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Qu'il est bon d'être futile !

Dimanche 1er mars 2015 à 10:19

Le mois de février a été très chargé, et ça s'est ressenti sur mes temps de loisirs : j'ai peu lu. Néanmoins, c'est un mois de plus, encore un mois auquel j'ai réussi à faire face au boulot malgré les défis posés, et je commence à être fière de m'en sortir. Je suis curieuse de voir ce que mars me réserve, en espérant tout de même qu'il me laisse plus de temps pour moi !

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The Curious Case of the Werewolf That Wasn't, the Mummy That Was and the Cat in the Jar
/Gail Carriger : Une très chouette nouvelle consacrée à une des nombreuses aventures du papa d'Alexia Tarabotti ! (VO)
♥ Finishing School, book 2 : Curtsies and Conspirarices/Gail Carriger : Un coup de cœur pour ce deuxième tome qui m'a totalement convaincue ! (VO)
Tombeau et pâtés de sable/Lise Syven : Quel beau cadeau de Lise Syven pour la sortie de Phénoménale que cette nouvelle de vacances, pleine d'aventure et de magie !
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Villette
/Charlotte Brontë : Une lecture vraiment fastidieuse, dont la magnifique plume n'a pas suffi à contrebalancer le caractère de la narratrice et l'ennui profond de sa vie.
Cranford/Elizabeth Gaskell : Un roman-feuilleton réussi, avec une fort jolie plume et quelques personnages très attachants. (Chronique à venir)

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Cinquante nuances de Grey
/E. L. James : Un livre facile à lire, avec quelques scènes croustillantes, mais qui ne cache pas l'ensemble inintéressant.
Jeanne des falaises/Catherine Ecole-Boivin : Une plume très poétique et un personnage intéressant, mais j'ai eu du mal à comprendre la volonté de l'auteure.
Cesare, tome 3/Fuyumi Soryo et Motoaki Hara : Un manga atypique qui me plaît bien ! J'attends d'avoir tout lu pour refaire un article dessus.

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Un petit mois donc, avec 8 livres au compteur. 5 romans, 2 nouvelles et 1 manga. Par contre, mon "quota" de VO est atteint avec deux ouvrages en anglais ! Il y a eu deux mauvaises lectures et 1 coup de cœur, le reste étant des lectures agréables voire très agréables !



Au niveau des acquisitions, ça donne ça :

Rose morte, tome 2 de Céline Landressie
Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski
Les Amoureux de Sylvia d'Elizabeth Gaskell
L'Appel du coucou de Robert Galbraith/J. K. Rowling
- Plum, tome 5 de Hoshino Natsumi

PÀ -3 et +5... Je n'ai pas réussi à maintenir l'équilibre ce mois-ci mais j'ai été raisonnable en achats !

Prochaines lectures prévues :

- Myself when young de Daphne Du Maurier, en LC avec Fanny
- Mon nez, mon chat, l'amour et moi de Louise Rennison pour ma Bookworm Correspondence avec Dolores

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Saga Twilight : Ayant eu besoin de réconfortant et de mise à zéro des neurones pendant le mois, je me suis refait l'intégralité des films, et franchement ça fait du bien. En plus chéri a admirablement enduré son sort.

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The Imitation Game
: Un très bon film, avec des acteurs que j'apprécie beaucoup et qui sont au top (en plus de Benedict et Keira que j'aime d'amour, il y a aussi Matthew Goode que j'aime de plus en plus et l'acteur qui fait Tom dans Downton Abbey). Pas de chronique prévue, mais si vous voulez que je développe (ou que j'essaie du moins), n'hésitez pas à demander !
The Theory of Everything : Même si j'aurais adoré que Benedict ait l'Oscar, j'avoue qu'Eddie Redmayne le mérite aussi. Je l'aime beaucoup depuis The Pillars of the Earth de toute façon ! Un très, très joli film.

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The Incredibles
: Revisionnage en VO de ce Pixar qui me fait bien rire ! Il fait partie de ces films d'animation qui jouent sur la modernité avec succès, comme son copain à côté ou Wreck-it Ralph.
♥ Les Nouveaux Héros : Nous avons été incapables de résister à la tentation d'aller le voir au cinéma pour admirer les images... Mais la VO est mieux je trouve !

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The Fault in our Stars : Déjà un énième revisionnage et je suis toujours aussi fan. Cette adaptation est géniale !
The Perks of being a wallflower : Tout pareil !

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Miss Potter
: Revisionnage pour la Saint-Valentin ! Qu'est-ce que ça donne envie de s'offrir les livres de Beatrix Potter...
The Paradise : Il m'a fallu plusieurs mois pour venir à bout des deux saisons, pourtant courtes. Certains éléments m'ont beaucoup plu mais globalement je ne comprends pas que certains aient fait campagne pour avoir une troisième saison...

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12 films vus et 1 série terminée, plus les épisodes des séries que je suis en ce moment. Aucune déception, deux belles découvertes et plein de revisionnages très agréables !

On se retrouve fin mars pour un nouveau bilan ! Take care !

Vendredi 27 février 2015 à 18:32

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L’été dernier, j’ai enfin lu Au Bonheur des dames de Zola. Il était dans ma PÀL depuis des années, mais ce qui m’a décidé à l’en sortir, outre le fait que j’essaie de continuer à lire régulièrement les classiques, c’est la série produite par la BBC The Paradise, qui reprend l’idée de base du roman.
 
Denise Lovett arrive dans une grande ville pour trouver du travail. Son oncle, drapier, n’a pas un commerce florissant et ne peut pas l’embaucher. Denise trouve rapidement une place au Paradise, un « grand magasin » en pleine expansion dirigé par l’ambitieux John Moray.
 
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De façon générale, j’ai trouvé la série plaisante, mais je ne comprends pas le foin fait autour. Je n’ai pas du tout dévoré ces deux saisons. Au contraire, j’avais du mal à vouloir continuer les épisodes, car l’absence de suspense et une dynamique assez lente m’empêchaient de trouver de l’intérêt à continuer tout de suite. Je pense que la BBC a bien fait de s’arrêter après deux saisons, vu qu’il n’y avait pas grand-chose à raconter.
 
L’intrigue est en effet fort plate, ce qui est également le cas dans le roman. Dans celui-ci, il y avait quelques pics de tension tout de même, qui s’égrènent au fil des drames. Les décès ont disparu de la série, qui est beaucoup plus légère, et les difficultés rencontrées par Denise sont complètement aplanies. Son ascension dans la hiérarchie du Paradise est fulgurante, sans véritable obstacle, d’où un certain ennui au fil des épisodes : on sait vite que tout se passe toujours bien.
 
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Cela dit, j’ai apprécié le personnage de Denise. Je trouve l’actrice jolie comme un cœur et j’aime la femme moderne qu’elle incarne. Elle n’a presque rien à voir avec le personnage terne du roman, et c’est tant mieux. J’ai aussi aimé comment elle fait évoluer Moray, qui cependant reste un personnage que je n’apprécie pas (je n’aimais pas son alter ego du livre non plus, Mouret). Pour les persos plus secondaires, j’aime Sam et son humour, Dudley pour sa loyauté et sa gentillesse (et puis l’acteur me plaît depuis Jamaica Inn !). Pauline me plaisait aussi, tout en étant différente de ce qu’elle était dans le livre, et j’ai détesté qu’elle soit sortie de la série sans explication entre la saison 1 et 2, surtout pour être remplacée par Suzy que j’ai trouvée le plus souvent très énervante. J’ai aussi eu du mal tout au long de la série avec Katherine Glendenning. Jonas m’a exaspérée aussi. Au final, j’aime assez le personnage de Clara, on a besoin de ce genre de caractère dans une histoire.
 
La série est plus divertissante que le roman. Elle a une trame principale par saison, alternée avec d’autres arcs narratifs, et chaque épisode a une petite intrigue dédiée. Cependant, tout ça manque cruellement de profondeur, même si certains épisodes m’ont plu. Il est fait état plusieurs fois de l’inégalité homme-femme et la situation professionnelle de Denise fait écho au « plafond de verre » que connaissent encore les femmes occidentales qui ont des postes de direction. Mais à part ça, c’est assez creux. Le sujet de la disparition des petits commerces est finalement peu traité, idem avec le consumérisme, pourtant primordiaux dans le livre.
 
L’esthétique de la série est agréable, notamment au niveau de certaines robes et, bien sûr, du magasin, dans lequel j’ai eu envie de me balader plus d’une fois. En revanche, les extérieurs font assez cheap, certains décors sonnent faux... On sent qu’il y avait de l’investissement, mais pas trop, pareil pour la musique. Il y a le thème du générique, et tout le reste ne marque pas.
 
En conclusion, c’est une série sympathique, qui a quand même son lot de défauts. Je suis contente de l’avoir vue, mais je ne pense pas la revoir et encore moins l’acheter.
 
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Jeudi 26 février 2015 à 18:48

J’étais absolument ravie en découvrant que Lise Syven proposait une nouvelle dans l’univers de sa saga La Balance Brisée, intitulée Tombeau et pâtés de sable. Je ne suis pas sûre de pouvoir lire le tome 2 tout de suite par manque de temps, mais comme j’avais adoré le tome 1, c’était super d’avoir une nouvelle pour me faire patienter.
 
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Nous sommes l’été qui suit l’année scolaire où Élie a découvert ses pouvoirs et commencé les leçons pour apprendre à s’en servir. Avec sa tante Mag et son frère Karl, ils sont partis passer quelques semaines en Bretagne. Et Élie s’ennuie à mourir... Mais des rencontres avec d’autres adolescents et une étrange chapelle en ruine pourraient bien rehausser l’intérêt du séjour !
 
Quel plaisir de replonger dans cet univers magique, où la plume et l’imagination de l’auteure vous font obligatoirement passer un bon moment ! J’ai énormément aimé cette nouvelle. Le début était un peu mou, je ne voyais pas trop où l’intrigue allait, mais bientôt Syven tire sur ses fils et les éléments se mettent en place pour nous divertir. La lecture a donc été très agréable, mais comme toujours trop rapide, on en voudrait plus !
 
Outre les retrouvailles avec Élie et sa famille, on fait la connaissance de nouveaux personnages, sympathique ou tête-à-claques, c’est selon. Les autres personnages de Subliminale m’ont un peu manqué, je l’avoue. J’avais hâte de revoir Mirza, malheureusement elle n’est pas du voyage ! Plusieurs sont mentionnés, et des allusions sont faites au premier tome. Cette nouvelle numérique est une bonne façon de se familiariser avec le style et le genre d’intrigues que Lise Syven privilégie dans cette saga, mais attention, elle risque de vous frustrer de ne pas comprendre les références et de vous forcer à acheter Subliminale, puis Phénoménale !
 
C’est clairement la petite histoire développée dans Tombeau et pâtés de sable qui m’a le plus séduite. C’est une formidable aventure de vacances, justement dosée entre mystère, danger, magie et découvertes. J’ai lu le premier tiers tranquillement, mais j’ai dévoré le reste !
 
Phénoménale est commandé dans une librairie proche de mon boulot, et j’ai hâte de l’avoir dans mon PAL pour pouvoir l’en sortir dès que j’aurai besoin d’une lecture divertissante, car cette nouvelle me convainc encore une fois du talent de Lise Syven pour la jeunesse ! Mais surtout, je trépigne de voir arriver à la maison Le Lion à la langue fourchue, deuxième tome de son diptyque fantasy Les Chroniques de Siwès.
 
"Maître Dörst m'abrutirait d'une litanie de ces gentillesses dont il a le secret s'il était là. Du genre, "mais ma pauvre fille, un lapin de garenne a plus d'imagination que toi !""

Samedi 21 février 2015 à 9:40

En août 2012, j’étais en Écosse et dans chaque librairie où je m’arrêtais (c’est-à-dire toutes celles qui croisaient mon chemin hihi), je voyais les livres de cette trilogie qui faisait fureur chez les anglo-saxons. Et puis le phénomène est arrivé en France, et là plus moyen de s’en débarrasser… Mais surtout, qu’y a-t-il vraiment dans ce livre ? Pourquoi des millions d’exemplaires vendus et des réactions aussi virulentes, qu’elles soient positives ou négatives ? C’est finalement la sortie du film qui m’a poussée à lire le fameux Cinquante Nuances de Grey d’E. L. James, histoire de me faire MON avis.
 
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Ana remplace sa coloc’ et meilleure amie au pied-levé pour une interview à Seattle, avec un jeune PDG à qui tout réussit. Christian Grey est immédiatement très intéressée par Mademoiselle Anastasia Steele, et une relation pour le moins inhabituelle va commencer entre eux.
 
J’ai pu constater dès le premier chapitre qu’en effet, ce n’est pas bien écrit. L’auteure ne fait aucun effort de ce côté-là, c’est du langage parlé, au vocabulaire assez limité, mais ça a l’avantage de se lire très vite et sans effort. Les pages se tournent rapidement et sans y penser. J’ai lu des livres écrits dans un style qui m’ont plus dérangée que ça, et puis j’étais au courant pour Cinquante Nuances, donc je suis passée outre et j’ai continué à lire.
 
Les personnages m’ont bien plus embêtée. Ils sont si caricaturaux, si peu approfondis et souvent si stupides… Ana n’a pas l’air d’être de notre époque. Qu’elle soit vierge au début du roman ne me choque pas, il y a une part non négligeable de la population américaine qui atteint les 30 ans sans avoir fait le « grand saut ». Non, ce qui fait vraiment bizarre, c’est qu’on dirait qu’elle n’y connaît absolument rien et n’a pas la moindre once de curiosité en elle. Elle a traversé l’adolescence apparemment d’une façon normale, idem pour ses années de fac, et elle veut nous faire croire qu’elle n’a jamais pensé au sexe, n’a jamais voulu en savoir plus, que ce soit en embrassant un garçon une fois, en faisait des recherches sur le net ou en essayant de se faire plaisir toute seule ? Franchement, je n’y crois pas. Elle aurait pu être sympathique pourtant, et des lectrices se sont identifié à elle, jeune femme « timide et effacée », mais pour ma part je l’ai trouvée énervante à faire la girouette, et elle n’a aucune force de caractère.
 
Quant à Christian Grey, c’est l’exact opposé. Lui il sait tout, il a tout fait et maîtrise tout, même le « sexe-vanille » qu’il dit pourtant ne jamais pratiquer. On a donc la rencontre explosive entre la nana vierge, qui se trouve en plus être hyper-réceptive et avoir des orgasmes en deux temps, trois mouvements, ce qui existe, notez bien, mais il faut justement que ce soit elle qui tombe sur le dieu du sexe, meilleur que tous les autres hommes réunis – et qui bien sûr a une sexualité particulière, exclusivement articulée autour de la domination-soumission. Et évidemment, ils sont parfaitement compatibles et chaque partie de jambes en l’air est extraordinaire, aucun des deux n’est jamais trop fatigué ou chamboulé pour se rater un peu. Ça fait beaucoup de coïncidences. Ajoutez à ça que Grey est si riche qu’il se permet (« parce que je le peux » répond-il à Ana quand elle lui demande pourquoi il lui achète tel ou tel truc très cher) tous les caprices possibles et imaginables. Zéro normalité ou crédibilité là-dedans, et rien à quoi j’ai pu m’accrocher ou m’attacher.
 
Les personnages secondaires sont complètement creux. Si l’auteure avait pu trouver un moyen d’écrire son histoire sans que d’autres protagonistes que Ana et Christian apparaissent, elle l’aurait sûrement fait. Surtout que le narrateur, c’est Ana. On voit tout par ses yeux et ses pensées, qui ne volent pas bien haut. Au début il y a quelques références littéraires et musicales, mais plus on avance dans la lecture et plus elles se font rares. Ce qui m’a surtout exaspérée, ce sont les luttes incessantes entre sa « conscience » (la voix de la raison quoi, qui lui dit que Grey est dangereux, patati patata) et sa « déesse intérieure » qui ne pense qu’au sexe. À certains moments, ça aurait eu du sens, mais elles sont là à presque toutes les pages…
 
Passons au sujet principal : le SEXE. Comme la plupart des romans de ce genre (j’avais aussi lu le premier tome de la série Crossfire, qui était mieux écrit et avait des personnages un peu plus intéressants, mais dont la richesse m’avait aussi gonflée), c’est une transposition écrite de fantasmes (dixit Sylvia Day dans une interview que j’ai vue à la télé). C’est pour cela que rien n’est crédible. Quand on se fait notre petit film dans notre tête, on ne se soucie pas des détails réalistes – E. L. James non plus. Donc après tout dépend de si vous aimez ou non les romances agrémentées de sexe explicite sans autre sujet, ou pas. Pour ma part, je préfère toujours que l’histoire ne soit pas uniquement axée là-dessus et qu’il y ait en plus une intrigue historique ou fantastique. Néanmoins, j’admets volontiers que les scènes d’amour physique entre Ana et Grey sont émoustillantes et remplissent leur office – tant qu’on n’en arrive pas aux fessées et aux coups de ceinture, là je grimace et je lis vite pour passer à une autre scène.
 
Le livre a conquis des millions de lectrices parce qu’il n’exige rien, il se contente de faire rêver celles qui se brident habituellement, et quelque part il est libérateur en montrant une jeune femme qui attire l’attention de l’homme de ses rêves (à un détail majeur près, mais on ne doute pas que tout cela va s’arranger dans les tomes suivants) et qui prend du plaisir sans complexe et sans être jugée.
 
Donc en résumé, je confirme que ce n’est pas mon genre de bouquin. J’apprécie les bonnes romances et les descriptions de parties de jambes en l’air, mais je m’en tiendrai à l’urban fantasy je crois, qui remplit souvent cet office très efficacement. Charley Davidson en particulier me comble à chaque lecture ! Quant au film, je n'irai pas au cinéma pour le voir, mais je le regarderai quand il sera sorti en DVD.
 

Vendredi 20 février 2015 à 17:44

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Quand j’étais à Lille, avec Dawn et Cassie on s’est fait quelques séances de films chez les uns les autres, et c’est ainsi qu’elles m’ont fait découvrir le film Miss Potter, avec Renée Zellweger et Ewan McGregor.
 
Miss Beatrix Potter a plus de trente ans. Au grand désarroi de sa mère, elle a refusé tous les hommes qui auraient accepté de l’épouser, bien trop occupée par la nature, les sciences, ses dessins et les histoires qu’elle invente, peuplées d’animaux vêtus de jolies vestes ou de petits chapeaux. Tout le monde pariait contre elle, jusqu’à ce que le troisième fils d’une entreprise d’édition prenne à cœur de sortir son livre.
 
Peut-être connaissez-vous Beatrix Potter. Déjà, on dit que c’est en son hommage que J. K. Rowling a nommé le plus célèbre des jeunes sorciers. Ensuite, c’est elle qui a écrit et dessiné ces magnifiques livres que je connaissais pour ma part par la version animée des mésaventures de Jeannot Lapin. J’adore ses dessins, c’est tout doux.
 
Dans ce film, on voit Miss Potter en proie à une déprimante solitude, mise au ban de la société pour ne pas rentrer dans ses cases. Son parcours est vraiment digne d’un roman. Le film essaie de nous en montrer les grandes lignes mais sabote un peu l’ensemble en nous donnant une vision trop réductrice de cette histoire. Par exemple, j’ai appris que Beatrix Potter aurait voulu devenir scientifique, et qu’elle s’est heurtée à la misogynie de cette communauté. Le scénario réduit son talent au fait de dessiner. Elle est montrée curieuse et intéressée par la nature, et même désireuse de la protéger, mais je trouve dommage d’avoir passé sous silence des choses très intéressantes.
 
Pourquoi l’avoir fait ? Pour mettre en avant ce qu’elle a légué, ses livres et les domaines au National Trust ; et aussi son histoire d’amour avec Norman Warne, qui a une place prépondérante dans le film. Et c’est vrai que cette « romance » est vraiment jolie. Norman et sa sœur Millie poussent Beatrix vers l’avant et la lancent dans le monde qui sera le sien.
 
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Je n’apprécie pas beaucoup Renée Zellweger, mais je ne la trouve pas trop mal dans ce rôle, même si là aussi j’ai l’impression que Miss Potter devait être une femme beaucoup plus complexe que ce que le film nous donne à voir. Ewan McGregor est un véritable amour dans ce rôle. Il est mignon, un peu maladroit, profondément gentil et bon… Leur histoire me fait toujours monter les larmes aux yeux. La relation de Bellatrix et Millie me touche aussi beaucoup. Elles sont toutes deux isolées ; leur amitié a donc une importance particulière pour elle, elle leur permet de sortir de leur solitude.
 
J’aime beaucoup la mise en valeur des dessins et des héros de Beatrix Potter, faite à travers les dessins qui bougent comme dans l’imagination de leur créatrice. Chaque fois ça me donne envie de me procurer les livres, et je me raccroche à l’idée que si j’ai des enfants un jour, j’aurai une super excuse pour les acheter ! La musique et les images sont jolies, à l’instar du film dans son ensemble. La campagne anglaise me fait rêver, j’espère la voir de mes yeux bientôt !
 
En conclusion, un film tout doux, sympathique et mignon, qui n’a rien d’extraordinaire du point de vue cinématographique et qui aurait pu présenter davantage la vie de Beatrix Potter, mais qui fait assurément passer un bon moment ! On l’a regardé pour la Saint-Valentin avec mon chéri, et ça changeait agréablement des comédies romantiques modernes.
 

Samedi 14 février 2015 à 15:33

Que c’est dur, d’écrire la chronique d’un livre qu’on n’a pas aimé, d’une auteure qu’on a par ailleurs adorée… C’est pourtant bien ce qui se passe avec Villette.
 
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Lucy Snowe, jeune femme anglaise, n’a ni famille, ni argent. Elle doit subvenir à ses besoins et sur un coup de tête, quitte l’Angleterre pour le continent, le Royaume de Labassecour pour être précis (la Belgique déguisée), et pour être plus précis encore, pour Villette, la capitale (Bruxelles donc).
 
Les romans des sœurs Brontë m’enthousiasment généralement beaucoup. Si vous tapez « Brontë » dans la barre de recherche du blog, vous trouverez plusieurs de mes chroniques sur leurs romans. Mais là, ça a vraiment été difficile. Déjà parce que Villette est un pavé. Donc quand, au bout de cent pages, je n’aimais déjà pas beaucoup, je me sentais un peu découragée d’en avoir encore six cents à lire… Tout est long et lent dans ce livre. L’intrigue n’est pas très présente, la plupart du temps on se contente de lire une succession de petits évènements de la vie dans la pension de Mme Beck et les pensées (souvent inintéressantes, j’en suis désolée) que cela inspire à Lucy, qui est la narratrice.
 
Cette fille est tellement fade. Alors que son caractère effacé, sa soi-disant timidité aurait pu me la rendre sympathique, sa haute opinion d’elle-même, qu’elle se défend d’avoir mais qui transparaît dans chacun des jugements qu’elle porte sur les autres, son étroitesse d’esprit, sa rigidité, sa fierté, sa passivité, et tant d’autres choses encore, me l’ont rendue absolument insupportable. J’en suis presque venue à la détester. Tous les défauts de Charlotte Brontë transparaissent dans cette « héroïne », avec en bonne place son orgueil démesuré. Jane Eyre n’est pas parfaite non plus et peut se montrer très dure envers les autres également, mais ce n’est rien en comparaison de cette pimbêche de Lucy, certaine de détenir les clés de compréhension de l’univers. Elle passe une bonne parti du roman à se plaindre de sa situation mais elle ne fait rien, elle attend que les choses passent et se fassent sans elle. On ne sait quasiment rien de son passé (on assiste à une petite période de sa vie lorsqu’elle est adolescente puis on la retrouve directement dans la vingtaine, quand elle cherche un moyen de gagner sa vie, sans explication sur ce qui s’est passé entre-temps, ça m’énerve !), ce qui a contribué à m’empêcher de m’attacher à elle. J’ai également détesté son côté religieux, qui se double d’une forte intolérance à l’égard des croyances et des rites des autres. Il paraît que Charlotte Brontë a beaucoup souffert, lors de son voyage en Belgique, de se trouver entourée de catholiques, et c’est ce qu’elle transpose ici, mais franchement je m’en contrefiche. Je n’ai rien contre le fait de critiquer intelligemment une religion (bien au contraire…), mais s’y opposer systématiquement par principe, simplement parce qu’on en suit une autre, c’est pile poil le genre de choses qui me fait sortir de mes gonds. Donc les réflexions pseudo-philosophico-religieuses de Lucy, très peu pour moi.
 
Les autres personnages ne m’ont pas beaucoup plus emballée. Pourtant, je reconnais qu’ils sont très développés, tout en nuances. Rien n’est noir ni blanc, et Lucy reconnaît les qualités et défauts de chacun, mais d’une façon si moralisatrice… Elle ne note que ce qui lui apparaît bon ou mauvais. On ne voit donc les autres personnages qu’à travers le prisme de cette jeune femme « coincée », pour employer une expression moderne. J’ai néanmoins bien aimé Mme Bretton et Mme Marchmont (qu’on ne voit qu’un chapitre). Les deux principales figures masculines m’ont laissée froide, et Lucy qui fait la girouette tant qu’elle ne sait pas s’ils peuvent l’aimer, ne me les a pas rendus plus sympathiques. Ils ne sont pas non plus crédibles en tant qu’êtres humains, notamment parce que Lucy passe d’un excès à l’autre dans l’opinion qu’elle a d’eux.
 
J’ai été presque choquée des nombreux passages, quasiment insultants, et certainement pleins de mépris, pour tout ce qui n’est pas anglais. À quelques exceptions près (on aura bien compris que Charlotte Brontë haïssait les pensionnats anglais, à juste titre après ce qu’elle y a vécu), l’Angleterre, et surtout les Anglais et les Anglaises, surpassent le monde entier. On peut être patriote et aimer son pays sans avoir besoin de dire que tous les autres ne valent pas un crottin de cheval. Il suffit de voir comment elle a renommé la Belgique… « Labassecour »… Elle a donné le titre de « Dindonneau » à l’héritier du couple royal aussi. Charmant, n’est-ce pas ? C’est majoritairement la Belgique qui s’en prend plein la tête vu que c’est là que se déroule la majeure partie du roman, mais Charlotte Brontë, à travers Lucy Snowe, n’épargne pas non plus la France ou l’Espagne, lorsqu’elle a l’occasion de glisser une pique ou deux. Je n’ai pas arrêté de penser : puisque le mode de vie et la personnalité des continentaux lui déplaisent tant, pourquoi ne retourne-t-elle pas en Angleterre ?
 
Sur l’histoire en elle-même, elle n’est développée réellement que dans la deuxième moitié. Les quelques péripéties m’ont paru souvent peu crédibles, alors que c’était bien dosé dans Jane Eyre. Par exemple, Lucy arrive à Villette, catastrophe sa malle n’est pas arrivée avec elle, elle est sans le sou dans une ville inconnu dont elle ne parle pas la langue, et pourtant dès le premier soir elle trouve un toit. Chapeau ! Et dire qu’en plus elle se plaint de sa malchance ! (Tout en insistant sur le fait que c’est Sa Volonté bien sûr, et que donc elle s’y plie avec joie… Pouah !) J’ai espéré tout au long du roman qu’au moins la fin me plairait, mais je suis dubitative. Déjà parce que je l’ai devinée dès l’un des premiers chapitres, et qu’une « péripétie » dans les derniers chapitres m’a confirmée ce qu’allait être la toute fin. Mais j’aurais au moins voulu de l’émotion, un peu de développement pour me faire compatir, quelque chose quoi ! Je veux dire, elle a écrit sept cents pages dont la majorité est creuse, et elle ne pouvait pas écrire plus de quatre pages et demi sur la conclusion ?!
 
Ai-je des choses positives à dire ? Oui, une, par rapport au style, très XIXème. Charlotte Brontë a puisé dans son expérience bruxelloise pour écrire ce roman. Lors de son deuxième séjour à Bruxelles, elle a vécu une période de grave dépression, qu’elle rend ici d’une manière qui m’a serré le cœur. Ses mots pour conter le désespoir, la solitude et la douleur étaient parfaits. Les descriptions, tant celles du temps, des lieux que des sentiments, sont aussi souvent très belles et très visuelles. Il est quand même dommage qu’il y ait si peur d’émotions positives dans ce roman. J’ai plutôt apprécié les passages avec un accent fantastique, Charlotte Brontë avait beaucoup de talent pour ça. J’aurais aimé qu’elle écrive quelques romans clairement fantastique, mais je crois qu’elle trouvait ça en-dessous d’elle, ce qui est bien dommage parce que de ce fait ces passages finissent par relever de la superstition.
 
Je ne peux pas dire que c’est un mauvais roman, parce que c’est magnifiquement écrit, manifestement très réfléchi et très important pour l’auteure, et que la souffrance qui y transparaît n’est pas à prendre à la légère, mais honnêtement quasiment rien ne m’a plu, et j’ai rarement eu tant de peine à venir à bout d’un roman, a fortiori d’un roman d’une des sœurs Brontë. Il me reste Shirley à lire, j’espère qu’il sera meilleur…
 
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Jeudi 12 février 2015 à 18:18

J’ai une mémoire qui peut être très performante ou particulièrement déficiente. Ainsi, en commençant Curtsies and Conspiracies, j’avais très bien en tête les personnages et l’univers développés dans le premier tome de Finishing School, Etiquette and Espionage, mais je ne me souvenais plus de l’intrigue, ou alors très vaguement... Je me suis donc lancée dans ce second tome sans réfléchir, avec seulement l’envie d’être divertie, et j’ai été servie au-delà de mes espérances.
 
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On retrouve Sophronia et les autres élèves de l’école de Mademoiselle Geraldine alors que les recrues les plus récentes, dont Sophronia fait partie puisqu’elle est élève depuis seulement six mois, passent leur première évaluation. Les résultats vont être plein de surprises pour Sophronia, ce qui ne va certainement pas l’empêcher de continuer à laisser traîner ses oreilles partout, et ainsi entendre parler d’un voyage à Londres et d’une nouvelle conspiration qui pourrait bien avoir des incidences non seulement sur la communauté humaine mais aussi sur la communauté des surnaturels...
 
Quel délicieux moment j’ai passé avec Sophronia ! J’apprécie de plus en plus ce personnage. Elle est presque trop maligne, mais Gail Carriger réussit avec brio à nous la rendre tout à fait attachante en la mettant face à face avec ses faiblesses. Elle vit deux moments/périodes difficiles dans le roman où elle m’a vraiment touchée, sans cesser de me faire rire ou sourire (SPOIL : lorsqu’elle est ostracisée par les autres élèves suite à ses excellents résultats sur ordre des professeurs et lorsqu’elle prend la mesure des actes qu’elle doit commettre en tant qu’espionne et la culpabilité qui s’ensuit).
 
La narration est très intelligente et permet parfaitement à un lecteur amateur non bilingue tel que moi de comprendre : des indices sont disséminés tout au long de la lecture, certains passages fonctionnent par des jeux de sarcasmes ou de sous-entendus, mais il y a toujours un moment qui explicite ce qui n’était pas clair. À la fin du roman, on sait qui a fait quoi et pourquoi (sur ce deuxième point, on a en tout cas les hypothèses en présence !). Cela fait de Finishing School une très bonne saga pour les jeunes, pas du tout idiote, et qui les mènera efficacement vers des lectures de plus en plus riches (à commencer par The Parasol Protectorate ♥).
 
Et puis ce style, alalala j’adore ! J’ai lu une partie du roman pendant mes pauses déjeuner, et j’avais bien du mal à ne pas glousser devant tout le monde tant la plume de Gail Carriger est amusante. Je m’y perds parfois un peu entre tous les objets inventés par l’auteure et les nombreux vêtements qu’utilisent les jeunes filles, mais c’était déjà le cas en lisant la traduction, alors... Je prends en tout cas toujours autant de plaisir à lire cette vivacité propre à Gail Carriger.
 
Vivacité qui se retrouve en particulier dans ses personnages, toujours plus nombreux et délicieux. J’ai eu l’immense bonheur de retrouver l’un de mes chouchous de la première saga qui m’a fait dévorer la fin du bouquin et désespérer de ne pas pouvoir lire la suite immédiatement. Si ce que je pense va effectivement arriver... Ah, ça va être génial ! La suite promet d’être excellente ! J’ai trouvé Vieve particulièrement intéressante, car dans certains de ses actes (et dans une certaine prédiction), on entrevoit déjà l’adulte en devenir et qu’on retrouve dans The Parasol Protectorate. Les développements sur ce personnage éclairent utilement certains points de cette saga. J’aime beaucoup Dimity, elle a des airs de ressemblance avec cette folle d’Ivy et joue d’ailleurs un rôle assez similaire pour Sophronia à celui d’Ivy pour Alexia, sauf que Dimity est dès le début « dans le secret » de Sophronia puisqu’elles suivent la même formation, alors qu’Ivy ignore la véritable nature d’Alexia au début de la saga. J’aime aussi beaucoup Soap (s’il y a un camp à choisir entre lui et Felix, je choisis lui !), très prometteur. Voir Sidheag jeune est toujours une sacrée distraction !
 
Je pense que cette chronique est assez claire : j’ai adoré ce deuxième tome ! C’était exactement la lecture dont j’avais besoin. J’ai vraiment hâte de lire la suite Waistcoats and Weaponry. Vivement ma prochaine commande sur The Book Depository... Et aussi la sortie du dernier tome, apparemment prévue pour la fin de l’année ! Je suis également très impatiente de commencer The Custard Protocol, dont le premier tome est à paraître en mars et qui se passe après The Parasol Protectorate...
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Dimanche 8 février 2015 à 10:18

J’avais passé un excellent moment de lecture avec un roman intitulé en français Meurtres entre sœurs, de l’auteure britannique Willa Marsh. J’avais tout aimé dans ce petit roman. C’est donc en tout logique que j’ai acheté un autre livre du même écrivain, traduit cette fois sous le titre de Meurtres au manoir (j’ai vraiment du mal à comprendre la façon dont les titres sont traduits…).
 
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Clarissa rencontre un homme veuf depuis peu, dans la quarantaine. Son manoir à la campagne exerce un fort attrait sur la jeune femme. Être la maîtresse d »une telle demeure, quel prestige ! Et quelle occasion d’en mettre plein la vue aux copines, et en particulier à sa « meilleure meilleure amie ». Sa nouvelle vie une fois mariée va pourtant rapidement s’éloigner du conte de fée qu‘elle s’était plu à imaginer…
 
Je l’écris d’entrée de jeu : déçue je suis. Je m’attendais évidemment, si ce n’est à un second coup de cœur, au moins à une excellente lecture. Or, ce roman, si court soit-il, m’a paru long ! Je me suis ennuyée, je n’ai pas du tout accroché à l’histoire ni aux personnages. Je me suis dépêchée de le finir seulement pour m’en débarrasser.
 
La quatrième de couverture est un peu trompeuse, dans le sens où elle omet complètement une dimension importante du roman. Peut-être est-ce voulu, une manière de préserve la surprise pour le lecteur, mais je ne l’ai pas ressenti comme ça, alors que c’est quelque chose que j’aime bien d’ordinaire. Mais là non plus, ça n’a pas fonctionné, surtout parce que la façon dont c’est abordé m’a laissé une impression de bâclé : il manquait à l’auteure une motivation, un mobile pour les « deux chères vieilles tantes », et elle a été chercher ça, sans creuser, plaquant juste des idées toutes faites sur une intrigue déjà peu intéressante. J’ai un peu plus apprécié la fin, mais pas suffisamment pour remonter le niveau d’ensemble.
 
Concernant les personnages, je m’attendais bien sûr à en trouver certains machiavéliques, mais finalement, à part un qui m’a vraiment surprise, ils ne sont pas si diaboliques que ça. Bref, ils m’ont déçue. Quant à ceux qui ne sont pas de ce genre-là (je ne veux pas dire les « méchants » et les « gentils », ça n’a pas de sens pour ce type d’histoire), je les ai trouvés fades et inconsistants. Je me fichais royalement de ce qui pouvait bien leur arriver. Les fourbes pouvaient bien l’emporter, je n’en avais que faire ! (Contrairement à Meurtres entre sœurs où j’étais clairement contre la peste.)
 
Enfin, sur l’écriture, elle était relevé dans l’autre roman, par l’humour fin et noir, qui m’avait beaucoup plu ; mais ici, il n’y a pas du tout autant d’humour, j’ai seulement souri deux ou trois fois, et le style se révèle plat, avec des tournures de phrase simples et une narration au présent.
 
Pour conclure, c’est l’une de mes plus grosses déceptions de lectrice, j’avais tellement d’attentes sur un roman de cette auteure ! J’ai peut-être idéalisé Meurtres entre sœurs avec le temps, n’empêche que je vous le conseille bien plus que celui-là.
 

Samedi 7 février 2015 à 18:59

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Maintenant que j’ai lu les sept tomes qui composent la série Larme Ultime, je souhaite faire une chronique d’ensemble sur ce manga de Shin Takahasihi, mais il est très difficile de donner mon avis sur cette lecture.
 
Le Japon est en guerre. Son armée dispose d’une arme très puissante : une lycéenne, Chise, qui va à l’école sur l’île d’Hokkaido. Depuis peu, elle sort avec Shuji. Mais quel amour peuvent-ils vivre dans ce contexte ?
 
Le début a été un peu difficile : dessin qui ne me convainc pas tout à fait, personnages assez énervants et peu attachants, scénario mou… C’est allé mieux ensuite. La guerre, d’abord lointaine, vient enfin perturber le quotidien de Shuji, qui nous raconte l’histoire. Ses pensées, malmenées au départ seulement par des questions propres aux ados, deviennent plus matures avec l’avancée des toms. J’ai fini par m’habituer au dessin, et aux persos aussi. Sans m’attacher à eux, j’étais tout de même intéressée par leur histoire. Par contre, les arcs narratifs secondaires m’ont globalement ennuyée (surtout quand on a compris que les schémas narratifs finissent systématiquement de la même façon).
 
Il y a des moments forts, marquants, qui n’ont pas été loin de m’émouvoir à la lecture, mais j’avoue que je suis bien en peine de m’en rappeler maintenant. Je comprends globalement pourquoi cette série a pu entrer dans les incontournables de beaucoup de lecteurs, mais je n’adhère pas, surtout à cause de la fin, qui m’a donné l’impression que le mangaka ne savait pas bien comment finir.
 
Je suis contente d’avoir lu ce manga devenu un « classique », mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.
 
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Vendredi 6 février 2015 à 18:26

Je suis tombée par hasard sur Amazon sur une nouvelle de Gail Carriger intitulée The Curious Case of The Werewolf That Wasn’t, The Mummy That Was and The Cat in a Jar. Évidemment, avec un tel titre, je me suis dit qu’il y avait certainement un rapport avec son univers steampunk, et bingo puisque ce texte est consacré à Allessandro Tarabotti, le papa de notre chère Alexia, héroïne de The Parasol Protectorate !
 
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Alessandro Tarabotti, accompagné de son fidèle majordome Floote, se trouve à Louxor pour une mission concernant un chat dans un bocal. Des choses intéressantes ne vont pas tarder à se produire…
 
J’ai adoré retrouver le monde créé par Gail Carriger – fait d’une intégration dans l’Histoire de l’existence bien réelle d’êtres surnaturels (et pas seulement) –, à tel point qu’aussitôt après ma lecture, je me suis lancée dans le tome 2 de sa série Finishing School. Avec cette nouvelle, on se retrouve cette fois plusieurs décennies avant The Parasol Protectorate.
 
J’ai eu le plaisir de découvrir des éléments en lien avec la série qui en approfondissent certains aspects ou en tout cas donnent des détails supplémentaires, et aussi de voir enfin ce fameux Alessandro Tarabotti. On entend souvent parler de lui dans The Parasol Protectorate sans le voir, puisqu’il est mort à ce moment-là.  Ici, apprendre un peu à le connaître est très sympa, ça permet de se faire une opinion sur lui. Certes il est drôle et s’intègre parfaitement à l’univers, mais je ne sais pas si j’aimerais qu’il fasse partie de mes connaissances !
 
L’intrigue en elle-même n’est pas extraordinaire mais elle est accroche et elle est dynamique. Par contre, la nouvelle fait plein de clins d’œil et de lien avec The Parasol Protectorate, et parle de choses qui interviennent dans le dernier tome. Je pense donc que sa lecture est plus agréable pour ceux qui ont déjà lu la série.
 
En tout cas j’ai adoré, j’ai vraiment passé un excellent moment. Je vous parle bientôt de Curtsies and Conspiracies, que je suis en train de lire !
 

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