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Qu'il est bon d'être futile !

Dimanche 12 octobre 2014 à 18:27

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Oui, je suis fan de Keira Knightley. Je n’ai pas encore vu tous les films où elle a joué mais dans ceux que j’ai vus, je les ai presque tous apprécié et plusieurs figurent parmi mes préférés. Donc, quand j’ai vu la BA de Begin Again (New York Melody pour le titre français), je me suis dit qu’il fallait absolument que je le vois (malgré la présence de Mark Ruffalo dont je ne suis pas fan du tout. Notamment, je n’ai pas apprécié Insaisissables ni Avengers).
 
Dan (Mark Ruffalo donc), un producteur de musique mis sur la touche par sa boîte et ancien grand dépêcheur de talents, voit renaître un espoir quand il entend dans un bar chanter Gretta (Keira Knightley), une jeune Anglaise qui vient de se faire larguer par son petit ami Dave (Adam Levine) suite à son tout récent succès dans la musique. Elle s’apprête à repartir en Angleterre, mais Dan lui propose un projet fou qui va la retenir à New York quelques semaines de plus.
 
Vraiment, le méga coup de cœur de la mort qui tue que c’était trop bien et que je me retiens de revoir déjà le film (je ne veux pas prendre le risque de m’en dégoûter alors qu’il est si génial !). J’avais écouté la BO avant, sur les conseils de Books and Words dont l’enthousiasme sur Facebook m’avait contaminée. J’avais déjà été charmée par les chansons et la voix de Keira Knightley, que je découvrais pour la première fois sous cet aspect. Contrairement à Fanny, je ne suis pas une admiratrice d’Adam Levine en tant que lui, mais j’aime assez sa voix et certaines de ses chansons, avec Maroon 5 ou en solo. Ici aussi, ses titres m’ont plu. Bref, j’étais en partie convaincue avant de voir le film, ou en tout cas j’étais (très) bien disposée.
 
Et dès le début, j’ai été conquise. Par la justesse et la douceur de Gretta, par le désarroi de Dan, par leurs douleurs. Le film est tellement vivant, tellement vrai. On commence par suivre Dan, pour comprendre comment il en est arrivé à se saoûler dans ce bar où il entendra Gretta jouer et chanter pour la première fois. Son histoire, que je pensais lisse au départ, se révèle bien plus intéressante qu’il n’y paraît au premier abord. Suit un passage consacré à Gretta, qui m’a énormément plu. Avec peu de mots (surtout les paroles des chansons) et peu de scènes, le réalisateur réussit à nous faire entrer dans sa vie, à nous mettre à sa place en assistant, impuissants, au premier succès commercial de Dave.
 
On comprend beaucoup de choses à peine effleurées, tout juste sous-entendues, c’est vrai ; mais parfois on comprend mal aussi. La fin du film jette un jour nouveau sur certaines scènes qu’on avait volontiers interprétées à travers le prisme des comédies romantiques habituelles. Sauf que ce n’est pas une comédie romantique, c’est un film indépendant sur la musique et sur le chemin qu’on prend dans nos vies. Il ne faut donc pas s’attendre aux happy ends vues et revues, et c’est tant mieux ! Après le film, je me sentais lumineuse, pleine d’espoir. Au final, la vie est belle. Je n’ai pas une grande culture cinématographique, mais pour ma part je n’avais jamais vu un film comme celui-là.

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Vous l’aurez compris, j’ai adoré le personnage de Gretta. Keira Knightley signe l’une de ses plus belles performances, tout en retenue et en simplicité, sans larmoiements et autres geignardises. En plus d’être une excellente actrice, c’est aussi une très bonne chanteuse, qui a appris à utiliser sa voix sans forcer, sans essayer d’en mettre plein la vue. Les chansons écrites pour le film lui correspondent parfaitement et deviennent, au fur et à mesure que l’histoire se déroule, un personnage à part entière, le narrateur omniscient ou le confident. Il y a toujours ou presque un fonds sonore, et toutes les chansons (les originales comme les autres) sont super. L’ambiance ainsi créée est unique je trouve. Sur Mark Ruffalo, j’ajouterai seulement qu’il correspond bien à son rôle. Je ne l’apprécie pas plus qu’avant, mais il s’en tire bien. Adam Levine est une bonne surprise, il incarne parfaitement le jeune type qui se laisse tourner la tête par la perspective d’une carrière de pop star. C’était agréable d’avoir des personnages matures et pas des gamins, mais qui se présentent à nous avec leurs fragilités et leurs défauts d’êtres humains.

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Je vais m’arrêter là, parce que sinon je vais commencer à vous saoûler et vous ne voudrez pas voir le film, ce qui En bonus, je vous mets les paroles de la chanson que je préfère en ce moment (mais elles sont toutes géniales hein, j’insiste).
 
Like a fool
 
We take a chance from time to time
And put our necks out on the line
And you have broken every promise that we made
And I have loved you anyway
 
Took a fine time to leave me hangin' out to dry
Understand now I'm grieving, so don't you waste my time
Cause you have taken all the wind out from my sails
And I have loved you just the same
 
We finally find this then you're gone
Been chasin' rainbows all along
And you have cursed me when there's no one left to blame
And I have loved you just the same
 
And you have broken every single fucking rule
And I have loved you like a fool
 

Mercredi 17 septembre 2014 à 20:00

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Il y a des livres qui nous marquent étant enfant. Dans mon cas, ce sont beaucoup de lectures faites alors que j’étais au collège (mais rarement les lectures imposées à cette époque...). Après Harry Potter, j’ai lu pas mal de livres dans l’imaginaire, mais j’en ai aussi lu quelques-uns plus « réalistes », dont Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos, roman en partie autobiographique. Cela fait des années que je ne l’ai pas relu mais je suis souvent triste en y repensant. Une adaptation au cinéma a été faite il y a quelques temps, et en voyant le DVD à la médiathèque je me suis dit que je le regarderai bien.
 
Zézé a bientôt 8 ans et tout le monde le bat, en disant qu’il est le diable. C’est que Zézé fait beaucoup de bêtises. Il ne cherche en fait qu’à s’échapper des problèmes du quotidien de sa famille pauvre. Dans le jardin de leur nouvelle maison se trouve un petit pied d’oranger, qui va devenir son confident et son moyen d’évasion.
 
Le film ne m’a pas totalement convaincue. J’ai eu du mal avec le jeune acteur qui incarne Zézé, son jeu n’était pas très convaincant, et ses interactions avec les autres acteurs m’ont souvent semblé fausses. Son petit frère Luis était beaucoup plus choupi. Ses autres frère et sœurs m’ont paru fidèle au souvenir que j’ai d’eux, à part peut-être Totoca qui s’occupait davantage de Zézé (en même temps, Zézé n’a que 5 ans dans le livre). Portuga m’a plu en revanche, l’acteur représente très bien ce personnage.
 
Il y a de beaux passages, j'ai bien aimé entendre une langue différente de l'anglais ou du français, la photographie est intéressante mais souvent le film donne une impression un peu fouillis, et je me demande s'il est bien clair pour ceux qui n’ont pas lu le roman. Les passages durs où Zézé est battu sont difficilement contrebalancés par des moments plus doux. Le film n’est pas non plus fait de façon à ce que des enfants d’aujourd’hui (l’auteur est tout de même né en 1920) comprennent les bêtises que fait Zézé mais aussi le contexte dans lequel il vit.
 
J’ai regretté qu’il y ait assez peu de scènes dédiées vraiment à Minghino, mais surtout j’ai été déçue que la fin ait changé. Je pense que le réalisateur a souhaité conclure d’une façon un peu plus joyeuse, mais cela ternit un peu la beauté du roman, qui après tout a été écrit pour apprendre la tendresse et la tristesse aux enfants. Ceci étant dit, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer, les émotions procurées par le livre remontant très fort à la fin du film.

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Je vous conseille mille fois le roman, mais le film permet de connaître un minimum Mon bel oranger, pour moi un classique de la littérature pour enfants qui mérite amplement d'être à côté des plus grands, et d'être lu et relu.

Mercredi 30 juillet 2014 à 18:31

Ça faisait longtemps que je voulais voir Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, mais sachant qu’il s’agit au départ d’une nouvelle de Daphne Du Maurier, je voulais absolument la lire d’abord, et j’ai bien fait car les deux n’ont pas grand-chose à voir.

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Dans ce film sorti en 1963, nous suivons Melanie Daniels, une jeune femme qui rencontre Mitch Brenner dans un magasin qui vend des oiseaux. Contrariée qu’il se soit joué d’elle, elle décide de le suivre dans sa villégiature de week-end.
 
Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’histoire soit si différente. Déjà, elle se déroule aux Etats-Unis, et démarre très tard. On n’est pas du tout dans un petit village paumé de Grande-Bretagne mais dans une bourgade de plaisance. Au lieu de suivre un homme mûr et sa famille, on suit Melanie Daniels et sa relation avec Mitch Brenner et la famille de celui-ci, sa sœur et sa mère. De ce point de vue, j’ai vraiment préféré la nouvelle, car Nat est beaucoup plus attachant. La relation d’amour vache qui s’instaure rapidement entre Melanie Daniels et Mitch Brenner m’a vite lassée. Et surtout, Nat est plus débrouillard, ses réactions m’ont toujours semblé adaptées, contrairement à celles des personnages du film.

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Mais voilà, ce film n’est pas une adaptation. Hitchcock a simplement repris l’idée des oiseaux et a reconstruit toute une histoire sur cette base, avec la traditionnelle blonde, interprétée par Tippi Hedren, et son homologue masculin, Rod Taylor. Il nous entraîne dans une « mauvaise » direction, développant une première intrigue qui sera éclipsée ensuite, mais il disperse des indices quant à la suite, ne serait-ce qu’avec le lieu de rencontre des protagonistes dans les premières scènes du film. D’un point de vue scénique, c’est vraiment très impressionnant. Je comprends sans mal pourquoi des gens ont été traumatisés par ce film ! (Notez qu’on l’est tout autant par la nouvelle.) J’ai appris que de nombreux oiseaux ont été dressés pour rendre ce film réaliste, et je dois dire que globalement c’est très réussi, surtout en tenant compte de l’époque. Les bonus sur la production de ce film doivent être très intéressants. J’ai été étonnée de constater qu’il n’y a pas de musique ! L’ambiance en est d’autant plus réaliste… Pas besoin de forcer, on y croit simplement comme ça. De ce point de vue, c’est une sacrée réussite ! Cette scène avec les corbeaux... Brrrrrr ! Je suis également surprise par le fait que ce film soit sorti en couleurs. J’en voyais toujours des images en noir et blanc.

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En bref, je n’ai pas aimé les personnages et « leur » intrigue, mais dès que les oiseaux déboulent, je suis scotchée ! Je préfère néanmoins la nouvelle.
 

Lundi 28 juillet 2014 à 19:33

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J’essaie toujours de lire le roman avant d’aller voir son adaptation, mais c’est rarement possible. Toutefois, dans le cas de Nos étoiles contrairesThe Fault In Our Stars, j’ai réussi ! J’avais lu et beaucoup apprécié le roman, et j’ai réussi à voir le film en AVP avant mon départ de Lille, car dans ma nouvelle ville, je peux toujours me brosser pour la VO.
 
The Fault In Our Stars, c’est l’histoire d’Hazel, qui commence à en avoir marre d’attendre de mourir. Sa mère craint qu’elle ne fasse une dépression à cause de son cancer, et l’envoie donc participer à un groupe de parole pour rencontrer d’autres jeunes cancéreux. Hazel était sûre que ça n’allait pas marcher et elle avait raison, sauf qu’elle n’avait pas compté Augustus dans l’équation, et que lui va tout changer dans sa vie.
 
Je me souviens pas mal du livre, donc je peux établir des comparaisons. Franchement, je n’ai qu’un seul tout petit point négatif à soulever : la fin de la scène dans la maison d’Anne Frank. C’est un peu too much, mais c’est exactement comme dans le livre et ça m'avait un peu chiffonnée aussi. C’est une excellente adaptation, très fidèle, qui a parfaitement compris l’esprit du livre et a su le rendre. Même cette question du livre dans l'histoire est bien rendue. Il n’y a pas besoin d’avoir lu le roman de John Green pour apprécier ce film, il a un intérêt au-delà du fait qu’il s’agisse d’une adaptation.
 
Les acteurs sont très bons j’ai trouvé. Ansel Elgort ne me plaisait pas tout à fait sur le coup, mais en le voyant incarner Augustus, j’ai été conquise. Les répliques des personnages sont les mêmes que dans le roman, ce qui fait qu’on a vraiment l’impression de voir Augustus. Shailene Woodley m’a rassurée aussi, j’avais peur qu’elle ne diversifie pas son jeu mais pas du tout, c’est la parfaite Hazel et je n’ai pas eu l’impression d’un copier-coller des autres rôles qu’elle a eus. Les autres acteurs étaient très bien aussi, les parents et surtout Isaac, qui m’a fait éclater de rire plus d’une fois, au début comme à la fin !
 
Je le disais, l’histoire est tout à fait respectée, c’est bien tourné, et avec la voix-off d’Hazel, on se sent vraiment dans le livre. L’humour est très présent. C’est tellement agréable de pouvoir rire et pleurer à ce point dans un même film qui, en outre, traite d’un sujet aussi douloureux que le cancer, sans en faire le thème principal. Ce qu’il faut en retenir, c’est l’amour, c’est la vie, et pas les souffrances qui les accompagnent. La BO est sympathique, avec notamment Birdy et la chanson d’Ed Sheeran pour le générique, mais ne m’a pas marquée non plus.
 
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C’est une excellente adaptation et un très bon film, j’adore ! Il va atterrir dans ma DVDthèque sans aucun doute ! C'est un petit avis, je ne veux pas m'étendre mais je voulais quand même vous en parler !
 
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Mardi 1er juillet 2014 à 16:57

On est pas mal allés au cinéma ces derniers temps, on a bien profité du Printemps du cinéma. Vous allez donc avoir plusieurs chroniques de films dans les jours qui viennent ! Commençons avec Jersey Boys, que nous n’avions pas l’intention d’aller voir (on comptait attendre sa sortie dvd). Pour tout vous dire, on s’est gourés de salle. Oui oui. Morts de rire et embarrassés, mais franchement, on aurait pu tomber sur pire que le dernier Clint Eastwood ! On voulait voir Le conte de la princesse Kaguya, mais ne vous en faites pas, on l’a vu aussi (à 3,50€ la séance, on va pas cracher dans la soupe).
 
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Jersey Boys, c’est une adaptation d’une music-hall de Broadway qui raconte la formation, les succès et les déboires du groupe américain The Four Seasons et du chanteur Frankie Valli.
 
Autant continuer à être honnête : certes, ces noms me disaient quelque chose, mais de façon plus que floue. J’ai reconnu de nombreux tubes, et j’ai fini par remettre Frankie Valli d’où je le connaissais : le générique de Grease ! C’est donc sans aucun a priori que j’ai vu ce film, et je dois dire que j’ai passé un très bon moment. Il y a bien quelques petites choses qui m’ont moins plu, mais c’est à la marge. Il s’agit, par exemple, de la tendance mafieuse de la plupart des personnages. Frankie, mais surtout Tommy, Nikie et le vieux dont j’ai oublié le nom viennent du New Jersey, dans un quartier italien et sont des délinquants, voire des mecs bien connus du milieu. Alors les accents, les claques dans le cou et tutti quanti, ça peut être un peu lassant, mais heureusement ce n’est pas l’essentiel du film et ça passe assez bien, surtout quand il y a une petite touche d’humour. L’acteur qui interprète Frankie Valli a fait un gros travail sur le chant, comme les autres, mais il force un peu trop le côté voix de canard que le véritable chanteur n’utilise pas si souvent au final (je me suis écouté des best of hier).
 
Le côté chanson toutes les cinq minutes aurait pu me gonfler mais pas du tout, c’était super sympa et bien intégré. Je battais souvent la mesure et je me disais « ah c’est eux ça aussi ! » Clint Eastwood a repris à Broadway l’idée des apartés des personnages pour raconter l’histoire. Les quatre acteurs principaux s’adressent directement à la caméra, et donc au spectateur, et ça fait très naturel, c’est un joli tour qui n’est pas si souvent réussi ! Le film fait plus de deux heures et il n’y a pas d’action à proprement parler mais je ne me suis pas du tout ennuyée. Ce qui ne gâche rien, c’est que certains acteurs sont assez choupis et certains personnages sont plutôt drôles !
 
En bref, je suis très contente de voir que Clint Eastwood réussit encore à faire un film différent des précédents mais très réussi, qui pourra vous plaire que vous soyez fan de ce groupe ou pas !
 

Jeudi 26 juin 2014 à 17:39

Ayant envie de sortir un peu, nous sommes allés voir Maléfique au cinéma la semaine dernière. J’aime beaucoup les contes en général et voir comment on peut les revisiter. Personnellement, j’apprécie vraiment le vieux film d’animation Disney malgré ses « défauts » et j’étais très curieuse de voir ce que ce même studio avait fait du conte de La Belle au bois dormant à notre époque. J’ai lu la version de Perrault étant au lycée (bien différente dans le sens où il y a tout une deuxième partie dans l’histoire, souvent méconnue) et tout récemment celle de Grimm, sur laquelle Disney semble s’être basé au départ.

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Dans cette nouvelle histoire (car oui, ne vous attendez pas à une bête redite d’un point de vue différent !), nous suivons la fée Maléfique dès son enfance dans un pays paisible où vivent plein de créatures magiques. Elle rencontre un jeune garçon du royaume voisin des hommes. Il va la trahir, provoquant sa colère et le fameux sortilège sur un nouveau-né, la princesse Aurore.
 
Globalement, j’ai passé un bon moment devant ce film. Je vais tout de suite vous dire les défauts que je lui ai trouvé, pour ne finir que sur du positif. À certains moments, le rythme est un peu lent, presque cassé. Il ne se passe pas grand-chose quoi. Le personnage de Stefan est peut-être un peu trop caricatural à mon goût. Et certains effets spéciaux m’ont laissé une impression bizarre, notamment pour les trois « bonnes » fées. À ce sujet, j’ai bien aimé le « renversement » qui s’opère entre leur rôle et celui de Maléfique, l’idée est bonne, mais vraiment elles m’ont gonflée… Imelda Staunton était particulièrement insupportable.
 
Cependant, la plupart du temps j’ai trouvé les décors beaux, certaines scènes étaient très esthétiques. La réinterprétation du personnage de Maléfique, fée bafouée, protectrice d’une nature incomprise et crainte, est très intéressante. Je vous conseille d’ailleurs l’article de Slate qui en parle mieux que je ne saurais le faire. L’esthétique choisir pour Angelina Jolie est chouette aussi : les joues creusées, les yeux brillants et les cornes rappellent qu’elle est une fée, pas une humaine. J’ai adoré Diaval, personnage tout à fait inattendu, et qui permet d’apporter une autre dimension au personnage principal. C’est mon chouchou ! Au final, Aurore et le prince (dont j’ai carrément oublié le nom) ont un intérêt limité. J’ai été surprise par la fin, comment se résout le sortilège, parce que je m’étais fait ma propre idée du truc en passant à côté de la volonté, pourtant manifeste, des créateurs du film.

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Je ne regrette pas d’être allée voir ce film au cinéma et j’ai trouvé cette réécriture vraiment digne d’intérêt. En plus, elle n’est pas dénuée d’humour ! Si je tombe sur le dvd pas trop cher un jour, il est bien possible que je l’achète.
 

Mercredi 4 juin 2014 à 19:13

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Il y a quelques mois, j’ai lu avec le club de lecture de Lille L’île aux livres le grand succès de Jonas Jonasson Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Comme vous pouvez le voir dans ma chronique, j’avais bien aimé, sans être complètement charmée non plus, mais suffisamment pour avoir envie de découvrir l’adaptation cinématographique.
 
Rappel du pitch : Allan Karlson, fraîchement centenaire, décide de se faire la malle de la maison de retraite où on l’a collé. Il va lui arriver bien des aventures, comme celles qui ont déjà parsemé toute sa longue vie.
 
Pour éviter un film trop long, certaines choses ont dû être coupées, et je m’interroge un peu sur le choix de certaines coupes. J’aurais vraiment aimé que la fin soit exactement la même que dans le roman, et qu’il y ait cette discussion mémorable entre l’inspecteur de police et le « clan » d’Allan. Il aurait été bien aussi de laisser plus de place au personnage de Benny, expliquer pourquoi il est « presque » tant de choses.
 
Néanmoins, l’adaptation est réussie. Le côté loufoque est bien rendu sans être ridicule et la vision d’Allan rendue par le réalisateur m’a plu (on avait eu un débat très intéressant sur le sujet lors de la réunion du club). Le mutli-linguisme a été respecté et c’est clairement un gros plus. Ainsi, vous entendrez parler suédois, espagnol, anglais, russe et français (au moins). L’acteur incarnant Allan est bien choisi. C’est le même depuis le moment où il est jeune homme jusqu’à la fin, et son vieillissement est très bien fait (en même temps après L’étrange histoire de Benjamin Button on n’a plus le droit de rater ce genre de choses !). Le film est dynamique, les séquences restent courtes mais pas trop, de façon à ne pas risquer de lasser le spectateur tout en suivant les principales péripéties d’Allan.
 
C’est un film sympathique et qui fait rire, qui peut suffire à vous faire connaître cette histoire si vous n’avez pas envie de vous plonger dans les pages, tout de même assez nombreuses, du livre de Jonas Jonasson.

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Vendredi 18 avril 2014 à 11:26

J’ai terminé il y a peu la lecture de la saga Divergent (lien vers mon article sur le troisième tome, lu en VO il y a quelques mois), que j’ai globalement bien aimée. J’étais plutôt contente en apprenant qu’un film allait sortir, surtout quand j’ai vu les acteurs choisis. Je n’ai donc pas attendu trop longtemps pour aller le voir.
 
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Petit rappel du pitch. Tris a atteint l’âge de faire son Choix. Après un test qui déterminera pour quelle faction elle est faite, elle devra choisir laquelle rejoindre, et alors son initiation et sa vie d’adulte commenceront. Mais dans ce monde, le système semble mis en danger par les Divergents, des personnes qui ne rentrent dans aucune case.
 
Je le dis d’emblée, j’ai bien aimé, en tant qu’adaptation et en tant que simple film. L’adaptation est finalement fidèle. Les changements ne m’ont pas choquée, je les trouve plutôt justifiés. Par exemple, il est logique de montrer davantage Jeanine Matthews : les spectateurs qui n’ont pas lu le livre doivent pouvoir l’identifier rapidement et facilement. Kate Winslet était finalement un bon choix pour l’interpréter (j’avais peur qu’elle soit trop belle mais ils ne l’ont pas arrangée !), elle était froide comme il faut. On ne la voit pas trop non plus, c’est bien dosé. Il y a quelques changements sur le déroulement de la fin, au moment où il y a beaucoup d’action, mais ça m’a paru pertinent là aussi pour éclaircir les évènements pour les spectateurs qui ne connaissaient pas l’histoire. Les grands éléments de l’histoire sont repris, ceux nécessaires pour la suite de l’intrigue sont posés, donc tout va bien de ce côté-là.
 
Parlons un peu des acteurs. Je reste contente de Shailene Woodley en Tris, physiquement elle correspond bien et même si son jeu n’est pas parfait, ça ne m’a pas trop dérangée (faut pas oublier qu’il y a le boulot du réalisateur derrière, censé guider les acteurs à ce niveau aussi). Theo James en Four m’a convaincue, alors que je n’étais pas motivée plus que ça au début. Peter et Eric sont particulièrement bien choisis, on les déteste cordialement très facilement. Je suis plus mitigée sur les autres initiés, Christina, Al et Will. Déjà, les deux acteurs se ressemblent beaucoup, j’ai eu du mal à les différencier ! Ils étaient un peu fades, et en même temps c’est aussi le cas dans le roman. Je dois dire que la fille de Lenny Kravitz ne m’a pas plu du tout, son papa était vachement mieux dans Hunger Games
 
Sur la réalisation, le gros plus c’est la mise en scène de Chicago. C’est très visuel, rien que la première scène permet de bien comprendre comment ça fonctionne, avec les cultures à l’extérieur, la clôture autour de la ville, les nombreux bâtiments jamais remis en état suite à la guerre. Les cinq factions sont bien identifiées grâce aux vêtements et aux comportements. Par exemple, les Amity (Fraternels) portent des couleurs vives, rient et parlent entre eux, alors que les Abnegation (Altruistes) marchent tête baissée, parlent à voix basse, sont vêtus de gris… C’est vraiment très réussi. Voir la culture Dauntless (Audacieux) en œuvre était très sympa. Par contre, je suis plus réservée sur les simulations, qui ne sont pas très bien menées, c’était plus clair dans le livre (même si on voit bien la différence entre le comportement Divergent et le comportement Dauntless dans la simulation des peurs). Enfin, je dois dire que la bande-son est chouette !

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Ce film n’est pas parfait, ni en tant que tel, ni comme adaptation, mais il n’est pas mal fichu, divertissant et présage d’une saga plutôt réussie. Pour ma part, je le trouve même meilleur que le premier film Hunger Games, qui souffrait d’une réalisation pas du tout à mon goût (la caméra qui bouge tout le temps, etc). J’espère qu’il suivra les traces de cette autre saga pour la suite, car Catching Fire était très bien ! Je vous conseille donc Divergent, que vous ayez lu et aimé le roman ou pas.
 
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Dimanche 6 avril 2014 à 11:52

Dodge a décidément tout pour faire une petite déprime : sa femme l’a quitté, et en plus dans trois semaines c’est la fin du monde. Un astéroïde se dirige tout droit vers la Terre et toutes les tentatives pour l’écarter ont échoué. C’est dans ce contexte particulier qu’il rencontre Penny, jeune femme un peu spéciale, accro à la weed et aux vinyles. Ils vont faire route commune, chacun dans un but personnel : Dodge a décidé de retourner voir son amour de lycée, et Penny aimerait trouver un avion qui l’emmènerait près de sa famille.
 
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J’ai vu Seeking a friend for the end of the world (Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare en VF) à sa sortie, et je ne vais pas en cacher la raison : j’aime beaucoup Keira Knightley, je trouve que c’est une actrice très intéressante dont j’apprécie le jeu et personnellement je trouve qu’elle a un très beau visage, même si elle est trop mince (elle n’y peut pas grand-chose j’imagine, j’ai une amie pareille). J’apprécie moins Steve Carrell d’ordinaire. J’étais ressortie avec des sentiments très mitigés de ce film. J’avais aimé, c’est un bon film, mais la fin nous laisse vaciller entre joie et tristesse. Je ne savais pas si j’étais déprimée ou non.
 
J’aime beaucoup, beaucoup les deux personnages principaux. Dodge est dans la lignée des rôles que je vois souvent aller à Steve Carrell. Le gars un peu paumé, un peu looser mais gentil. Sauf que là, il ne fait pas du tout le clown, et il en est beaucoup plus touchant. Quant à Penny, elle est encore très jeune mais n’a rien fait de particulier dans sa vie, qu’elle a passé avec les mauvaises personnes, à faire des choses futiles, et maintenant que la fin du monde est proche elle ne sait plus quoi faire et se tourne vers l’espoir de revoir ses parents. Elle est toute mignonne et toute rigolote et on a envie de la voir sourire. Les personnages secondaires qu’ils croisent sont généralement très déjantés. Tout le monde se lâche, pourquoi s’emmerder puisque tout le monde va mourir ? J’aime particulièrement le passage chez Friendsy’s !
 
J’apprécie aussi que, sans que l’approche de la fin du monde pèse à mort sur le film et le spectateur, tous les aspects qui y sont liés sont très crédibles. Une émeute au début, quand les gens commencent à vraiment paniquer ; les fêtards qui se lâchent complètement ; les éternels optimistes qui se sont aménagés un abri blindé… Tout y est, tourné souvent de façon drôle pour alléger la dureté du sujet. Ce film est aussi un voyage, et tout simplement une belle histoire.
 
Ce n’est pas un long avis, mais je pense que tout est dit. J’aime beaucoup ce film, et même si je ne l’ai vu que deux fois pour l’instant, je sais que je le reverrai encore. D’ailleurs, je compte bien m’acheter le DVD à un moment ou un autre.
 

Mercredi 26 mars 2014 à 11:27

Je me souviens avoir repéré l’affiche au cinéma de Remember me, mais de ne pas avoir pu le voir tout de suite. Quand il est sorti en DVD et que je l’ai enfin vu, j’ai eu tout de suite le coup de cœur. Depuis, je l’ai revu plusieurs fois, et récemment je me suis offert le DVD d’occasion, et j’ai pris plaisir à travailler vendredi après-midi avec ce film en fond sonore et visuel.
 
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Ce film suit Tyler et Ally, deux jeunes gens de New-York. En début de la vingtaine tous les deux, ils ont chacun perdu quelqu’un de façon violente. Le frère de Tyler s’est suicidé le jour de ses 22 ans, brisant la famille. La mère d’Ally a été tuée lorsqu’elle était enfant. Tyler, en particulier, a du mal à avancer, à se construire, mais lorsque ces deux jeunes gens se rencontrent, les choses vont peut-être enfin changer
 
Ce film me fait systématiquement pleurer. La fin est horrible, d’autant plus vu tout ce qui se passe avant. L’histoire est celle d’êtres paumés, brisés. Elle parle de deuil, d’amour, de famille. Il y a des passages difficiles, qui font mal au cœur (mais pourquoi n’arrive-t-on jamais à se comprendre ?) et aussi des passages si beaux qu’ils nous tireraient presque une larme. C’est en tout cas un film très émouvant et qui laisse difficilement indifférent.
 
Concernant les acteurs, je les trouve chacun très bien. Si vous faites partie de ces gens qui détestent Robert Pattinson, rassurez-vous : son rôle n’a rien à voir avec les autres qu’il a pu jouer. Là, on est dans le vrai. Il donne la réplique à Emilie de Ravin, que je ne connais pour l’instant que par ce film mais qui est très bien en Ally. On y voit aussi Pierce Brosnan et quelques autres acteurs plus ou moins connu. Les interactions entre eux passent très bien. J’aime particulièrement la relation entre Tyler et sa petite sœur, c’est une très belle relation fraternelle. Les personnages tour à tour font rire, émeuvent ou se mettent en colère et nous touchent parce que quoi qu’il arrive, ils sont vrais.
 
J’aime beaucoup la façon dont le réalisateur a tourné ce film. Malgré la violence de certaines scènes, il n’y a jamais rien de choquant, ça reste calme. La caméra bouge peu, les images sont très légèrement passées. Pour autant, on ne s’ennuie pas une minute, le film n’est pas lent. La musique contribue à créer l’ambiance si spéciale dans ce film, je la trouve super.
 
Je ne sais pas si je suis très convaincante, en tout cas ce film fait clairement partie de mes préférés. C’est un excellent catharsis et je n’arrêterai pas de sitôt de le revoir !
 
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