sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Samedi 10 décembre 2011 à 13:26

Ce qu'il y a de bien avec le fait de participer à un club de lecture, c'est qu'on découvre des livres qu'on n'aurait pas lu de soi-même, et qui se révèlent être très bons. J'étais contente de Janua Vera, je suis également très contente de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (le passage au négatif dans le titre n'est pas anodin, c'est un choix dans la traduction qui n'est peut-être pas utile, mais qui se justifie tout de même au vu des éléments de l'histoire). Ce roman raconte quelques années de l'enfance de Scout (surnom de Jean Louise Finch), petite fille bagarreuse et intelligente qui vit à Maycomb, une petite ville de l'Alabama, un Etat du sud des Etats-Unis. Dans les années 30, la ségrégation est extrêmement forte dans le pays, et plus encore dans les Etats du sud, de tradition esclavagistes. Les lois de ségrégation sont bien souvent appliquées à la lettre par les forces de l'ordre, les juridictions et les jurés, qui décidaient de la culpabilité ou non d'un accusé au pénal, et la peine qui doit lui être appliquée s'il est déclaré coupable. Le père de Scout, Atticus Finch, est avocat et membre de la Chambre des représentants de l'Etat. Il est estimé de tous, mais voilà qu'il est commis d'office pour défendre Tom Robinson, un Noir accusé d'avoir violé une jeune fille Blanche. Toute la ville va le traiter d'ami des nègres, et Scout, du haut de ses 7 ou 8 ans, a du mal à comprendre ce qui se passe, mais en saisit déjà beaucoup, parfois à l'aide de son grand frère Jem, qui va être particulièrement choqué de la conduite des Blancs, et de Dill, leur ami.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/netirezpassurloiseaumoqueur2.jpgC'est un roman très complet. Il parle à la fois de l'enfance et son insouciance, ses jeux, ses idées farfelues sur le monde et sur les autres, de la perte de cette innocence lorsqu'on grandit, de l'aveuglement des hommes, des horreurs auxquelles peuvent mener le racisme, de l'amitié, de la tendresse, de la solitude parfois aussi. Le roman n'est pas trop long ni trop court, juste ce qu'il faut. La fin s'arrête comme elle doit s'arrêter, sans nous frustrer ou nous brusquer. J'ai apprécié d'en apprendre davantage sur la réalité de la ségrégation, qui est ici plus insidieuse, mais aussi plus réelle que les clichés habituels de chacun son bus, etc. L'écriture est très bien menée, car si c'est Scout qui raconte, elle ne raconte pas avec une voix d'enfant, elle se rappelle, même si ce n'est pas dit expressément. On alterne entre les pensées confuses et drôles de petite fille et l'analyse tranchante d'une femme qui désapprouve profondément le comportement de ses congénères. Le livre est paru en 1960, dans un contexte où la ségrégation était remise en question, les législations anti-Noirs tombaient peu à peu, mais dans les mentalités et dans les faits la discrimination était toujours la même. Ce ne sont pas les enfants que j'ai le plus aimé, même si ce sont eux qu'on suit tout le temps. J'ai aimé Atticus, Miss Maudie et Arthur Radley, car ils luttent à leur manière, et font de bonnes choses de leur propre façon. Et ils sont différents des autres, un peu à l'écart des Blancs dont ils font partie, mais sans être mis au ban de la société, car c'est leur volonté de s'éloigner des autres pour essayer de devenir meilleurs. J'ai l'impression de ne pas être claire du tout dans ce que je dis !

C'est également un roman qui peut-être lu assez tôt, je dirais dès 10 ans. D'ailleurs, aux Etats-Unis, il est étudié dans des classes de niveau collège et lycée. Par contre, il est très peu connu en France. J'ai vraiment apprécié cette lecture, mais en même temps ce ne sera jamais l'un des romans préférés. C'est un bon livre, je ne lui trouve même pas de vrai défaut, mais il lui manque un petit plus pour être un excellent livre. Mais être un très bon livre, c'est déjà pas mal !

Fiche :
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (To kill a mocking-bird dans la version originale), de Harper Lee
Collection : Le Livre de Poche
447 pages
Prix : 6,50€

Vale.

Jeudi 8 décembre 2011 à 21:00

Cela fait un moment que je veux faire un article sur les trois trilogies de Pierre Bottero qui se passent dans le même univers, Gwendalavir. Il s'agi de La Quête d'Ewilan, Les Mondes d'Ewilan et Le Pacte des marchombres. J'exclus volontairement L'Autre (si je me souviens bien, la fin de la trilogie n'est pas dépourvue de lien avec les trois autres mais ce lien est mince, et ma lecture remonte à trop longtemps, je ne me souviens plus très bien) et Les Âmes croisées (il me semble que là aussi il y a un lien, mais je ne l'ai pas lu, donc je ne peux en parler). Tout d'abord je souhaite dire que je reste désemparée par la mort de Pierre Bottero, parti trop vite et qui contribuait sans aucun doute à faire de la littérature jeunesse française une littérature intéressante. Mais c'est comme ça, et il nous a tout de même laissé une belle oeuvre, assez fournie.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/botteroewilan1.jpg
Ces trilogies, je les ai suivi depuis D'un monde à l'autre, le premier tome de La Quête d'Ewilan. Je commençais tout juste d'avoir de l'argent de poche, et parce que j'aimais la couverture, j'ai acheté ce livre, au collège. Après j'ai patienté pour la sortie des tomes suivants, et j'ai suivi jusqu'au dernier tome de L'Autre, alors que j'avais depuis longtemps "passé l'âge" de lire ce genre de littérature. Certes, c'est enchanteur, un monde assez merveilleux, avec des chevaliers, des Dessinateurs très puissants (ce qu'ils imaginent devient réalité), des marchombres (je ne saurai même pas expliquer exactement ce que c'est, mais c'est classe), des créatures étranges, et les questions d'une adolescente, Camille, qui sait que le monde normal où elle a grandi n'est pas le sien. Avec Salim, ils vont "passer" en Gwendalavir et Camille va découvrir que son vrai nom est Ewilan, ainsi que bien d'autres choses. Une quête va apparaître petit à petit, et se poursuivre jusqu'à la fin des Mondes d'Ewilan. Mais avec le recul et en comparant avec d'autres sagas du même genre, et pour avoir relu ces deux trilogies l'année dernière, je suis restée un peu déçue. Dans mon esprit, c'était bien plus que ces quelques centaines de pages. Il y a de très bonnes idées, certaines péripéties ou révélations que l'on n'attend pas, mais dans l'ensemble l'histoire est assez faible, elle est vraiment destinée à un public jeune, voire très jeune (je ne trouverai pas bizarre qu'un enfant de sept ans s'y plonge). La logique inventée pour l'histoire n'est pas assez poussée, les choses restent trop roses (mis à part le fait que Salim vienne d'une famille très modeste, et encore tout s'arrange puisqu'il reste avec Ewilan, les pauvres n'existent pas dans ces mondes). La fin de la première trilogie me convenait à peu près, mais je n'ai pas du tout aimé la deuxième, qui se passait beaucoup trop dans le monde normal. Elle était pourtant un peu plus mature, mais l'écriture reste trop basique, et malgré les choses affreuses censées être décrites, je suis restée presque de marbre. Quant à la fin, je trouve vraiment que tout cela aurait pu se terminer autrement, et d'une façon meilleure dans le déroulement des évènements.

Je n'ai pas relu Le Pacte des marchombres depuis longtemps. J'en garde le souvenir d'une histoire plus trépidante, et plus intéressante puisqu'elle écartait des personnages que je n'aimais pas trop pour se recentrer sur ma marchombre préférée, la belle Ellana, qui en plus a eu une vie trépidante. J'avais trouvé déjà à l'époque que c'était plus mature, la mort par exemple était racontée de manière plus réaliste, touchait plus. J'avais aussi beaucoup apprécié de plus en apprendre sur Gwendalavir, on découvre de nouvelles créatures, de nouveaux lieux... De plus, les tomes sont plus gros, il y a donc plus à lire et à dévorer. Je viendrai compléter ce que j'ai à en dire quand je l'aurai relue.

En clair, ce sont de très bons livres jeunesse, faciles et agréables à lire, parfait pour tous les enfants et/ou ados épris de merveilleux et d'histoires qui s'entrecroisent, entre l'amour, la famille les trahisons et l'évolution des personnages assez nombreux. la lecture est également très rapide (une soirée et demie par tome l'an dernier !). Malgré les points négatifs que j'ai pu soulever, je les relirai, car ils font partie de mon histoire personnelle, et j'y suis attachée ! Pour finir, je vous dirai que les couvertures sont magnifiques, très colorées et vivantes. Dessins de Jean-Louis Thouard. Les livres existent en grand et petit format.

Fiches :
D'un monde à l'autre de Pierre Bottero
Collection : Rageot
288 pages
Prix : 14€ - 7,50€

Les frontières de glace de Pierre Bottero
Collection : Rageot
288 pages
Prix : 14€ - 7,50€

L'île du destin de Pierre Bottero
Collection : Rageot
360 pages
Prix : 15€ - 7,50€

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700231700.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700231915.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700231922.jpg

La Quête d'Ewilan, l'intégrale de Pierre Bottero
Collection : Rageot
805 pages
Prix : 25€

http://img.over-blog.com/365x500/1/97/39/36/La-quete-d-Ewilan-integrale.jpg

La forêt des captifs de Pierre Bottero
Collection : Rageot
360 pages
Prix : 15€ - 7,50€

L'oeil d'Otolep de Pierre Bottero
Collection : Rageot
336 pages
Prix : 15€ - 7,50€

Les tentacules du mal de Pierre Bottero
Collection : Rageot
432 pages
Prix : 16€ - 7,90€

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700233025.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700233032.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700233049.jpg

Les Mondes d'Ewilan, l'intégrale de Pierre Bottero
Collection : Rageot
912 pages
Prix : 25€
http://myboox.f6m.fr/images/livres/reference/0016/47/integrale-les-mondes-d-ewilan-pierre-bottero-9782700237559.jpg

Le Pacte des marchombres :
Ellana de Pierre Bottero
Collection : Rageot
432 pages
Prix : 16€ - 7,50€

Ellana l'envol de Pierre Bottero
Collection : Rageot
456 pages
Prix : 16€ - 7,50€

Ellana la prophétie de Pierre Bottero
Collection : Rageot
624 pages
Prix : 19,50€ - 8,50€

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700232707.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700234015.jpghttp://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/9782700234022.jpg

Vale.

Dimanche 4 décembre 2011 à 22:40

Vous savez, on dirait que je ne lis pas vraiment beaucoup, deux ou trois livres par mois au plus, et c'est vrai. Cela s'explique parce que je n'ai pas le temps. Mais en fait, je lis toute la journée, mais pas des romans malheureusement. Je lis mes cours, je lis des manuels de droit, et je lis des magazines, dans le but de me tenir au courant de l'actualité comme mes profs le demandent, pur m'instruire davantage, pour me divertir rapidement, n'importe où, car je n'aime pas lire en public, parce que je n'apprécie pas qu'on me regarde lire, ni lire dans une ambiance qui n'est pas "propice" (quoique je lis dans le train quand même, mais bon à chaque fois j'ai une heure devant moi). Bref, tout cela pour dire que je lis plusieurs magazines plus ou moins régulièrement, dont j'aimerais vous parler.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/Causette.jpgCausette
C'est une petit perle ce magazine. C'est un mensuel (depuis peu) qui traite surtout d'actualité mais aussi beaucoup de culture. C'est un magazine résolument féministe ("plus féminine du cerveau que du capiton !"), mais de façon intelligente et non excessive. Il ne plaît d'ailleurs pas qu'aux femmes. C'est un magazine indépendant (pas de parti politique suivi) et qui tire à vue sur les différents partis dès qu'ils inventent une nouvelle idiotie. C'est bourré d'humour, engagé contre les imbécillités et toutes les formes d'inégalité et de discrimination. Et pour ne rien gâcher, c'est bien écrit et plein d'ironie. Un excellent magazine, vraiment, je vous le recommande à tous. Son prix : 4,90€, assez élevé mais le magazine est de bonne facture, et l'abonnement réduit le coût.

Le Mensuel du Monde
Le Monde, tout le monde connaît. Eh bien le Mensuel, il sort tous les mois, et il reprend les meilleurs articles sur les principaux sujets d'actualité parus dans le mois précédents, ainsi que sur d'autres sujets moins "importants" (mais souvent bien plus intéressants que les affaires politiques et militaires...). Les articles peuvent être assez longs, et donc leur lecture prend trop de temps, mais certains sont également concis et clairs, et permettent d'être éclairé sur un aspect particulier d'un sujet. Mais bon, pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas suivre l'actualité et qui s'y force, c'est quand même très barbant, et parfois on sent beaucoup trop les opinions politiques des journalistes. Le prix : 5,90€, assez excessif tout de même, surtout  pour un petit format !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/Studiocinelive.jpgL'Histoire
Lui aussi je l'aime, malheureusement j'ai 7 ou 8 numéros de retard qui m'attendent, empilés dans un coin (c'est un mensuel pourtant...). Je n'ai plus du tout le temps de me plonger dedans car les articles principaux sont très complets, et donc d'une longueur appréciable qui ne me laisse pas le loisir de lire le magazine en détail tous les mois. Chaque numéro porte sur un sujet spécial (ce mois-ci, sur les Etrusques), et de ce fait on peut tomber parfois sur un sujet qui ne nous intéressent pas du tout. Malgré tout, on peut toujours lire tous les petits articles autour sans rapport avec le thème du mois. L'avantage de ce magazine est également qu'il tente de mettre en lumière le présent en explorant le passé, y compris avec les faits d'actualité. Bref, pour tous les passionnés d'Histoire, il est presque parfait ! Si on omet son prix bien sûr, 6€20 pour un magazine grand format mais souple, qui s'abîme facilement. Le mieux est de s'abonner, ça réduit vraiment le coût.

Studio cinélive magazine
Je le voyais en librairie depuis un petit moment, et j'ai craqué tout récemment parce qu'il y avait Gandalf en couverture. Il me plaît bien, il parle de beaucoup de films différents, et pas que des connus, il est rempli d'interviews et d'anecdotes, très plaisant à lire. Apparemment il en sort deux par mois, mais je ne suis pas sûre. Mon seul regret pour le moment c'est qu'il appartient au groupe de l'Express, un magazine d'actualité effroyablement mauvais que j'ai lu un an durant. Mais bon, ce ne sont pas les mêmes journalistes ni le même rédacteur en chef, donc ça ne veut rien dire. L'avantage : son petit prix (2,90€), pour un petit format très pratique.

Avez-vous des magazines fétiches ?


Vale.

Dimanche 4 décembre 2011 à 16:15

Après plus de temps que je ne pensais, je vous donner les réponses du petit jeu (ici) que j'avais préparé et qui n'a pas remporté un franc succès, mais qu'importe !

"Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières." Oscar Wilde, écrivain irlandais du XIXème siècle

http://www.devoir-de-philosophie.com/images_dissertations/154223.jpg
"La sagesse est fille de l'expérience." Léonard de Vinci, homme d'esprit italien du XVème-XVIème siècle

http://timbreetdent.free.fr/portraits/vinci.jpg
"Tous pour un, un pour tous !" Alexandre Dumas (dans son roman Les Trois Mousquetaires), écrivain du XIXème siècle

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fe/Alexandre_Dumas.jpg
"Ce n'est pas possible ; ce n'est pas français." Napoléon Bonaparte, général devenu Premier Consul puis Empereur des Français (1769 - 1821)

http://www.qcclick.com/wp-content/uploads/2011/07/napoleon-bonaparte.jpg
"Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu." Jules César, général, homme poilitque et à ses heures perdues écrivain romain du Ier siècle avant notre ère

http://www.poesie-citation.fr/images/stories/jules-cesar.jpg
Merci aux participantes, Serpe-hier (notre gagnante, trois bonnes réponses !) et Lucy-Westenra (avec une bonne réponse), ainsi qu'à Kyra ! J'espère vous offrir un jeu plus captivant une prochaine fois, et que vous avez passé un agréable week-end (sous la pluie ahem) !


Vale.

Vendredi 2 décembre 2011 à 10:56

Je pense donner les réponse de mon petit jeu demain. Pour ceux qui jettent un oeil à mes magnifiques modules (oui, je les trouve très bien, je ne sais pas pourquoi), vous savez que je lisais Les Adieux à la reine, de Chantal Thomas. Je l'ai terminé hier soir, en étant assez mitigée. Une ancienne lectrice de la reine Marie-Antoinette est à Vienne, en 1810, et elle se souvient de ses derniers jours à Versailles, les dernières fois qu'elle a vu la Reine, dans le début de la tourmente de la Révolution. Je m'attendais à quelque chose d'abordable, comme c'est un roman, mais très bien documenté, puisque Chantal Thomas est historienne, spécialiste du XVIIIème siècle et de Versailles au CNRS. Et en effet, les détails sont présents, et si l'on prend le temps de vraiment lire, on peut se sentir à Versailles. Mais le livre n'est pas abordable par des personnes qui ne connaissent pas déjà bien cette époque. J'ai lu plusieurs livres d'histoire sur cette époque, et pourtant j'ai parfois été un peu perdue. En fait, Chantal Thomas se situe vraiment au niveau de la lectrice, et donc des personnes 
http://www.deslivres.com/images/products/image/Adieux-a-la-reine-les.jpg
qu'elle connaissait. Il n'est pas difficile de suivre lorsqu'elle parle de son amie Honorine, servante chez les La Tour du Pin, ou de M. Moreau, l'Historiographe du Roi. Mais lorsqu'elle parle sur telle famille de la noblesse, ses ramures, son histoire... Heureusement cela ne dure guère, et je pense qu'il ne faut pas se laisser déstabiliser en cherchant à tout prix à tout retenir et à tout comprendre lorsque cela dépasse un peu trop le cadre du facilement compréhensible.

Le récit est à la première personne, et comme ce sont des souvenirs d'une vieille dame, les choses sont parfois volontairement un peu confuse. Certaines associations d'idées perdent un peu en route, on saute de considérations politiques à tel détail du jardin de Versailles par exemple. Les personnages sont vu bien entendu très subjectivement, ce qui rend le récit très réel : ça aurait pu être une liasse de papiers retrouvée dans la chambrette de Vienne où la lectrice semble terminer sa vie. J'ai par moment été prise au coeur devant le désarroi des personnes de la Cour, grands ou non, car tous ne comprennent pas pourquoi Paris, et même la province, grondent. Le Roi est si bon, il essaie tellement de bien faire malgré ses airs patauds et son appétit d'ogre, comment pourrait-on en avoir après lui ? Et la Reine, que la lectrice admire profondément, comment lui en vouloir, à elle la déracinée, projetée à Versailles pour des raisons de politique matrimoniale, et qui aurait tant voulu être aimée par ce peuple de parisiens ? J'ai relevé une phrase que j'ai trouvé simplement sublime, presque à me faire monter les larmes aux yeux. La lectrice rapporte une entrevue entre la Reine et le Roi, qui lui a été racontée par une femme de chambre de la Reine (ce qui me fait dire que ce passage doit être en partie inventé, ou fondé sur des sources qui ne sont pas sûres, mais après tout je n'en sais rien, et ça reste magnifique et tout à fait plausible). La Reine et le Roi ont décidé de rester à Versailles, de ne pas s'enfuir malgré le danger, et Marie-Antoinette se demande si leur seul salut ne résidait pas dans cette fuite. Louis XVI dit alors :
"Cela veut-il pour vous, Madame, dire quelque chose ? J'ai appris - c'est Monsieur de Noailles qui me l'a confié à mon coucher - que le peuple ne veut pas seulement du pain, il veut aussi le pouvoir. A ce point d'insanité, j'avoue, je suis confondu. Je croyais jusqu'à maintenant que le pouvoir était un poids de devoirs et de responsabilités dont on héritait, et que l'on acceptait par humilité et respect pour Celui qui nous avait désigné. Une sorte de malédiction dissimulée sous un manteau d'hermine. Me serais-je trompé ? Y aurait-il quelque chose de désirable dans le pouvoir ?"

C'est un roman tourné d'une façon particulière, qu'il m'a été assez difficile d'appréhender, mais finalement je suis très contente de l'avoir lu, et j'ai hâte de lire Le Testament d'Olympe, le second roman de Chantal Thomas. Les Adieux à la reine est en cours d'adaptation pour le cinéma, avec Diane Kruger dans le rôle de la Reine, ce qui m'ennuie un peu. C'est une manie des réalisateurs apparemment de choisir des actrices absolument splendides pour camper une reine qui n'était pas belle, mais certes qui avait un certain charme. je suis tout de même très curieuse de voir ce que ça donnera.

Fiche :
Les Adieux à la reine, de Chantal Thomas
Collection : Points
247 pages
Prix : 6,50€

Jeudi 1er décembre 2011 à 22:45

J'avais très envie de voir Toutes nos envies, car Je vais bien ne t'en fais pas m'avait énormément plu, du même réalisateur Philippe Loiret. Le film raconte l'histoire d'une jeune juge, Claire, qui lors d'une audience se montre très opposée à la jurisprudence sur les crédits à la consommation, mais elle se heurte au système, trop bien rôdé en la matière, et va prendre le parti d'une femme qu'elle connaît de l'école de ses enfants. Elle va demander de l'aide à un juge plus expérimenté qui partage ses convictions et qui va rendre un jugement qui met à bas cette jurisprudence favorable aux sociétés de crédit, sachant que son jugement sera certainement infirmé par la suite. On va suivre les pérégrinations de ce jugement, en appel, devant la Cour de cassation et même à la Cour de Luxembourg. En même temps, Claire apprend qu'elle est atteinte d'une sorte de tumeur au cerveau inopérable qui ne lui laisse que quelques mois à vivre. Sans en avoir parlé à personne, elle décide de ne pas suivre le traitement qui pourrait la faire vivre quelques mois de plus dans un état déplorable.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Toutesnosenvies.jpg
Les acteurs sont très "vrais", dans le sens où l'on n'a pas l'impression que c'est un film, impression renforcée par le peu de musique présente dans le film. On assiste simplement  des moments de la vie de Claire, et par moments de Stéphane. Le film est lent, mais pas long. Cependant, il manque terriblement de relief, d'une certaine force, c'est peut-être ça qu'il aurait fallu pour en faire un bon film. Je vais bien ne t'en fais pas est beaucoup mieux je trouve, j'avoue être déçue. Je n'ai pas envie de le revoir. Et quelque chose m'a énervée tout particulièrement : le mari de Claire. Il est tellement parfait qu'on n'y croit pas, même s'il dévoile enfin un petit défaut vers la fin du film.

Fiche :
Toutes nos envies, de Philippe Loiret
Avec notamment Vincent Lindon, Marie Gillain, Amandine Dewasmes
Sorti en France le 9 novembre 2011


Vale.

Jeudi 1er décembre 2011 à 9:00

Au début je ne voulais pas le voir parce que la bande-annonce laissait penser que c'était un film du genre de Fast & Furious, ce qui n'est pas du tout mon genre de film. Mais Serpe-hier avait dit qu'il était génial. Comme elle complimentait la bande-son, je suis allée l'écouter et elle m'a fait un petit quelque chose, alors je me suis demandé ce que pouvait bien donner le film, qui avait l'air d'être très particulier. C'est comme ça qu'un soir, je me suis lancée et je suis allée voir Drive (on dirait que je raconte un épisode tragique de ma vie, mais non).

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/Drive.jpg
Je n'avais jamais vu jouer Ryan Gosling, je ne connaissais pas non plus le réalisateur, j'y allai donc les mains dans les poches, avec tout de même un léger a priori négatif. Je ne dirais pas que j'ai adoré parce que c'est faux, mais j'ai trouvé que c'était un très bon film. Le "driver", on ignore son nom. Il roule, parce qu'il aime ça. Il parle très peu, on ne sait pas ce qu'il pense, ce qu'il veut. Il aide des malfrats à s'enfuir, il est payé pour ça, mais l'argent ne le motive pas. C'est juste l'adrénaline de rouler. Pareil le jour, quand il est cascadeur automobile. Il accepte de tenter de faire son entrée sur les circuits pro, mais là encore pour le plaisir, sauf que deux types de la mafia ont misé sur lui, sur les conseils de son mentor. En même temps, il se lie avec ses voisins, Irene et son fils, qui attendent le retour de leur père et mari, qui est en prison.

Le film est très intense, avec des gros plans, des passages qui semblent s'éterniser mais qui font toute la force de Drive, car on a tout le loisir d'examiner les traits des personnages (et de remarquer leur jeu impeccable), de se demander ce à quoi ils songent, pourquoi, ce qu'il va en découler. Impossible à mon sens de prévoir ce qui va arriver car le film ne suit aucun des schémas classiques auxquels nous sommes habitués. C'est violent, mais pas à l'excès (avertissement, interdit aux moins de de 12 ans). La violence sert le fond de l'histoire, elle a un but. J'ai bien quelques critiques négatives à formuler tout de même : certaines incohérences. Je pense qu'à force de se balader avec une veste pleine de sang, même séché, ça se remarque, or notre driver se balade comme si de rien n'était, sans se faire repérer. Bon. On oublie ce genre de petits détails quand la musique se met en route et vous transporte, quand la fin vous laisse pantois (pour ma part en tout cas !). Je ne sais pas si c'est un film que j'aurai envie de revoir, mais je ne suis pas déçue de m'être déplacée pour le découvrir. Je pense qu'il mérite ses bonnes critiques. Et je dis tout ça alors que je ne regarde quasiment pas de films d'action, et que j'ai les bagnoles plus ou moins en horreur. J'ai hâte de voir d'autres films avec cet acteur, je suis vraiment très déçue d'avoir raté Les Marches du pouvoir. Faudrait que je vois Crazy Stupid Love aussi, même si je ne suis pas très emballée. Qu'en avez-vous pensé si vous l'avez vu ? Ou si non, avez-vous envie de le voir ?

Fiche :
Drive, de Nicolas Winding Refn
Sorti en France le 5 octobre 2011
Avec notamment Ryan Gosling, Carey Mulligan
Musique de Cliff Martinez



Vale.

Mercredi 30 novembre 2011 à 19:12

J'ai tellement bien avancé dans mon dossier (ahem) que j'ai envie de faire un article en même temps que je me regarde un Disney (et pas un grand classique pour une fois !). J'avais déjà parlé de cette saga dans mon précédent blog, mais je ressens le désir d'en faire un nouveau. Il s'agit donc de la saga des Reines de France de Simone Bertière, qui commence par Anne de Bretagne et va jusqu'à Marie-Antoinette.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres/ReinesdeFrance.jpg
Je vous ai fait ci-dessus un joli résumé-images des couvertures. J'aime particulièrement ces couvertures, car ce sont des tableaux, des portraits, qui permettent d'imaginer les personnages physiquement, car c'est parfois difficile à faire seulement avec des descriptions écrites. Au milieu de chaque livre se trouvent plusieurs pages de portraits, même de personnages beaucoup plus "secondaires" que les rois et reines. A la fin on trouve une bibliographie très complète des ouvrages et sources utilisés par l'auteure, ainsi qu'une chronologie détaillée à laquelle il faut se référer fréquemment si 'on veut bien suivre le déroulement des évènements, car si Simone Bertière tente de suivre le temps, il est parfois plus pratique de consacrer un chapitre à un personnage particulier, quitte à faire pour cela des bonds en avant ou en arrière dans le temps.

La saga commence donc au XVIème siècle, avec le premier tome Le beau XVIème siècle, avec une femme hors du commun : Anne de Bretagne (en portrait en train de prier sur la première couverture en haut à gauche). Duchesse de Bretagne, elle a été mariée à deux rois de France (Charles VIII et Louis XII) et lutta toute sa vie pour préserver l'indépendance de son duché, en tentant d'empêcher qu'il ne tombe dans le domaine royal. Avant son remariage avec Louis XII, celui-ci était marié à Jeanne de France. Il fit annulé son mariage avec celle-ci pour épouser Anne de Bretagne. Jeanne passa le reste de sa vie dans un ordre monastique qu'elle avait créé. Elle fut d'ailleurs béatifiée au XVIIIème siècle.
Après la mort d'Anne de Bretagne, Louis XII se maria en troisièmes noces avec Marie d'Angleterre, une Tudor qu'il laissa veuve après quelques mois de mariage. Elle refit sa vie sans marquer l'Histoire France. Claude de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, récupéra le duché de sa mère et fut mariée au successeur de son père, François Ier, dont le père était le cousin de Louis XII (faut suivre hein). Ni elle, ni Eléonore de Habsbourg qui épousa François Ier en secondes noces ne laissèrent une grande trace car elles étaient des femmes effacées, soumises à leur rôle de mère des enfants royaux et de représentation. Cette condition des reines de France va commencer à changer par le choix de François Ier pour l'épouse de son fils, le futur Henri II : Catherine de Médicis. La première partie de la vie de Catherine en France ressemble fort à quelque chose de désagréable : étrangère, elle est particulièrement mal acceptée à la cour en raison de ses origines (sa famille est issue des sphères financières et non pas vraiment de la noblesse) et toute l'attention est tournée vers l'extraordinaire favorite du roi, Diane de Poitiers. A sa mort, Catherine voit enfin l'occasion d'accéder au pouvoir, car Henri III va la laisser régente avec de nombreux enfants.

Le deuxième tome, Les Annés sanglantes, reprend donc avec Catherine de Médicis à la tête du Royaume. Elle est ce qu'on appelle une "reine-régente". Ses trois fils vont se succéder tour à tour : François II, Charles IX et Henri III. François II épousa très jeune, avant même d'être roi, Marie Stuart d'Ecosse. Elle ne fut pas reine longtemps car François II ne vécut pas longtemps. Sa vie à elle fut longue et mouvementée : devenu veuve, elle retourne en Ecosse pour y régner, son père étant lui aussi décédé. Elle va se faire de nombreux ennemis, en particulier sa cousine Elisabeth Ière, reine d'Angleterre, qui finit par lui faire couper la tête. Sur sa vie, je vous conseille le très bon Secret d'Histoire qui a été fait à son sujet. Charles IX vit son règne marqué par les massacres de la Saint-Barthélémy, et il mourut fou. Son épouse fut Elisabeth de France, qui devint veuve à 19 ans. Comme Jeanne de France, elle termina sa vie dans un couvent. Elle meurt à trente-sept ans, en pleine dévotion. Henri III épousa Louise de Lorraine, qui se prit d'une réelle affection pour lui. Après son assassinat, elle resta inconsolable et mourut dans le chagrin.
A Henri III succéda Henri IV, marié lors de son accession au trône à la soeur de son prédécesseur, Marguerite de France. Elle ne fit rien "d'historique" mais était une femme de lettres, très intelligente et une grande mécène. Alexandre Dumas en fit "la reine Margot". Son mariage avec Henri IV fut annulé car elle ne lui avait pas donné d'héritier légitime.

Le troisième tome, Les deux régentes, commence avec la seconde épousée d'Henri IV : Marie de Médicis. Je me souviens de ne pas l'avoir aimée du tout, cette reine-là ! Son caractère, ses manières, tout me fit horreur. A mon humble avis, beaucoup des soucis de Louis XIII, son fils, furent de son fait. Comment un enfant peut-il se construire en adulte et en roi avec un mère qui complote dans son dos, lui fait la guerre et lui préfère son frère (Gaston d'Orléans) ? Elle fut régente un long moment, puisque Henri IV est mort lorsque Louis XIII était tout petit. C'est Marie de Médicis qui choisit l'épouse du petit roi, en l'infante Anne d'Autriche. Elisabeth de France, soeur de Louis XIII, fut dans le même temps mariée au frère d'Anne, l'infant Philippe. Le règne de Louis XIII fut marqué par les actions de Richelieu. Quand tous deux furent morts, Anne d'Autriche devint régente pour Louis XIV. Elle se fit aider du cardinal de Mazarin, qui continua à exercer le pouvoir bien au-delà de la majorité de Louis XIV (la majorité était fixée à 13 ans!). Mazarin mourut en 1661 et Louis XIV décida alors d'exercer le pouvoir seul. Sa relation privilégiée avec sa mère en pâtit un peu mais ils restèrent très proches, car il était son préféré, au détriment cette fois de Philippe de France, le cadet. Anne d'Autriche mourut en 1666.

Le tome quatre est consacré aux Femmes du Roi-Soleil, et elles furent nombreuses, car on y compte non seulement ses épouses, ses maîtresses, mais aussi toutes les femmes qui l'entourèrent au quotidien, filles, brus, nièces... En 1660, Louis XIV épousa Marie-Thérèse d'Autriche (sa cousine germaine puisque c'était la fille d'Elisabeth de France et du roi d'Espagne Philippe IV). Elle fut une reine plate, sans aucune envergure, qui ne réussit jamais à s'attacher à la France. Elle parlait d'ailleurs très mal le français, même après des années passées à la Cour. Ses maîtresses furent si nombreuses qu'on ne peut toutes les dénommer et les retrouver. Il en aima certaines, d'autres ne furent que des occasions de plaisirs et de fêtes. Simone Bertière consacre des pages, voire des chapitres, à chacune des plus importantes : Marie Mancini (une nièce de Mazarin), Louise de la Vallière (qui se repentit beaucoup de cette liaison mais continua très longtemps d'aimer le roi), Madame de Montespan (Françoise-Athénaïs de Rochechouart de Mortemoart) et Madame de Maintenon (Françoise d'Aubigné, veuve Scarron), que le roi épousa secrètement en secondes noces. C'était une femme vraiment très spéciale, son caractère, ses pensées sont très difficiles à saisir. Dans les autres femmes qui marquèrent plus ou moins le règne du Roi-Soleil, je me rappelle aussi Henriette d'Angleterre, "Madame", l'épouse de "Monsieur", le frère du Roi, et de sa seconde épouse, la princesse Palatine qui avait beaucoup de mordant ! Il y en a d'autres bien sûr, mais je les ai oubliées.

http://simonebertiere.free.fr/Berti%E8re/Index%202009/SimoneBertiere2.jpgL'avant-dernier tome, La Reine et la favorite, est consacré à Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, et à sa principale favorite, Madame de Pompadour. J'ai beaucoup aimé ce tome-là, je crois que c'est mon préféré. Louis XV est très intéressant (et je trouve qu'il était très beau étant jeune !), toute la vie à Versailles fut transformée par son règne, car si de nombreux codes louisquatorzien y subsistent, Louis XV n'est pas comme son arrière-grand-père, il aime être en comité restreint, les pièces de petite taille et tenter d'échapper au rôle de roi qui lui colle mal à la peau. Il devint roi dans un climat de mort, orphelin et seul.  Il fut très malheureux lorsque sa "nourrice" fut renvoyée. Aux premiers temps de son mariage, il était fou de sa femme, plus mûre que lui (elle était plus âgée que lui de plusieurs années). Il adorait également sa famille, et notamment sa flopée de filles, qui si mon souvenir est bon, ne se sont pas mariées à l'exception des deux aînées. Il eut aussi de très nombreuses maîtresses. Parmi les premières se trouvaient les soeurs de Nesle (oui, toutes).  Sa favorite la plus marquante est bien entendu Jeanne-Antoinette Poisson, mariée Le Normant d'Etiolles, marquise de Pompadour. Une femme fascinante, j'étais très triste lorsqu'elle est morte (jeune en plus). Femme intelligente, cultivée, courtisée par tous car elle était la favorite, mais très seule au final car peu de personnes l'appréciaient réellement. Peu portée sur les plaisirs de la chair, elle ruina sa santé en essayant d'augmenter sa libido. Elle et le Roi étaient réellement attachés l'un à l'autre, alors pour satisfaire les appétits sexuels du Roi tout en gardant son affection, elle organisa "les plaisirs" du Roi en lui fournissant des maîtresses d'un soir. Après sa mort, Louis XV se consola avec Madame du Barry (qui n'était pas du tout comme la présente Sofia Coppola dans son film Marie-Antoinette, que j'ai trouvé très bon par d'autres aspects). Ses fils moururent avant lui, il s'occupa alors de marier son petit fils Louis-Auguste de France appelé à lui succéder. La future reine, c'est Marie-Antoinette.

Marie-Antoinette l'insoumise est un très bon titre. Ce qualificatif décrit très bien la dernière reine de France de l'Ancien Régime. Elle avait de très bons côtés mais aussi des côtés parfaitement détestables. Louis XVI était un homme très touchant je trouve, je l'ai beaucoup plaint ce pauvre chéri. Cependant, il ne fit pas face aux difficultés comme Louis XV. Il n'aimait pas la chair, ni Marie-Antoinette. Leurs premières années de mariage furent d'ailleurs grandement compliquées par cette répulsion partagée. Ils eurent tout de même quatre enfants, dont deux moururent en bas-âge, leur causant de très grandes peines. Je ne vais pas développer plus, ce dernier tome fait plus de neuf cents pages !

Ces livres sont extrêmement bien écrits, très prenants, documentés à merveille. On plonge sans retenue dans la vie des personnes qui défilent sous nos yeux à travers les pages de Simone Bertière. Ce sont des livres d'Histoire (et non des romans historiques), pourtant je les ai lu comme des romans, un véritable délice. De longues pauses entre les différents tomes ne sont pas un problème. Pour tous les intéressés de l'Histoire de France ou même de l'Europe, n'hésitez pas ! Simone Bertière a écrit d'autres ouvrages d'Histoire, notamment sur le Prince de COndé, sur le cardinal de Retz et sur Mazarin, que je n'ai pas encore eu le plaisir de lire. J'adore également ses interventions télévisées, je reste pendue à ses lèvres à chaque fois !
 

Dimanche 27 novembre 2011 à 20:21

Comme annoncé un peu plus tôt, je suis allée voir Time out. J'aimerais savoir pourquoi le besoin a été ressenti de changer "In time" en "Time out", mais bref. Je n'étais pas particulièrement enthousiaste, disons que j'étais partagée : je n'avais vu qu'un film d'Andrew Niccol, Lord of war, et je n'avais pas aimé du tout (maintenant je me dis que c'est certainement à cause du sujet qui ne me passionne pas et de Nicolas Cage, un acteur que je n'apprécie absolument pas pour diverses raisons), j'avais vu deux films vraiment pas terribles avec Amanda Seyfried (Mamma mia ! et Jennifer's Body) mais en même temps j'apprécie Justin Timberlake en tant qu'acteur. J'avais quand même pas mal accroché à la bande-annonce (que je connaissais par coeur à force, heureusement qu'elle ne dévoile quasiment rien du film), je trouvais le sujet intéressant, l'idée originale. Je suis ressortie contente d'avoir affronté la foule et le noir pour aller jusqu'au ciné.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/intimemovie.jpg[J'aime bien les affiches, elles sont classes.]

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/OliviaWilde.jpgIn time se déroule dans un futur assez proche (au vu des bâtiments, des transports, de la façon de vivre, etc) où le temps est tout. Les êtres humains ont été modifiés de telle façon qu'ils cessent de vieillir à 25 ans, mais lorsqu'il atteignent cet âge le compteur qu'ils portent sur l'avant-bras gauche se positionne sur 24h restent et commence à s'écouler, vers les treize zéros qui causent la mort immédiate. Will Salas (Justin Timberlake) vit dans la zone 12, où la vie est très chère (on paye en temps, année, mois, heures, minutes...) et où l'on vit parfois moins des 24h. Sa mère (Olivia Wilde <3) vient d'avoir 50 ans, ou plutôt 25 ans depuis qu'elle a 25 ans. Il ne lui reste que quelques heures à vivre. Pendant qu'elle va travailler pour gagner ces dernières heures qui lui permettront de dire adieu à son fils, celui-ci se rend dans un bar avec son ami (Johnny Galecki, Léonard dans The Big Bang Theory) où il aide un homme, Hamilton, qui a un siècle au compteur à échapper à des voleurs de temps. Mais l'homme, riche de ses années, très vieux malgré son physique de 25 ans, ne veut plus vivre, il est dégoûté qu'il faille faire mourir des milliers de personnes pour que quelques unes puissent vivre éternellement. Pendant que Will dort, il lui transfère son siècle, et va attendre la mort. Will se rend alors à Greenwich, une zone très riche, et cherche ce qu'il va faire de son siècle. Il rencontre Sylvia Weiss (Amanda Seyfried), fille d'un homme extrêmement riche en temps, mais il est rapidement pris en chasse par un time keeper et son équipe, ainsi que par le voleur qu'il a détroussé en aidant Hamilton.


 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/intimemovieposter.jpg[L'affiche française c'est celle-là, mais là c'est la version anglaise XD]

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films/JohnnyGalecki.jpgOn dirait que je vous ai raconté beaucoup de choses, mais en fait pas vraiment. Le film explique de beaucoup de façon différente comment fonctionne ce monde où le temps est tout, mais aurait pu pousser le raisonnement encore plus loin. En même temps (hoho), était-ce vraiment nécessaire, puisque le temps n'est jamais ici que la métaphore de l'argent, valeur suprême dans notre monde à nous ? Bref, je ne vais pas philosopher. C'est un film d'action, avec des armes, des gens qui courent, une musique qui pète et tout. Ce n'est pas trop mon truc, mais j'ai réellement bien aimé. Certaines scènes étaient prévisibles (à cause de la bande-annonce sue sur le bout des doigts ou simplement par déduction), cependant dans l'ensemble je me demandais souvent ce qui allait se passer ensuite. Amanda Seyfried a commencé à monter dans mon estime, et Justin Timberlake continue d'y grimper. J'ai été heureuse d'apercevoir deux acteurs de série que j'apprécie, bien que je regrette qu'Olivia Wilde ne soit pas plus présente. J'ai été impressionnée par le fait qu'Amanda Seyfried ait passé un temps assez conséquent à courir avec des talons d'une hauteur vertigineuse ! Même si l'humour était peu présent, il apparaît par moments tout de même. Le fait que tout le monde soit figé à 25 ans est assez perturbant, notamment quand on te présente plusieurs personnes qui ont manifestement le même âge alors qu'en réalité des dizaines d'années les séparent. Parfois, on donnerait un peu plus de vingt-cinq ans à certains personnages, mais rien d'exagéré non plus. Je n'ai pas grand-chose à dire de plus, je fatigue déjà. Si je repense à d'autres remarques à faire, je les ajouterai. Il ne me reste qu'à voir Bienvenue à Gattaca du même réalisateur., qui est apparemment très intéressant et un peu dans le même genre.

Fiche :
In time, de Andrew Niccol
Sorti en France le 23 novembre 2011
Avec notamment Justin Timberlake, Amanda Seyfried, Olivia Wilde, Cillian Murphy, Johnny Galecki
Musique de Craig Armstrong


Vale.

Dimanche 27 novembre 2011 à 15:00

Comment allez-vous ? Il ne fait pas très beau ce week-end (alors pourquoi les gens ne restent pas chez eux au lieu de se mettre sur mon passage quand je suis à la bourre pour le ciné ? Hein ??), mais il ne fait toujours pas froid. Je suis allée voir Time out (qui n'est pas le titre original mais bref), je vous en reparlerai. Je ne suis pas très motivée pour travailler, je préfèrerai retourner au ciné ou me caler devant des épisodes de House, je suis affreusement en retard. Piqûre de rappel : ça te plaît pas ce que je fais, ce que j'écris, la déco, n'importe quoi, et tu sens démangé par l'envie de laisser un commentaire ou un tag blessant ? alors dégage.
Anyway, comme le titre de l'article l'indique, je propose un petit jeu (sur demande de serpe-hier, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas de ne pas faire le même que celui que je faisais sur mon précédent blog), qui va constituer en me donner les auteurs des citations ci-après. Bien entendu, comme c'est un jeu, si vous trichez en allant voir sur internet qui l'a dit, ce n'est pas amusant. J'en donne des connues et des moins connues. Je vous laisse quelques jours pour participer si le coeur vous en dit. Prêt, feu, partez !

"Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières."

"La sagesse est fille de l'expérience."

"Tous pour un, un pour tous !"

"Ce n'est pas possible ; ce n'est pas français."

"Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu."


Vale amice !

<< Je l'ai dit après... | 57 | 58 | 59 | 60 | 61 | 62 | ... Et ça je l'ai dit avant. >>

Créer un podcast