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Qu'il est bon d'être futile !

Jeudi 8 mai 2014 à 18:11

J’avais lu à sa sortie le premier tome d’Anges d’Apocalypse, Le Tourment des Aurores de Stéphane Soutoul. Si j’avais bien aimé, je n’avais pas non plus été super enthousiaste, à mon grand désarroi car jusqu’à présent j’avais systématiquement beaucoup aimé ou adoré les ouvrages de cet auteur. J’ai donc un peu retardé ma lecture du tome 2, Le Frisson des Aurores, inquiète d’en ressortir encore plus mitigée, au risque d’abandonner ensuite la série… C’était compter sans le talent de l’auteur !
 
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Dans ce deuxième opus, Syldia est dans la dèche depuis l’échec de son contrat avec Lord Vorlock, et en plus elle n’a pas trouvé ce traître de Darion. Pour renflouer ses comptes désespérément vides, elle va devoir accepter de travailler encore une fois avec les sorciers, et ce malgré l’avertissement de Nolhan, le vampire qui sort toujours avec sa sœur Raven. Quant à sa partie humaine, Sam, elle a fort à faire avec Nathan, car un trio de sorcières plus que louche a débarqué dans leur lycée.
 
Ah, ce que je suis contente d’avoir enfin pu apprécier cette saga à sa juste valeur ! Le tome d’introduction m’avait paru trop superficiel, dans le sens où je trouvais qu’il n’y avait pas grand-chose de très creusé, hormis l’aspect cavaliers de l’Apocalypse. Mais très rapidement dans ce deuxième tome, les intrigues se diversifient, se multiplient et se complexent. Famine montre enfin son visage de tueuse sans remords et ses sœurs sont confrontées à un problème propre à leur nature, qui promet d’être particulièrement intéressant par la suite, surtout que Syldia, qui ne « dort » plus et a toujours eu l’excuse de la nécessité de se nourrir pour tuer, ne peut pas tout à fait comprendre. Eve est mise en avant avec un passage touchant qui lui est dédié (j’ai l’impression que le spin-off La Mort qui rôde doit porter là-dessus ! D’ailleurs, je le veuuuuuuux !). J’ai hâte de voir ce que l’auteur réserve à Jillian et Elizeanne (rien de méchant, hein ?). Par contre, toujours impossible d’accrocher avec Raven et Nolhan, y’a pas moyen. Par contre, je n’avais pas trop aimé Desmond dans Le Tourment des Aurores, mais là le voir sous un autre jour m’a permis d’apprendre à l’apprécier. Je suis contente de voir un roman où l'amour n'est pas "codifié" : on est loin des relations hétérosexuelles, monogames et monoandres (oui pardon ce mot n'existe pas) qui vont comme sur des roulettes.
 
Syldia change doucement mais reste quand même bien tête de mule et immature pour une créature âgée de six siècles ! Néanmoins, elle cogite beaucoup, et sa fragilité face à Allison, à Nathan et aussi à Desmond m’a plu. Elle est confrontée à tellement de soucis qu’on comprend ses réactions, même si parfois elle continue à m’exaspérer un petit peu. Son côté grande gueule est tout de même bien mieux passé que dans le premier tome. Mais surtout, j’aime vraiment beaucoup son côté Sam (à part peut-être à un moment, lorsqu’elle refuse d’ouvrir les yeux sur Rosie, mais là aussi ça ne dure pas et donc ça passe). Déjà, c’est la partie de la double-vie de Famine que je préfère. Les intrigues sont celles qui me plaisent le plus, sûrement à cause de Nathan, qui continue à me faire craquer. J’aime la façon dont cette « particularité » de la vie de Syldia est traitée. Les émotions sont vraies, et j’appréhende beaucoup le moment où Sam va avoir 18 ans…
 
J’ai aussi remarqué encore plus de références, par exemple très récentes à des séries, ou beaucoup plus anciennes à des artistes (je ne connaissais pas du tout Ary Scheffer), et c’est judicieusement inséré dans la narration. Ça fait partie du dynamise du récit, avec l’alternance entre le jour en Sam et la nuit en Syldia, et c’est une façon d’intégrer encore plus le lecteur, avec des clins d’œil qui lui sont destinés. Là encore, l’histoire se joue sur quelques jours, dans le contexte de l’hiver canadien, qui donne lieu à quelques scènes fortes. La fin laisse présager plein de nouveaux arcs narratifs très intéressants et donne envie d’ouvrir rapidement le tome 3 !
 
En résumé, j’ai vraiment accroché à cette saga grâce à ce tome bien équilibré entre les différentes intrigues et entre l’action et l’émotion. Je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter La Discorde des Aurores (un titre qui me fait un peu trembler d’ailleurs) en numérique, car même si je n’apprécie que très modérément la maison d’édition où paraît cette saga, je ne peux pas passer à côté de la suite de cette série originale de Stéphane Soutoul. A présent, attention à la pluie de citations, j'en ai relevé pas mal !
 
"L’inconvénient avec les morts-vivants et leurs sens surdéveloppés tient en la difficulté à leur faire des cachoteries."
 
"Conséquence des hormones humaines ou pas, cette dichotomie de ma personnalité a de quoi s’avérer préoccupante. Le plus alarmant est l’éventualité que j’entre en conflit avec moi-même. Jillian, ma sœur la plus versée dans le médical, s’enquiert fréquemment de mon état mental. Et je ne pense pas que cette marque d’attention soit très flatteuse ni très rassurante."
 
"Une fois encore, dans ce café agréable, les tickets de concert entre mes mains, je réalisai à quel point je l’aimais. Sans concession, sans l’ombre du moindre doute quant à mes sentiments. La gratitude et l’attachement que j’éprouvais pour elle à cet instant me faisaient mesurer combien je l’aimais."
 
"Le problème, Syldia, c’est que tu fausses non seulement le jeu de tes émotions aux yeux des autres, mais aussi envers toi-même. Je suis certaine que tu ne sais plus quoi penser concernant les gens qui t’importent. Si tu apprenais à faire confiance, tu verrais que ta vie s’en trouverait grandement améliorée."
 
"Si Samantha ne pouvait rien contre ces pétasses adeptes des arts occultes et de la magie, Syldia leur donnerait, en revanche, autrement plus de fil à retordre."
 
"Peu importe son nom, un mort est un mort."
 
"Vouloir est une chose, pouvoir est une autre paire de manches."
 
"Dans le doute, il faut toujours écouter son côté vénal."
 
"Je répugnais à ce que les éléments de mes vies mortelle et immortelle se confondent. J’avais tout fait jusqu’à présent pour les cloisonner, de sorte que les existences de Syldia et Sam n’interagissent jamais."
 
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Par Fanny Danslemanoirauxlivres le Jeudi 8 mai 2014 à 19:45
J'adore les répliques piquantes et drôles de Syldia. Elle me fait marrer.Je suis vraiment attachée à cette saga et aux personnages. C'est très rare chez moi. J'ai presque fini le tome 3... Ça promet!! Tu me diras quand tu le liras?
Par Demoiselle-Coquelicote le Vendredi 9 mai 2014 à 18:57
Malheureusement, même si cette saga est originale, ça ne sera jamais ma préférée dans le genre. Il y en a des plus drôles, plus émouvantes, aux personnages plus attachants et plus comiques. On peut pas être le meilleur partout ^^ Je vais attendre un peu avant de lire La Discorde des Aurores vu que le suivant n'est pas encore sorti, mais j'essaierai de penser à te le dire quand je le sortirai de ma PAL ;)
 

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