sans-grand-interet

Qu'il est bon d'être futile !

Jeudi 5 février 2015 à 19:07

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/WB1.jpg
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/WB2.jpgJ’ai fortement aimé Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke, j’avais donc envie de voir le film qui en est l’adaptation, tout en redoutant un peu vu que je trouve le roman très difficile à adapter avec les pensées de Kat, les souvenirs, les impressions, les rêves…
 
Petit rappel du pitsch : Kat est ado lorsque sa mère disparaît subitement. La réaction de Kat à cet élément troublant est à la hauteur de l’étrangeté de ses relations avec sa mère…
 
Le scénario ne s’en sort pas trop mal au vu des difficultés que je soulevais en introduction, mais l’écriture de Laura Kasischke qui permet de nous tenir en haleine ne peut pas être rendue. À part quelques scènes marquantes, l’ensemble est assez peu dynamique, et certaines transitions sont mal gérées. Pour compenser tout ça, le fond de l’intrigue est vraiment intéressant, et un spectateur qui n’a pas lu le livre pourra être surpris, ainsi que celui qui l’a lu d’ailleurs, car un élément de la fin a été changé et que celle-ci a été développée. Ça m’a étonnée et bien plu !
 
Le jeu des acteurs m’a vraiment convaincue, en particulier Shailene Woodley (que j’aime de toute façon), qui interpète Kat, et Eva Green (qui monte dans mon estime depuis Penny Dreadful), qui joue sa mère. J’ai aussi beaucoup aimé les couleurs et l’ambiance qui en découle, mettant en relief les années 80, ainsi que la musique.
 
En conclusion, je dois dire que c’est pas mal du tout ! Peut-être pas au point d’acheter le DVD, mais de le voir oui.
 

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/WB3.jpg

Lundi 2 février 2015 à 17:19

J’avais suivi assidûment les deux premières saisons de The Borgias, la série de Showtime consacré à la fameuse famille espagnole qui a « régné » sur l’Italie de la Renaissance pendant quelques années. Désireuse de démêler le vrai du faux, je m’étais dit que je lirai un ouvrage d’historien sur le sujet un jour. Voilà qui est fait avec Les Borgia de Marcel Brion. Sauf que…
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres3/Borgia.jpg
La première édition de ce livre date des années 1970 si ma mémoire est bonne. L’édition que j’ai lue est celle de Texto, qui date de 2011 ou quelque chose comme ça. Première remarque : j’aurais bien aimé une postface ou autre pour savoir si ce qui était dit restait valable ou non, des découvertes ayant pu être faites depuis. Mais Marcel Brion est décédé il y a un moment et l’éditeur n’a pas pris cette peine. Pas non plus de bibliographie à la fin pour rassembler les sources (données en notes de bas de page) ou orienter le lecteur vers d’autres ouvrages. Je suis habituée à « mieux » quand je lis ce genre d’ouvrage.
 
Ensuite, j’ai trouvé le style pas très accessible ni très beau, mais plutôt empâté, assez lourd. L’écriture ne donne pas envie et ne contribue pas à nous plonger dans l’ambiance, pourtant si particulière, de la fin du XVème et du début du XVIème italiens.
 
Ajoutons à cela que Marcel Brion était incapable d’argumenter. Il a son idée, apparemment préconçue, que les Borgia n’étaient pas pire que les autres. Il assène cette « vérité » tout au long du bouquin, et lorsqu’il rapporte des avis divergents du sien, il les écarte sans se donner la peine d’expliquer pourquoi dans le détail, se contentant de se rattacher à sa vision des personnages étudiés et des mœurs de l’époque. Et lorsqu’il ne veut pas se mouiller sur un sujet particulièrement épineux, ce qui est très fréquent vu la multitude de choses écrites et rapportées sur les Borgia, il expose les différents avis et surtout ne tranche pas. Ça m’a rendu la lecture très difficile, car je n’arrivais pas à partir d’une hypothèse précise pour fonder ma propre opinion et avancer dans l’Histoire sur cette base.
 
Le livre est construit en partie chronologiquement et en partie thématiquement. On suit à peu près le cours des événements mais chaque chapitre est consacré à un sujet particulier, ce qui fait que par moments on revenait en arrière, ce qui m’a un peu perdue vu que je connais mal la période et les querelles intestines des seigneurs italiens, fort nombreux au demeurant. L’ouvrage n’est donc pas très bien organisé de mon point de vue. On s’y perd facilement, et les néophytes peuvent avoir du mal à y trouver leur compte.
 
À vouloir parler de la famille Borgia de façon générale et à les intégrer dans l’ensemble plus largue qu’est l’Italie des micro-États dans un livre peu volumineux (moins de 400 pages), Marcel Brion a survolé beaucoup de points qui, pourtant, m’auraient beaucoup intéressée. Je trouve par exemple qu’il ne parle pas du tout assez de Lucrèce, alors qu’il semble vouer une profonde admiration à César (ce que j’ai bien du mal à comprendre vu la façon dont il est dépeint). Quant à Michelotto, Vanozza ou Giliua Farnèse, il n’en dit quasiment rien.
 
Je suis vraiment mécontente de cette lecture, avec laquelle j’ai franchement perdu mon temps parce que j’ai l’impression de n’avoir rien appris de valable. Je ne suis pas plus avancée qu’avant ma lecture. Si vous avez un bon ouvrage sur la famille Borgia à me conseiller, je suis preneuse ! Il me reste dans ma PÀL Lucrèce Borgia, un ouvrage de Magda Martini qui date de 1965 mais qui m’en apprendra peut-être plus, au moins sur cette femme. Je pense également éviter les Texto à l'avenir, car ce n'est pas la première fois que je suis déçue par un de leurs titres.
 

Dimanche 1er février 2015 à 10:35

C’est mal, j’ai traîné avant de faire ma chronique d’Une place à prendre, et maintenant les mots vont être encore plus difficiles à apposer à mon ressenti à la lecture !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres3/CVTUneplaceaprendre1670.jpg
Pagford est une petite bourgade du sud de l’Angleterre, le coin typique dont on penserait qu’il ne s’y passe jamais rien. Mais voilà que Barry Fairbrother, conseiller paroissial, meurt subitement. Son décès entraîne une vacance fortuite (a casual vacancy, comme le titre VO du roman) au conseil de Pagford, et bientôt cette place à prendre provoque un déchaînement dans les vies tranquilles des habitants. Le conflit se cristallise rapidement entre ceux qui tiennent notamment à se débarrasser de l’encombrante cité des Champs et de la clinique pour toxicos de Bellchapel, et ceux qui continuent de soutenir ces projets sociaux.
 
Ce qui m’a frappée dès les premières lignes, c’est encore et toujours l’écriture et la narration de J. K. Rowling, sans tache, parfaite. Avant même de distinguer les différentes forces en présence, incarnées à travers la riche galerie des personnages, j’étais déjà coincée dans les mailles du filet de l’auteure, qui a su m’intriguer par sa mise en scène de l’élément déclencheur – la mort de Barry – et sa description de la bourgade. Ensuite, j’ai fait connaissance avec les nombreux personnages : Barry à travers ce que les autres disent de lui, Mary, Sam, Miles, Howard, Shirley, Maureen, Gavin, Kay, Gaia, Terri, Krystal, Tessa, Colin, Fats, Arf, Simon, Ruth, Parminder, Sukhvinder pour les principaux, donc pas moins de 20 personnalités à retenir et d’histoires à relier entre elles. Ça peut paraître top, mais faites confiance à J. K. Rowling, elle gère. Tous ces personnages sont si réalistes, si vrais, qu’on n’a pas de mal à se les approprier. Les chapitres passent de l’un à l’autre et à aucun moment je ne me suis perdue. Je n’ai pas eu à faire d’efforts pour tout me rappeler, car à chaque fois que je lisais, j’étais tellement immergée dedans que le monde extérieur ne m’atteignait plus.
 
Quand je posais le livre, je continuais à y penser, je m’inquiétais ou me réjouissais de ce que je venais de lire, et je voulais continuer. Pour moi, ce roman est un page-turner diaboliquement efficace. J’étais tellement prise dans ma lecture que j’ai donné envie à mon chéri de lire ce bouquin (c’est suffisamment rare pour être souligné !). Les catastrophes, grandes ou petites, s’enchaînent sans temps mort, et les pièges se referment sur les personnages, qu’ils en aient conscience ou pas. On voit parfois certaines choses venir, ou on les pressent – tel plan va forcément foirer, tel autre est bien audacieux… – mais là plupart du temps, j’ai été prise au dépourvu, j’ai retenu mon souffle quand le drame se produit. De nombreux personnages sont antipathiques au début. Certains le restent : Howard, Shirley et Maureen forment un groupe bien désagréable ; Gavin me met hors de moi, chiffe molle qu’il est ; Simon est l’archétype de l’homme auquel je ne ferai JAMAIS confiance… D’autres ont fini par me toucher, car ils sont tout en nuance. Certains de leurs actes ou de leurs pensées ont pu m’horripiler, mais en les voyant en entier, je finis par les comprendre, leur pardonner : Miles et Sam, Kay et Gaia.
 
J. K. Rowling réussit une chose extraordinaire, en nous montrant les personnages sous tous les angles. Jamais je n’avais eu une connaissance si parfaite de personnages. Non seulement on a leur vie intérieure et la façon dont ils veulent se montrer, mais aussi tels qu’ils apparaissent aux yeux de leur entourage, qu’il soit bienveillant ou non à leur égard. Les personnages les plus réussis sont les ados je pense. Tous sont bouleversants de justesse. Leurs pensées m’ont vraiment marquée et m’ont fait réaliser plein de choses sur moi et sur des gens que je connaissais. En outre, ils sont généralement plus sympathiques que les adultes, sauf Fats pour qui j’avais des sentiments neutres au début et qui s’est révélé de plus en plus détestable, jusqu’à ce que je me dise que c’est vraiment bien fait pour sa gueule. Je sais que beaucoup ont été très touchés par Krystal, et il est clair que le sort de sa famille ne m’a pas laissée indifférente. Malheureusement, j’ai du mal à me retrouver dans des situations aussi extrêmes et donc à m’identifier au personnage. C’est Sukhvinder qui m’a vraiment émue, et tout au long du roman j’ai eu peur de ce que l’auteure lui réservait.
 
L’ambiance d’Une place à prendre est évidemment à des années-lumière de celle d’Harry Potter. Je confirme que si vos enfants adorent le jeune sorcier, il ne faut pas les laisser lire ce roman, ni à vos ados d’ailleurs. Je pense qu’il faut une certaine maturité, un certain recul pour comprendre et apprécier ce roman. Si je l’avais lu il y a 3 ans (j’en ai 23 actuellement), je ne suis pas sûre que je l’aurais autant aimé. C’est un livre dur, parfois glauque ou malsain, souvent très cru. Pas de faux-semblant, pas de filtre. Si ça complote, si ça baise, si ça se shoote, si ça se branle, si ça se mutile, si ça fait une dépression, si ça maltraite, si ça viole, c’est dit tel quel. Attention, J. K. Rowling ne fait pas dans la surenchère, non. Elle n’en fait jamais trop, mais elle est honnête. Elle nous empêche de détourner le regard, de fuir la réalité en nous mettant sous le nez les travers des êtres humains et de la société actuelle. Dans mon boulot je travaille avec les collectivités, et c’était intéressant de voir la vision qu’à J. K. Rowling de l’administration territoriale de l’Angleterre, puis de comparer avec ce que je vois au quotidien.
 
Je suis certaine que j’aurais encore des dizaines de points à détailler, mais si je ne vous ai pas déjà convaincus à ce stade, je ne pense pas y arriver avec des paragraphes en plus, alors j’arrête là, en vous conseillant de ne pas vous appuyer sur les avis que vous avez pu lire : lisez Une place à prendre et forgez-vous votre propre opinion. J'ai vraiment hâte de voir la série de la BBC, qui sera diffusée à partir du 15 février !
 

Samedi 31 janvier 2015 à 12:46

Le moins que je puisse dire, c'est que janvier a été un mois chargé. Beaucoup lu, beaucoup vu de films et de séries, beaucoup de boulot, d'événements positifs et négatifs... Un mois riche, une vie bien remplie, et même si des choses pourraient aller mieux, je suis contente de m'en sortir, de réussir à gérer, et de trouver des moments de bonheur à droite et à gauche.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Bilanmensuel.jpg

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2015partie1.jpg

Avant toi
/Jojo Moyes : Une lecture plaisante dans l'ensemble mais plusieurs choses m'ont gênée et m'emmènent assez loin du coup de cœur de nombreuses autres lectrices. Néanmoins, j'ai tout à fait envie de voir le film en préparation !
Fille d'Hécate, tome 2 : Le Parfum du Mal/Cécile Guillot : Dans la lignée du premier tome, j'ai passé un très bon moment, et je suis très curieuse de connaître la suite des aventures de Maëlys !
Harry Potter and the Philosopher's Stone (VO)/J. K. Rowling : Première, extraordinaire, relecture en VO de ce tome qui introduit cette saga si chère à mon cœur... Je suis encore et toujours complètement ensorcelée.
 
~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2015partie2.jpg
Willoughby's Return (VO)/Jane Odiwe : Une austenerie sous forme de sequel de Sense and Sensibility pas trop mal réussie au final, mais j'ai eu du mal à retrouver la Marianne que j'aime, et Margaret est loin de ce que j'imaginais.
Le mystère de Callander Square/Anne Perry : Ce second volume de Charlotte et Thomas Pitt s'est avéré décevant. J'attendais mieux que le premier, mais j'ai trouvé qu'il était plutôt en-dessous. Anne Perry s'améliore-t-elle au fil de ses tomes ?
Les Borgia/Marcel Brion : Déçue par cet ouvrage que je voulais lire depuis longtemps et qui m'a laissé une impression de vide et d'avoir perdu mon temps. Chronique à venir.
 
~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2015partie3.jpg
Les Neiges bleues/Piotr Bednarski : Lecture absolument extraordinaire, poétique, dure et belle, je suis conquise du début à la fin.
Une place à prendre/J. K. Rowling : Mes craintes sur cette lecture étaient complètement vaines. Encore une fois, extraordinaire J. K. Rowling, qui maîtrise sa narration et ses personnages à la perfection ! Chronique à venir.
Meurtres au manoir/Willa Marsh : Alors que j'avais adoré Meurtres entre sœurs de la même auteure, je sors perplexe et plutôt déçue de ce roman qui manque d'un peu tout...
 
~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2015partie4.jpg
Larme ultime, tomes 4 à 7/Shin Takahashi : Suite et fin de ma lecture de cette série. J'ai bien aimé finalement, mais pas mal de points me laissent dubitative, en particulier la fin. Chronique à venir (peut-être).
 
~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2015partie5.jpg
Black Butler, tomes 4 à 6/Yana Toboso : Comme pour Larme ultime, je profite de la médiathèque pour poursuivre la lecture de cette série. J'aime bien, mais quelque chose me manque dans cette série. La profondeur des personnages peut-être, et les excès m'ennuient. Mon chéri, qui a vu l'anime, m'encourage à continuer parce qu'apparemment il commence à se passer des choses intéressantes dans les tomes suivants.

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Lecturesjanvier2015partie6.jpg
Bichon, tome 1 : Magie d'amour/David Gilson : Relecture pour faire chaud au cœur, et puis la sortie du tome 2 commence à approcher !
Liselotte et la forêt des sorcières, tome 2/Natsuki Takaya : Les choses bougent dans ce second volume ! L'histoire va un peu vite cependant, contrairement à Fruits Basket qui nous laissait le temps de nous attacher aux persos pour mieux nous briser le cœur ensuite...

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

Un excellent mois avec pas moins de 4 coups de cœur ! Certes, il y a aussi 3 déceptions, mais je ne retiens que le meilleur. 9 livres, 8 mangas et 1 BD, pour un total de 18 ouvrages. Par contre, je prends clairement du retard dans mes chroniques...  Petit point sur les acquisitions livresques :

- Louis le Galoup, tome 2 de Jean-Luc Marcastel (troc)
- Louis le Galoup, tome 3 de Jean-Luc Marcastel (troc)
- Myself When Young de Daphné Du Maurier (occasion)
- Liselotte et la forêt des sorcières, tome 2
- The Curious Case of the Werewolf That Wasn't, the Mummy That Was and the Cat in the Jar de Gail Carriger (ebook)

J'avais déjà lu le tome 2 de 
Louis le Galoup et j'ai lu hier Liselotte, l'augmentation de ma PÀL est donc très raisonnable ! En outre, le Daphné Du Maurier sera lu en mars pour une LC avec Fanny et l'ebook est une nouvelle. 6 sorties contre 3 entrées, je me maintiens...

Et maintenant, place à la nouvelle partie du bilan, spécial visionnage !

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie1.jpg

Guardians of the Galaxy : J'espérais vraiment, vraiment accrocher avec ce film. Mais non. Persos et scénario bas de gamme, à tel point qu'on a pu faire les dialogues avant les acteurs, dont le jeu est d'ailleurs assez minable à mon avis. Par contre, c'est sûr que c'est pas prise de tête, les neurones sont à 0% de leur activité.
Stargate, La porte des étoiles : Pour faire plaisir à mon chéri, j'ai accepté de voir ce film, et c'est pas trop mal passé. Mieux que Star Wars en tout cas. peut-être parce que je n'ai eu à voir que celui-là ?

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie2.jpg

Side Effects
: Un bon thriller, où les machinations diaboliques sont assez poussées et le jeu d'acteurs très satisfaisant. Et puis c'est un beau casting !
Gone Girl : Pas mal du tout, on a été accrochés à l'intrigue tout du long ! J'ai bien envie de lire le bouquin maintenant. Excellente Rosamund Pike, que je suis ravie de revoir.

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie3.jpg
 
The Treasure Seekers : Un film britannique pour les enfants qui correspondait bien à l'ambiance des vacances post-Noël. C'est aussi l'un des tout premiers films de Keira Knightley, elle était toute petite ! Elle n'apparaît que 3 minutes. On voit aussi Felicity Jones enfant.
Ballet Shoes : Dans la même veine que le précédent, mais plus récent je pense. Beaucoup d'acteurs sympas, film mignon qui ne cherche pas loin mais qui fera rêver les enfants ! Emma Watson était plus à son aise dans les Harry Potter à cette époque je trouve.

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie4.jpg
Miss Austen Regrets : J'étais clairement dans un mois austenien ! J'ai enfin vu ce biopic consacré aux dernières années de Jane Austen et j'ai vraiment bien aimé, mais il faut que je relise une bio pour me faire mon avis sur certaines extrapolations. Il faut aussi que je m'achète le DVD pour pouvoir apprécier la réalisation.
Sense and Sensibility : Énième revisionnage, toujours aussi fan ! J'en ai profité pour faire une chronique.

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie5.jpg

Le grand blond avec une chaussure noire
: Depuis le temps que mon chéri m'en parlait, il fallait que je le voie ! La musique contribue grandement à la qualité du film, mais je trouve que ça n'a pas trop mal vieilli. J'ai ri plusieurs fois !
Silver Linings Playbook : Revisionnage. Sachant cette fois à quoi m'attendre, j'ai encore plus apprécié que la première fois ! Jennifer Lawrence est vraiment une chouette actrice.
White Bird in a Blizzard : Adaptation du roman de Laura Kasischke assez bien réussie je trouve, mais qui manque d'intérêt pour un spectateur qui ne connaît pas le roman. Chronique à venir.
~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie6.jpg

Les Aristochats : Revisionnage de Disney ce mois-ci, en même temps qu'on complète notre collection ! Celui-ci est clairement l'un de mes préférés...
Dumbo : Pas l'un de mes préférés mais je pleure toujours sur la chanson de la maman... Il mérite son statut de grand classique !

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Bilansmensuels/Filmsdejanvier2015partie7.jpg
Big Hero 6 : La nouvelle génération des Disney peut provoquer des déceptions, et aussi de magnifiques surprises ! Voyez ce film, vraiment. J'en suis encore toute retournée. Baymax ♥
Kiki la petite sorcière : Enfin vu ! Pas aussi génial que d'autres Miyazaki mais très chouette, et Jiji est cool. Mon chat n'a pas à moitié autant la classe.

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

15 en tout ! Beaucoup de bons, voire excellents films vus ou revus ce mois-ci ! Quant au reste, eh bien de très bonnes choses aussi en série, en particulier In the flesh, dont je vous parlerai dans une chronique quand on aura regardé la saison 2, mais pour l'instant on n'ose pas, encore trop émus de la 1...

Voilà pour le bilan de janvier ! Je ne sais pas si j'en ferai un aussi complet chaque mois, là j'avais le temps. Et vous, êtes-vous contents de votre mois ?

Vendredi 30 janvier 2015 à 18:09

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/BH61.jpg
J'avais bien aimé Wreck-it Ralph, le Disney d'il y a quelques années, mais on était assez loin du coup de cœur, notamment parce que l'émotion manquait à ce film. Humour et aventure, ça oui ! Et le nouveau film des studios, Big Hero 6 (ou Les Nouveaux héros en VF) réunit ces trois éléments, avec en plus un atout majeur : Baymax.

À San Fransokyo, la technologie est partout, mais s'harmonise bien avec une sorte de Japon revisité. Hiro, orphelin et jeune prodige de la robotique âgé de 14 ans, crée une technologie incroyable. Il arrête son projet lorsque son frère aîné, Tadashi, meurt brusquement. Hiro se laisse lentement aller, n'a plus la volonté de continuer ses recherches, jusqu'à ce que Baymax surgisse, un robot créé par son frère dédié aux soins médicaux.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/BH63.jpgJe m'impatientais un peu au début, parce que j'avais vu Baymax dans la BA et que je voulais absolument le voir rapidement, mais évidemment il faut un temps de mise en place, qui nous permet notamment de connaître Hiro. Petit génie, certes, mais aussi très imbu de sa personne, et assez renfermé. Il n'a pas d'ami, aime bien faire enrager son frère et sa tante... La mort de son frère va exacerber diverses parties de sa personnalité. Il va lui falloir se trouver une nouvelle quête, et c'est Baymax, bien malgré lui au début, le sort de son apathie.

Mon perso préféré est indiscutablement ce robot tout moumou, gentil comme tout, qui a une fonction bouillotte ! Sa programmation permet de nombreuses blagues, jamais lourdes, et il est tellement adorable ! Je ne me remets pas des émotions que le duo Hiro/Baymax a produit en moi. Une scène à la fin m'a tiré toutes les larmes de mon corps (j'oublie souvent que les Disney sont des Disney vu qu'ils arrivent à me prendre par surprise !).

Les personnages secondaires, les amis de l'université, sont aussi bien sympas ! J'ai eu une préférence pour Fred, je l'avoue, surtout parce que j'ai vu le film en VO et que la voix de T.J. Miller est juste énorme ! (Il fait Tuffnut dans How to train your dragon.)

Alors que Wreck-it Ralph se concentrait sur les jeux vidéos, Big Hero 6 fait la part belle à la robotique et, bien sûr, aux comics, avec une bonne dose japonisante dans les décors et sur certains persos. Le film est un beau melting-pot, avec beaucoup d'inspirations différentes, et perso j'ai adoré (je ne suis pourtant pas du tout comics, mais les références me font rire vu que je suis assidûment The Big Bang Theory !) La musique est aussi super, elle colle parfaitement à l'ambiance. La seule chose qui m'a moins plu, c'est le choix très classique pour le méchant, mais c'est vraiment du détail.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/BH62.jpg
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/BH61.png
C'est un film qui a tout ce qu'il faut pour plaire, franchement je l'ai trouvé génial. J'espère qu'un coffret Wreck-it Ralph/Big Hero 6 sortira à Noël pour que je me fasse offrir ces deux films d'animation "modernes". Disney jongle admirablement entre les dessins animés "classiques" (quoique, pour Frozen... Mais je en relancerai pas ce débat ! Raiponce en tout cas était de la bombe pour moi, et j'ai hâte de voir Moana !) et "modernes". Surtout, allez le voir !!!

I am satisfied with my care.

Lundi 26 janvier 2015 à 18:45

Mr and Mrs Dursley, of number four, Privet Drive, were proud to say that they were perfectly normal, thank you very much.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres3/HP1.jpg
Il est toujours plus facile de pointer les faiblesses que les qualités, mais dans le cas d’Harry Potter, si je veux pointer les qualités, je dois montrer le livre en entier... Alors essayons !
 
Revenons au commencement du mythe : la famille Dursley est parfaitement heureuse dans son train-train ordinaire, sans histoire. Leur vie bien rangée est tout à coup bouleversée, suite à une journée étrange où des feux d’artifice éclatent dans tout le pays, des hiboux et des chouettes sortent en plein jour, des énergumènes mal attifés inondent les rues. Le lendemain, Vernon et Petunia trouvent sur leur seuil leur neveu Harry, du même âge que leur fils Dudley. Et ce qu’ils craignent va se réaliser dix ans plus tard : lors du onzième anniversaire de Harry, un homme immense et bourru vient lui délivrer une lettre et lui annonce que tout comme ses parents, il est un sorcier, et qu’il est attendu à l’école Poudlard...
 
Ces premiers chapitres me procurent toujours des frissons. Je me revois à l’âge de Harry (ou presque), en train de découvrir ce roman pour la première fois, m’émerveiller, et espérer tellement, tellement fort recevoir la même lettre (si Poudlard est trop loin je veux bien aller à Beauxbâtons, mais j’anticipe sur les livres là). Le premier tome de la saga magique de J. K. Rowling sait toujours aussi parfaitement me replonger en enfance, bien qu’à l’époque je lisais la traduction et que cette énième relecture s’est faite en VO. Dès la première page, on est saisie par l’humour de J. K. Rowling et par sa façon de raconter les histoires. Son style est vivant, détaillé juste ce qu’il faut, précis dans les mots choisis, et absolument délicieux. C’est un vrai bonheur à lire.
 
Before we begin our banquet, I would like to say a few words. And here they are: Nitwit! Blubber! Oddment! Tweak! Thank you.
 
J’avais déjà constaté en relisant le dernier tome en anglais que son écriture n’est pas du tout « facile » comme certains de ses détracteurs veulent le faire croire. Ça se sent peut-être un peu moins dans la traduction, mais je trouve ça très clair dans la VO. Elle fait des phrases bien construites, utilise du vocabulaire varié et adapté, quelquefois familier (Blimey !) et d’autres fois beaucoup plus soutenu. C’est en tout cas so British et ça j’adore ! C’est pour cette raison que je voulais absolument une édition britannique et non pas américaine vu que les éditeurs outre-Atlantique ont jugé utile de modifier certains passages pour livrer une langue plus américaine qu’anglaise, ce que je pense être une aberration... Et j’ai choisi Bloomsbury parce que 1) les couvertures sont canons et 2) c’est l’éditeur original de la saga. Bref, sans ce style propre à J. K. Rowling, sans ses talents d’écrivain et de conteuse, Harry Potter ne serait pas ce qu’il est. Elle n’a pas « seulement » eu de bonnes idées pour son histoire, elle a également su l’écrire à la perfection.
 
I hope you're pleased with yourselves. We could all have been killed — or worse, expelled.
 
Passons à l’intrigue, également parfaite (comment ça cette chronique n’est absolument pas objective ? Et alors ?) Comment ne pas être pris dans les mailles du filet dès le premier chapitre ? Elle sème des miettes de l’univers des sorciers, présente trois persos majeurs, l’environnement qui sera celui d’Harry pendant 10 ans… J’avais été kidnappée lors de ma première lecture, et les nombreuses relectures n’y changent rien, je suis toujours ensorcelée par cette histoire. Chaque chapitre apporte de nouveaux éléments. On ne s’ennuie pas une seconde, pas une phrase. La galerie des personnages est diversifiée, et ses éléments sont si bien croqués qu’on en vient rapidement à oublier qu’ils n’existent pas. Ils font partie de nous, t c’est en grande partie pour cela qu’on a tant de mal à se détacher de cette saga. Comment oublier l’humour des jumeaux Weasley, Hagrid et sa manie des bestioles, la malice de Dumbledore, l’amitié qui lie Harry, Ron et Hermione ? Chaque fois que je dois poser le livre, chaque fois que je finis un tome, chaque fois que je pense à cette série, j’ai toujours un pincement au cœur et une bouffée de joie qui m’envahissent, et l’envie me prend de replonger dans les livres.
 
There are some things you can't share without ending up liking each other, and knocking out a twelve-foot mountain troll is one of them.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/Logoanglais.jpg
Je ne m’en étais pas rendue compte lors de mes premières lectures et relectures vu que je n’avais pas de vues d’ensemble sur la saga, mais J. K. Rowling a vraiment parfaitement organisé ses sept tomes. Rien n’est laissé au hasard, et dès le premier tome, des éléments nécessaires à la compréhension du dernier sont donnés. Quant à l’idée de suivre les personnages sur cette année, de suivre Harry sur son adolescence (grosso modo), n’est pas originale mais elle est tellement bien exploitée… Certes, je n’ai pas découvert ce livre étant adulte, mais j’ai vraiment du mal à croire que si je l’avais découvert cette année seulement, je l’aurais moins aimé. Au contraire, je suis persuadée que j’aurais adoré, et que je me serais collé des baffes de ne pas l’avoir lu étant jeune, pour être encore davantage émerveillée. De toute façon, je ne comprends pas que certaines gens apprécient d’autres lectures de l’Imaginaire mais pas cette saga.
 
It does not do to dwell on dreams and forget to live, remember that.
 
The Philosopher’s Stone est magiquement dosé entre la découverte de l’univers, la présentation des personnages, le fantastique, l’aventure, le suspense, l’humour, l’émotion… Tout y est ! Sauf peut-être l’amour et le sexe, mais chaque chose en son temps, les héros ont 11 ans quand même. Voyons voir pour mes passages préférés… Quand Harry apprend qu’il est un sorcier. Quand il arrive à Poudlard. Quand il découvre son talent au Quidditch, et quand il joue son premier match (j’ai toujours adoré les chapitres consacrés aux matchs de Quidditch, moi qui ne suis pas sportive pour deux sous !). Quand il reçoit ses premiers cadeaux de Noël. Quand il contemple le miroir du Riséd. Quand il franchit une à une les épreuves pour atteindre la pierre aux côtés de Ron et Hermione. Quand Gryffondor gagne la Coupe. Tous ces beaux moments, je les vis par procuration grâce au talent inestimable de J. K. Rowling.
 
To the well-organized mind, death is but the next great adventure: filled with fun, majesty, and a bit of mischief.
 
Je prends de l’âge en même temps que le temps poursuit sa course, et de plus en plus je pense au moment où je pourrais faire découvrir ce livre, et les suivants, à mes enfants. Je n’ai pas été accompagnée dans ma découverte de la lecture, et encore moins dans celle d’Harry Potter, et cette solitude a en grande partie forgé ma personnalité. Pour rien au monde je ne manquerai le bonheur de lire ce premier tome avec mon fils ou ma fille. J’ai tellement hâte, vous n’avez pas idée. J’arrête là ma chronique, sinon je vais pleurer.
 
 

Vendredi 23 janvier 2015 à 18:07

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres3/lemysteredecallandersquare51816250400-copie-1.jpg
L’an dernier, j’ai découvert avec plaisir la plume et l’univers d’Anne Perry avec L’étrangleur de Cater Street, le premier tome de sa série Charlotte et Thomas Pitt. Dans le second tome, Le mystère de Callander Square, Charlotte et Thomas sont mariés depuis quelques temps et attendent leur premier enfant lorsque deux cadavres de nourrissons sont découverts à Callander Square. Les habitants du square, tous membres de la classe privilégiée, ne portent guère d’intérêt à la macabre découverte, certains qu’il s’agit là de l’inconséquence de quelque bonne. Ils commencent à s’inquiéter lorsque les investigations de la police pourraient bien faire surgir des secrets préjudiciables à leurs porteurs.
 
J’ai globalement moins aimé que le premier tome. D’abord, il y a l’effet de la découverte en moins et le même schéma reproduit, qui rend moins palpitante l’enquête. On suit les efforts de l’inspecteur Pitt et on passe de personnage en personnage, pour apprendre leurs petits travers et leurs gros mensonges. Anne Perry réunit les éléments nécessaires au lecteur grâce à cette alternance de point de vue, mais de ce fait la police et Thomas Pitt ne font pas beaucoup avancer l’enquête. Les recherches d’Emily et de Charlotte sont plus intéressantes à suivre de par les risques qu’elles prennent pour les mener.
 
J’ai tout autant apprécié la description de la société victorienne (ici la haute, quand Cater Street nous dépeignait plutôt la bourgeoisie), fine et nuancée à travers un panel de personnages divers. J’espérais revoir plus de personnages déjà rencontrés, mais on ne retrouve que Thomas, Charlotte, Emily et son mari (j’aurais aimé revoir quelques passes d’arme avec la grand-mère !). L’histoire de cette famille évolue ici lentement, alors qu’on sentait bien qu’elle faisait un bond dans le tome précédent. Cet aspect consacré à la vie des protagonistes m’avait beaucoup plu, et je regrette un peu qu’il ne soit pas plus présent ici. Londres est toujours aussi palpable, et le contraste entre le confort à l’intérieur des hôtels particuliers et le froid humide du dehors peut procurer de délicieux frissons.
 
En résumé, ce deuxième opus est sympathique, se lit très vite. C’est un bon roman de détente entre deux lectures plus conséquentes, mais elle ne se démarque pas particulièrement, notamment à cause de la conclusion de l’enquête qui est plutôt insatisfaisante, un peu facile, alors que j’avais trouvé la solution de L’étrangleur de Cater Street très originale.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeXIXeme2.jpg

Jeudi 22 janvier 2015 à 18:43

Cet article va être tellement difficile à faire ! Ma lecture des Neiges bleues de Piotr Bednarski a été étonnante à plus d’un titre et plusieurs jours après l’avoir finie, j’en suis encore marquée, sans réussir à bien mettre des mots dessus... Essayons tout de même.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres3/Neiges.jpg
Pieta vit avec sa maman dans un village perdu au milieu de la Sibérie, où le gouvernement de Staline envoie les gens gênants. Ce lieu est une sorte d’anti-chambre du Goulag, et à tout moment chacun sait qu’il peut y être envoyé, ou qu’il peut en voir revenir un être cher longtemps disparu. Pieta nous raconte son quotidien et les événements qui viennent briser sa monotonie.
 
J’avoue volontiers que le sujet ne m’enchantait guère. Je me suis même demandé pourquoi j’avais eu l’idée tordue de mettre ce titre dans le Challenge Cold Winter, ce genre d’histoire étant tout sauf réconfortant ! (En fait, c’est d’une part parce qu’il y a le mot neige dedans, et d’autre part parce que j’ai reçu ce livre de Matilda, que je remercie d'ailleurs, il y a déjà trop longtemps, et que je voulais le sortir de ma PÀL.) Je n’aime pas beaucoup les histoires de déportation, ni celles qui touchent de trop près à la guerre, et en plus ce livre est autobiographique (trop sensible je suis). Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être happée dès les premières pages par le style. Je ne sais pas à quoi il ressemble en polonais, mais la traduction m’a fait rêver, bravo au collectif d’étudiants qui a assuré cette traduction ! Il y a énormément de beauté, de sensibilité et de sincérité dans la plume de Piotr Bednarski, qui m’a aussitôt séduite. Certains phrases rappellent beaucoup plus la poésie que la prose.
 
Ensuite, je me suis rapidement attachée à Pieta et à ses « aventures ». Les neiges bleues est un roman mais sa composition rappelle aussi le recueil de nouvelles ; chaque chapitre porte un titre propre, est consacré à un événement particulier et beaucoup se terminent par une sorte de chute. Néanmoins, c’est bel et bien un roman, on retrouve les personnages et des références aux autres petites histoires, et on avance dans le temps, jusqu’à la chute ultime, à laquelle j’avoue que je ne m’attendais pas du tout. Le livre oscille sans cesse entre joie et tristesse, toujours dans l’émotion pure, et simple. L’auteur ne s’appesantit pas sur les drames qui jalonnaient alors sa courte existence. Je n’ai pas pu faire autrement qu’être touchée par son courage et sa fragilité, par les petits défis qu’ils lançaient à la vie si dure qu’il menait, par sa capacité à rebondir après chaque épreuve.
 
La vision qu’il nous met devant les yeux m’a toujours plu, même quand elle était cruelle. J’ai suivi avidement l’histoire de sa mère, « Beauté ». L’existence d’une telle personne dans le monde qu’il nous décrit est extraordinaire. Malgré les drames, je ne peux retenir que l’espoir (depuis quand suis-je si optimiste ? Je pense que c’est l’effet que produit l’auteur). Quasiment tous les personnages secondaires sont intéressants, même s’ils ne font souvent que passer. Je reste étonnée de voir la quantité de choses que Piotr Bednarski a réussi à développer en si peu de pages, et de l’intensité qu’elles contiennent.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Livres3/DSCN2599.jpg
 
Je suis désolée, je trouve cette chronique NULLE en comparaison de ce que j’ai ressenti à ma lecture. J’ai vu qu’un autre titre de cet auteur est paru au Livre de Poche l’an dernier, Un goût de sel, et je ne vais pas manquer de l’acheter. Je ne peux que vous conseiller (c’est bien parce que je ne peux pas vous y obliger) de lire ce petite livre exceptionnel.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog2/challengecoldwinter14.jpg

Lundi 19 janvier 2015 à 19:30

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/JaneAusten/MissAusten1-copie-1.jpg
Miss Austen Regrets (intitulé Le Choix de Jane en français) est un film qui revient sur les dernières années de Jane Austen, alors qu’elle tente de véritablement vivre de ses romans et que la maladie qui la tuera commence déjà à la miner. Je voulais le voir depuis longtemps, mais je crains d’avoir été trop longue à faire ma chronique. Je vais essayer de vous donner mes impressions, mais j’aurais dû vraiment prendre des notes !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/JaneAusten/MissAusten3.jpg
Le film commence par la seule demande en mariage dont on est certains que Jane l’a reçue : celle de Harris Bigg-Wither, le frère de deux de ses amies. Puis on fait un saut dans le temps, on la retrouve à l’approche de la quarantaine, alors que sa nièce Fanny est à l’âge des fiançailles et lui demande des conseils (aux alentours de 1814 il me semble). J’ai trouvé ce film très intéressant. Rien  que son titre déjà pose des questions, fait s’interroger sur la personnalité de cette auteure qu’on admire tant. Contrairement à « l’autre » film consacré à cette femme, Becoming Jane, qui mise tout sur le romantisme et la jeunesse (en taillant dans le vif de la réalité historique), Miss Austen Regrets se penche sur Jane Austen à l’âge mûr, alors qu’elle avait suffisamment de recul pour repenser aux choix qu’elle a faits, tous tendus vers la conservation de cette possibilité d’écrire. Bien qu’elle soit restée parfois plusieurs années sans écrire de romans, elle n’a jamais accepté de prendre une décision qui risquerait de l’empêcher irrévocablement de recommencer. Et le mariage faisait certainement partie de ces décisions.
 
Il y a aussi l’affection bien sûr ; aimait-elle suffisamment Harris Bigg-Wither et les autres prétendants que le film lui prête (avec beaucoup moins de certitude) pour se lier à l’un d’eux par le mariage ? Apparemment pas. Ce qui m’a vraiment étonnée, c’est de présenter Miss Austen non seulement comme vive, intelligente, malicieuse, mais aussi un peu comme une langue de vipère, dont les traits acérés étaient craints par certaines personnes de son entourage. Et ça m’a plu. Comment ne pas imaginer qu’en vieillissant, en voyant le monde changer autour d’elle, lui échapper, avec les douleurs qu’elle ressentait certainement du fait de sa maladie, elle soit devenue un peu... irascible ? Un peu aigrie par moments, devant la jeunesse de Fanny, qui ingénument lui demande des conseils et retourne le couteau dans la plaie ? Plutôt qu’une héroïne au même titre que celles qu’elle a créées, ce film nous présente une femme en chair et en os, avec son lot de défauts et de qualités. Je l’ai trouvée touchante, cette Jane Austen affaiblie mais toujours vivace, dont l’ironie mordante va plus loin que la simple taquinerie. Son entourage n’était pas épargné par ses piques acérées, mais leurs soirées auraient été bien ennuyeuses sans Miss Austen pour les animer !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/JaneAusten/MissAusten2.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/JaneAusten/MissAusten4.jpg
De même, son comportement presque enjôleur envers certains hommes me paraît tout à fait plausible. C’était une femme, par une enveloppe de chair vide ! Sans doute avait-elle conscience qu’en préférant ses romans au mariage, elle était passée à côté d’autres bonheurs. Les biographes s’accordent à dire qu’étant jeune, elle aimait les assemblées, aller danser, et certainement flirter (gentiment cela dit, pas comme une Isabella Thorpe !). Je crois donc probable qu’elle n’ait pas renoncé à ce genre de plaisirs innocents, et cette attitude de la part d’une spinster (vieille fille) devait certainement en énerver plus d’un, tout comme cela devait en charmer d’autres.
 
Ce film met en avant des choses qu’on voit moins dans d’autres « austeneries ». Davantage de réalité, débarrassée des côtés brillants des soirées, des babillages mondains. Le début du XIXème est bien là, comme toujours grâce à une reproduction minutieuse de la BBC. J’ai trouvé les acteurs justes aussi, dans le bon ton selon qu’on est sur la scène sociale ou dans l’intimité. Olivia Williams fait une excellente Jane, physiquement (elle a presque un air de ressemblance avec le portrait qu'on a d'elle je trouve) et dans son interprétation. Il y a plusieurs beaux garçons en plus, même si le pauvre Tom Hiddleston n'a pas un rôle très reluisant je trouve ! Cependant, il manque quelque chose en tant que film. Une ligne conductrice plus affirmée peut-être, et davantage d’explications pour les non-initiés à la vie de Jane. Une musique pour soutenir les propos aussi, qui nous donnerait des indications sur l’état d’esprit du personnage. Pour ma part, je suis aussi un peu gênée par ma mauvaise mémoire (ma lecture de la biographie de Claire Tomalin remonte à plusieurs années déjà), qui m’a empêchée de faire la part entre le biographique et le cinématographique si je peux dire. Le besoin de lire une biographie d’Austen se fait de plus en plus pressant, surtout que j’en ai plusieurs qui traînent dans ma PÀL !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/JaneAusten/MissAusten1.jpg
 
C’est un film que j’ai trouvé résolument plus intéressant que Becoming Jane en ce qu’il essaie vraiment de retranscrire à l’écran une partie de la vie et la personnalité de l’une des plus grandes romancières britanniques. En tant que film en revanche, il n’est pas extraordinaire, et décevra ceux qui y cherchaient le même plaisir que dans les romans de Jane Austen. Il faudra que je le revoie après m'être replongée dans la vie de Jane, mais en tout cas c'est un film qui m'a marquée et qui m'a plu !
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeAustenien1.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeXIXeme2.jpg

Dimanche 18 janvier 2015 à 10:28

J’ai beau me creuser la tête, je ne sais pas pourquoi je n’avais pas encore chroniqué l’adaptation de Sense and Sensibility de 1995, c’est-à-dire le film d’Ang Lee. Je l’ai pourtant vu de nombreuses fois ! Le mal est à présent réparé !

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS3.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS2.jpg
Je ne vous refais pas le pitch, si vous voulez vous pouvez le trouver sur ma chronique du roman. Je n’ai vu que deux adaptations de ce livre, et même si l’autre est pleine de qualités, il lui a toujours manqué un quelque chose qui fait que je préfère cette adaptation-ci… Malgré ses défauts également ! Commençons par parler acteurs. Le casting est évidemment de haut vol : Emma Thompson (Elinor), Kate Winslet (Marianne), Hugh Grant (Edward), Alan Rickman (Colonel Brandon), Gemma Jones (Mrs Dashwood mais aussi Mrs Pomfresh dans Harry Potter !), Imelda Staunton (Mrs Palmer, et aussi Dolores Ombrage…), Hugh Laurie (Mr Palmer), Harriet Walter (Mrs John Dashwood)… Bref, tout un tas d’excellents acteurs britanniques ! L’ennui, et ce qui hérisse le poil de nombreuses Janéites, c’est l’âge de certains acteurs par rapport à l’âge du personnage dans le roman. Emma Thompson est beaucoup, beaucoup trop âgée, et ça se voit. Alan Rickman, aussi parfait soit-il, était également trop vieux pour incarner Brandon. Gemma Jones également campe une Mrs Dashwood plus vieille qu’on ne l’imagine, Mrs Palmer idem. Par contre je n’ai pas de souci avec l’âge de Kate Winslet ou de Hugh Grant personnellement. Et je pardonne ces quelques écarts bien volontiers, car les acteurs sont très bons, voire excellents. J’ai toujours un peu bugué sur la réaction d’Elinor à la fin, mais bon, c’est un détail. Et puis je pardonne à Emma Thompson, car le scénario est d’elle, et je le trouve très très bon.
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS4.jpg
L’ouverture du film est géniale. Aussitôt Mr Dashwood passé de l’autre côté, on assiste à un dialogue savoureux entre John et Fanny… L’esprit Jane Austen à 200% ! L’humour est de toute façon quasi-omniprésent lorsqu’on n’est pas dans des scènes d’émotion ou de tension. La première scène avec les sœurs Dashwood et leur mère est également super, elle pose très bien les personnages et nous immerge immédiatement dans le film. J’aime aussi beaucoup le personnage de Margaret, elle est tellement attachante dans cette version, petite sauvageonne bien habillée, qui n’aime rien tant que ce qui est réservé aux garçons. Hugh Grant signe à mon avis l’un de ses meilleurs rôles (je ne l’ai pas vu dans beaucoup de films en même temps). Il est un peu différent du roman, sa timidité est très poussée mais c’est réussi je trouve, il arrive à me toucher alors qu’il m’est assez indifférent dans le livre. J’aime aussi la façon dont son idylle avec Elinor est développée, alors qu’elle n’est que survolée dans la version originale. Leur couple est en tout cas plus touchant que dans le livre. La scénariste en a profité pour parler un peu à un moment de la condition des femmes, peu enviable, qui souvent ne peuvent ni hériter d’une fortune ni la gagner. On sent bien le côté XIXème. 
 
Je trouve Kate Winslet parfaite en Marianne. Elle est jolie comme un cœur, avec ses joues rondes et ses boucles blond vénitien. Sa franchise me plaît beaucoup et me fait souvent rire ou sourire. Elle est très taquine avec Elinor au début, c’est mignon tout plein ! Je trouve en revanche la « misère » des Dashwood un peu exagéré. Certes, leur situation est difficile, mais là-dessus Emma Thompson en a trop fait. Je suis en adoration devant la scène d’arrivée de Brandon. Il y a tellement d’admiration et d’amour dans ses yeux quand ils se posent sur Marianne ! Ah, Alan Rickman est vraiment parfait ! Et sa voix… En faire un musicien (dommage qu’on ne le voit pas jouer d’ailleurs) et un enthousiaste de l’art romantique est une très bonne idée. Il est juste dommage que son histoire ait été simplifiée, mais eh, on est dans une adaptation en film, donc impossible de tout mettre ! 




http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS7.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS1.jpg
Sir John et Mrs Jennings sont tout à fait fidèles à leur version littéraire. Ils sont très drôles ! La réalisation, comme les dialogues, sont souvent subtils, c’est un vrai plaisir de traquer tous les indices implicites. Elinor fait parfois un peu trop « victime », et en même temps elle a aussi une très bonne répartie. Miss Steele est présentée différemment mais elle est aussi fourbe que dans le livre en fait ! Je ne m’en étais jamais rendu compte ! Ses petits regards en biais sont d’une sournoiserie extraordinaire ! Les Palmer sont géniaux, Willoughby aussi (je préfère de loin cet acteur à celui de la mini-série). Le nom de Mrs Smith est changé en Mrs Allen (pour coller avec « Allenham » ?), je ne vois pas l’intérêt pour le coup… Les costumes des femmes ne sont pas les plus beaux que j’ai vu dans un film retraçant cette époque, par contre j’aime bien ceux des hommes. Le bal à Londres est très bien reconstitué je pense, mais dommage d’avoir fait un scandale, c’est plus discret dans le livre. Le jeu des acteurs dans la confrontation Marianne/Willoughby est très bon en revanche. Robert Ferrars est tout en dents et c’est un vrai c*nn*rd… Tout le passage chez les Palmer est très émouvant. La fin est exactement ce qu’il me faut pour me remonter le moral !



http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS6.jpg
 
http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Films2/SS5.jpg

Après un avis aussi détaillé (j’ai pris des notes devant le film) (mais un avis plutôt bordélique, je l'avoue), la mini-série de la BBC mériterait un visionnage supplémentaire et que je reprenne mieux ma chronique ! Petit extrait du script pour finir !

MARIANNE
But time alone does not determine intimacy. Seven years would be insufficient to make some people acquainted with each other and seven days are more than enough for others.
 
ELINOR
Or seven hours in this case.

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeAustenien1.jpg

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/images/Pourleblog/ChallengeXIXeme2.jpg

<< Je l'ai dit après... | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ... Et ça je l'ai dit avant. >>

Créer un podcast