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Qu'il est bon d'être futile !

Mardi 15 avril 2014 à 18:56

J’ai choisi d’acheter l’anthologie des Editions du Riez dirigée par Valérie Lawson et Charlotte Bousquet intitulée Cœurs de loups car j’ai toujours aimé cet animal, et je ne comprends vraiment pas le foin fait autour de leur réintégration en Europe occidentale et surtout en France. Le but d’une chronique n’étant pas de d’engager une polémique mais de donner son avis sur un texte littéraire, j’ajouterais seulement qu’une partie des bénéfices va à l’association Ferus, engagée pour la protection des loups mais aussi des ours et des lynx.
 
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Globalement, je dois bien l’avouer, je suis plutôt déçue. Contrairement à 2012, fin de monde..., cette anthologie n’est pas issue d’un concours (pas à ce que j’ai compris en tout cas), la plupart des auteurs y ayant participé ont donc déjà de l’expérience. Je suis par conséquent plus exigeante. Je ne dis pas que tout est à jeter, loin de là, mais je comprends les nombreuses critiques mitigées voire négatives. Outre la faiblesse littéraire de certains textes, il est vrai que le lecteur a rapidement l’impression de tourner en rond, et la défense des loups prend parfois la tournure de l’éloge, flatteur et peu sincère, et parfois un peu ridicule. De même, j’aurais aimé une présentation plus poussée, plus intéressante. Au final, je n’ai rien appris. Petite remarque inutile mais bon j’ai envie de le dire : je ne suis pas fan de la couverture, qui ne fait vraiment pas joli de près.
 
Hormis deux ou trois textes, ils sont tous beaucoup trop courts. Une anthologie de seize textes qui ne fait que 150 pages, c’est insatisfaisant pour le lecteur je pense. Il aurait également fallu mettre les informations sur les auteurs après leur texte, cela aurait été plus logique vu que certains paragraphes comprennent des informations relatives à la nouvelle. Enfin, j’ai également trouvé certains titres un peu ridicules… Au bout d’un moment, les « jeux de mots », ça ne convainc plus du tout. Je n’aurai pas grand-chose à dire sur certains textes mais je vais essayer de dire un mot sur chacun. En faisant la chronique, je me rends compte que j’ai du mal à me souvenir de quoi parlent la majorité des nouvelles, c’est dire le souvenir qu’elles m’ont laissé…
 
Prière de mon moulin d’Hélène Pedot : A mon sens, ce texte n’est pas une nouvelle. C’est plus une sorte de mini-essai ou de pamphlet pour la défense des loups. Aller chercher Alphonse Daudet et Pierre Gringoire, ça ne fait rien d’autre que « rabaisser » le lecteur qui ne comprend pas les références. Il se sentira pris pour un idiot. Commencer le recueil par ce texte était vraiment une mauvaise idée, sans compter que son intérêt était vraiment limité juste après la présentation…
 
Le roi de la clairière de David Bry : J’ai bien aimé celui-là. C’est une sorte de conte, où les animaux et l’homme se réunissent au fil des siècles. La chute était bien, marquante sans en faire trop. Un texte simple mais assez percutant.
 
Loup de source de Nadia Coste : L’idée est sympathique, retournement d’une croyance populaire. Je n’ai pas trop aimé en revanche la retranscription des pensées des loups, même si je comprends l’intention.
 
Fin de loups de Sophie Guth : Je suis très mal placée pour parler de ce texte, car il s’agit d’un poème, et s’il y a bien un domaine que je ne lis pas et ne maîtrise pas non plus, c’est bien la poésie. Je n’ai jamais trop aimé ça. Ici, je ne peux pas dire que c’était mauvais, c’était simplement court, avec une même triste rengaine.
 
Empreinte de Manon Fargetton : C’est une nouvelle un peu plus développée que les précédentes, mais elle se termine tout de même trop rapidement et laisse un sentiment de frustration. On a l’impression que ce nouvelle n’est que le prélude à quelque chose de plus long. C’est sympathique, mais assez classique dans le genre bit-lit.
 
Fleur de loup d’Anne Ferrier : Nouvelle à l’écriture assez poétique, qui réussit à émouvoir un peu le lecteur. C’était joli, j’ai bien aimé, mais là encore très court.
 
La Bête de Jean-Luc Marcastel : Incontestablement ma préférée ! Le talent de Jean-Luc Marcastel se confirme pour moi à travers cette nouvelle qui entre tout à fait dans son univers (j’ai lu les deux premiers tomes de Louis le Galoup). Une belle écriture, une intrigue menée rondement sur un peu plus de pages que d’autres textes et une fin inattendue, bref c’était très bien. 
 
Le choix de Carina Rozenfeld : Ma deuxième préférée. Egalement l’une des plus longues nouvelles du recueil, elle met en scène une histoire qui ne déparerait pas tout à fait en dystopie. J’aurais aimé en lire plus, car l’histoire ne semble pas terminée. Je ne m’étais jamais intéressée aux romans de Carina Rozenfeld, mais je vais peut-être m’y intéresser un peu plus à présent (l’ennui, c’est que ce ne sont que des grands formats…).
 
Anthropolycie de Fabien Clavel : Je n’ai pas du tout aimé celle-là, même si je comprends ce qu’a voulu faire l’auteur. Ça n’a simplement pas marché sur moi. Je n’ai jamais apprécié ce genre de procédé littéraire. En outre, il n’y a aucune explication quant à ce qui se produit, ce qui n’est pas non plus pour me plaire.
 
Un conte de loups de Sophie Dabat : Sans m’avoir convaincue tout à fait, cette nouvelle était tout de même plaisante. J’ai bien aimé la reprise des éléments habituels du conte, mais j’ai trouvé l’écriture un peu faible, ce qui nuit au fond. J'aurais aimé que cette nouvelle me donne envie de découvrir la saga de l'auteure également publiée aux Editions du Riez.
 
Les loups du Beg d’Anne-Sophie Silvestre : Je n’ai pas du tout accroché celle-là, je l’ai même trouvée un peu dérangeante dans le sens où il y avait quelque chose de légèrement malsain dans la façon dont j’ai ressenti les choses. Pas du tout convaincue.
 
Boussole de Samantha Bailly : J’aurais aimé découvrir Samantha Bailly avec un autre texte, parce que là on part sur d’assez mauvaises bases. A peine quatre pages, qui m’ont donnée l’impression d’être bâclées, pas vraiment d’histoire, bref rien.
 
Lunatique de Marie Caillet : J’ai bien aimé, mais mais… Quelque chose m’a déplu, et je ne saurais pas dire quoi. L’idée est bonne, ça change des autres textes du recueil. Peut-être, là encore, une écriture qui ne m’a pas emportée.
 
Tous-les-chants de Meredith Blixen : Comme pour la nouvelle de Fabien Clavel, la forme ne m’a pas plu du tout. Le fond n’avait rien de particulier pour la rattraper, donc je suis passée dessus avec indifférence.
 
La promesse de Marika Gallman : L’une des meilleures nouvelles du recueil également, deuxième ex-æquo je dirais ! L’auteure a soigné le fond et la forme, on aimerait en avoir plus, savoir ce qui arrive à Tess ensuite… Ça me donne envie de lire la suite de Maeve Regan qui m’attend sagement dans ma PAL. 
 
Un loup pour l’homme… de Sandy Julien : C’était pas mal, mais un peu confus. Avec une forme un peu lus aérée, un peu plus claire, ça aurait été mieux. Pas inoubliable mais loin d’être le pire texte du recueil.
 
Faisons le bilan : Trois vraiment bons textes, sept pas trop mal et six que je n’ai vraiment pas aimé. C’est pas brillant… Certains textes valent d’être lus, mais je ne vous conseille pas l’achat du recueil, à moins que vous n’ayez une âme militante pour donner un peu de sous à Ferus en plus d’avoir un nouveau livre dans votre bibliothèque.
 
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