des parents de Suzy, je veux la même. Je veux également vivre sur la même île, c'est tout simplement magnifique (en plus il y avait des Indiens qui y vivaient auparavant !). Les plans sont toujours intéressants, et visuellement magnifiques. En soi, il ne se passe pas grand-chose, à part quelques scènes, et pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde, j'étais captivée et je ne voulais pas voir la fin arriver. On rit pas al, on sourit encore plus, avec tendresse pour ma part. C'est léger, et légèrement loufoque. Et pour une fois j'ai vraiment apprécié la musique d'Alexandre Desplat. Je commençais sérieusement à en avoir marre de la voir composer pour plein de films et faire toujours du fade. Là, ses thèmes collent au film et y apportent un bon soutien. J'ai donc bien découvert le cinéma de Wes Anderson, j'espère que d'autres de ses films me plairont autant. En somme, ce film fut une excellente surprise que je n'osais pas attendre. Si tous les films pouvaient me surprendre aussi agréablement, ce serait génial ! Mon seul regret ? Que pour une fois, ce ne soit pas adapté d'un livre, sinon j'aurais pu faire durer le plaisir !

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Fiche :
Moonrise Kingdom de Wes Anderson
Sorti en France le 16 mai 2012
Avec notamment Jared Gilman, Kara Hayward, Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Frances McDormand, Tilda Swinton
Musique d'Alexandre Desplat

Bande-annonce VOST :

Samedi 12 mai 2012 à 18:35

Après avoir assidûment révisé mon civil (pour de vrai) et avant de (peut-être) me faire rare pour un temps sur le blog et sur FB parce que j'entre dans ma dernière ligne droite avant les examens, je vous fais ma critique de Dark Shadows. Et je vous préviens tout de suite, je n'ai pas été enchantée, même si ce film n'est pas le plus mauvais de Burton, le pire étant bien entendu sa version d'Alice au pays des merveilles, et n'allez pas me dire comme l'autre greluche d'hier soir que c'est parce qu'il était contraint par Disney. Déjà parce que c'est lui qui a choisi de faire le film, et qu'il est suffisamment connu pour se trouver des producteurs autres que ceux aux grandes oreilles. Ensuite parce que L'étrange Noël de Mr Jack (qui n'est en fait, pas de Tim Burton, mais qui porte sa marque à bien des égards), c'était aussi Disney derrière, et c'était loin d'être une merde. Frankenweenie, à venir bientôt, n'a pas non plus l'air mauvais (à vérifier quand même), et pourtant Disney est à la barre. Tout ça pour dire qu'Alice était une daube monumentale, Johnny Depp ne relevant pas le niveau car lui non plus n'est pas toujours au sommet de son art (voyez The Tourist, franchement bof bof), et Mia Wasikowska non plus, alors que je l'ai trouvé très bonne dans Restless.

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Vous l'avez déjà compris, je ne suis pas une grande fan de Tim Burton. Je trouve son travail intéressant car je pense qu'il reflète bien les méandres de son âme sûrement torturée. Il a fait quelques chefs-d'œuvres, j'en conviens sans problème, et j'ai même beaucoup apprécié Sleepy Hollow. J'avais aussi bien aimé Edward aux mains d'argent, mais je ne l'ai pas vu depuis longtemps. Pareil avec L'étrange Noël. J'ai également apprécié Sweeney Todd, quoique certaines choses ne m'aient pas plu. Dark Shadows me laissait dubitative, la BA me tentait mais j'étais méfiante. Quand je me suis installée dans la salle, j'ai essayé de mettre de côté d'éventuels a priori, et j'ai regardé le film. Je vais commencer par les choses que j'ai aimées, mais d'abor petit résumé tiré d'Allociné : "En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…"

J'ai été séduite par l'esthétique des décors (même si chéri a bien ri en remarquant au début du film que le train qui file à travers le paysage était un beau petit jouet), notamment la mer déchaînée et Collinwood, et par les chansons choisies pour la BO du film, qui collaient bien avec l'idée que je me fais des seventies. La musique de Danny Elfman ne m'a pas marquée mais ne m'a pas choquée non plus. J'ai pu apprécier le côté décalé de Barnabas qui parle très bizarrement par les mots et expressions qu'il utilise mais aussi par le ton de sa voix, même si je doute fortement que les gens au XVIIIème siècle aient parlé de cette façon. J'ai trouvé Eva Green excellente dans son rôle, on sentait bien la folle sorcière ! Par contre, je ne vois pas l'intérêt de l'avoir mise en blonde pour la période du présent. C'est une magnifique brune, quelle utilité de la rendre vulgaire comme ça ? Être blonde au XXème siècle n'était quand même pas une obligation !
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/16964303cdb3evagreendanslefilmamericaindetimburtond9227faad06c461bd0f365c5d82dd5ad.jpg[Non, non, non, elle est bien plus belle que ça normalement !]
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/evagreenasangeliquebouchard3.jpg[Ah, voilà qui est bien mieux, beaucoup mieux.]

Passons au négatif... L'esthétique des personnages n'étaient pas du tout à la hauteur de celle des décors. Tous les acteurs sont enlaidis (sauf Eva Green lorsqu'on la voit au début du film, façon XVIIIème, et sur les premiers sublimes tableaux de son bureau), les costumes n'ont pas grand-chose d"intéressant, mis à part peut-être celui de Barnabas. La BA faisait présager un film très loufoque, et très drôle. Je n'ai pas ri une fois, sauf peut-être avec le coup du M (vous comprendrez en voyant le film), j'ai seulement souri à quelques bons mots. Très peu d'humour donc, et quoiqu'en aient dit les fous furieux de Burton assis devant nous, la salle n'a pas beaucoup rigolé. Le registre est plutôt dramatique en fait, avec des pointes de ridicule, dues aux années 70 et à certains persos. Le scénario était très faible, voire carrément mauvais. Le film est adapté d'une série des années 60 ayant compté plus de 1000 épisodes. Impossible de tout reprendre dans un film, mais j'ai l'impression que c'est un peu ce qu'a voulu faire le réa. On dirait qu'il manque des éléments, on ne comprend pas tout un tas de choses élémentaires dès qu'on réfléchit au déroulement de l'histoire. Il y a un manque de logique dans le film, et aussi de dynamisme. Le temps m'a paru long. La fin laisse la possibilité d'une suite. Je vous en prie ne faites pas ça. Complètement inutile. Les personnages m'ont également semblé très fades, et leurs visages souvent figés par une tonne de maquillage n'ont pas aidé à leur donner une véritable personnalité qui m'aurait embarquée dans leur histoire. Ce qui m'a le plus ennuyée, ce sont les histoires d'amour. Burton devrait tout simplement, à mon avis, arrêter d'en intégrer à ses films. Elles sont toujours caricaturales, la vision de l'amour qui est donné est absolument affreuse je trouve. Ça ne fonctionne pas, et ça en devient ridicule dans le plus mauvais sens du terme.

Enfin, quelques mots de ce que j'appellerais "l'exclusivisme" de Tim Burton. J'apprécie vraiment la complicité qui peut exister entre, par exemple, un réalisateur et son acteur fétiche, mais là ça devient n'importe quoi. Utiliser quasi-systématiquement Johnny Depp et Helena Bonham Carter en acteurs (et Danny Elfman à la musique, accessoirement) m'exaspère franchement, je n'apprécie même plus de les voir à l'écran dans ce contexte. En conclusion, je dirais que c'était loin d'etre aussi mauvais qu'Alice, il y a quelques bonnes choses à en tirer, mais ce n'est absolument pas un bon film que je recommanderais de voir à tout prix. Je compte voir d'autres films de Burton, des plus vieux et ses prochains, mais je suis tout à fait opposée à ce qu'on me dise que c'est un réalisateur génial ! Il a fait du très bon, et de l'incroyablement mauvais. Je refuse de faire comme l'autre greluche d'hier soir (encore elle), qui juge un film à son réalisateur et non pas à sa qualité inhérente. L'homme est faillible, les amis, il ne peut pas être toujours au top. Et quand on n'est pas au meilleur de sa forme, mieux vaut éviter de montrer ce que ça a donné... Ne me tapez pas dessus suite à cette critique s'il vous plaît, j'ai vraiment fait de mon mieux pour être objective ! Et puis après tout, je ne suis pas titulaire d'un diplôme dans le cinéma, hein.

Fiche :
Dark Shadows, ded Tim Burton
Sorti en France le 9 mai 2012
Avec notamment Johnny Depp, Eva Green, Michelle Pfeiffer, Helene Bonham Carter
Musique de Danny Elfman

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