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Qu'il est bon d'être futile !

Jeudi 25 décembre 2014 à 11:16

Qui n’a jamais entendu parler du roman de Charles Dickens intitulé en VO A Christmas Carol ? Pas moi en tout cas. Cette histoire est devenue une partie des monuments de la littérature britannique du XIXème siècle, et son protagoniste, Scrooge, est connu de tous. Avare comme Scrooge, comme en France on peut être avare comme Harpagon. Bref, je connaissais l’histoire de nom, j’avais remarqué les nombreuses références qui lui sont faites, il me semble même avoir vu une ou deux adaptations. Il était temps que je découvre le texte – et Dickens par la même occasion, et tant qu’à faire en VO.
 
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La veille de Noël, Scrooge est aussi grincheux, pingre et mauvais que d’habitude. Il en fait voir de toutes les couleurs à son employé, aux gens qui viennent faire appel à son bon cœur, à son neveu qui continue, chaque année, de l’inviter pour fêter Noël, malgré l’accueil toujours désagréable qu’il reçoit. Mais ce soir-là, en rentrant dans sa demeure lugubre, il tombe sur le fantôme de son ancien associé, qui lui annonce que trois Spectres vont venir le visiter – un pour les Noëls passés, un pour les Noëls présents et un pour les Noëls futurs.
 
Le début de ma lecture a été dur, la langue de Dickens est loin d’être facile ! Quand on pense que ce livre est destiné en premier lieu aux enfants, on se dit que le niveau de la langue n’est vraiment plus le même de nos jours... Après le premier « couplet », ça été un peu mieux, mais cette expérience me sert d’avertissement : je lirai les gros romans de Dickens traduits. La construction des phrases n’est pas difficiles, mais la variété de vocabulaire utilisée est impressionnante. En regardant le dictionnaire intégré à ma liseuse, j’ai vu que beaucoup de mots ne sont plus utilisés aujourd’hui et relèvent du langage populaire.
 
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Dickens, en tout cas, maîtrisait sa plume : il décrit parfaitement des situations cocasses ou effrayantes. J’ai vraiment trouvé la force d’évocation de Dickens terrible. On sent que par ce « chant », il a voulu distraire les jeunes lecteurs/auditeurs (le texte se prête très bien à la lecture à voix haute je pense), tout en leur faisant un peu peur : si vous n’êtes pas gentils et bons dans votre avis, voici ce qui pourrait vous arriver ! Le côté moralisateur propre à l’époque victorienne se fait sentir mais reste léger, même si le manichéisme n’est pas tout à fait absent de cette histoire.
 
J’ai beaucoup aimé la narration de Dickens. C’est vraiment lui qui nous raconte cette histoire, il « intervient » donc plusieurs fois dans son récit en faisant une remarque facétieuse à propos de ceci ou de cela. Il se voit aux côtés de ses personnages et nous invite à venir avec lui, et c’est facile de plonger, de s’y croire aussi.
 
L’histoire est très convenue, on voit vite après le deuxième couplet où l’auteur veut en venir, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’être curieuse : quelle nouvelle situation va-t-il montrer ? Comment s’en sortent les personnages ? Scrooge a-t-il déjà compris ? Que va-t-il faire exactement ? L’esprit de Noël est très présent, sous des formes différentes, et ce malgré la pauvreté de certains protagonistes, ou la saleté des quartiers. En effet, Dickens n’oublie pas de continuer à montrer la situation de ces oubliés, dont la société commençait seulement à bien vouloir s’occuper, en mettant cette fois sous le nez du lecteur un trait en particulier : la capacité à rire et à vouloir le bien des autres, même quand on est soi-même mal loti. Belle leçon en cette période de fêtes !
 
Je retiendrai surtout de cette lecture la plume de Dickens et sa narration, qui m’ont permis de comprendre pourquoi la plupart de ses romans sont d’énormes livres, et le personnage de Scrooge, incarnation vivante du miracle de Noël ! A Christmas Carol n’est pas très gros, donc si vous voulez découvrir un texte de cet auteur, autant commencer avec celui-là.
 
"If you should happen, by any unlikely chance, to know a man more blest in a laugh than Scrooge's nephew, all I can say is, I should like to know him too. Introduce him to me, and I'll cultivate his acquaintance."

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