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Qu'il est bon d'être futile !

Lundi 15 octobre 2012 à 19:30

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La critique d’aujourd’hui, c’est Bal de givre à New-York, de Fabrice Colin, lu dans le cadre de la LC pour le club de lecture lillois. La chronique ne va pas être facile à faire, je suis assez mitigée ! Je tente d’abord de faire un petit résumé du début. Anna Claramond se réveille allongée sur le sol, dans une rue new-yorkaise, un jeune homme beau comme un dieu penché sur elle, Wynter. Sur le moment, elle ne se souvient que de son propre nom. Elle remercie le garçon, refuse qu’il la ramène dans sa limousine et rentre au manoir où elle vit avec son majordome Jacob. New-York est une ville faite de blanc et de verre, de fines passerelles, de tours élancées vers le ciel, élégante et épurée. Les souvenirs lui reviennent peu à peu, amenant des questions en grand nombre. Quand le beau Wynter se met à lui faire la cour, sa vie commence à changer radicalement.
 
J’ai été très, très intriguée par l’histoire. Pourquoi a-t-elle tant de mal à se souvenir ? Où sont ses parents ? Pourquoi New-York a-t-il été remodelé de cette façon ? Qui est vraiment Wynter, et que veut-il ? Ces interrogations poussent à tourner les pages, et m’ont fait noter tout un tas de petits détails qui, j’espérais, s’éclaireraient à la fin. Le roman se lit vite, on sent que c’est destiné à la jeunesse. Je l’ignorais en achetant le livre, que j’avais choisi seulement parce qu’il est court, sachant que je n’aurai pas le temps de me lancer dans un gros roman, même si celui qui me tentait le plus était Dreamericana. Par contre, mes yeux butaient parfois sur certains mots, qui faisaient un peu déplacés. C’était un problème d’harmonie de ton je pense.
 
L’ambiance du roman est très intéressante. Pendant les trois premiers quarts, je n’arrivais pas à mettre le mot dessus. Qu’est-ce que c’est que cette impression ? Je la connais. A la fin, quand les choses s’accélèrent encore davantage, on se doute sérieusement de ce qu’il se passe, et l’épilogue confirme et éclaire les évènements. Et sur cette ambiance disséminée du début à la fin, j’admire vraiment cette réussite de Fabrice Colin, c’est très bien fait, même si je ne peux pas vous dire ce que c’est.
 
En revanche, la fin me laisse un peu… dubitative. Elle explique bien tout le roman, mais elle est un peu facile. J’attendais quelque chose de plus extraordinaire vu l’intrigue mise en place, je suis donc un peu déçue de ce point de vue. Toutefois c’est une lecture très intéressante, que je recommande, surtout si vous aimez la littérature jeunesse et que vous en avez assez de lire souvent la même chose. Et puis, la couverture est quand même super jolie. En tout cas, si je tombe sur un roman de Fabrice Colin qui me tente en occasion, je pense que je n’hésiterai pas longtemps.

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[Banderole réalisée par Cassie pour la réunion du club de lecture ayant pour thème la découverte d'un auteur : Fabrice Colin]

Choses � dire

Dire quelque chose

Par Cassie le Mardi 16 octobre 2012 à 8:55
A force de parler de cette fin, tu me laisses bien curieuse. Mais j'hésite quand même à le lire.
Je crois que si je devais en lire un autre de lui, je partirais vers confessions d'un automate mangeur d'opium.
Par Demoiselle-Coquelicote le Mardi 16 octobre 2012 à 12:17
C'est clair que celui-là est extrêmement tentant *.*
Par Natiora le Mardi 16 octobre 2012 à 12:40
J'avais repéré ce roman à sa sortie, le résumé me plaisait. Mais quand j'ai vu "jeunesse" ça m'a freinée. Non pas que je dénigre la littérature jeunesse, heureusement qu'il y en a une. Mais généralement je ressors de ma lecture avec un goût de "pas assez abouti". Et visiblement c'est ce que tu as ressenti, même si l'intrigue est bien construite. Vu que tu me cernes bien, tu penses que ça me plairait ?
Par Demoiselle-Coquelicote le Mardi 16 octobre 2012 à 12:47
Le côté pas assez abouti va surement beaucoup t'embêter, sans compter la fin qui est vraiment trop facile. Mais bon, tu ne perdras pas beaucoup de temps à le lire, vu qu'il fait dans les 250 pages, écriture Oui-oui ! Si tu es tentée tout de même, je peux te le prêter, et tu peux le garder un moment comme je viens de le lire, ça ne me gêne pas ^^
Par Natiora le Mardi 16 octobre 2012 à 12:57
250 pages en écriture Oui-Oui ? Effectivement, ça se lira vite. Je veux bien que tu me le prêtes du coup, ça me permettra de me faire mon idée ;) Merci !
Par Kyra le Mardi 16 octobre 2012 à 15:27
Hm, j'sais pas pourquoi mais il me tente pas des masses. :(
Sûrement parce que c'est encore un peu "fantastique".
Par sweet-anaya le Mardi 16 octobre 2012 à 15:54
Ce livre attire quand meme ma curiosité c'est peut etre la couverture...
Par Jamestine' le Mercredi 17 octobre 2012 à 13:15
Je possède ce livre dans ma Pal et j'espère que lorsque je m'y mettrais cela relèvera mon avis mitigé sur son roman de fantasy "La malédiction de Old Haven".
Bonne journée ! ^^
Par _Dawn_ le Mercredi 17 octobre 2012 à 17:39
Pareil que Cassie, ça m'intrigue de pas savoir la fin. Et j'avais essayé de le gagner à l'époque de sa sortie sans succès. Peut être qu'un jour je le lirai quand même, en plus, s'il se lit vite !
Par Scarlett Julie le Vendredi 7 mars 2014 à 11:04
Il m'avait plus dans l'ensemble. Il est vrai qu'il est clairement orienté vers les ados, ou ces jeuens lecteurs qui hésitent encore entre littérature et littérature jeunesse (aie, une fois encore c'est mon boulot de libraire qui ressort ^^). Comme je n'en attendais pas énormément ça ne m'a pas dérangé le côté pas assez abouti. Même si la fin était un peu facile, j'ai passé un bon moment. Je crois que j'essayerais bien de lire un de ces polars maintenant :)
 

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